> Paul Vernière (Éditeur scientifique)
> Catherine Volpilhac-Auger (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253082228
Éditeur : LGF (2006)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 130 notes) Ajouter à mes livres
L'étonnement de deux voyageurs persans est prétexte à une peinture sans tabou de la fin du règne de Louis XIV. Les particularismes du temps, tout comme les faiblesses et les inclinations naturelles de la nature humaine, sont observés d'auta... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (10)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par AmandineMM, le 12 août 2011

    AmandineMM
    Une lecture assez proche des "Bijoux indiscrets" de Diderot, mais que j'ai préférée à celle-ci par certains aspects: tout d'abord, le choix du roman épistolaire qui atteste en quelque sorte l'authenticité du récit, bien qu'il aurait davantage pu en déployer toutes les possibilités comme l'a fait Laclos plus tard. Ensuite, la trame amoureuse qui parcourt tout le roman, tout comme dans les "Bijoux", m'a beaucoup plu, surtout par sa conclusion. Celle-ci montre les limites de la philosophie d'Usbek: il avait beau critiquer la société européenne ou persane, lui-même n'est pas exempt des défauts qu'il dénonce, comme le despotisme et l'oppression des plus faibles. Pour cette raison et pour son côté un peu mondain, j'ai préféré le personnage de Rica qui semble mieux s'adapter à la société européenne, malgré son étonnement face à certaines coutumes.
    Montesquieu a selon moi habilement su mêler une intrigue "légère" à des réflexions sur divers sujets de société, n'épargnant ni la sienne ni la persane.
    4,5 étoiles.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par chartel, le 16 mars 2010

    chartel
    "Les Lettres Persanes", grand classique de la littérature française, n'est sûrement pas à présenter. La préface de Jean Starobinski dans l'édition Folio Gallimard est d'ailleurs très éclairante et instructive pour avoir un aperçu des enjeux de cette fiction épistolaire traçant le parcours amusé et curieux de deux Persans en terre occidentale.
    Prétexte à une critique des travers des hommes, qu'ils soient occidentaux ou orientaux, et à une réflexion sur la gouvernance, le colonialisme, la condition féminine qui, même si elle était loin d'être acceptable et égalitaire dans les sociétés européennes, était de toute façon peu glorieuse pour les femmes musulmanes.
    On y découvre un Montesquieu précurseur de Voltaire, s'attaquant déjà aux ridicules des dogmes religieux. Il faut dire qu'il y avait matière à discussion, la bêtise des gens d'Eglise contemporains l'atteste encore.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par morin, le 23 octobre 2011

    morin
    membre d'un café littéraire j'ai été amenée à lire "Les Lettres Persanes" que, comme beaucoup d'élèves, j'avais du survoler dans les années 60 durant le secondaire.
    la lecture est intéressante et un certain nombre de lettres est loin d'être démodé (à titre d'exemple lettre 59).
    mais je n'ai pas la prétention d'être en mesure de critiquer cette œuvre dont le niveau littéraire peut être difficilement comparé à mes lectures actuelles, près de 3 siècles les séparant.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Well-read-kid, le 07 mars 2010

    Well-read-kid
    J'ai toujours aimé les romans épistolaires, que ce soit "Les liaisons dangereuses", "Nous sommes cruels", ou d'autres livres que j'ai pu lire plus jeune. Ce livre-là m'attirait donc depuis le lycée, pour le format choisi par l'auteur et pour le côté exotique des personnages. J'avais étudié plusieurs extraits en classe, que j'ai retrouvé avec plaisir. J'ai particulièrement aimé le début : la description des moeurs françaises, le contraste avec les coutumes perses, l'étonnement naïf de Ricca, la plongée dans la société française de la fin du règne de Louis XIV. La suite tient parfois plus de la philosophie et je vous avoue que j'ai un peu moins accroché. le personnage d'Usbek m'a plu, je l'ai trouvé charismatique, plus que Ricca, tout du moins. Il est brillant, se pose des questions, raisonne. La condition des femmes au sérail m'a moins indignée que je l'aurais cru. En fait, ceux dont le sort m'a le plus révolté, ce sont les eunuques. La lettre 9, il me semble, résume la condition de ses hommes qui n'en sont plus, qui continuent d'éprouver des désirs charnels sans pouvoir les assouvir. Pour les femmes, nous les voyons principalement du point de vue d'Usbek : c'est là le génie de Montesquieu. Alors que je devrais comprendre Roxane et même, approuver, ses actes, je la condamne, à l'instar d'Usbek.

    Lien : http://well-read-kid.skyrock.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Fra, le 20 juin 2011

    Fra
    Un joli regard croisé sur les différences culturelles et la manière de percevoir l'autre. L'exercice de se mettre dans la peau d'un étranger et de porter un jugement sur sa propre culture permet de remettre en question nos croyances. Les différences culturelles mais également générationnelles sont étudiées à la loupe. Bien qu'écrit au XVIIIe siècle, ce livre reste très actuel.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (20)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par chartel, le 16 mars 2010

    La fureur de la plupart des Français, c’est d’avoir de l’esprit ; et la fureur de ceux qui veulent avoir de l’esprit, c’est de faire des livres.
    Cependant il n’y a rien de si mal imaginé : la nature semblait avoir sagement pourvu à ce que les sottises des hommes fussent passagères ; et les livres les immortalisent. Un sot devrait être content d’avoir ennuyé tous ceux qui ont vécu avec lui : il veut encore tourmenter les races futures ; il veut que sa sottise triomphe de l’oubli, dont il aurait pu jouir comme du tombeau ; il veut que la postérité soit informée qu’il a vécu, et qu’elle sache à jamais qu’il a été un sot.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par chartel, le 16 mars 2010

    Le roi de France est le plus puissant prince de l’Europe. Il n’a point de mines d’or, comme le roi d’Espagne son voisin ; mais il a plus de richesses que lui, parce qu’il les tire de la vanité de ses sujets, plus inépuisable que les mines. On lui a vu entreprendre ou soutenir de grandes guerres, n’ayant d’autres fonds que des titres d’honneur à vendre ; et, par un prodige de l’orgueil humain, ses troupes se trouvaient payées, ses places munies, et ses flottes équipées.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par chartel, le 16 mars 2010

    La plupart des législateurs ont été des hommes bornés, que le hasard a mis à la tête des autres, et qui n’ont presque consulté que leurs préjugés et leurs fantaisies.
    Il semble qu’ils aient méconnu la grandeur et la dignité même de leur ouvrage : ils se sont amusés à faire des institutions puériles, avec lesquelles ils se sont, à la vérité, conformés aux petits esprits, mais décrédités auprès des gens de bon sens.
    Ils se sont jetés dans des détails inutiles ; ils ont donné dans les cas particuliers : ce qui marque un génie étroit, qui ne voit les choses que par parties, et n’embrasse rien d’une vue générale.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par chartel, le 16 mars 2010

    Ceux qui aiment à s’instruire ne sont jamais oisifs. Quoique je ne sois chargé d’aucune affaire importante, je suis cependant dans une occupation continuelle. Je passe ma vie à examiner : j’écris le soir ce que j’ai remarqué, ce que j’ai vu, ce que j’ai entendu dans la journée : tout m’intéresse, tout m’étonne : je suis comme un enfant, dont les organes encore tendres sont vivement frappés par les moindres objets.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par torevan, le 23 octobre 2011

    Chez nous, les caractères sont tous uniformes, parce qu'ils sont forcés: on ne voit point les gens tels qu'ils sont, mais tels qu'on les oblige d'être. Dans cette servitude du coeur et de l'esprit, on n'entend parler que la crainte, qui n'a qu'un langage, et non pas la nature, qui s'exprime si différemment, et qui paraît sous tant de formes.

    La dissimulation, cet art parmi nous si pratiqué et si nécessaire, est ici inconnue: tout parle, tout se voit, tout s'entend; le coeur se montre comme le visage; dans les moeurs, dans la vertu, dans le vice même, on aperçoit toujours quelque chose de naïf.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (10)

Video de Montesquieu

>Ajouter une vidéo
Vidéo de  Montesquieu

Céline Spector - Montesquieu : liberté, droit et histoire
Céline Spector vous présente son ouvrage "Montesquieu : liberté, droit et histoire" aux éditions Michalon.http://www.mollat.com/livres/celine-spector-montesquieu-liberte-droit-histoire-9782841865222.html











Acheter sur Amazon

Faire découvrir Lettres Persanes par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (334)

> voir plus

Quiz