ISBN : 2764401361
Éditeur : Québec Amérique (2001)


Note moyenne : 4.46/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres
Anne Shirley, petite fille rousse aux yeux verts, est orpheline.
Sa nouvelle famille d'accueil réside à Avonlea, sur l'Ïle-du-Prince-Édouard. C'est ainsi qu'elle entre dans la vie de Mathew Cuthbert et de sa soeur Marilla, dont elle bouleverse les habitudes. Rêve... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par EmiLIT, le 10 avril 2010

    EmiLIT
    Anne a 11 ans, les cheveux roux, une imagination à toute épreuve, imagination qui lui permet de supporter la solitude, solitude d'une enfant avide de tendresse, trop tôt orpheline, que l'on a utilisé sans jamais vraiment aimer. Nous sommes à la fin du XIXème siècle, au Canada, sur l'île du Prince-Edouard et Anne attend sur un quai de gare, la nouvelle famille qu'on lui a promise lorsqu'elle était à l'orphelinat. Pendant ce temps, Matthew Cuthbert après avoir attelé la jument alezane se dirige vers la gare, lui et sa sœur Marilla, tous deux célibataires et prenant de l'âge ont décidé d'adopter un garçon pour aider à la maison aux pignons verts. La surprise fut grande pour Matthew lorsqu'à la place du garçon, il découvrit ce petit bout de femme, à la langue bien pendue. L'histoire d'Anne commence réellement sur ce quai de gare, dans ce premier tome, Lucy Maud Montgomery nous raconte la vie de celle-ci de 11 à 16 ans. Son évolution, la découverte de gens aimants, d'un vrai foyer, d'âmes sœurs et surtout ses incroyables bêtises.

    J'ai du lire ce roman au moins cinq fois, depuis l'âge de 10 ans, en fait avant je le lisais une fois par an au moins et puis là cela commençait à faire pas mal de temps que je ne l'avais pas lu. J'ai grandi, enfin je crois que l'on peut dire vieillir maintenant…bref, j'avais une seule peur être déçue, que le charme soit rompue, eh bien non, j'ai lu ces quelques 600 pages en une journée et je trépigne pour lire la suite mais je me contiens.
    J'ai encore une fois succombé au charme de ce merveilleux roman qui soit dit en passant outrepasse de loin, le terme si réducteur de lecture jeunesse, ma mission sera alors de vous donner envie de lire ce roman.
    Une de mes peurs les importantes était que ce roman soit vieillot car il a quant même été écrit au début du Xxième et bien je lui ai presque trouvé une modernité si ce n'est une certaine intemporalité. Anne c'est le symbole d'une femme relativement émancipée, image qui prendra plus d'ampleur dans les livres précédents mais il n'empêche que tout au long de ce roman elle porte intérêts à des choses qui je pense n'était pas communes à son époque, surtout pour des filles vivants à la campagne. Il me semble que c'est assez osé pour l'auteur de faire de son personnage principal soit une petite orpheline, au physique atypique, à l'esprit délié face à des habitants somme toute assez bornés, je vous renvoie à l'épisode de la confrontation de Anne avec Mme Lynde ainsi qu'à celui du vin de groseille.

    Mais surtout ce qui transparait dans ce roman, c'est l'amour, pas l'amour avec un grand A, non un amour présent partout, dans les relations aux autres, dans la façon de faire, de voir les choses. Je me rend compte à quel point je me suis attachée à Marilla, personne revêche au départ qui au contact de Anne, s'attendrit. Et ces petits moments d'humanité, sans niaiseries aucune, cela fait chaud au cœur.
    Et puis bien sur, il y a le personnage de Anne, une Anne à laquelle je pense chaque lectrice se reconnait un peu, une Anne volubile, à l'imagination débordante, trop parfois mais une Anne terriblement attachante. Une Anne que l'on voit grandir, que l'on voit évoluer, à la fin du roman, je me suis dit, ah mais c'est vrai, elle parle moins.

    Des bonnes raisons pour lire ce roman

    1- La scène dans laquelle Anne, à l'école d'Avonlea fend son ardoise sur la tête de Gilbert Blythe, le héros masculin du roman
    2- La scène avec la barque qui coule et le jeu avec Elaine la belle au teint de Lys
    3- le lac aux miroirs
    4- le chemin des Amoureux
    5- Les toutes dernières pages
    6- Gilbert Blythe
    7- ...

    Lien : http://l-ivresque-des-livres.over-blog.com/article-anne-la-maison-au..
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    • Livres 5.00/5
    Par Evy, le 03 février 2011

    Evy
    Je dois avouer que j'appréhendais un peu la lecture. En effet, si j'avais vu l'adaptation il y a des années, je ne me souvenais quasiment de rien si ce n'est d'avoir adoré ! Je partais donc "presque" en territoire inconnu.
    Cependant dès les premières pages je fus conquise, séduite, enthousiasmée, bref je savais déjà que j'allais dévoré ce roman ! Les premiers chapitres sont une sorte d'introduction des personnages et sont tout à fait savoureux et très drôles, ce qui m'a grandement encouragé à lire la suite le plus vite possible. C'est bien simple, tous les soirs je n'avais qu'une envie : me mettre au chaud dans mon lit, moltonée sous mes deux couettes (oui en Angleterre il fait trèèèèès froid le soir !) adossée à ma tonne d'oreillers, avec une tasse de thé sur ma table de nuit et continuer à suivre les palpitantes aventures d'Anne.
    Par ailleurs, si j'ai beaucoup aimé quasiment tous les personnages (avec une légère préférence pour Marilla), j'ai littéralement adoré le personnage d'Anne. J'avoue avoir été énormement touchée par cette petite fille et je me suis souvent retrouvée dans son caractère. Elle est impétueuse, intelligente, a une passion pour la lecture et une imagination débordante, un coeur d'or, et tout cela m'a plu. Elle m'a fait rêver avec elle et je crois que je peux affirmer sans aucune hésitation qu'elle est devenue une de mes héroines littéraires préférées ! A noter cependant que les autres personnages ne sont pas en reste. Ils m'ont charmé; ils sont tous dotés d'une personnalité propre, ce qui les rend terriblement attachants.
    J'ai également adoré l'histoire (bon d'accord j'adore tout dans ce roman, mais ce n'est pas de ma faute si je ne lui trouve pas de défauts !). Les aventures d'Anne sont drôles, très spirituelles et touchantes, et on ne peut décemment pas reposer le livre avant d'en avoir terminer la lecture ! J'ai apprécié le côté un peu informatif du roman. En effet le début du 20 ème siècle m'a toujours passionné et nous avons là de très belles descriptions des robes que les jeunes filles portaient, de comment se comporter à l'Eglise, à l'école, bref de la façon dont on vivait en général à cette époque.
    Néanmoins, je pense que certains diront que dans ce roman c'est un peu comme dans le monde de Disney, tout est rose. Or je proteste (énergiquement !) contre cette idée car d'une part c'est vrai qu'il n'y a pas de grand méchant ni de grande catastrophe dans cette histoire mais un peu de douceur dans ce monde de brute ça ne fait pas de mal, non mais ! De plus, les scènes finales sont à mon avis très forte en émotion (j'ai failli pleurer lors de la perte d'un des personnages) et donc non, je proteste tout n'est pas rose dans Anne et la maison au pignons verts. Au contraire, au travers des différents personnages, on peut observer les différentes facettes de la personnalité humaine et j'ai trouvé cela fascinant !
    Enfin, je dois dire que si j'ai tout adoré (allez un petit dernier pour la route!) dans ce roman, j'ai également été impressionnée par la plume de l'auteur. C'est le premier livre que je lis en anglais aussi facilement. C'est léger, fluide, beau, les mots coulent tout seul, bref un vrai délice ! Par ailleurs, il m'a semblé remarquer derrière certaines répliques une certaine ironie et causticité qui n'est pas sans rappeller (mais seulement un tout petit peu à mon avis !) la plume de Jane Austen. Pour terminer concernant l'écriture, je remercie Lucy Maud Montgomery pour une chose : m'avoir fait voyager et rêver. Désormais je VEUX aller sur l'île du prince Edouard. Les descriptions des paysages sont grandioses et j'avais presque l'impression d'y être !
    Tout ça pour dire que j'ai savouré chaque page et chaque chapitre avec une délectation sans nom ! Anne et la maison aux pignons verts est devenu sans conteste un de mes romans préférés ! Lisez le ! Vous serez amusé, enthousiasmé, charmé, ému et vous en redemanderez !


    Lien : http://l-odyssee-litteraire-d-evy.over-blog.com/article-anne-et-la-m..
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    • Livres 5.00/5
    Par Shana, le 03 mars 2010

    Shana
    Un roman tout simplement magique et embelissant dont on ne peut passer à côté. Sous la plume créatrice de l'auteure, j'ai vécu des moments mémorables aux côtés de cette tendre Anne, une fille en laquelle j'ai vu une âme-soeur. Dotée d'une imagination fertile et d'une langue très enjouée, la jeune orpheline nous transporte dans son monde, à travers ses déboires humouristiques et émouvants. Comment ne pas laisser échapper un sourire lorsque cette chère Anne ouvre la bouche ? Elle a une façon bien à elle de voir les choses et devra apprendre à vivre avec Marilla et Matthew, des gens très peu habitués à un esprit volatile. Mais ils s'adapteront, tout comme le peuple d'Avonlea, à cette innocente jeune fille qui en a beaucoup à apprendre aux adultes, mais surtout aux enfants de la nouvelle génération, ceux dont l'imagination s'est volatilisée depuis belle lurette.

    Autant vous dire que ce livre est un coup de coeur pour moi et que j'ai été éblouie par l'écriture singulière de Lucy Maud Montgomery. À vrai dire, j'ai plus que hâte de découvrir les prochains tomes et de suivre les aventures rocambolesques de cet ange aux cheveux d'un roux flamboyant.


    Lien : http://shana.vefblog.net
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    • Livres 3.00/5
    Par delanara, le 07 octobre 2010

    delanara
    un beau roman de jeunesse
    une histoire à la Tom sawyer.
    Une petite fille adoptée par un couple déjà agé fait l'apprentissage de la vie sur une île; on la voit grandir se faire des amis, apprivoiser ses parents adoptifs, ses premiers amours etc.....
    Je ne peux pas vous donner plus de détail l'ayant lu il y a très longtemps mais l'impression que j'en garde me donne le sourire aux lèvres et de la tendresse.
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    • Livres 4.00/5
    Par L-N-R, le 13 novembre 2010

    L-N-R
    Sur le quai de la gare, Marilla et Matthew attendent l'orphelin qui les aidera à la ferme. C'est une rouquine aux yeux verts et pétillants qui se présente...Découvrez un coin pittoresque de l'Île du prince Édward, avec Anne Shirley.
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Citations et extraits

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  • Par Cielvariable, le 22 mai 2012

    - Oh, vous pouvez parler autant que vous voulez. Ça ne me dérange pas.
    - Oh, merci, merci beaucoup. Je sens déjà que vous et moi, nous allons nous entendre merveilleusement. C’est un tel plaisir que de pouvoir parler quand on veut, sans se faire dire que les enfants sont faits pour être sages et pour se taire! On m’a répété ça des millions de fois. Et les gens rient de moi, en plus, parce que j’utilise de grands mots. Mais si on a de grandes idées, il faut bien se servir de grands mots pour les exprimer, pas vrai ?
    - Eh bien, ma foi, ça me semble raisonnable, dit Matthew.
    - Mme Spencer a dit que je devais avoir la langue bien pendue par le milieu. Mais ce n’est pas vrai : elle est solidement arrimée à un bout. Mme Spencer a dit que votre domaine s’appelle Green Gables à cause de ses pignons verts. Je lui ai arraché tout ce qu’elle savait sur le sujet. Elle m’a dit qu’il y avait plein d’arbres tout autour. J’étais aux anges! J’adore les arbres. Il n’y en avait pas autour de l’orphelinat, à peine quelques pauvres choses chétives et rabougries, devant la bâtisse, étouffées dans des cages en forme de grilles et peintes en blanc. On aurait dit des orphelins, eux aussi, ces pauvres arbres. J’aurais presque pleuré, rien qu’à les regarder.
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  • Par Cielvariable, le 22 mai 2012

    Mais si vous m'appelez Anne, de grâce, appelez-moi Anne avec un e à la fin.
    - Quelle différence cela fait-il, la façon dont on l'écrit ?" s'enquit Marilla, qui avait de nouveau son sourire un peu éraillé, tout en préparant le thé.
    "Oh, mais ça fait toute la différence. ça a tellement meilleure apparence. Quand vous entendez prononcez un nom, est-ce que vous ne pouvez pas vous l'imaginer dans votre tête, tout comme s'il était imprimé ? Je peux, moi ; et A-n-n me semble horrible, alors que A-n-n-e a une allure autrement plus distinguée ! Pourvu que vous m'appelez Anne avec un e,je ferai un effort pour ne pas exiger qu'on m'appelle Cordélia.
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  • Par Shana, le 03 mars 2010

    « Faire sa prière n'est pas tout à fait la même chose que prier, observa Anne, absorbée dans ses réflexions. Mais je vais m'imaginer que je suis le vent qui souffle, là-haut, dans le faîte de ces arbres. Lorsque j'en aurai assez des arbres, je m'imaginerai que je descends doucement, parmi ces fougères, et puis je m'envolerai jusqu'au jardin de Mme Lynde, et j'y ferai danser les fleurs, et là, d'un seul coup, je balayerai le champ de trèfle. Puis je soufflerai sur le Lac-aux-Miroirs et je le ferai onduler pour qu'il forme de petites vagues brillantes. Oh, comme le vent permet à l'imagination de vagabonder ! Eh bien, c'est fini, je ne dirai plus rien, Marilla. »
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  • Par Theoma, le 04 avril 2011

    Marilla, n'est-il pas merveilleux de penser que demain commence une journée dépourvue de bêtises ?

    Je te fais confiance pour remédier à cela, dit Marilla, tu n'as pas ta pareille pour commettre des bêtises, Anne.

    Oui, je ne le sais que trop bien, admit Anne tristement. Mais, Marilla, n'as-tu pas remarqué quelque chose d'encourageant ? Je ne fais jamais la même bêtise deux fois.

    Je me demande où est l'avantage, puisque tu en inventes toujours de nouvelles.

    Mais, oh, Marilla, ne comprends-tu pas ? Il doit bien y a voir une limite au nombre de bêtises qu'une personne peut inventer, et, quand j'aurai atteint cette limite, ce sera terminé. Tu ne peux pas savoir à quel point cela me réconforte.
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  • Par Theoma, le 04 avril 2011

    - Cela me ferait tellement plaisir, Marilla, de pouvoir porter une robe à manches bouffantes.

    - Eh bien, malheureusement, il faudra vous passer de ce plaisir-là je n'avais pas de tissu à gaspiller en manches bouffantes. Je trouve, de toute manière, que ce sont des fanfreluches tout à fait ridicules. Moi, je préfère ce qui est simple et raisonnable.

    - Mais moi, je préférerais avoir l'air ridicule avec tout le monde, plutôt que d'être la seule à avoir l'air simple et raisonnable, reprit Anne, mélancolique.
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