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ISBN : 2764401361
Éditeur : Québec Amérique (2001)


Note moyenne : 4.34/5 (sur 141 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Anne Shirley, petite fille rousse aux yeux verts, est orpheline.
Sa nouvelle famille d'accueil réside à Avonlea, sur l'Ïle-du-Prince-Édouard. C'est ainsi qu'elle entre dans la vie de Mathew Cuthbert et de sa soeur Marilla, dont elle bouleverse les habitudes. Rêve... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 16 mai 2013

    Gwen21
    Qu'y a-t-il de plus réjouissant, de plus rafraîchissant et de plus exaltant que l'histoire d'Anne (avec un "e"), cette jeune orpheline, rouquine comme une carotte, et dont l'imagination semble sans limite ?
    Comme beaucoup, je suis tombée sous son charme très tôt, d'abord devant mon petit écran, en visionnant mainte et mainte fois l'adaptation télé de très bonne tenue réalisée par Kevin Sullivan dans les années 80 avec Megan Follows en tête d'affiche. Puis, voulant goûter le plaisir de boire à la source, j'ai entamé la lecture de l'oeuvre de Lucy Maud Montgomery. Je n'ai pas été déçue ! Dans le livre, on retrouve cette même fraîcheur, ce même entrain, cette même candeur que dans le téléfilm ; on ressent le même plaisir.
    Anne Shirley, enfant malmenée par l'existence, sans famille et sans amis, se trouve adoptée "par erreur" par un frère et une soeur d'âge mur, les Cuthbert, qui exploitent ensemble une ferme sur l'île-du-Prince-Edouard (Nouvelle-Ecosse). Voulant prendre en pension un aide agricole, ils se retrouvent avec une fillette sur les bras ! A cet instant, le destin d'Anne peut encore basculer, elle est sur le point d'être renvoyée à l'orphelinat mais... sa grâce, son espièglerie, son esprit et sa fantaisie séduisent Marilla et Matthew, les habitants de la fameuse maison aux pignons verts...
    Anne, c'est un mélange exquis entre l'Alice de Lewis Carroll et le Tom Sauwyer de Mark Twain, un cocktail détonnant ! de péripétie en péripétie, d'aventure en aventure, Anne se laisse emporter par son imagination qui lui joue à la fois bien des tours et lui réserve ses plus beaux succès.
    Le récit se laisse dévorer tant son romanesque juvénile fait vibrer la corde sensible de la nostalgie de l'enfance. Une enfance qui débute dans le drame (Anne est orpheline et longtemps jugée laide en raison de ses cheveux roux) et qui s'idéalise au fur et à mesure qu'Anne grandit et conquiert les coeurs de ceux qui l'entourent.
    La personnalité des personnages est très fouillée par l'auteur qui s'intéresse aux rapports entre amis, entre enfants et parents (adoptifs ou non), entre voisins, entre générations, entre citadins et insulaires, entre frère et soeur... Un panel assez représentatif d'une société isolée sur son île, au tournant du XXème siècle, dans une atmosphère typique et unique où le XIXème siècle nous régale encore des froufrous de ses robes tout en laissant s'épanouir les progrès amorcés dans les sciences et les technologies. Dans ce contexte, les rapports sociaux évoluent également très vite, ouvrant à Anne, notre héroïne, une voie royale pour exprimer toute la richesse de sa personnalité.
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    • Livres 5.00/5
    Par LecottagedeMyrtille, le 25 août 2013

    LecottagedeMyrtille
    Cela faisait un an que ce joli roman dormait sur mon étagère. Paru en 1908, ce volume est le premier tome de la série consacrée au destin d'Anne Shirley, une orpheline au caractère bien trempé sur l'Ile-du-Prince-Edouard au début du XXème siècle. Peut-être que vous avez vu les trois téléfilms qui en sont tirés, le bonheur au bout du chemin avec Megan Follows. Il me semble que le premier volet est assez fidèle au roman et il m'avait paru plein de fraîcheur, à l'époque !
    Anne, recueillie à contrecœur par un couple de fermiers frère et sœur, Matthew et Marilla Cuthbert – Matthew désirait en effet un garçon susceptible de le soulager de certains travaux à la ferme-, ne tarde pas à égayer leur quotidien morose. C'est une jeune fille attachante, intarissable pipelette à l'âme romanesque qui insuffle de la poésie à tout ce qui l'entoure, rebaptisant les lieux et les fleurs à son gré afin de leur donner une couleur plus pittoresque.
    Marilla, d'abord particulièrement réticente à la venue de la jeune fille, va peu à peu s'attacher à elle, bien qu'elle ait du mal à le reconnaître…
    Le cadre est idyllique, dépaysant et prétexte à de jolies descriptions : « En contre-bas, il y avait une mare, si longue et si pleine de méandres qu'elle ressemblait à une rivière. Un pont la franchissait en son milieu, et, de là jusqu'à son extrémité la plus éloignée, où une ceinture de dunes de sable ambré venait la couper du golfe, d'un bleu profond, l'eau miroitait d'une féérie de couleurs aux nuances les plus subtiles. Elles oscillaient entre le jaune crocus, le rose, le vert opalescent et une myriade de teintes plus délicates, auxquelles on n'a jamais trouvé de nom. » (p. 23) Anne est une jeune fille atypique, à la personnalité bien dessinée : elle est terriblement rancunière et susceptible, mais aussi généreuse et altruiste, d'une extraordinaire curiosité, et surtout, adepte de romans et de poésie. On voit peu à peu s'esquisser des changements subtils dans son humeur et son caractère, au fil du temps – le roman s'achève lorsqu'elle a seize ans. On sent toute la tendresse de l'auteur pour son personnage au cours de ses mésaventures parfois désastreuses !Enfin, cerise sur le gâteau, l'écriture est soignée et délicate, un vrai régal ! C'est une très jolie fable sur l'adoption et les sentiments puissants qui lient Anne à ceux qui l'ont recueillie. Une lecture rafraîchissante, qui donne du baume au cœur, même quand on a la trentaine !
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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 11 mars 2012

    Aline1102
    Marilla et Matthew Cuthbert sont frère et soeur et vivent ensemble dans leur domaine de Green Gables à Avonlea. Mais Matthew se fait vieux et les Cuthbert décident d'adopter un jeune orphelin qui pourra aider aux travaux de la ferme. Marilla charge donc l'une de ses connaissances, Mme Spencer, de lui ramener un jeune garçon de l'orphelinat.

    Un soir, Matthew se rend a la gare de Bright River chercher le petit orphelin... qui se révèle être une fillette aux cheveux roux et à la langue bien pendue! Matthew décide de quand même amener la petite à Green Gables et, pendant le trajet, tombe peu à peu sous le charme de la petite fille. Il s'imagine déjà la garder à Avonlea, auprès de Marilla et de lui-même.

    Mais Marilla n'est pas tout à fait d'accord: une petite fille ne leur sera d'aucune utilité. Sa première réaction est de se rendre chez Mme Spencer avec Anne afin de comprendre comment une telle erreur a pu se produire.

    Arrivée chez Mme Spencer, Marilla commence par demander s'il serait possible de renvoyer Anne à l'orphelinat. Mais leur hôte a une meilleure idée: l'une de ses voisines cherche justement une petite orpheline qui pourrait l'aider à s'occuper de ses enfants. Epouvantée par la personnalité de cette femme et, surtout, émue par le passé difficile d'Anne, Marilla revient sur sa décision et décide de garder la petite fille à Green Gables.

    Magnifique histoire, d'une poésie presque inégalée. Chaque phrase de l'histoire d'Anne et des Cuthbert nous emmène dans un monde merveilleux, où la beauté de la nature environnante se mêle à l'imagination florissante de la petite orpheline pour produire le plus délicieux des classiques pour enfants.
    D'autres éléments font de "Anne... la maison aux pignons verts" un magnifique récit. Tout d'abord, la gentillesse des habitants d'Avonlea est absolument étonnante. Tous deviennent familiers au cours de la lecture, presque comme des vieux amis, et l'on finit par s'attacher à cette petite communauté. Ensuite, chaque saison de l'année et chaque heure de la journée semble magique à Avonlea: Anne elle-même affirme aimer les matins et les soirs, l'hiver et l'été; et son enthousiasme devient peu à peu contagieux. On se prend à aimer le gel lorsque les arbres blanchis par le froid sont décrits par l'auteure; et on soupire après l'été lorsque les magnifiques couchers de soleil d'Avonlea sont dépeints comme embrasant tout le ciel de couleurs merveilleuses.

    Anne elle-même est une petite fille qui fait rêver le lecteur: on voudrait tous avoir eu son enfance, non pas pour son séjour à l'orphelinat, mais pour la facilité avec laquelle elle semble atteindre le bonheur. Anne s'émerveille de tout et voit le bon côté de toutes choses même si elle est parfois désespérée et pleure alors toutes les larmes de son corps. Car cette petite diablesse aux cheveux roux ressent les choses comme personne: les plus petits bonheurs la transportent au septième ciel, alors que les petits malheurs la plongent dans le désespoir le plus profond. Comme la petite Alice de Lewis Carroll, Anne est l'enfant que nous aurions tous voulu être, tant sa personnalité semble idéale malgré quelques bêtises mémorables (le gâteau au liniment et les cheveux verts sont mes préférées!).

    "Anne... la maison aux pignons verts" est l'un de ses romans incontournables, de ceux que l'on peut lire cent fois sans jamais se lasser ni de l'histoire ni des personnages qui la composent.
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    • Livres 5.00/5
    Par Kittyindk, le 17 juin 2014

    Kittyindk
    J'ai lu ce roman (et les suivants) dans mon enfance au moins 2 fois. Je me souviens les avoir dévorés. Je rêvais d'avoir une imagination aussi débordante que cette petite orpheline aux cheveux roux. J'ai vécu avec elle, intensément, ses joies, ses peines, ses peurs, ses ambitions, ses regrets. J'ai savouré ses monologues, la moindre phrase, le moindre mot, ils sont tellement plein de poésie. Impossible d'en choisir une poignée pour les mettre en "citations", il faudrait copier le roman en entier!
    En quête de romanesque, j'ai pioché ce livre sur mon étagère virtuelle et je l'ai relu, adulte, plus de 20 ans ont passé. Je m'en souvenais parfaitement, jusque dans les détails. Je me suis surprise moi même, je me souvenais de certains monologues d'Anne. C'est pour dire à quel point j'ai été marqué. Et bien, comme dans mon enfance, j'ai dévoré ce roman. J'ai ri, j'ai pleuré. L'espace d'un livre, j'étais une orpheline canadienne complexée par ses cheveux et ses tasses de rousseur, à l'imagination plus que prolifique, débarquant dans la vie de Marilla et Matthew, pour le meilleur et pour le pire.
    Le livre est refermé maintenant. Je pensais juste en lire le premier tome, histoire de faire une pause poétique et de me rappeler des souvenirs d'enfance. Mais la tentation est trop grande. Où est donc le deuxième... AH! le voila...
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    • Livres 5.00/5
    Par WCassiopee, le 22 mars 2014

    WCassiopee
    "Voici le plus grand classique canadien-anglais de tous les temps" --> Entièrement d'accord et je regrette amèrement qu'il ne soit pas plus connu en France...
    Personnellement, j'ai découvert enfant l'univers d'Anne avec la série TV Les Contes d'Avonlea, dont je suis totalement fan, puis en regardant le film : le bonheur au bout du chemin.
    Adorant cet univers, je me suis décidée un jour à acheter le livre. Et je ne le regrette absolument pas, bien au contraire !!
    C'est vraiment un livre fantastique qui vous entraîne dans l'imagination et la vie d'Anne sur l'île-du-Prince-Édouard.
    Matthew et Marilla Cuthbert, frère et sœur, vieillissent et ne peuvent plus entretenir la ferme familiale comme avant. Ils décident alors d'adopter un petit garçon afin de les aider à la ferme. Manque de chance, la personne en charge de l'adoption se trompe et ils se retrouvent avec une jeune fille rousse à la langue bien pendue : Anne.
    Cette jeune fille va changer leur quotidien, elle est vive, avec une imagination débordante et incroyablement rafraîchissante. Elle n'arrête pas de parler et s'invente des histoires afin de vivre sa vie de manière plus romanesque. Elle finira par conquérir le cœur de Marilla et Matthew et restera à Avonlae.
    On va découvrir la vie au début du vingtième siècle, mais aussi surtout la magnifique île-du-Prince-Édouard.
    Celui qui lit ce livre finira par succomber au charme de cette île magique et d'une splendeur incroyable ! Si un jour j'ai la chance d'aller au Canada, il est évidement que cette île sera une étape indispensable à ce voyage !!
    On s'attache à Anne, cette petite fille qui jusqu'à ses 10 ans n'a pas été gâtée par la vie. Ses parents sont morts alors qu'elle était bébé et elle a passé sa jeunesse dans les orphelinats. Cette enfant, pour compenser, profite de la vie au maximum et est d'une curiosité immense. Elle voit toujours le bon côté des choses et s'invente des histoires afin de rendre sa vie plus fabuleuse.
    De plus, elle n'arrête pas de parler, ça pourrait être épuisant mais elle est tellement vive et intelligente, a des idées et des histoires tellement incroyables, qu'il est fantastique de la suivre dans ses raisonnements.
    Elle se mettra dans des situations incroyables d'ailleurs à cause de son imagination un peu trop débordante, mais aussi à cause de sa langue un peu trop pendue !
    Marilla et Matthew se chargeront d'elle. Ce sont deux personnages au cœur gros comme ça, bien que Marilla ait plus de mal à l'admettre. Matthew, peut bavard, va être un compagnon de valeur pour Anne, ils vont vite devenir complices et Matthew s'attachera énormément à cet enfant. Marilla, elle va être plus dur afin de calmer les ardeurs de la jeune fille, mais sous ses airs revêche se cache un personnage très attachant et d'une grande tendresse.
    Anne se fera une amie sur son île, son amie de cœur : Diana, avec qui elle fera les 400 coups.
    Et puis bien sur, il y a Gilbert Blythe, qui deviendra son ennemi après qu'il l'ai traité de poil de carotte. À partir de ce jour, elle se fera un devoir de toujours être meilleure que lui à l'école et une grande rivalité va s'installer entre eux.
    Il y a de nombreux autres personnages, ils sont tout aussi attachant, ils forment à eux tous une communauté très soudée à Avonlea.
    Ceci est le premier tome et on peut s'arrêter à la fin. Il décrit la vie d'Anne de ses 11 ans à ses 16 ans, si je me rappelle bien. La saga raconte l'ensemble de sa vie et chaque tome est une étape de celle ci. Personnellement je ne les ai jamais trouvé dans des librairies, j'ai du les acheter sur le net. Mais on les trouve en français sur amazon ou directement chez l'éditeur.
    En conclusion, c'est une œuvre pour moi incontournable, un livre magique et rafraîchissant. Vous serez entraîné avec Anne dans sa vie sur cette île merveilleuse qu'est l'Île-du-Prince-Édouard.

    Lien : http://wlatetedanslesetoiles.blogspot.fr/2013/06/anne-la-maison-aux-..
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Citations et extraits

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  • Par Cielvariable, le 22 mai 2012

    - Oh, vous pouvez parler autant que vous voulez. Ça ne me dérange pas.
    - Oh, merci, merci beaucoup. Je sens déjà que vous et moi, nous allons nous entendre merveilleusement. C’est un tel plaisir que de pouvoir parler quand on veut, sans se faire dire que les enfants sont faits pour être sages et pour se taire! On m’a répété ça des millions de fois. Et les gens rient de moi, en plus, parce que j’utilise de grands mots. Mais si on a de grandes idées, il faut bien se servir de grands mots pour les exprimer, pas vrai ?
    - Eh bien, ma foi, ça me semble raisonnable, dit Matthew.
    - Mme Spencer a dit que je devais avoir la langue bien pendue par le milieu. Mais ce n’est pas vrai : elle est solidement arrimée à un bout. Mme Spencer a dit que votre domaine s’appelle Green Gables à cause de ses pignons verts. Je lui ai arraché tout ce qu’elle savait sur le sujet. Elle m’a dit qu’il y avait plein d’arbres tout autour. J’étais aux anges! J’adore les arbres. Il n’y en avait pas autour de l’orphelinat, à peine quelques pauvres choses chétives et rabougries, devant la bâtisse, étouffées dans des cages en forme de grilles et peintes en blanc. On aurait dit des orphelins, eux aussi, ces pauvres arbres. J’aurais presque pleuré, rien qu’à les regarder.
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  • Par Theoma, le 04 avril 2011

    Marilla, n'est-il pas merveilleux de penser que demain commence une journée dépourvue de bêtises ?

    Je te fais confiance pour remédier à cela, dit Marilla, tu n'as pas ta pareille pour commettre des bêtises, Anne.

    Oui, je ne le sais que trop bien, admit Anne tristement. Mais, Marilla, n'as-tu pas remarqué quelque chose d'encourageant ? Je ne fais jamais la même bêtise deux fois.

    Je me demande où est l'avantage, puisque tu en inventes toujours de nouvelles.

    Mais, oh, Marilla, ne comprends-tu pas ? Il doit bien y a voir une limite au nombre de bêtises qu'une personne peut inventer, et, quand j'aurai atteint cette limite, ce sera terminé. Tu ne peux pas savoir à quel point cela me réconforte.
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  • Par Shana, le 03 mars 2010

    « Faire sa prière n'est pas tout à fait la même chose que prier, observa Anne, absorbée dans ses réflexions. Mais je vais m'imaginer que je suis le vent qui souffle, là-haut, dans le faîte de ces arbres. Lorsque j'en aurai assez des arbres, je m'imaginerai que je descends doucement, parmi ces fougères, et puis je m'envolerai jusqu'au jardin de Mme Lynde, et j'y ferai danser les fleurs, et là, d'un seul coup, je balayerai le champ de trèfle. Puis je soufflerai sur le Lac-aux-Miroirs et je le ferai onduler pour qu'il forme de petites vagues brillantes. Oh, comme le vent permet à l'imagination de vagabonder ! Eh bien, c'est fini, je ne dirai plus rien, Marilla. »
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  • Par Aline1102, le 11 mars 2012

    Madame Rachel Lynde habitait à l'endroit précis où la grand-route d'Avonlea plongeait brusquement dans le creux d'un vallon bordé d'aunes et de fuschias et traversé d'un ruisseau qui prenait sa source dans le bois, en arrière de la vieille maison Cuthbert. On disait que ce ruisseau impétueux serpentait à travers le bois par un mystérieux dédale de méandres, de cuvettes et de cascades, mais, une fois arrivé à Lynde's Hollow, il se transformait en un ruisselet paisible parfaitement discipliné, car même un ruisseau n'aurait pu passer devant la porte de Mme Rachel Lynde sans soigner son apparence et ses bonnes manières. Il était sans doute fort conscient, ce ruisseau, que Mme Rachel, assise derrière sa fenêtre, prenait bonne note de tout ce qu'elle apercevait, à commencer par les enfants et les cours d'eau. Il savait bien que, pour peu qu'elle remarquât quelque chose d'étrange ou de déplacé, elle ne serait en paix qu'après en avoir compris le pourquoi et le comment.
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  • Par Cielvariable, le 22 mai 2012

    Mais si vous m'appelez Anne, de grâce, appelez-moi Anne avec un e à la fin.
    - Quelle différence cela fait-il, la façon dont on l'écrit ?" s'enquit Marilla, qui avait de nouveau son sourire un peu éraillé, tout en préparant le thé.
    "Oh, mais ça fait toute la différence. ça a tellement meilleure apparence. Quand vous entendez prononcez un nom, est-ce que vous ne pouvez pas vous l'imaginer dans votre tête, tout comme s'il était imprimé ? Je peux, moi ; et A-n-n me semble horrible, alors que A-n-n-e a une allure autrement plus distinguée ! Pourvu que vous m'appelez Anne avec un e,je ferai un effort pour ne pas exiger qu'on m'appelle Cordélia.
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