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ISBN : 2764401361
Éditeur : Québec Amérique (2001)


Note moyenne : 4.39/5 (sur 88 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Anne Shirley, petite fille rousse aux yeux verts, est orpheline.
Sa nouvelle famille d'accueil réside à Avonlea, sur l'Ïle-du-Prince-Édouard. C'est ainsi qu'elle entre dans la vie de Mathew Cuthbert et de sa soeur Marilla, dont elle bouleverse les habitudes. Rêve... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 16 mai 2013

    Gwen21
    Qu'y a-t-il de plus réjouissant, de plus rafraîchissant et de plus exaltant que l'histoire d'Anne (avec un "e"), cette jeune orpheline, rouquine comme une carotte, et dont l'imagination semble sans limite ?
    Comme beaucoup, je suis tombée sous son charme très tôt, d'abord devant mon petit écran, en visionnant maintes et maintes fois l'adaptation télé de très bonne tenue réalisée par Kevin Sullivan dans les années 80 avec Megan Follows en tête d'affiche. Puis, voulant goûter le plaisir de boire à la source, j'ai entamé la lecture de l'oeuvre de Lucy Maud Montgomery. Je n'ai pas été déçue ! Dans le livre, on retrouve cette même fraîcheur, ce même entrain, cette même candeur que dans le téléfilm ; on ressent le même plaisir.
    Anne Shirley, enfant malmenée par l'existence, sans famille et sans amis, se trouve adoptée "par erreur" par un frère et une soeur d'âge mur, les Cuthbert, qui exploitent ensemble une ferme sur l'île-du-Prince-Edouard (Nouvelle-Ecosse). Voulant prendre en pension un aide agricole, ils se retrouvent avec une fillette sur les bras ! A cet instant, le destin d'Anne peut encore basculer, elle est sur le point d'être renvoyée à l'orphelinat mais... sa grâce, son espièglerie, son esprit et sa fantaisie séduisent Marilla et Matthew, les habitants de la fameuse maison aux pignons verts...
    Anne, c'est un mélange exquis entre l'Alice de Lewis Carroll et le Tom Sauwyer de Mark Twain, un cocktail détonnant ! de péripétie en péripétie, d'aventure en aventure, Anne se laisse emporter par son imagination qui lui joue à la fois bien des tours et lui réserve ses plus beaux succès.
    Le récit se laisse dévorer tant son romanesque juvénile fait vibrer la corde sensible de la nostalgie de l'enfance. Une enfance qui débute dans le drame (Anne est orpheline et longtemps jugée laide en raison de ses cheveux roux) et qui s'idéalise au fur et à mesure qu'Anne grandit et conquiert les coeurs de ceux qui l'entourent.
    La personnalité des personnages est très fouillée par l'auteur qui s'intéresse aux rapports entre amis, entre enfants et parents (adoptifs ou non), entre voisins, entre générations, entre citadins et insulaires, entre frère et soeur... Un panel assez représentatif d'une société isolée sur son île, au tournant du XXème siècle, dans une atmosphère typique et unique où le XIXème siècle nous régale encore des froufrous de ses robes tout en laissant s'épanouir les progrès amorcés dans les sciences et les technologies. Dans ce contexte, les rapports sociaux évoluent également très vite, ouvrant à Anne, notre héroïne, une voie royale pour exprimer toute la richesse de sa personnalité.
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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 11 mars 2012

    Aline1102
    Marilla et Matthew Cuthbert sont frère et soeur et vivent ensemble dans leur domaine de Green Gables à Avonlea. Mais Matthew se fait vieux et les Cuthbert décident d'adopter un jeune orphelin qui pourra aider aux travaux de la ferme. Marilla charge donc l'une de ses connaissances, Mme Spencer, de lui ramener un jeune garçon de l'orphelinat.

    Un soir, Matthew se rend a la gare de Bright River chercher le petit orphelin... qui se révèle être une fillette aux cheveux roux et à la langue bien pendue! Matthew décide de quand même amener la petite à Green Gables et, pendant le trajet, tombe peu à peu sous le charme de la petite fille. Il s'imagine déjà la garder à Avonlea, auprès de Marilla et de lui-même.

    Mais Marilla n'est pas tout à fait d'accord: une petite fille ne leur sera d'aucune utilité. Sa première réaction est de se rendre chez Mme Spencer avec Anne afin de comprendre comment une telle erreur a pu se produire.

    Arrivée chez Mme Spencer, Marilla commence par demander s'il serait possible de renvoyer Anne à l'orphelinat. Mais leur hôte a une meilleure idée: l'une de ses voisines cherche justement une petite orpheline qui pourrait l'aider à s'occuper de ses enfants. Epouvantée par la personnalité de cette femme et, surtout, émue par le passé difficile d'Anne, Marilla revient sur sa décision et décide de garder la petite fille à Green Gables.

    Magnifique histoire, d'une poésie presque inégalée. Chaque phrase de l'histoire d'Anne et des Cuthbert nous emmène dans un monde merveilleux, où la beauté de la nature environnante se mêle à l'imagination florissante de la petite orpheline pour produire le plus délicieux des classiques pour enfants.
    D'autres éléments font de "Anne... la maison aux pignons verts" un magnifique récit. Tout d'abord, la gentillesse des habitants d'Avonlea est absolument étonnante. Tous deviennent familiers au cours de la lecture, presque comme des vieux amis, et l'on finit par s'attacher à cette petite communauté. Ensuite, chaque saison de l'année et chaque heure de la journée semble magique à Avonlea: Anne elle-même affirme aimer les matins et les soirs, l'hiver et l'été; et son enthousiasme devient peu à peu contagieux. On se prend à aimer le gel lorsque les arbres blanchis par le froid sont décrits par l'auteure; et on soupire après l'été lorsque les magnifiques couchers de soleil d'Avonlea sont dépeints comme embrasant tout le ciel de couleurs merveilleuses.

    Anne elle-même est une petite fille qui fait rêver le lecteur: on voudrait tous avoir eu son enfance, non pas pour son séjour à l'orphelinat, mais pour la facilité avec laquelle elle semble atteindre le bonheur. Anne s'émerveille de tout et voit le bon côté de toutes choses même si elle est parfois désespérée et pleure alors toutes les larmes de son corps. Car cette petite diablesse aux cheveux roux ressent les choses comme personne: les plus petits bonheurs la transportent au septième ciel, alors que les petits malheurs la plongent dans le désespoir le plus profond. Comme la petite Alice de Lewis Carroll, Anne est l'enfant que nous aurions tous voulu être, tant sa personnalité semble idéale malgré quelques bêtises mémorables (le gâteau au liniment et les cheveux verts sont mes préférées!).

    "Anne... la maison aux pignons verts" est l'un de ses romans incontournables, de ceux que l'on peut lire cent fois sans jamais se lasser ni de l'histoire ni des personnages qui la composent.
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    • Livres 5.00/5
    Par Evy, le 03 février 2011

    Evy
    Je dois avouer que j'appréhendais un peu la lecture. En effet, si j'avais vu l'adaptation il y a des années, je ne me souvenais quasiment de rien si ce n'est d'avoir adoré ! Je partais donc "presque" en territoire inconnu.
    Cependant dès les premières pages je fus conquise, séduite, enthousiasmée, bref je savais déjà que j'allais dévoré ce roman ! Les premiers chapitres sont une sorte d'introduction des personnages et sont tout à fait savoureux et très drôles, ce qui m'a grandement encouragé à lire la suite le plus vite possible. C'est bien simple, tous les soirs je n'avais qu'une envie : me mettre au chaud dans mon lit, moltonée sous mes deux couettes (oui en Angleterre il fait trèèèèès froid le soir !) adossée à ma tonne d'oreillers, avec une tasse de thé sur ma table de nuit et continuer à suivre les palpitantes aventures d'Anne.
    Par ailleurs, si j'ai beaucoup aimé quasiment tous les personnages (avec une légère préférence pour Marilla), j'ai littéralement adoré le personnage d'Anne. J'avoue avoir été énormement touchée par cette petite fille et je me suis souvent retrouvée dans son caractère. Elle est impétueuse, intelligente, a une passion pour la lecture et une imagination débordante, un coeur d'or, et tout cela m'a plu. Elle m'a fait rêver avec elle et je crois que je peux affirmer sans aucune hésitation qu'elle est devenue une de mes héroines littéraires préférées ! A noter cependant que les autres personnages ne sont pas en reste. Ils m'ont charmé; ils sont tous dotés d'une personnalité propre, ce qui les rend terriblement attachants.
    J'ai également adoré l'histoire (bon d'accord j'adore tout dans ce roman, mais ce n'est pas de ma faute si je ne lui trouve pas de défauts !). Les aventures d'Anne sont drôles, très spirituelles et touchantes, et on ne peut décemment pas reposer le livre avant d'en avoir terminer la lecture ! J'ai apprécié le côté un peu informatif du roman. En effet le début du 20 ème siècle m'a toujours passionné et nous avons là de très belles descriptions des robes que les jeunes filles portaient, de comment se comporter à l'Eglise, à l'école, bref de la façon dont on vivait en général à cette époque.
    Néanmoins, je pense que certains diront que dans ce roman c'est un peu comme dans le monde de Disney, tout est rose. Or je proteste (énergiquement !) contre cette idée car d'une part c'est vrai qu'il n'y a pas de grand méchant ni de grande catastrophe dans cette histoire mais un peu de douceur dans ce monde de brute ça ne fait pas de mal, non mais ! De plus, les scènes finales sont à mon avis très forte en émotion (j'ai failli pleurer lors de la perte d'un des personnages) et donc non, je proteste tout n'est pas rose dans Anne et la maison au pignons verts. Au contraire, au travers des différents personnages, on peut observer les différentes facettes de la personnalité humaine et j'ai trouvé cela fascinant !
    Enfin, je dois dire que si j'ai tout adoré (allez un petit dernier pour la route!) dans ce roman, j'ai également été impressionnée par la plume de l'auteur. C'est le premier livre que je lis en anglais aussi facilement. C'est léger, fluide, beau, les mots coulent tout seul, bref un vrai délice ! Par ailleurs, il m'a semblé remarquer derrière certaines répliques une certaine ironie et causticité qui n'est pas sans rappeller (mais seulement un tout petit peu à mon avis !) la plume de Jane Austen. Pour terminer concernant l'écriture, je remercie Lucy Maud Montgomery pour une chose : m'avoir fait voyager et rêver. Désormais je VEUX aller sur l'île du prince Edouard. Les descriptions des paysages sont grandioses et j'avais presque l'impression d'y être !
    Tout ça pour dire que j'ai savouré chaque page et chaque chapitre avec une délectation sans nom ! Anne et la maison aux pignons verts est devenu sans conteste un de mes romans préférés ! Lisez le ! Vous serez amusé, enthousiasmé, charmé, ému et vous en redemanderez !


    Lien : http://l-odyssee-litteraire-d-evy.over-blog.com/article-anne-et-la-m..
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    • Livres 5.00/5
    Par EmiLIT, le 10 avril 2010

    EmiLIT
    Anne a 11 ans, les cheveux roux, une imagination à toute épreuve, imagination qui lui permet de supporter la solitude, solitude d'une enfant avide de tendresse, trop tôt orpheline, que l'on a utilisé sans jamais vraiment aimer. Nous sommes à la fin du XIXème siècle, au Canada, sur l'île du Prince-Edouard et Anne attend sur un quai de gare, la nouvelle famille qu'on lui a promise lorsqu'elle était à l'orphelinat. Pendant ce temps, Matthew Cuthbert après avoir attelé la jument alezane se dirige vers la gare, lui et sa sœur Marilla, tous deux célibataires et prenant de l'âge ont décidé d'adopter un garçon pour aider à la maison aux pignons verts. La surprise fut grande pour Matthew lorsqu'à la place du garçon, il découvrit ce petit bout de femme, à la langue bien pendue. L'histoire d'Anne commence réellement sur ce quai de gare, dans ce premier tome, Lucy Maud Montgomery nous raconte la vie de celle-ci de 11 à 16 ans. Son évolution, la découverte de gens aimants, d'un vrai foyer, d'âmes sœurs et surtout ses incroyables bêtises.

    J'ai du lire ce roman au moins cinq fois, depuis l'âge de 10 ans, en fait avant je le lisais une fois par an au moins et puis là cela commençait à faire pas mal de temps que je ne l'avais pas lu. J'ai grandi, enfin je crois que l'on peut dire vieillir maintenant…bref, j'avais une seule peur être déçue, que le charme soit rompue, eh bien non, j'ai lu ces quelques 600 pages en une journée et je trépigne pour lire la suite mais je me contiens.
    J'ai encore une fois succombé au charme de ce merveilleux roman qui soit dit en passant outrepasse de loin, le terme si réducteur de lecture jeunesse, ma mission sera alors de vous donner envie de lire ce roman.
    Une de mes peurs les importantes était que ce roman soit vieillot car il a quant même été écrit au début du Xxième et bien je lui ai presque trouvé une modernité si ce n'est une certaine intemporalité. Anne c'est le symbole d'une femme relativement émancipée, image qui prendra plus d'ampleur dans les livres précédents mais il n'empêche que tout au long de ce roman elle porte intérêts à des choses qui je pense n'était pas communes à son époque, surtout pour des filles vivants à la campagne. Il me semble que c'est assez osé pour l'auteur de faire de son personnage principal soit une petite orpheline, au physique atypique, à l'esprit délié face à des habitants somme toute assez bornés, je vous renvoie à l'épisode de la confrontation de Anne avec Mme Lynde ainsi qu'à celui du vin de groseille.

    Mais surtout ce qui transparait dans ce roman, c'est l'amour, pas l'amour avec un grand A, non un amour présent partout, dans les relations aux autres, dans la façon de faire, de voir les choses. Je me rend compte à quel point je me suis attachée à Marilla, personne revêche au départ qui au contact de Anne, s'attendrit. Et ces petits moments d'humanité, sans niaiseries aucune, cela fait chaud au cœur.
    Et puis bien sur, il y a le personnage de Anne, une Anne à laquelle je pense chaque lectrice se reconnait un peu, une Anne volubile, à l'imagination débordante, trop parfois mais une Anne terriblement attachante. Une Anne que l'on voit grandir, que l'on voit évoluer, à la fin du roman, je me suis dit, ah mais c'est vrai, elle parle moins.

    Des bonnes raisons pour lire ce roman

    1- La scène dans laquelle Anne, à l'école d'Avonlea fend son ardoise sur la tête de Gilbert Blythe, le héros masculin du roman
    2- La scène avec la barque qui coule et le jeu avec Elaine la belle au teint de Lys
    3- le lac aux miroirs
    4- le chemin des Amoureux
    5- Les toutes dernières pages
    6- Gilbert Blythe
    7- ...

    Lien : http://l-ivresque-des-livres.over-blog.com/article-anne-la-maison-au..
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    • Livres 5.00/5
    Par BibliothequeMobile, le 23 février 2013

    BibliothequeMobile
    La déchirante histoire de l'orpheline Anne Shirley qui réalise son rêve de bonheur et d'un vrai foyer avec l'adoption par les frères Marilla et Matthew Cuthbert.
    Anna est une enfant victorienne sensible et fier, comparée par Mark Twain à Alice, dotée d'une intelligence précoce et d'une imagination débordante dont l'enthousiasme pour la vie contamine ceux qui l'entourent.
    Le thème principal est la véritable éducation de la personne qui se réalise dans le respect des règles sociales, dans le respect de la famille, dans l'amitié avec Diana Barry, dans la rivalité dans leurs études et dans la vie pour Gilbert Blythe et dans l'admiration sans bornes pour l'enseignant Muriel Stacy, de grande charisme pédagogique, qui sera décisive pour l'avenir de sa classe.
    Le roman d'inspiration autobiographique est mis à la fin de 1800 dans une communauté protestante au Canada par les principes rigides articulée par les fonctions pastorales dans lequel Anna s'insère immédiatement en prenant possession de ce monde au point de vouloir le baptiser et en effet elle renomme le «boulevard» dominé par les pommes en fleurs qu'elle parcoure en calèche pour arriver à la maison "le chemin blanc des délices", «l'étang de Barry» devient «le lac des eaux brillantes», un géranium "Bonny", un cerisier en fleur la "Reine des neiges" et le chemin du retour de la maison «l'Avenue des Amants».
    L'histoire rappelle celles de «Petites bonnes femmes» de Louisa May Alcott et “Chocolat” de JoAnne Michèle Sylvie Harris.
    Recommandé pour une lecture de l'enfance comme participation joyeuse et authentique à la vie matérielle et spirituelle.
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Citations et extraits

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  • Par Shana, le 03 mars 2010

    « Faire sa prière n'est pas tout à fait la même chose que prier, observa Anne, absorbée dans ses réflexions. Mais je vais m'imaginer que je suis le vent qui souffle, là-haut, dans le faîte de ces arbres. Lorsque j'en aurai assez des arbres, je m'imaginerai que je descends doucement, parmi ces fougères, et puis je m'envolerai jusqu'au jardin de Mme Lynde, et j'y ferai danser les fleurs, et là, d'un seul coup, je balayerai le champ de trèfle. Puis je soufflerai sur le Lac-aux-Miroirs et je le ferai onduler pour qu'il forme de petites vagues brillantes. Oh, comme le vent permet à l'imagination de vagabonder ! Eh bien, c'est fini, je ne dirai plus rien, Marilla. »
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  • Par Cielvariable, le 22 mai 2012

    - Oh, vous pouvez parler autant que vous voulez. Ça ne me dérange pas.
    - Oh, merci, merci beaucoup. Je sens déjà que vous et moi, nous allons nous entendre merveilleusement. C’est un tel plaisir que de pouvoir parler quand on veut, sans se faire dire que les enfants sont faits pour être sages et pour se taire! On m’a répété ça des millions de fois. Et les gens rient de moi, en plus, parce que j’utilise de grands mots. Mais si on a de grandes idées, il faut bien se servir de grands mots pour les exprimer, pas vrai ?
    - Eh bien, ma foi, ça me semble raisonnable, dit Matthew.
    - Mme Spencer a dit que je devais avoir la langue bien pendue par le milieu. Mais ce n’est pas vrai : elle est solidement arrimée à un bout. Mme Spencer a dit que votre domaine s’appelle Green Gables à cause de ses pignons verts. Je lui ai arraché tout ce qu’elle savait sur le sujet. Elle m’a dit qu’il y avait plein d’arbres tout autour. J’étais aux anges! J’adore les arbres. Il n’y en avait pas autour de l’orphelinat, à peine quelques pauvres choses chétives et rabougries, devant la bâtisse, étouffées dans des cages en forme de grilles et peintes en blanc. On aurait dit des orphelins, eux aussi, ces pauvres arbres. J’aurais presque pleuré, rien qu’à les regarder.
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  • Par Theoma, le 04 avril 2011

    Marilla, n'est-il pas merveilleux de penser que demain commence une journée dépourvue de bêtises ?

    Je te fais confiance pour remédier à cela, dit Marilla, tu n'as pas ta pareille pour commettre des bêtises, Anne.

    Oui, je ne le sais que trop bien, admit Anne tristement. Mais, Marilla, n'as-tu pas remarqué quelque chose d'encourageant ? Je ne fais jamais la même bêtise deux fois.

    Je me demande où est l'avantage, puisque tu en inventes toujours de nouvelles.

    Mais, oh, Marilla, ne comprends-tu pas ? Il doit bien y a voir une limite au nombre de bêtises qu'une personne peut inventer, et, quand j'aurai atteint cette limite, ce sera terminé. Tu ne peux pas savoir à quel point cela me réconforte.
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  • Par Aline1102, le 11 mars 2012

    Madame Rachel Lynde habitait à l'endroit précis où la grand-route d'Avonlea plongeait brusquement dans le creux d'un vallon bordé d'aunes et de fuschias et traversé d'un ruisseau qui prenait sa source dans le bois, en arrière de la vieille maison Cuthbert. On disait que ce ruisseau impétueux serpentait à travers le bois par un mystérieux dédale de méandres, de cuvettes et de cascades, mais, une fois arrivé à Lynde's Hollow, il se transformait en un ruisselet paisible parfaitement discipliné, car même un ruisseau n'aurait pu passer devant la porte de Mme Rachel Lynde sans soigner son apparence et ses bonnes manières. Il était sans doute fort conscient, ce ruisseau, que Mme Rachel, assise derrière sa fenêtre, prenait bonne note de tout ce qu'elle apercevait, à commencer par les enfants et les cours d'eau. Il savait bien que, pour peu qu'elle remarquât quelque chose d'étrange ou de déplacé, elle ne serait en paix qu'après en avoir compris le pourquoi et le comment.
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  • Par basilic92, le 03 janvier 2013

    "Oh regardez, une abeille énorme vient de tomber d'une des fleurs de pommier ! Quel bel endroit pour vivre, une fleur de pommier, ne pensez-vous pas? Imaginez-vous en train de dormir dedans, pensant que le vent la berce. Si je n'était pas une petite fille, je pense que j'aimerais être une abeille et vivre parmi les fleurs."

    "Hier, vous vouliez être une mouette", fit Marilla en reniflant. "Je pense que vous manquez de constance".
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