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> Dave Gibbons (Illustrateur)
> Jean-Patrick Manchette (Traducteur)

ISBN : 2840552515
Éditeur : Delcourt (1998)


Note moyenne : 4.6/5 (sur 284 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dépressifs, paranoïaques, mégalomanes ... Les super-héros vus par Alan Moore ont du plomb dans l'aile. Dans Watchmen, le scénariste met en scène une équipe de six justiciers qui reprennent du service après avoir été mis hors-la-loi. Leurs noms ? Le Comédien, le Hibou, R... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Presence, le 05 mai 2015

    Presence
    1. Sortie initialement en 1986, Watchmen est une bande dessinée au potentiel de relecture infini. Il y' a toujours un détail pour reparaître. Ainsi, dès la page 1, on aperçoit un camion de Pyramid Deliveries qui va sûrement livrer l'un des derniers composants pour le dénouement final.
    2. Watchmen, c'est une bande dessinée policière qui commence par un crime et qui déroule l'enquête de manière ludique et intelligente adapté à ce média visuel. le Comedian, un ex-superhéros, a été assassiné. Ses anciens compagnons se mettent à la recherche du coupable.
    3. Watchmen, c'est une rigueur graphique exceptionnelle. Dave Gibbons réussit à mettre toutes les informations exigées par le scénario dans chaque dessin, sans aucune impression de surcharge visuelle. Il a retenu une trame rigoureuse de 9 cases par page, avec quelques variations qui consistent à fusionner 2 ou 3 cases entre-elles. Les dessins sont entièrement au service de l'histoire.
    4. Watchmen, c'est une structure narrative complexe qui donne l'impression au lecteur d'être intelligent. Moore et Gibbons enchevêtrent l'enquête principale avec des pages de textes illustrées en fin de chacun des 11 premiers chapitres, et avec une bande dessinée dans la bande dessinée.
    Cette histoire semble dans un premier temps s'appliquer au coupable et condamner ses actions (comme un signe annonciateur du jugement de valeur final du Docteur manhattan), et comme un clin d'œil ironique au choix du prochain sujet de la feuille de choux d'extrême droite.
    5. Watchmen, c'est un point de vue philosophique sur le sens de l'histoire et la perception de la réalité. À un deuxième niveau, l'histoire du Black Freighter indique que la compréhension et l'interprétation de la réalité dépend de la personne qui la contemple ; chaque individu est limité dans sa capacité à appréhender le monde qui l'entoure.
    De la même manière, chacune de nos actions est asservie à notre capacité à comprendre ce qui nous entoure. Et ce développement de l'histoire renvoie à ces moments où les personnages changent de vision sur le monde qui les entoure en contemplant les actions du Comedian. Edward Blake est celui qui dispose de la vision la plus claire du monde qui l'entoure, mais c'est aussi celui qui est le plus incapable d'agir parce que cette absence d'illusions le prive de motivation.
    6. Watchmen, c'est une uchronie dans laquelle l'existence d'un seul homme doté de pouvoirs extraordinaires a bouleversé le rapport des pouvoirs des nations. La défense stratégique des États-Unis repose sur ses épaules. Richard Nixon est toujours au pouvoir. Mais la tension monte entre l'Ouest et l'Est et une guerre semble inéluctable et imminente.
    7. Watchmen, c'est une analyse psychologique pénétrante et sophistiquée de chacun des principaux personnages. Après le décès du Comedian, chacun se remémore à tour de rôle une de ses rencontres avec lui. Mais il s'avère que ces scènes ne servent pas tant à honorer la mémoire du défunt qu'à mesurer son impact sur chacun des narrateurs et sur l'orientation qu'il va donner à sa vie.
    8. Watchmen, c'est un univers visuel d'une rigueur et d'une cohérence parfaites. Dave Gibbons et Alan Moore ont travaillé pour rendre chaque élément visuel significatif : les graffiti sur les murs, la récurrence symbolique du smiley taché, les voitures électriques, les logos des entreprises, les affiches publicitaires, jusqu'au design des chaussures portées.
    9. Watchmen, c'est des séquences narratives d'une force et d'une intelligence inouïes. le chapitre consacré à Rorshach est bâti autour de la symétrie du masque. La première page répond à la dernière, la seconde à l'avant dernière, etc.
    Dans le chapitre 9, Moore et Gibbons réussissent un tour de force exceptionnel : ils arrivent à faire partager au lecteur le point de vue d'un personnage qui a une perception globale du temps et non linéaire. Et le résultat est convaincant. Cette séquence sur Mars vaut à elle seule 5 étoiles (et même plus).
    10. Watchmen, c'est une bande dessinée qui s'est élevée au-dessus de son origine (comics de superhéros) pour atteindre le niveau de chef d'œuvre auquel on ne pourrait reprocher que la place réduite des femmes. le lecteur fait connaissance avec des personnages singuliers dans le cadre d'une trame policière classique qui sert à interroger les désirs et les motivations de chacun, ainsi que le sens de l'Histoire, tout en possédant une hauteur teneur en divertissement.
    11. Watchmen, c'est une déconstruction exemplaire des conventions du récit de genre « superhéros ». À l'instar des philosophes du 20ème siècle, Alan Moore fait apparaître les postulats acceptés sans question et les contradictions internes (concernant les récits de superhéros), tout en proposant une alternative.
    Il pointe du doigt les conventions et stéréotypes du genre : problèmes réglés à coups de poing, puissance physique masculine prédominante, loi du plus fort, suprématie d'une vision du monde paternaliste et hétérosexuelle.
    Un par un, les superhéros sont confrontés à leurs limites, à l'inadéquation de leur mode d'action. le cynisme du Comédien ne lui apporte ni bonheur ni paix de l'âme et le conduit à vivre en marge de la société. L'intransigeance de Rorshach l'accule dans une impasse existentielle, au sens propre.
    Le Docteur manhattan se débarrasse de toute responsabilité en devenant un esprit analytique retiré de l'humanité. Ozymandias a peut-être gagné une bataille, mais pas la guerre. Seul le Hibou semble avoir un avenir, or c'est le seul qui a renoncé à ses modes opératoires de superhéros.
    L'idéal héroïque classique est incarné par des individus au système de valeurs sujet à caution, imposant leur volonté par la force, solitaires au point de se couper des individus qu'ils défendent. le pire représentant de cette engeance est Edward Blake, homme d'action sans remords, ayant abattu une femme enceinte de sang-froid, et violeur.
    Moore condamne sans appel ni ambiguïté cet individu viril, macho et violent. Son cynisme l'a empêché de construire quoi que ce soit, l'a séparé de tous ses compagnons et ne l'a sauvé de rien.
    À l'opposé d'Edward Blake, il y a l'étrange tandem de Sally et Laurie Juspeczyk, la mère et la fille. La première est alcoolique et toujours sous le charme de son violeur, la deuxième boit, fume, tabasse et vomit, sans oublier ses relations sexuelles de femme libérée.
    Pourtant, ce personnage débarrassé des atours romantiques et romanesques de la gente féminine incarne l'alternative intelligente et pertinente au patriarcat. Alan Moore a choisi de construire un personnage complexe, avec des défauts très humains, comme modèle à suivre et il s'agit d'une femme.
    De la même manière, Moore refuse le simplisme dans la description de la minorité sexuelle lesbienne. Joey et Aline sont également débarrassées des clichés romantiques, dépourvues d'idéalisation, dépeinte sans sensationnalisme ni voyeurisme. L'auteur ne remplace pas un idéal parfait (l'homme viril et puissant), par un autre.
    Il montre la réalité dans sa complexité et son pluralisme. Il s'inscrit dans le courant philosophique du postmodernisme (ou philosophie postmoderne, concept différent de celui de postmodernisme artistique). Il fait sienne la remise en question d'une vision universaliste de la réalité, pour mettre en scène une conception pluraliste de la réalité.
    Moore montre des personnages agissant suivant leurs convictions, issues de leur compréhension incomplète de la réalité (ce qui est le lot de chaque être humain).
    Au lieu d'imposer une vision unique supplantant les autres, son récit sous-entend que la condition humaine doit s'accommoder de cette pluralité, de cette absence de vision unique et absolue.
    Les dessins très descriptifs et un peu uniformisés de Dave Gibbons renforcent cette idée, en mettant chaque individu sur le même plan, avec un traitement graphique similaire, sans favoriser un personnage ou un autre, sans qu'un point de vue ne bénéficie d'une esthétique plus favorable.
    12. Watchmen, c'est un héritage impossible à porter pour l'industrie des comics de superhéros. Les maisons d'éditions Marvel et DC ont souhaité tirer les bénéfices de Watchmen et de Dark knight returns, en réitérant les éléments qui ont fait leur succès. Il s'en est suivi une vague de récits plus noirs, avec des superhéros plus névrosés, plus désespérés, et souvent plus sadiques dans leur violence.
    Dans le pire des cas, les auteurs maisons (et les lecteurs) ont vu en Rorschach le vrai héros de Watchmen, l'individu qui n'a pas eu de chance à la naissance, et qui applique une justice expéditive et sadique. Dans Watchmen, Walter Korvachs n'a rien d'un modèle à suivre. Il exécute froidement, blesse et handicape à vie ses opposants. Il vit une vie malheureuse et misérable. Son intransigeance le conduit à une forme de suicide, par un tiers.
    Au mieux, les suiveurs ont vu dans le Comédien une forme de nihilisme adulte et conscient. À nouveau, Edward Blake est une ordure de la pire espèce, violeur sans repentir (il n'hésite pas à revenir auprès de Sally Juspeczyk), meurtrier d'une femme enceinte sans défense.
    Depuis sa parution en 1986/1987, l'œuvre de Moore et Gibbons a inspiré nombre de créateurs qui n'y ont vu que cynisme et violence, passant à côté de la ligne directrice qu'est la philosophie postmoderne.
    Watchmen n'est pas l'histoire de cinq ou six superhéros confronté à un niveau de réalité dans lequel les affrontements physiques ne résolvent rien. C'est la déconstruction d'un genre, et la proposition d'une nouvelle façon de regarder le monde.
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    • Livres 5.00/5
    Par Pavlik, le 21 avril 2014

    Pavlik
    Watchmen est une œuvre immense et indispensable, non seulement pour ses qualités intrinsèques, mais également pour son impact sur l'histoire des comics. D'une certaine façon c'est en 1986 que tout commence. Certes, les comics existaient déjà auparavant mais c'est avec Watchmen (également the Dark Knight de Frank Miller, paru la même année) qu'Alan Moore réussit le tour de force de les faire entrer dans l'âge adulte.
    L'histoire se déroule dans une uchronie qui repose en grande partie sur les épaules d'un seul homme, ou plutôt un surhomme : le Docteur manhattan. Engendré par un accident survenu lors d'une expérience atomique, il repousse au maximum de ses limites le concept même de super héros pour frôler le divin, tant ses pouvoirs sont immenses (il manipule la matière à sa guise, est quasiment omniscient, voit l'avenir...). C'est grâce à lui que les américains ont gagné au Vietnam, ce qui permet à Nixon d'être réélu sans discontinuer jusqu'en 1985. Pour autant, la société américaine est en crise, l'insécurité gangrène les rues et les relations avec l'URSS sont explosives, au point que chacun s'attend à un holocauste nucléaire imminent. le salut ne semble plus reposer que sur un groupe de justiciers vieillissants, en l'occurrence les Watchmen, composé de Rorschach, le Hiboux, Ozymandias, Spectre Soyeux et le Comédien, qui ont la particularité de ne pas avoir de super pouvoirs (d'où le terme justicier). Pouvait-il en être autrement avec la présence d'un Docteur manhattan qui pourrait vaincre Superman sans lever le petit doigt ? L'intrigue débute par l'assassinat du Comédien et l'enquête de Rorschach. Il y a , en effet, dans Watchmen des aspects propre au polar, un côté sombre, dur, réaliste (et qui donne toute sa vraisemblance à cet univers parallèle). Il est à noter que c'est une "technique" souvent employer par les auteurs qui cherchent à produire des comics au ton adulte (Rising Star, Identity Crisis, The Twelve...)
    L'effet est renforcé par un dessin très classique de Dave Gibbons (un peu à la Steve Ditko) qui tranche avec le propos. En effet, l'ambition d'Alan Moore va plus loin que de proposer un comic pour adulte. "Qui garde les gardiens" est la phrase qui revient, comme un leitmotiv, tout au long du récit et qui résume parfaitement les interrogations politiques, voir métaphysiques de l'auteur. Ses justiciers sans pouvoirs s'avèrent angoissés et moralement ambigus. C'est donc bien une réflexion sur le concept même de super héros qu'Alan Moore entreprend, ce qui lui permet, en filigrane, de critiquer les détenteurs de pouvoir, quels qu'ils soient, et l'autorité qui en découle (faut pas déconner, c'est quand même un ancien hippie).
    En résumé, sous un aspect graphique très classique, Watchmen s'avère être un comic extrêmement ambitieux dans son propos et qui restera dans l'histoire de la bande dessinée comme une œuvre majeure.
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    • Livres 5.00/5
    Par Dionysos89, le 11 mars 2012

    Dionysos89
    Douze chapitres d'une maxi-série devenue culte, les Watchmen ! Comment résumer tout ce que contient ce volume massif et son impact sur nous, lecteurs ? Difficile.
    Déjà c'est avant tout un scénario plein, tout simplement. Des événements qui nous viennent de tous côtés, des personnages sculptés dans des situations dantesques : la psychologie de ce chef-d'œuvre dépasse l'entendement, tant tout est fouillé jusqu'au détail le plus profond. Merci Alan Moore donc !
    Les dessins de Dave Gibbons, de manière générale, mettent en valeur le décor avant toute chose, l'ambiance : cette atmosphère de roman noir ici transférée au milieu d'années 80 uchroniques est époustouflante. Un bémol à cela malgré tout : les couleurs, qui déroutent franchement pendant la lecture, au point de ne voir que ça parfois. Pourtant, le reste est tellement génial que cela mérite quand même une note maximale.
    Je ne vais dévoiler davantage les tenants et les aboutissants de ce chapitre fondamental à l'histoire des comics de super-héros. Simplement, je noterai surtout comment l'intérêt au départ de la mise en abîme du comic lu par le jeune homme à partir du milieu du récit se décuple finalement jusqu'à la fin de l'aventure : telle cette œuvre donc, il est difficile de l'apprivoiser au début, mais au fur et à mesure, les astuces scénaristiques nous aspergent du génie de l'auteur !
    En somme, une très bonne analyse de la société contemporaine, rappelons-nous que ce roman graphique date de 1986... Les événements entre Est et Ouest prennent alors tout leur sens. du culte, du culte, du culte !
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    • Livres 5.00/5
    Par Walktapus, le 30 septembre 2012

    Walktapus
    Les super héros sont passionnants d'un point de vue romanesque ou graphique, mais dans un monde réel, qu'elle serait inquiétante, l'idée de ces super individus puissants, anonymes et incontrôlables ! Quis custodiet ipsos custodes ? Who watches the Watchmen? Moore se débarrasse ici du côté super manichéen et super naïf du genre et entame une réflexion politique sur le super héros et sur le pouvoir (plutôt que sur les super pouvoirs).
    Dans ces années 80 crépusculaires, hantées par la bombe atomique et la victoire du Vietnam, les héros ne sont plus des justiciers masqués : passés au service du gouvernement, officiel ou occulte, entrepreneurs reconvertis, ou forcés à une retraite amère par des campagnes de diffamation. le seul qui ait conservé son idéal entier est une sorte de monstre pourchassé par la police. C'est l'assassinat de l'un d'eux qui va marquer le début de l'histoire relatée dans ce « roman graphique ».
    Des personnages riches et pour certains inoubliables, une trame dense accompagnée, en un curieux contrepoint, d'une histoire de pirates, c'est peut-être la seule histoire de super héros intelligente que je connaisse.
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    • Livres 5.00/5
    Par garrytopper9, le 01 janvier 2014

    garrytopper9
    Je pense que tout a été dit sur "Watchmen". Il est probable que des éloges supplémentaires ne seront là que pour confirmer ce que beaucoup savent déjà, et se révèleront finalement assez futiles.
    Car "Watchmen" est un récit d'une telle densité et d'une subtile complexité qu'il convient de l'observer sous toutes ses facettes, nous plongeant dans une sombre intrigue parsemée de multiples mises en abîme. Rien n'est superflu dans ce comics de plus de 400 pages, qui n'a rien perdu de son intensité en plus d'un quart de siècle.
    Cette intégrale de Watchmen est éditée chez Urban Comics dans la collection DC Essentiels. L'album est imposant, de très bonne qualité, c'est un objet qui se manie avec précaution ; la couverture, épaisse et cartonnée, est très belle, ornée par le visage de Docteur Manhattan, empreint d'une tristesse qui lui est toute particulière.
    Pour conclure, le dossier en fin d'ouvrage est passionnant, concernant la génèse des personnages et l'élaboration de l'uchronie. On a par ailleurs droit à des préfaces et postfaces signées évidemment par les auteurs qui sont des plus intéressantes.
    En résumé je dirais que Tout fan de Comic qui se respecte se doit de posséder "Watchmen", en voici une version accessible, aboutie et donc indispensable.
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Critiques presse (4)


  • Auracan , le 09 février 2012
    Dave Gibbons rend l'univers d'Alan Moore, plausible, voire proche de nous. Son trait graphique est réaliste. Mais là-aussi, au contraire d'un comic-book où les corps sont hypertrophiés, ici, le temps, la maladie fait son oeuvre. Le monde ainsi rendu semble normal, et les justiciers, anormaux. Quant à John Higgins, ses couleurs accentuent de façon réelle, les tensions, les actions de ce Watchmen.
    Lire la critique sur le site : Auracan
  • Lexpress , le 07 février 2012
    Lecture indispensable et obligatoire.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • ActuaBD , le 01 février 2012
    Il n’y a plus grand chose à dire sur Watchmen, qui est d’ores et déjà considéré comme un classique du comics, écrit par le visionnaire Alan Moore et sublimé par les dessins de Dave Gibbons.
    Lire la critique sur le site : ActuaBD
  • Sceneario , le 16 janvier 2012
    C'est une oeuvre que l'on ne se lasse pas de lire et relire, une oeuvre que l'on redécouvre à chaque fois, une oeuvre intemporelle. Un livre qui mérite une très belle place dans toute bonne bibliothèque qui se respecte.
    Lire la critique sur le site : Sceneario

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Citations et extraits

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  • Par Dionysos89, le 09 mars 2012

    Alexandre de Macédoine, mon idole. Tout jeune, à la tête de son armée, il avait emporté les côtes de Turquie et de Phénicie, soumis l’Égypte avant de se tourner vers la Perse. Il mourut à 33 ans, maître de presque tout le monde civilisé. Cela sans cruauté. Il fit d'Alexandrie le plus grand centre culturel du monde antique. Certes, il en coûta bien des vies... Inutilement, parfois, mais qui peut en juger ? Il fut tout près de réaliser son rêve d'unité mondiale.
    Je décidai que mes succès seraient à la hauteur des siens. D'abord, je distribuai mon héritage, pour démontrer que je pouvais arriver à tout en partant de rien. Puis, je partis pour la Turquie du Nord, sur les pas de mon héros. Je voulais que mon œuvre égale la sienne. Je voulais éclairer ce monde de ténèbres. Heh. Il fallait que j'aie de quoi lui parler, si je le croisais au palais des légendes.
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  • Par Tokhrane, le 03 août 2010

    Il y a une blague... Un gars va chez le médecin. Il est déprimé, la vie lui paraît trop dure... Il explique qu'il se sent seul dans un monde hostile, que l'avenir lui paraît épouvantable. Le médecin répond : "Le clown Paillasse se produit en ville ce soir. Allez le voir, le spectacle vous ragaillardira." Le gars s'effondre. "Mais, Docteur... Je suis Paillasse." Bien bonne. Rire général. Roulement de tambour. Rideau.
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  • Par Dionysos89, le 09 mars 2012

    Miracles thermodynamiques... Événements qui ont si peu de chances de se produire qu'on les répute impossibles. L'oxygène se muant en or, par exemple. J'aimerais voir cela. À chaque coït humain, il y a des millions de spermatozoïdes pour un seul œuf. Multiplie par le nombre de générations et les chances qu'avaient tes aïeux de vivre et de se rencontrer, d'engendrer ce fils-ci ou cette fille-là... jusqu'à ce que ta mère s'éprenne d'un homme qu'elle devrait haïr, et que de leur union sur les millions d'enfants se battant pour être fertilisés, ce soit toi qui l'emportes. Tirer une personne spécifique de ce chaos d'improbabilités, c'est muer l'air en or. C'est l'improbabilité suprême... le miracle thermodynamique.
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  • Par Dionysos89, le 03 mars 2012

    Je me trouve à deux cent vingt-six millions de kilomètres du soleil. Sa lumière est vieille de 10 minutes. Elle n'atteindra Pluton que dans 2 heures.
    À 2 heures d'ici dans le futur, j'observe les météorites depuis un blacon. Je pense à mon père. À douze secondes dans mon passé, j'ouvre les doigts. La photographie tombe.
    J'observe les étoiles. La comète de Halley cingle à travers notre système sur une orbite elliptique de 76 ans. Mon père, réparateur de montres, admirait la précision du ciel.
    1945. Je suis dans la cuisine, à Brooklyn. Les rouages disposés sur le velours noir me fascinent. J'ai 16 ans.
    1985. Je suis sur Mars. J'ai cinquante-six ans.
    La photo gît à mes pieds, tombe de mes doigts, est dans ma main. J'observe les étoiles, j'admire leurs trajectoires complexes à travers l'espace et le temps.
    Je tente de donner un nom à la puissance qui les fait mouvoir.
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  • Par Tokhrane, le 03 août 2010

    Ce matin, chien crevé dans la ruelle, traces de pneus sur le ventre. La cité me redoute. Je connais son visage. Les rues sont une extension des égouts, les égouts charrient du sang. Un jour, ils déborderont et noieront toute la vermine. L'écume de toute cette crasse de sexe et de crimes les engloutira jusqu'à la taille. Putains et politicards en appelleront alors au ciel... "Sauvez-nous !" Je les toiserai d'en haut... Et dirai non.
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La ligue des Gentlemen extraordinaires, T2 : le choix de Nicholas, Responsable BD Fnac.com
La Ligue des Gentlemen Extraordinaires est de retour ! Pour ceux qui auraient raté les premiers épisodes, rappelons brièvement que cette association de bienfaiteurs était, dans sa toute première version, constituée de personnages mythiques de la littérature populaire, du capitaine Nemo à Jekyll/Hyde ou Allan Quatermain. Alan Moore prenait un malin plaisir à mêler références culturelles et historiques, panachant l'époque victorienne, la mythologie antique et la science-fiction. A l'issue des deux premiers volets des aventures de la Ligue, créée avec le dessinateur Kevin O'Neill, ses membres se séparaient, chacun reprenant sa liberté. Avant de céder la place, une dizaine d'années plus tard, à une nouvelle Ligue composée d'autres personnages. Ce volet entraîne le lecteur dans les années 60, en plein cœur du Londres psychédélique, multipliant les références culturelles à une époque riche en créativité et en expérimentations variées, entre clins d'œil à la contre-culture des sixties et références à l'occultisme, Alan Moore prend un malin plaisir à plonger son lecteur dans les bas-fonds londoniens de l'époque. En chemin, on s'amusera à traquer les allusions parfois subtiles à quelques-uns des lieux (comme l'UFO, célèbre salle de concert londonienne où se produisait un groupe débutant nommé Pink Floyd) et des figures de l'époque. le dessin de Kevin O'Neill, servi par une gamme de couleurs chatoyantes d'inspiration très psychédélique, sert à merveille le scénario d'Alan Moore et ...








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