ISBN : 2020851679
Éditeur : Editions du Seuil (2008)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Au vu début des années 1880, Aimé Victor Olivier, que les Peuls appelleront Yémé et qui deviendra le vicomte de Sanderval, fonde le projet de conquérir à titre personnel le Fouta-Djalon et d’y faire passer une ligne de chemin de fer.
On a presque tout oublié de l... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par delcyfaro, le 27 septembre 2010

    delcyfaro
    Voici un livre exhumé de ma conséquente PAL car en effet il m'a été offert pour mon anniversaire en 2008. Je ne sais pas pourquoi je l'avais laissé de côté depuis si longtemps, peut être parce que le sujet ne m'emballait pas, n'ayant jamais été une grande fan des périodes de colonisation..

    Toujours est-il que je l'ai donc sorti de son ensevelissement et je me suis mise à le lire , pas vraiment convaincue au départ..mais peu à peu je me suis laissée entrainée à la suite de Olivier de Sanderval dans sa conquête de cette partie de l'Afrique inexplorée ou presque.

    En effet on le suit dans toutes ses démarches, sa douce « folie » : vouloir devenir roi de Kahel. On imagine très aisément les difficultés, les risques et les ruses employés pour parvenir à ses fins.. car si au début on le prend pour un doux rêveur, il s'avère que par la suite cette région devient un véritable enjeu et est convoitée par de nombreux pays colonisateurs et ainsi le pauvre Olivier doit batailler longuement et souvent pour obtenir ce territoire..

    En effet rien n'est jamais acquis, tout est toujours à refaire.. là-dessus se rajoutent les maladies, les traitrises, les empoisonnements et les tentatives d'assassinat.. on imagine parfaitement combien cette conquête est difficile et combien il faut de ténacité pour parvenir à conserver les acquis si chèrement obtenus et négociés..

    De ce point de vue là l'auteur a très bien relaté toute la force et le courage d'Olivier de Sanderval qui ira au bout de son rêve.

    Il a également très bien montré combien, à cette époque, les africains étaient considérés comme des « sauvages », des « singes » ou presque.. en tout les cas des sous humains à coup sur. On est gêné par la façon dont les « blancs » pensent apporter tellement de progrès et de civilisation à cette population qu'ils considèrent pratiquement comme à peine plus évoluée que celle animale..
    Le seul reproche que je ferai au roman est celui de m'avoir un peu perdue en route avec les différents noms très africains des divers dirigeants des régions environnantes du Kahel…mais c'est un détail par rapport à la richesse du roman sur la période colonisatrice de la France.
    Un très bon roman au final que je conseille à qui aime les histoires d'aventures humaines…
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    • Livres 4.00/5
    Par pragmatisme, le 08 avril 2011

    pragmatisme
    Le roi de Kahel est l'histoire romancée de l'épopée coloniale d'un personnage réel, Aimé Victor Olivier de Sanderval, du 29 novembre 1879, date à laquelle il s'est rendu pour la première fois à Timbo par le bateau, au 24 mars 1919, date de sa chronique nécrologique. Timbo était alors l' une des neuf provinces de la fédération du Fouta Djallon, en Guinée. Cette région avait été colonisée par les Peuls du XIIIème au XVIème siècle avant d'être islamisée puis gouvernée par un Almâmi, selon un modèle théocratique à partir de 1725, en vertu de la loi islamique. Timbo, devint la capitale du Fouta Djalon jusqu'à l'arrivée des colonialistes français. Les explorateurs portugais avaient installé des comptoirs commerciaux dès le XVème siècle sur les côtes de l'Afrique de l'Ouest. Ils pratiquèrent le commerce de l'or, de l'ivoire et la traite des esclaves et furent bientôt supplantés par les Britanniques et les Français. L'action de ce roman se déroule lorsque les Européens lancèrent des missions d'exploration dans l'arrière pays et raconte comment Aimé Victor de Sanderval jeta les bases de la colonisation. Pour écrire ce roman, l'auteur, Guinéen, exilé au Sénégal puis en Côte d'Ivoire, docteur es sciences de l'Université de Lyon, semble s'être beaucoup documenté. En particulier, il a eu accès aux archives de la famille de Sanderval et aux archives départementales de Caen. Ce roman qui a reçu le prix Renaudot 2008, est riche d'informations et de rebondissements. Il est passionnant malgré quelques longueurs et redites. Il est écrit avec beaucoup d'humour. On y découvre les enjeux et les intrigues politiques, les démarches diplomatiques entreprises par les différents acteurs de la colonisation, l'ambiance des sociétés savantes et des cabinets ministériels à l'époque. le personnage principal est façonné de préjugés qu'il saura remettre en cause lorsqu'il choisira de devenir un Peul parmi les Peuls et de créer des relations d'affaires et d'amitié. Bien que nourries de méfiance réciproque et de distance, ces relations n'en sont pas moins guidées par le soucis de connaitre et de comprendre les habitants de ces contrées éloignées, de s'y fondre et de découvrir dans des conditions sanitaires souvent difficiles, la magie de ce pays et ses paysages éblouissants.




    Lien : http://pragmatisme.over-blog.fr/article-le-roi-de-kahel-tierno-mone-..
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    • Livres 4.00/5
    Par soelmaju, le 05 février 2009

    soelmaju
    Le roman commence par une citation de Olivier de Sanderval :"Le Créateur les a faits noirs pour que les coups ne se voient pas." Cet aventurier excentrique est tellement attiré par le Fouta-Djalon (en Guinée) qu'il n'aura de cesse d'essayer d'y établir son royaume, en s'adaptant plus ou moins aux coutumes des Peuls de cette région. le personnage de Sanderval ne m'a pas paru attachant, mais sa volonté farouche, malgré tous les obstacles, est stimulante.
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    • Livres 3.00/5
    Par feanora, le 27 janvier 2012

    feanora
    Au XIX ème siècle, Olivier de Sanderval a aimé le Fouta Djalon avec une passion dévorante au point de supporter le climat difficile, les maladies et les traitrises. il avait compris bien avant les politiques ce que l'Afrique pouvait apporter à la France.
    Ses voyages dans ce pays sont de véritables épopées.
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    • Livres 3.00/5
    Par Soundandfury, le 27 avril 2011

    Soundandfury
    Sacré bouquin... Très étrange plongée dans l'histoire coloniale, à l'opposé de ce que je pouvais attendre. Peut-être parce que nous sommes juste avant la fièvre coloniale européenne, à l'époque de la création du premier ministère des colonies. Tout ceci est très bien rendu dans le livre. Au début, Sanderval est pris pour un fou et personne ne s'occupe vraiment de ses expéditions, on lui rit au nez dans les cabinets ministériels. Quelques dizaines d'années plus tard, les enjeux économiques et politiques s'en mêlent. La région est alors convoitée aussi bien par les Français que par les Anglais. Sanderval, qui oeuvre davantage pour son compte que pour la France devient un gêneur, puis un paria et les journaux européens ne parlent plus que de son Fouta-Djalon.
    Passionnant pour qui veut découvrir l'Afrique, les Peuls, l'histoire de la colonisation.
    + Sur talememore

    Lien : http://talememore.hautetfort.com/archive/2010/08/30/l-homme-qui-s-es..
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Citations et extraits

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  • Par pragmatisme, le 08 avril 2011

    Des brumes du songe aux durs cailloux de la réalité, quel chemin ! Lui, Olivier de Sanderval parlait peul, respirait peul, sentait peul, allait et venait en pays peul. Il habitait le Fouta, le Fouta l'habitait, plus exactement. Plus qu'une complicité, une fusion ; plus qu'un lien, une communion mystique ! Oui, quel chemin depuis les jeux de marelle et les culottes courtes, depuis les limbes si ça se trouve ! Une simple intuition au début puis un rêve, puis un projet. Il en était maintenant à l'œuvre, à la finition de l'œuvre, les deux ou trois derniers gestes décisifs et bientôt...
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  • Par bibliopmo, le 09 décembre 2008

    Maintenant le voilà à trente ans, barbu, marié et déjà maire de Marennes, où il sera le premier dans l’histoire de France à mettre les facteurs à vélo ! (p.84)

    A trente-deux ans, à Marennes où son père l’avait envoyé construire des usines, il faillit exploser avec son laboratoire alors qu'il tentait de prouver que l’on pouvait dissocier la matière. (p. 53)
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  • Par soelmaju, le 05 février 2009

    Le virus des colonies, il l'avait attrapé en écoutant les récits du grand-oncle, Simonet. Les savoureuses aventures des pionniers de la civilisation égarés chez les antropophages, et que la bonté du Christ sauvaient in extremis de la marmite bouillante des Zoulous ou des Papous, le faisaient frissonner tous les soirs, une fois terminés les longs, pénibles dîners de famille.
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  • Par soelmaju, le 05 février 2009

    De cette scène pitoyable, il tira une magistrale leçon : quand il serait roi, il interdirait l'Afrique aux vulgaires, aux incultes, aux mendiants, aux fainéants, aux bagnards et aux escrocs.
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  • Par soelmaju, le 05 février 2009

    Qu'importe le résultat : seul l'effort donne un sens à l'existence ! Il ne faut jamais braquer son regard sur la distance, mais sur le pas. Ce pas-ci gagné, songer aussitôt au suivant.
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