Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Jean Esch (Traducteur)

ISBN : 2867464668
Éditeur : Liana Lévi (2008)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 98 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un simple échange entre enfants. Pas un timbre-poste, ni un jouet, ni un autocollant. Une BD, échangée contre un banal tuyau en plastique. Un acte anodin au départ. Mais avec le temps, le Superman numéro un a pris une immense valeur. Et Harvey, devenu libraire, de bande... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (22)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par LiliGalipette, le 30 avril 2013

    LiliGalipette
    À 12 ans, Harvey propose à Charles, dit Bleeder, d'échanger le comic Superman numéro 1 contre un tuyau de plastique. Mais, des années plus tard, la bande dessinée a gagné en valeur et Harvey a le sentiment que cet échange l'a privé d'une vie riche et heureuse. Il faut dire que sa vie est plutôt minable : gérant d'une boutique de bandes dessinées, il est à la fois un adolescent attardé et un adulte immature. Obsédé par la bande dessinée qu'il a échangée pour rien, il espère revoir Charles lors de la réunion des anciens de l'école. Mais jusqu'où est-il prêt à aller pour retrouver ce numéro rarissime des aventures de Superman ? Et que faire si la tête de Turc de l'école décide de se venger, vingt ans plus tard ?
    Ce roman se fonde sur une idée originale : comment un échange de cour de récréation peut-il décider de la trajectoire d'une vie. L'auteur dissèque sans concession l'échec des rêves de gosses et des ambitions d'adultes. Outre les douleurs de l'enfance, Swap explore les secrets que certains auraient aimé garder au fond des caves. « Les secrets, c'est comme l'argent : on ne les dilapide pas, on les met de côté en pensant à l'avenir. » (p. 290)
    Mais j'ai eu bien des difficultés à suivre les errements d'Harvey : cet adulte pathétique m'a rappelé le protagoniste de Haute fidélité, roman de Nick Hornby. Harvey est un antihéros qui nage dans un monde de superhéros. Son pouvoir ? Voyez vous-même : « Harvey était doué pour analyser le langage du corps. Par beau temps, il pouvait se vexer à cent mètres de distance. » (p. 289) le ridicule ne tue pas, c'est vrai, mais il peut finir par ennuyer le lecteur. J'ai terminé à grand-peine cette histoire qui passe de l'aventure potache au roman noir.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 20         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par bibliomanu, le 05 septembre 2008

    bibliomanu
    Quoi de plus banal qu'un échange entre gamins ? La plupart du temps, on oublie bien vite l'objet de ces tractations, ou bien l'on s'en rappelle avec un parfum de nostalgie. Harvey, lui cela fait vingt ans qu'il y pense, à son échange, vingt ans qu'il se mord les doigts d'avoir négocié le Superman numéro un contre un vulgaire morceau de plastique tout juste bon à couper l'herbe. Depuis ce jour, il vit avec le secret espoir de remettre la main sur cette bande dessinée dont la valeur a atteint de tels sommets qu'elle lui permettrait dès aujourd'hui de quitter sa librairie BD pour ouvrir un coffee house à New-York, avec des murs peints de super-héros.
    Alors quand il se rend à la réunion des anciens élèves, le 20ème anniversaire, Harvey espère une fois de plus que Bleeder le Bizarre sera là, que l'occasion lui sera enfin offerte de l'interroger, quitte à à tirer un trait sur le regret de l'échange. Et de vivre enfin... Si simple sur le papier, mais voilà, Harvey, la simplicité, connaît pas...
    Il suffit de peu de pages à Antony Moore pour camper le ton et l'ambiance qui jalonneront l'ensemble de Swap. Une unité et un univers que l'on se complait à parcourir pour la simple et bonne raison que l'humour, so british, parfois bien noir, en constitue une particule élémentaire.
    Les amateurs de Nick Hornby et de son Haute fidélité ne sauront être insensibles aux personnages qui font vivre ce roman. Peut-être parce qu'on y trouve un petite boutique ouvert aux passionnés et un vendeur (quel vendeur!) ô combien loufoque, si drôle et qui, même s'il n'est pas toujours présent, apporte son équilibre au livre.
    Et puis il y a Harvey, le grand enfant dont la maturité semble s'être figée au moment de l'échange. Une impression qui se confirme jusque dans les relations qu'il entretient avec ses parents et dont le lecteur se trouve être le bienheureux spectateur.
    Oui, à tout bien considérer, il s'agit bien là d'un spectacle, très visuel, ponctué de scènes hilarantes, à la frontière d'un absurde tout en finesse -bon sang ! Ce passage où Harvey, pourtant dans une situation désespérée, rechigne à rajouter une pièce dans le combiné téléphonique parce qu'il lui reste si peu à parler...un véritable régal!- et que l'on quitte en applaudissant mentalement. Car il y a l'humour, c'est une chose, mais autour des hommes et de leur mise en échec, dans leur volonté d'exister aux yeux des autres, il y a aussi une sensibilité et une émotion qui confèrent à Swap une dimension tout à fait singulière. Un bien beau mélange, en somme...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 02 mai 2009

    Seraphita
    Harvey Briscow, trentenaire bedonnant et immature, est à la tête d'un petit magasin de BD à Londres. Il est obsédé par un épisode de son passé : enfant, il avait échangé avec son souffre-douleur, Charles Odd, dit Bleeder, une BD « Superman numéro un » contre un bout de plastique. Or, la BD qui, à l'époque, ne valait rien, vaut aujourd'hui une fortune. Harvey voudrait donc la récupérer. Il profite alors d'une rencontre d'anciens de son école dans les Cornouailles. Il y rencontre, par chance, Bleeder qui lui dit qu'il vient pour assurer le déménagement de sa mère, Mrs Odd, connue pour ses bizarreries. Une idée se fait jour dans l'esprit d'Harvey : il va s'introduire par effraction chez les Odd et subtiliser la BD. Malheureusement, le plan bien échafaudé va tourner au cauchemar…
    Ce roman très anglais oscille entre thriller et comédie. Il est écrit avec un humour très noir, très caustique, qui peut parfois dérouter. J'ai trouvé que l'intrigue peinait à se mettre en place (ce n'est qu'au bout de 60 pages que la problématique du roman est dévoilée). Harvey est un parfait anti-héros, alors que Maisie campe un personnage plutôt idéalisé. L'analyse psychologique des personnages est très poussée : Anthony Moore est le pseudonyme d'un psy anglais, qui signe là son premier roman.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par TINUSIA, le 20 février 2010

    TINUSIA
    "C'est l'histoire d'un mec, mais un mec ....normal... Un blanc quoi... Ah oui, parce que dans les histoires, y'a deux genres de mecs.... " Vous connaissez le sketch de Coluche ?
    Pour décrire Harvey Briscow, Coluche ne pouvait pas faire mieux ! Il a la cinquantaine rondouillarde, une histoire de vie pas très glorieuse, quelques problèmes avec les femmes et l'alcool... C'est pas top, mais c'est quand même un peu courant !
    Quand il était môme, il a échangé avec un gosse de son âge une BD sans intérêt pour lui, contre un bout de tuyau en plastique... allez savoir pourquoi !!! Bon ! il est vrai que le gosse en question était la tête de turc de toute la promo : un rouquin, pas bien fini, affublé d'une mère un peu folle.
    Mais voilà ! La BD devient, au fil des années, un objet rarissime de collection ! et Harvey ne rêve que de la récupérer pour, imagine-t-il, réaliser tous ses rêves déçus de richesse, de gloire et de réussite. C'est devenu une telle obsession qu'il met en action une machination qu'il croit subtile alors qu'elle n'est empreinte que de sa problématique psychologique...
    Impossible de deviner la suite !
    C'est un polar... mais ne vous cassez pas trop la tête pour chercher l'assassin : c'est le mobile qui vous tiendra en haleine !
    Fastoche, me suis-je dit ! Non ! pas si facile que ça (sauf à sauter des pages, mais "sauter n'est pas jouer"), à moins d'être, comme Antony Moore, un psy averti qui manie férocement l'art de déceler dans les cerveaux humains les méandres des réflexions et des actes incongrus !
    "Le Bizarre", "Bleeder", c'était - parmi d'autres - les sobriquets dont Charles Odd était affublé. Comme je ne suis pas anglophone, je n'ai pas saisi l'astuce sémantique (serait-ce un indice ? hi hi !!!)
    D'autres personnages "tiennent la chandelle" : Josh, Maisie, Donald, Ann, Jeff, Simes... maintenez votre vigilance ! ils peuvent vous être utiles !
    Trêve maintenant de renseignements ! Je vous passe le relais !

    Lien : http://lire-lier.blogspot.com/
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 08 mai 2011

    cicou45
    Harvey, un jeune garçon tout ce qu'il y a de plus banal. Et comme tous les garçons de son âge, celui-ci a un hobby dont ils parle avec ses camarade et procède à des échanges afin de compléter sa propre collection. C'est dans la cour de l'école que tout se passe. Harvey et ses copains ne collectionnent ni autocollants, ni jouet mais tout simplement des comics.
    Lors d'un banal échange, Harvey cède ainsi un numéro de Superman, geste qu'il regrettera bien des années plus tard car, étant devenu libraire, Harvey découvre que le fameux numéro est devenu un véritable collector et vaut une petite fortune. Aussi, va t-il tout mettre en œuvre pour tenter de le récupérer mais, en s'engageant dans cette quête, il était loin de s'imaginer que celle-ci l'emmènerait dans des aventures aussi périlleuses et même dramatiques.
    L'écriture est fluide et légère et le lecteur se laisse facilement entraîner dans l'histoire. Même si au début, le sujet de collection de comics était loin de me passionner, je me suis moi-même imaginé en quête de livres de Truman Capote épuisés ou n'ayant jamais été traduits ( si vous avez lu mon profil, vous aurez vite compris que mon hobby à moi, c'est ses livres) et ce qui a fait que je me suis totalement fondue dans l'histoire.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

> voir toutes (11)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par LiliGalipette, le 30 avril 2013

    « Harvey était doué pour analyser le langage du corps. Par beau temps, il pouvait se vexer à cent mètres de distance. » (p. 289)

    Commenter     J’apprécie          0 17         Page de la citation

  • Par colimasson, le 24 mai 2011

    […] Le dimanche présentait toujours un défi : comment tuer le temps ? Ce jour semblait renforcer et exagérer la vacuité de son existence. Un homme de son âge, avec son style de vie, devrait avoir toutes sortes de choses à faire entre le déjeuner et le dîner lors de sa seule journée libre de la semaine, mais ça semblait ne jamais être le cas. Heureusement, il y avait toujours cette obligation de faire la lessive et de sortir pour acheter le journal car sans cela, il aurait été contraint de rester assis à contempler la fenêtre.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par colimasson, le 24 mai 2011

    Nulle part, il était possible d’être plus anonyme qu’à Croydon. Cet endroit semblait presque construit pour offrir une sécurité sans visage ni personnalité. Elle trouvait cela apaisant. Elle aimait se promener dans les larges rues piétonnes avec ce côté tape-à-l’œil familier, commun à toutes les rues principales. En outre, elle était tombée amoureuse de la laideur suprême du centre commercial. Elle adorait l’altérité proche de ces visages qui passaient sans jamais croiser son regard. Elle voyait comme il était facile, pour elle et pour n’importe qui, de trouver sa place dans ce lieu, d’en faire partie, et de ce fait, de n’être plus rien : une absence, un non-être.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par colimasson, le 24 mai 2011

    Contrairement aux romans modernes ou à l’art postmoderne, la bande dessinée possédait une logique linéaire parfaite. Aussi complexe que soit l’intrigue, les bons l’emportaient toujours à la fin et les méchants se faisaient prendre, par les bons généralement, vêtus de combinaisons moulantes qui mettaient en valeur leurs muscles, avec des masques et des capes super-chouettes. Impossible de s’exposer à ce genre de narration pendant très longtemps sans finir par attendre des issues logiques et des élucidations bien claires dans votre vie quotidienne. Voilà pourquoi le rêve éveillé de Harvey, sensé et raisonné jusqu’à présent, ne s’acheva pas à ce stade.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par colimasson, le 24 mai 2011

    A une époque, il avait même adopté l’accent irlandais, mais ça lui donnait un côté agressif. Alors, maintenant, il essayait juste d’avoir l’air irlandais, ce qui n’était pas très difficile car, venant des Cornouailles, il avait déjà le teint pâle, les cheveux bruns et l’air misérable ; bientôt, histoire de compléter le tableau, il serait ivre.

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

> voir toutes (1)

Video de Anthony Moore

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Anthony Moore

Antony Moore de visite à Nantes








Sur Amazon
à partir de :
15,00 € (neuf)
3,49 € (occasion)

   

Faire découvrir Swap par :

  • Mail
  • Blog

Autres livres de Anthony
Moore(1) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (142)

> voir plus

Quiz