Légèrement hypocondriaque, un poil névrosé, Charlie Asher est un type tout ce qu'il y a de plus normal. Il est ce qu'on appelle un mâle bêta. Vous savez ? Le genre à traverser la vie dans les clous, toujours là pour tendre un Kleenex à celle qui s'est fait largu... > voir plus
De nos jours à San Francisco un homme qui n'a rien demandé à personne se retrouve à devoir assister la mort. Il ne tue personne mais doit collecter les âmes des défunts après leur décès. On se doute que la tâche ne l'enchante pas mais certaines entités lui font vite comprendre que s'il ne s'active pas, lui et sa fille risquent gros. Vous imaginez un petit bonhomme genre Woody Allen jouant la mort entouré d'une galerie de personnages gentiments secoués allant d'un clochard « impérial », une employée gothique mineure raffolant de surnaturel, un disquaire resté bloqué aux années 70 et deux cerbères sortis des enfers pour ne citer que les plus marquants et vous obtenez un roman qui oscille entre l'humour débridé et le drame sombre.
Excellent ! Complètement déjanté, ce qui n'étonne pas quand on connaît l'auteur, mais pas dépourvu de sensibilité non plus. J'adore Christopher Moore !
Au terme d'une sélection naturelle des spécimens les plus forts opérée à travers les siècles, les mâles alpha finissent souvent gâtés en terme d'attributs physiques, telles la taille, la force, la force ou la beauté, d'où leur succès auprès des filles. Le gène du mâle bêta a néanmoins survécu, non pas en affrontant l'adversité, mais en l'anticipant et en l'évitant. Pendant que le mâle alpha courait après les mastodontes, le mâle bêta savait déjà que s'en prendre à ces énormes bulldozers poilus, armé d'un bâton pointu, s'avérait être une aventure vouée à l'échec. Il préférait donc rester au camp à consoler les veuves éplorées.
(...) Ainsi, nombre de mâles bêta deviennent hypocondriaques, névrosés, paranoïaques et développent un penchant inquiétant pour la pornographie et les jeux vidéo.