ISBN : 2070360121
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 41 notes) Ajouter à mes livres
C'est une des pièces les plus connues de l'auteur, qui développe le thème classique de l'amour contrarié par la raison d'État.

Les principaux personnages en sont le roi Ferrante, son fils Pedro qu'il cherche à marier à l'infante de Navarre, et Inès de Cas... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par nastasiabuergo, le 13 mai 2012

    nastasiabuergo
    Moi qui ne suis pas forcément sensible au cadre formel contraignant des pièces de Théâtre et, ce faisant, m'avançant toujours prudemment sur le terrain parfois lourd ou glissant de la prose si particulière à ce genre, c'est toujours avec une certaine appréhension que je me lance dans les bras d'un auteur qui m'est inconnu. Je n'avais jamais lu de Montherlant auparavant et je peux seulement dire que cela m'a donné envie d'en lire d'autres. Quelle ne fut pas ma surprise de trouver chez cet écrivain français du XXè des accents dignes de Lope de Vega et des intonations qui ne sont pas sans me rappeler un Shakespeare ! Un beau style, sobre mais travaillé et surtout, un propos, à mon sens, tout aussi philosophique que du Sartre ou du Camus qu'on monte aux nues, sans que je sache toujours bien pourquoi.
    Ici, Montherlant nous emmène à la fois dans un autre pays (le Portugal) et une autre époque (une sorte d'Ancien Régime à la portugaise) afin probablement qu'on ne se focalise que sur le propos qui lui est intemporel et universel. le vieux roi (Ferrante) aimerait que son fils épousât l'Infante de Navarre pour des raisons politiques, peu importe qu'ils s'aimassent ou non, lui n'ayant aucune illusion, ni sur l'amour, ni sur l'humain en général. Ce vieux roi désabusé et conscient de toutes formes de bassesses au sein de ses propres rangs est particulièrement attachant malgré les apparences. Son fils n'a que faire du pouvoir et a bien compris que son bonheur personnel ne passait pas par les exigences du trône, c'est pourquoi il a de longue date préféré une belle bâtarde plutôt que l'Infante d'un quelconque royaume, aussi mirifique et bon pour le Portugal soit-il. Évidemment, c'est un revers pour la politique royale, pour l'Infante bafouée et la vie de la dulcinée du Prince ne tient plus alors qu'à un fil, sachant que les conseillers du roi, qui eux n'ont aucun intérêt dans le bonheur du prince mais par contre en ont probablement dans les alliances intéressées poussent à la roue pour évincer la belle roturière... Intérêt général contre intérêt personnel, que dit votre âme?
    En somme, une bien belle pièce, qui réussit le dépaysement qu'elle nous propose tout en ne lâchant rien sur la teneur du fond. Chapeau bas Monsieur de Montherlant, en tout cas c'est mon avis, certes, ce n'est pas grand-chose.
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par gill, le 26 mars 2012

    gill
    A la cour du Portugal, le prince Pedro a épousé en secret Inès de Castro, qui attend un enfant de lui. Mais celle-ci est de basse extraction et le prince se doit, sous la pression du protocole et du roi Ferrante son père, d'épouser l'infante de Navarre.
    Ce drame en trois actes d'Henry de Montherlant est un bijou, maintenant classique, du Théâtre contemporain. Les mots sont, à l'image des personnages, forts, tragiques et brillants. La recherche d'absolu et les tourments sont, comme à l'accoutumée dans l'œuvre théâtrale de Montherlant, formidablement appuyés par une plume de grand style.
    La tragédie se noue et la jeune femme et le vieux roi mourront pour que le prince accède au trône où il y hissera son deuil et son désespoir.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 24 mars 2009

    annie
    souvenir de lecture...
    C'est une des pièces les plus connues de l'auteur, qui développe le thème classique de l'amour contrarié par la raison d'État.
    l'Histoire :
    Inés de Castro (Inês de Castro en portugais, née en Galice en 1320 et décédée le 7 janvier 1355) est une noble espagnole qui fut couronnée reine du Portugal après sa mort.
    Le roi Alphonse IV de Portugal, père de Pierre, désapprouve l'influence d'Inès sur son fils mais décide d'attendre que leur passion s'éteigne d'elle-même. Malheureusement pour la relation entre le père et le fils, cette passion reste forte et constante, malgré la desapprobation royale.
    Après plusieurs tentatives pour séparer les amoureux, le roi ordonne le meurtre d'Inès. Pêro Coelho, Álvaro Gonçalves et Diogo Lopes Pacheco sont engagés et partent pour le monastère de Santa Clara à Coimbra, où Inès réside, et la tuent le 7 janvier 1355. Apprenant la nouvelle, Pierre se rebelle contre son père et engage le pays dans une guerre civile.

    le tombeau d'Inés de CastroLorsqu'il devient roi du Portugal en 1357, Pierre annonce au pays qu'il a secrètement épousé Inès, faisant ainsi d'elle la reine du Portugal. La parole du roi fut et est encore de nos jours la seule preuve de ce mariage. Selon la légende, il fit déterrer le corps d'Inès. Revêtue d'un manteau de pourpre et assise sur le trône de la reine, Inès fut couronnée et Pierre obligea tous les grands du royaume à lui baiser la main. Il fit poursuivre les trois assassins d'Inés, qui sont capturés et torturés.

    Détail du couronnement d'Inés de Castro de Pierre-Charles Comte, 1849, Musée des Beaux-Arts de LyonDe nouvelles funérailles sont organisées, cette fois dans le monastère d'Alcobaça: Inés y repose dans un somptueux tombeau en face de celui amené à recueillir le corps de Pierre à sa mort.
    La vie d'Inès de Castro a été imortalisée par plusieurs poèmes portugais et espagnols. En français, après Antoine Houdar de La Motte au XVIIIe siècle, Henry de Montherlant écrivit sur ce thème La reine morte et Gilbert Sinoué, La reine crucifiée.
    L'opéra Ines de Castro de Giuseppe Persiani (1835) fut bien connu dans son temps et, récemment, un opéra avec le titre Wut a été composé par le jeune compositeur Suisse Andrea Lorenzo Scartazzini pour une création à Erfurt (Allemagne) en 2006.
    source : wikipédia


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Mokaouss, le 13 février 2011

    Mokaouss
    Un pièce magnifique ! Les personnages ont tous un côté plus au moins attachant, on comprend la position de chacun face au pouvoir. La fierté des personnages les rend noble. J'ai beaucoup aimé le roi qui ne cesse de se dire insensible à tout , mais on voit quand même l'attachement qu'il a pour Ines à qui il se confit malgré lui. le personnage d'Ines est également accrochant .
    Naïve et forte à la fois , son amour pour le prince est sans compter sa force. Un beau drame qui ne m'a
    pas laissé insensible.

    En conclusion , une pièce sublime que j'ai beaucoup aimé !

    Lien : http://bookworm-x3.skyrock.com/2969316017-La-reine-morte-de-Henry-de..
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    • Livres 3.00/5
    Par olivberne, le 07 mai 2012

    olivberne
    Je n'en ai plus qu'un vague souvenir, mais la lecture ne fut pas désagréable et assez attachante. Cette pièce est peu connue et mériterait d'être mise en valeur dans le Théâtre du vingtième siècle car elle préfigure le Théâtre philosophique de Sartre et Camus.
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Citations et extraits

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  • Par gill, le 26 mars 2012

    Acte premier
    Premier tableau
    Une salle du palais royal, à Montemor-O-Velho

    Scène première
    Le roi Ferrante, L'infante, L'infant, Don Christoval,
    trois dames d'honneur de l'infante, quelques grands

    L'infante
    - Je me plains à vous, je me plains à vous, Seigneur ! Je me plains à vous, je me plains à vous ! Je marche avec un glaive enfoncé dans mon cœur. Chaque fois que je bouge, cela me déchire.

    Première dame d'honneur (chuchoté, aux autres dames d'honneur)
    - La pauvre ! Regardez ! Comme elle a mal !

    Seconde dame d'honneur
    - Elle est toute pétrie d'orgueil. Et c'est son orgueil que ce glaive transperce. Oh ! comme elle a mal !....

    (lever de rideau de l'édition parue chez "Folio" en 1972)
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  • Par nastasiabuergo, le 09 mars 2012

    Je hais le vice et le crime. Mais, en regard de la naïveté, je crois que je préfère encore le vice et le crime.
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  • Par annie, le 24 mars 2009

    A force d'être anxieuse sans que rien arrive, le jour où la foudre tombe on se trouve presque calme.
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  • Par Hebephrenie, le 20 juin 2010

    La guerre... des hommes qui ne valent pas de vivre. Et des idées qui ne valent pas qu'on meure pour elles.
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  • Par annie, le 24 mars 2009

    Ce qui est effrayant dans la mort de l'être cher, ce n'est pas sa mort, c'est comme on en est consolé.
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Videos de Henry de Montherlant

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Vidéo de Henry de Montherlant

Un court extrait d'Un Lever de Rideau, court-métrage de François Ozon - adaptation d'Un Incompris de Henry de Montherlant.
Avec Louis Garrel, Matthieu Amalric, Vahina Giocante.











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