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> Dave Gibbons (Illustrateur)
> Jean-Patrick Manchette (Traducteur)

ISBN : 2840552515
Éditeur : Delcourt (1998)


Note moyenne : 4.61/5 (sur 170 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dépressifs, paranoïaques, mégalomanes ... Les super-héros vus par Alan Moore ont du plomb dans l'aile. Dans Watchmen, le scénariste met en scène une équipe de six justiciers qui reprennent du service après avoir été mis hors-la-loi. Leurs noms ? Le Comédien, le Hibou, R... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Dionysos89, le 11 mars 2012

    Dionysos89
    Douze chapitres d'une maxi-série devenue culte, les Watchmen ! Comment résumer tout ce que contient ce volume massif et son impact sur nous, lecteurs ? Difficile.
    Déjà c'est avant tout un scénario plein, tout simplement. Des événements qui nous viennent de tous côtés, des personnages sculptés dans des situations dantesques : la psychologie de ce chef-d'œuvre dépasse l'entendement, tant tout est fouillé jusqu'au détail le plus profond. Merci Alan Moore donc !
    Les dessins de Dave Gibbons, de manière générale, mettent en valeur le décor avant toute chose, l'ambiance : cette atmosphère de roman noir ici transférée au milieu d'années 80 uchroniques est époustouflante. Un bémol à cela malgré tout : les couleurs, qui déroutent franchement pendant la lecture, au point de ne voir que ça parfois. Pourtant, le reste est tellement génial que cela mérite quand même une note maximale.
    Je ne vais dévoiler davantage les tenants et les aboutissants de ce chapitre fondamental à l'histoire des comics de super-héros. Simplement, je noterai surtout comment l'intérêt au départ de la mise en abîme du comic lu par le jeune homme à partir du milieu du récit se décuple finalement jusqu'à la fin de l'aventure : telle cette œuvre donc, il est difficile de l'apprivoiser au début, mais au fur et à mesure, les astuces scénaristiques nous aspergent du génie de l'auteur !
    En somme, une très bonne analyse de la société contemporaine, rappelons-nous que ce roman graphique date de 1986... Les événements entre Est et Ouest prennent alors tout leur sens. du culte, du culte, du culte !
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    • Livres 5.00/5
    Par Walktapus, le 30 septembre 2012

    Walktapus
    Les super héros sont passionnants d'un point de vue romanesque ou graphique, mais dans un monde réel, qu'elle serait inquiétante, l'idée de ces super individus puissants, anonymes et incontrôlables ! Quis custodiet ipsos custodes ? Who watches the Watchmen? Moore se débarrasse ici du côté super manichéen et super naïf du genre et entame une réflexion politique sur le super héros et sur le pouvoir (plutôt que sur les super pouvoirs).
    Dans ces années 80 crépusculaires, hantées par la bombe atomique et la victoire du Vietnam, les héros ne sont plus des justiciers masqués : passés au service du gouvernement, officiel ou occulte, entrepreneurs reconvertis, ou forcés à une retraite amère par des campagnes de diffamation. le seul qui ait conservé son idéal entier est une sorte de monstre pourchassé par la police. C'est l'assassinat de l'un d'eux qui va marquer le début de l'histoire relatée dans ce « roman graphique ».
    Des personnages riches et pour certains inoubliables, une trame dense accompagnée, en un curieux contrepoint, d'une histoire de pirates, c'est peut-être la seule histoire de super héros intelligente que je connaisse.
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    • Livres 5.00/5
    Par Molly, le 04 janvier 2011

    Molly
    Après dix jours de lecture enfiévrée, j'ai terminé hier le roman graphique
    (terme sujet à polémique...) Watchmen.
    Je suis restée soufflée par cette pépite !
    Le scénario ciselé par Alan Moore est d'une implacable efficacité.
    L'intrigue du roman est passionnante et très bien amenée,
    mais surtout, surtout, l'univers dans lequel elle se déroule est d'une intelligence rare.
    Chaque personnage, même le plus secondaire, existe à part entière, participant à cette toile
    finement tissée par les auteurs.
    Toutes les histoires s'enchevêtrent avec un rythme haletant. Alan Moore se payant même le luxe
    d'insérer une histoire supplémentaire, sous la forme d'une B.D. lue par un des personnages !
    A chaque page, on est emporté par un flot de nouvelles émotions, de sujets de réflexion et d'envie de savoir la suite.
    L'univers des Watchmen est tellement riche et passionnant, que j'aurai pu même me passer de l'intrigue principale.
    Elle n'est là à mon sens que comme prétexte pour pouvoir raconter le monde dans cette uchronie.
    Si le scénario est vraiment palpitant, le travail de dessinateur est aussi à saluer très vivement.
    Il n'est pas une page B.D. sans indices patiemment glissés sur la suite de l'histoire, sans clins d'oeil
    (comme ce smiley typique qu'on retrouve dans les endroits les plus insolites).
    J'ai mis 10 jours à lire cet ouvrage car sans cesse je revenais en arrière sur des passages où j'avais manqué
    l'indice, sur les passages de réflexion sur le sens du monde et de la vie (rien que ça !), et pour le simple plaisir
    de profiter de ces personnages.
    D'ailleurs, je vais sûrement le relire entièrement car Watchment ne m'a pas encore livré tous ses secrets !

    (Merci Thomas de m'avoir conseillé cette lecture !!!)
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    • Livres 4.00/5
    Par LibraireTemeraire, le 27 juillet 2012

    LibraireTemeraire
    C'est dans un New York en ébullition que prend place l'action de Watchmen, alors que Nixon a été élu Président pour la cinquième fois consécutive et que la Guerre Froide est sur le point d'atteindre son apogée (à savoir le déclenchement d'un conflit nucléaire). C'est dans ce climat de tension que le corps du Comédien, ancien justicier œuvrant jadis pour le salut de l'Oncle Sam, a été défenestré et retrouvé gisant sur le trottoir en contrebas de son appartement, dans une flaque de sang. Rorschach, ancien camarade de ce-dernier, enquête sur cette mort étrange qu'il assimile directement à un assassinat. Dès lors, il émettra rapidement l'hypothèse selon laquelle quelqu'un en aurait après les anciens justiciers. de ce fait, il reprendra contact avec ses acolytes d'un autre âge devenus des gens rangés ayant relégué leurs costume au statut de relique.

    Watchmen, est un comics qui malmène ses super-héros (qui n'en sont d'ailleurs pas vraiment). Les prestations incroyables des justiciers ne sont évoquées qu'en guise de souvenir et il ne reste plus grand-chose de l'âge d'or des Minutemen ou des Vigilants. Les gardiens ne sont plus qu'une entité évasive, un souvenir que l'on évoque et une force désormais interdite par l'autorité, autrement dit, une puissance dissuasive devenue obsolète. A travers cette bande-dessinée, Moore et Gibbons ont pris le parti d'axer leur approche du justicier d'un point de vue psychologique afin d'en souligner toute la précarité voire la décadence.
    Rorschach, à ce titre, apparaît comme quelqu'un de violent en conflit permanent avec le monde et son époque, un personnage sans états d'âme à l'égard des criminels et fondamentalement intransigeant face à la notion de justice. le docteur Manhattan, figure phare du super héro et personnage antinomique de Rorschach, combine toutes les formes de pouvoirs mais n'en demeure pas moins un être en proie à de sempiternels questionnements métaphysique. Paradoxalement, l'expérience dont il a été la victime, celle qui lui a conféré tous ses pouvoirs, l'a également privé d'un certain sens de l'empathie. Il ne constitue plus qu'un être insensible, curieux de ce que peuvent ressentir les être humains. Dans un cas comme dans l'autre, la figure de l'antihéros leur sied à merveille même s'ils échappent tous deux à toute forme d'étiquette durant tout le récit. Et que dire du Comédien dont l'identité, révélée au fil des récits et réminiscences, voit son image péricliter. Que cachait ce beau salopard ?
    Watchmen creuse en profondeur les errements des protagonistes tout en effectuant de nombreux flashback et ce afin de mieux saisir l'histoire des justiciers, leur caractères, leurs différends, et leur destin pas toujours à la hauteur des lauriers qu'ils auraient mérité. Dans cette optique, le comics de Moore et Gibbons ne manque pas de surprendre en proposant de nombreuses audaces narratives notamment par le biais d'articles de journaux ou d'extraits d'ouvrages.

    Désormais détenteurs de droits de DC Comics, Urban Comics profite de cette réédition pour remettre au goût du jour la traduction originelle de cette œuvre lors de sa parution dans l'hexagone, à savoir celle de Jean-Patrick Manchette, auteur de polar particulièrement remis au goût du jour par les adaptations bédéiennes de Tardi. Nombreux seront les puristes ravis de ce choix tant la traduction des versions proposées par Panini semblaient horripiler ces-derniers. Cependant, à y regarder de plus près, et suite à une lecture comparée on aura du mal à affirmer formellement que celle de Manchette se révèle supérieure tant certaines tournures de phrases semblent étranges et, pour le dire simplement, pas toujours agréables à lire. Une question de goût, peut-être, car le choix de Manchette pour la traduction d'un auteur de polar sied quand même fort bien à cette bande-dessinée qui a toutefois autant à voir avec la BD de super-héros qu'à l'enquête policière.
    On notera enfin que cette édition comporte une postface d'Alan Moore ainsi que des suppléments visant notamment à en savoir plus sur la création des divers personnages de cette bande-dessinée.
    Quoiqu'il en soit, Urban Comics continue son bel ouvrage en proposant une édition de qualité de ce qui est souvent considéré comme étant le chef-d'œuvre d'Alan Moore et, par-là même, un incontournable du 9e art.



    Lien : http://lelibrairetemeraire.blogspot.fr/2012/07/watchmen-alan-moore-d..
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    • Livres 5.00/5
    Par Dannoral, le 04 avril 2012

    Dannoral
    Voilà LE comics qui permet de faire taire ceux qui pensent que les histoires de supers-héros sont débiles et sans fond.
    Il n'est de toute façon plus à prouver à quel point Watchmen a été une œuvre marquante amenant une révolution dans la façon d'aborder les héros en collant.
    Se basant sur le principe simple de "who watches the Watchmen" - qui surveille les gardiens - l'histoire explore les dérives d'un système où des héros auto-proclamés (dont un seul a des supers-pouvoirs) font justices. Ils ne sont cependant pas défaut : tentative de viol, meurtre, folie, mégalomanie... Bref, le monde en a eu assez d'eux, désormais interdits. Un soir, un ancien membre des Watchmen est assassiné. Un de ses anciens "amis" décident, contre l'avis des autres, de mener l'enquête. Car cet acte n'est pas isolé, et la menace risque de grandir.
    Dans un monde où les USA seraient les vainqueurs du Vietnam, où Richard Nixon entamerait son troisième mandat, le tout sous fond de guerre froide où la menace nucléaire est plus que présente, Alan Moore a réinventé un genre méprisé à l'époque. Créant un background solide, avec un premier groupe de justicier dans les années 40 dont les dérives ont permis à la succession de se corriger, ou pas, l'histoire en elle-même n'est pas simple. Il serait déconseillé de s'attaquer à cette histoire si l'on est pas un brin familier avec ce genre de comics ou avec les héros en général. Bien qu'ici, il ne s'agit pas de fierté, de patriotisme manichéen ou autre stéréotype de ce genre. On y retrouve également une fausse biographie, des interviews et reportages, etc. ponctuant les chapitres et permettant d'apporter certaines petites explications et de grossir la psychologie des personnages.
    Bien que bavard, jamais cela ne devient inintéressant jusqu'à la fin où le lecteur pourra à sa guise prendre parti lorsque viendra l'explication finale à ces événements.
    A voir aussi, le film de Zack Snyder qui adapte fidèlement (et le pari était trèès loin d'être gagné) cette histoire en se permettant une petite modification quant à cette fin sans pour autant la dénaturer. Préférez-lui toutefois la version ultime proposant le film en version longue qui propose à la fois des scènes en plus, le comics lu dans la BD qui apparait ici sous forme de dessin animé en plusieurs segments, ainsi que quelques faux documentaires filmés. Cette version n'étant cependant pas sortie en Europe, l'import et la version originale sous-titrée restera inévitable...
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Critiques presse (4)


  • Auracan , le 09 février 2012
    Dave Gibbons rend l'univers d'Alan Moore, plausible, voire proche de nous. Son trait graphique est réaliste. Mais là-aussi, au contraire d'un comic-book où les corps sont hypertrophiés, ici, le temps, la maladie fait son oeuvre. Le monde ainsi rendu semble normal, et les justiciers, anormaux. Quant à John Higgins, ses couleurs accentuent de façon réelle, les tensions, les actions de ce Watchmen.
    Lire la critique sur le site : Auracan
  • Lexpress , le 07 février 2012
    Lecture indispensable et obligatoire.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • ActuaBD , le 01 février 2012
    Il n’y a plus grand chose à dire sur Watchmen, qui est d’ores et déjà considéré comme un classique du comics, écrit par le visionnaire Alan Moore et sublimé par les dessins de Dave Gibbons.
    Lire la critique sur le site : ActuaBD
  • Sceneario , le 16 janvier 2012
    C'est une oeuvre que l'on ne se lasse pas de lire et relire, une oeuvre que l'on redécouvre à chaque fois, une oeuvre intemporelle. Un livre qui mérite une très belle place dans toute bonne bibliothèque qui se respecte.
    Lire la critique sur le site : Sceneario

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Citations et extraits

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  • Par Dionysos89, le 09 mars 2012

    Alexandre de Macédoine, mon idole. Tout jeune, à la tête de son armée, il avait emporté les côtes de Turquie et de Phénicie, soumis l’Égypte avant de se tourner vers la Perse. Il mourut à 33 ans, maître de presque tout le monde civilisé. Cela sans cruauté. Il fit d'Alexandrie le plus grand centre culturel du monde antique. Certes, il en coûta bien des vies... Inutilement, parfois, mais qui peut en juger ? Il fut tout près de réaliser son rêve d'unité mondiale.
    Je décidai que mes succès seraient à la hauteur des siens. D'abord, je distribuai mon héritage, pour démontrer que je pouvais arriver à tout en partant de rien. Puis, je partis pour la Turquie du Nord, sur les pas de mon héros. Je voulais que mon œuvre égale la sienne. Je voulais éclairer ce monde de ténèbres. Heh. Il fallait que j'aie de quoi lui parler, si je le croisais au palais des légendes.
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  • Par Tokhrane, le 03 août 2010

    Il y a une blague... Un gars va chez le médecin. Il est déprimé, la vie lui paraît trop dure... Il explique qu'il se sent seul dans un monde hostile, que l'avenir lui paraît épouvantable. Le médecin répond : "Le clown Paillasse se produit en ville ce soir. Allez le voir, le spectacle vous ragaillardira." Le gars s'effondre. "Mais, Docteur... Je suis Paillasse." Bien bonne. Rire général. Roulement de tambour. Rideau.
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  • Par Dionysos89, le 03 mars 2012

    Je me trouve à deux cent vingt-six millions de kilomètres du soleil. Sa lumière est vieille de 10 minutes. Elle n'atteindra Pluton que dans 2 heures.
    À 2 heures d'ici dans le futur, j'observe les météorites depuis un blacon. Je pense à mon père. À douze secondes dans mon passé, j'ouvre les doigts. La photographie tombe.
    J'observe les étoiles. La comète de Halley cingle à travers notre système sur une orbite elliptique de 76 ans. Mon père, réparateur de montres, admirait la précision du ciel.
    1945. Je suis dans la cuisine, à Brooklyn. Les rouages disposés sur le velours noir me fascinent. J'ai 16 ans.
    1985. Je suis sur Mars. J'ai cinquante-six ans.
    La photo gît à mes pieds, tombe de mes doigts, est dans ma main. J'observe les étoiles, j'admire leurs trajectoires complexes à travers l'espace et le temps.
    Je tente de donner un nom à la puissance qui les fait mouvoir.
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  • Par Dionysos89, le 08 mars 2012

    Me replongeant avidement dans de vieux livres, poussiéreux d'avoir été si longtemps délaissés, je redécouvris des passages oubliés qui me ravirent. Ces bouquins rébarbatifs se révélaient semblables à la caverne d'Ali Baba débordante de pierreries. Les toiles d'araignées dissimulaient des perles oubliées. La prose descriptive et concise de ces textes anciens exprimait pourtant sans aucun effort l'essence violente et terrifiante du sujet.
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  • Par Dionysos89, le 09 mars 2012

    Miracles thermodynamiques... Événements qui ont si peu de chances de se produire qu'on les répute impossibles. L'oxygène se muant en or, par exemple. J'aimerais voir cela. À chaque coït humain, il y a des millions de spermatozoïdes pour un seul œuf. Multiplie par le nombre de générations et les chances qu'avaient tes aïeux de vivre et de se rencontrer, d'engendrer ce fils-ci ou cette fille-là... jusqu'à ce que ta mère s'éprenne d'un homme qu'elle devrait haïr, et que de leur union sur les millions d'enfants se battant pour être fertilisés, ce soit toi qui l'emportes. Tirer une personne spécifique de ce chaos d'improbabilités, c'est muer l'air en or. C'est l'improbabilité suprême... le miracle thermodynamique.
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La Ligue des Gentlemen Extraordinaires est de retour ! Pour ceux qui auraient raté les premiers épisodes, rappelons brièvement que cette association de bienfaiteurs était, dans sa toute première version, constituée de personnages mythiques de la littérature populaire, du capitaine Nemo à Jekyll/Hyde ou Allan Quatermain. Alan Moore prenait un malin plaisir à mêler références culturelles et historiques, panachant l'époque victorienne, la mythologie antique et la science-fiction. A l'issue des deux premiers volets des aventures de la Ligue, créée avec le dessinateur Kevin O'Neill, ses membres se séparaient, chacun reprenant sa liberté. Avant de céder la place, une dizaine d'années plus tard, à une nouvelle Ligue composée d'autres personnages. Ce volet entraîne le lecteur dans les années 60, en plein cœur du Londres psychédélique, multipliant les références culturelles à une époque riche en créativité et en expérimentations variées, entre clins d'œil à la contre-culture des sixties et références à l'occultisme, Alan Moore prend un malin plaisir à plonger son lecteur dans les bas-fonds londoniens de l'époque. En chemin, on s'amusera à traquer les allusions parfois subtiles à quelques-uns des lieux (comme l'UFO, célèbre salle de concert londonienne où se produisait un groupe débutant nommé Pink Floyd) et des figures de l'époque. le dessin de Kevin O'Neill, servi par une gamme de couleurs chatoyantes d'inspiration très psychédélique, sert à merveille le scénario d'Alan Moore et ...








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