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> Dave Gibbons (Illustrateur)
> Jean-Patrick Manchette (Traducteur)

ISBN : 2840552515
Éditeur : Delcourt (1998)


Note moyenne : 4.6/5 (sur 252 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dépressifs, paranoïaques, mégalomanes ... Les super-héros vus par Alan Moore ont du plomb dans l'aile. Dans Watchmen, le scénariste met en scène une équipe de six justiciers qui reprennent du service après avoir été mis hors-la-loi. Leurs noms ? Le Comédien, le Hibou, R... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Dionysos89, le 11 mars 2012

    Dionysos89
    Douze chapitres d'une maxi-série devenue culte, les Watchmen ! Comment résumer tout ce que contient ce volume massif et son impact sur nous, lecteurs ? Difficile.
    Déjà c'est avant tout un scénario plein, tout simplement. Des événements qui nous viennent de tous côtés, des personnages sculptés dans des situations dantesques : la psychologie de ce chef-d'œuvre dépasse l'entendement, tant tout est fouillé jusqu'au détail le plus profond. Merci Alan Moore donc !
    Les dessins de Dave Gibbons, de manière générale, mettent en valeur le décor avant toute chose, l'ambiance : cette atmosphère de roman noir ici transférée au milieu d'années 80 uchroniques est époustouflante. Un bémol à cela malgré tout : les couleurs, qui déroutent franchement pendant la lecture, au point de ne voir que ça parfois. Pourtant, le reste est tellement génial que cela mérite quand même une note maximale.
    Je ne vais dévoiler davantage les tenants et les aboutissants de ce chapitre fondamental à l'histoire des comics de super-héros. Simplement, je noterai surtout comment l'intérêt au départ de la mise en abîme du comic lu par le jeune homme à partir du milieu du récit se décuple finalement jusqu'à la fin de l'aventure : telle cette œuvre donc, il est difficile de l'apprivoiser au début, mais au fur et à mesure, les astuces scénaristiques nous aspergent du génie de l'auteur !
    En somme, une très bonne analyse de la société contemporaine, rappelons-nous que ce roman graphique date de 1986... Les événements entre Est et Ouest prennent alors tout leur sens. du culte, du culte, du culte !
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    • Livres 5.00/5
    Par Pavlik, le 21 avril 2014

    Pavlik
    Watchmen est une œuvre immense et indispensable, non seulement pour ses qualités intrinsèques, mais également pour son impact sur l'histoire des comics. D'une certaine façon c'est en 1986 que tout commence. Certes, les comics existaient déjà auparavant mais c'est avec Watchmen (également the Dark Knight de Frank Miller, paru la même année) qu'Alan Moore réussit le tour de force de les faire entrer dans l'âge adulte.
    L'histoire se déroule dans une uchronie qui repose en grande partie sur les épaules d'un seul homme, ou plutôt un surhomme : le Docteur manhattan. Engendré par un accident survenu lors d'une expérience atomique, il repousse au maximum de ses limites le concept même de super héros pour frôler le divin, tant ses pouvoirs sont immenses (il manipule la matière à sa guise, est quasiment omniscient, voit l'avenir...). C'est grâce à lui que les américains ont gagné au Vietnam, ce qui permet à Nixon d'être réélu sans discontinuer jusqu'en 1985. Pour autant, la société américaine est en crise, l'insécurité gangrène les rues et les relations avec l'URSS sont explosives, au point que chacun s'attend à un holocauste nucléaire imminent. le salut ne semble plus reposer que sur un groupe de justiciers vieillissants, en l'occurrence les Watchmen, composé de Rorschach, le Hiboux, Ozymandias, Spectre Soyeux et le Comédien, qui ont la particularité de ne pas avoir de super pouvoirs (d'où le terme justicier). Pouvait-il en être autrement avec la présence d'un Docteur manhattan qui pourrait vaincre Superman sans lever le petit doigt ? L'intrigue débute par l'assassinat du Comédien et l'enquête de Rorschach. Il y a , en effet, dans Watchmen des aspects propre au polar, un côté sombre, dur, réaliste (et qui donne toute sa vraisemblance à cet univers parallèle). Il est à noter que c'est une "technique" souvent employer par les auteurs qui cherchent à produire des comics au ton adulte (Rising Star, Identity Crisis, The Twelve...)
    L'effet est renforcé par un dessin très classique de Dave Gibbons (un peu à la Steve Ditko) qui tranche avec le propos. En effet, l'ambition d'Alan Moore va plus loin que de proposer un comic pour adulte. "Qui garde les gardiens" est la phrase qui revient, comme un leitmotiv, tout au long du récit et qui résume parfaitement les interrogations politiques, voir métaphysiques de l'auteur. Ses justiciers sans pouvoirs s'avèrent angoissés et moralement ambigus. C'est donc bien une réflexion sur le concept même de super héros qu'Alan Moore entreprend, ce qui lui permet, en filigrane, de critiquer les détenteurs de pouvoir, quels qu'ils soient, et l'autorité qui en découle (faut pas déconner, c'est quand même un ancien hippie).
    En résumé, sous des aspects graphiques très classique, Watchmen s'avère être un comic extrêmement ambitieux dans son propos et restera dans l'histoire de la bande dessinée comme une œuvre majeure.
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    • Livres 5.00/5
    Par Walktapus, le 30 septembre 2012

    Walktapus
    Les super héros sont passionnants d'un point de vue romanesque ou graphique, mais dans un monde réel, qu'elle serait inquiétante, l'idée de ces super individus puissants, anonymes et incontrôlables ! Quis custodiet ipsos custodes ? Who watches the Watchmen? Moore se débarrasse ici du côté super manichéen et super naïf du genre et entame une réflexion politique sur le super héros et sur le pouvoir (plutôt que sur les super pouvoirs).
    Dans ces années 80 crépusculaires, hantées par la bombe atomique et la victoire du Vietnam, les héros ne sont plus des justiciers masqués : passés au service du gouvernement, officiel ou occulte, entrepreneurs reconvertis, ou forcés à une retraite amère par des campagnes de diffamation. le seul qui ait conservé son idéal entier est une sorte de monstre pourchassé par la police. C'est l'assassinat de l'un d'eux qui va marquer le début de l'histoire relatée dans ce « roman graphique ».
    Des personnages riches et pour certains inoubliables, une trame dense accompagnée, en un curieux contrepoint, d'une histoire de pirates, c'est peut-être la seule histoire de super héros intelligente que je connaisse.
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    • Livres 5.00/5
    Par garrytopper9, le 01 janvier 2014

    garrytopper9
    Je pense que tout a été dit sur "Watchmen". Il est probable que des éloges supplémentaires ne seront là que pour confirmer ce que beaucoup savent déjà, et se révèleront finalement assez futiles.
    Car "Watchmen" est un récit d'une telle densité et d'une subtile complexité qu'il convient de l'observer sous toutes ses facettes, nous plongeant dans une sombre intrigue parsemée de multiples mises en abîme. Rien n'est superflu dans ce comics de plus de 400 pages, qui n'a rien perdu de son intensité en plus d'un quart de siècle.
    Cette intégrale de Watchmen est éditée chez Urban Comics dans la collection DC Essentiels. L'album est imposant, de très bonne qualité, c'est un objet qui se manie avec précaution ; la couverture, épaisse et cartonnée, est très belle, ornée par le visage de Docteur Manhattan, empreint d'une tristesse qui lui est toute particulière.
    Pour conclure, le dossier en fin d'ouvrage est passionnant, concernant la génèse des personnages et l'élaboration de l'uchronie. On a par ailleurs droit à des préfaces et postfaces signées évidemment par les auteurs qui sont des plus intéressantes.
    En résumé je dirais que Tout fan de Comic qui se respecte se doit de posséder "Watchmen", en voici une version accessible, aboutie et donc indispensable.
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    • Livres 5.00/5
    Par Dannoral, le 04 avril 2012

    Dannoral
    Voilà LE comics qui permet de faire taire ceux qui pensent que les histoires de supers-héros sont débiles et sans fond.
    Il n'est de toute façon plus à prouver à quel point Watchmen a été une œuvre marquante amenant une révolution dans la façon d'aborder les héros en collant.
    Se basant sur le principe simple de "who watches the Watchmen" - qui surveille les gardiens - l'histoire explore les dérives d'un système où des héros auto-proclamés (dont un seul a des supers-pouvoirs) font justices. Ils ne sont cependant pas défaut : tentative de viol, meurtre, folie, mégalomanie... Bref, le monde en a eu assez d'eux, désormais interdits. Un soir, un ancien membre des Watchmen est assassiné. Un de ses anciens "amis" décident, contre l'avis des autres, de mener l'enquête. Car cet acte n'est pas isolé, et la menace risque de grandir.
    Dans un monde où les USA seraient les vainqueurs du Vietnam, où Richard Nixon entamerait son troisième mandat, le tout sous fond de guerre froide où la menace nucléaire est plus que présente, Alan Moore a réinventé un genre méprisé à l'époque. Créant un background solide, avec un premier groupe de justicier dans les années 40 dont les dérives ont permis à la succession de se corriger, ou pas, l'histoire en elle-même n'est pas simple. Il serait déconseillé de s'attaquer à cette histoire si l'on est pas un brin familier avec ce genre de comics ou avec les héros en général. Bien qu'ici, il ne s'agit pas de fierté, de patriotisme manichéen ou autre stéréotype de ce genre. On y retrouve également une fausse biographie, des interviews et reportages, etc. ponctuant les chapitres et permettant d'apporter certaines petites explications et de grossir la psychologie des personnages.
    Bien que bavard, jamais cela ne devient inintéressant jusqu'à la fin où le lecteur pourra à sa guise prendre parti lorsque viendra l'explication finale à ces événements.
    A voir aussi, le film de Zack Snyder qui adapte fidèlement (et le pari était trèès loin d'être gagné) cette histoire en se permettant une petite modification quant à cette fin sans pour autant la dénaturer. Préférez-lui toutefois la version ultime proposant le film en version longue qui propose à la fois des scènes en plus, le comics lu dans la BD qui apparait ici sous forme de dessin animé en plusieurs segments, ainsi que quelques faux documentaires filmés. Cette version n'étant cependant pas sortie en Europe, l'import et la version originale sous-titrée restera inévitable...
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Critiques presse (4)


  • Auracan , le 09 février 2012
    Dave Gibbons rend l'univers d'Alan Moore, plausible, voire proche de nous. Son trait graphique est réaliste. Mais là-aussi, au contraire d'un comic-book où les corps sont hypertrophiés, ici, le temps, la maladie fait son oeuvre. Le monde ainsi rendu semble normal, et les justiciers, anormaux. Quant à John Higgins, ses couleurs accentuent de façon réelle, les tensions, les actions de ce Watchmen.
    Lire la critique sur le site : Auracan
  • Lexpress , le 07 février 2012
    Lecture indispensable et obligatoire.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • ActuaBD , le 01 février 2012
    Il n’y a plus grand chose à dire sur Watchmen, qui est d’ores et déjà considéré comme un classique du comics, écrit par le visionnaire Alan Moore et sublimé par les dessins de Dave Gibbons.
    Lire la critique sur le site : ActuaBD
  • Sceneario , le 16 janvier 2012
    C'est une oeuvre que l'on ne se lasse pas de lire et relire, une oeuvre que l'on redécouvre à chaque fois, une oeuvre intemporelle. Un livre qui mérite une très belle place dans toute bonne bibliothèque qui se respecte.
    Lire la critique sur le site : Sceneario

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Citations et extraits

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  • Par Dionysos89, le 09 mars 2012

    Alexandre de Macédoine, mon idole. Tout jeune, à la tête de son armée, il avait emporté les côtes de Turquie et de Phénicie, soumis l’Égypte avant de se tourner vers la Perse. Il mourut à 33 ans, maître de presque tout le monde civilisé. Cela sans cruauté. Il fit d'Alexandrie le plus grand centre culturel du monde antique. Certes, il en coûta bien des vies... Inutilement, parfois, mais qui peut en juger ? Il fut tout près de réaliser son rêve d'unité mondiale.
    Je décidai que mes succès seraient à la hauteur des siens. D'abord, je distribuai mon héritage, pour démontrer que je pouvais arriver à tout en partant de rien. Puis, je partis pour la Turquie du Nord, sur les pas de mon héros. Je voulais que mon œuvre égale la sienne. Je voulais éclairer ce monde de ténèbres. Heh. Il fallait que j'aie de quoi lui parler, si je le croisais au palais des légendes.
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  • Par Tokhrane, le 03 août 2010

    Il y a une blague... Un gars va chez le médecin. Il est déprimé, la vie lui paraît trop dure... Il explique qu'il se sent seul dans un monde hostile, que l'avenir lui paraît épouvantable. Le médecin répond : "Le clown Paillasse se produit en ville ce soir. Allez le voir, le spectacle vous ragaillardira." Le gars s'effondre. "Mais, Docteur... Je suis Paillasse." Bien bonne. Rire général. Roulement de tambour. Rideau.
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  • Par Dionysos89, le 09 mars 2012

    Miracles thermodynamiques... Événements qui ont si peu de chances de se produire qu'on les répute impossibles. L'oxygène se muant en or, par exemple. J'aimerais voir cela. À chaque coït humain, il y a des millions de spermatozoïdes pour un seul œuf. Multiplie par le nombre de générations et les chances qu'avaient tes aïeux de vivre et de se rencontrer, d'engendrer ce fils-ci ou cette fille-là... jusqu'à ce que ta mère s'éprenne d'un homme qu'elle devrait haïr, et que de leur union sur les millions d'enfants se battant pour être fertilisés, ce soit toi qui l'emportes. Tirer une personne spécifique de ce chaos d'improbabilités, c'est muer l'air en or. C'est l'improbabilité suprême... le miracle thermodynamique.
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  • Par Dionysos89, le 03 mars 2012

    Je me trouve à deux cent vingt-six millions de kilomètres du soleil. Sa lumière est vieille de 10 minutes. Elle n'atteindra Pluton que dans 2 heures.
    À 2 heures d'ici dans le futur, j'observe les météorites depuis un blacon. Je pense à mon père. À douze secondes dans mon passé, j'ouvre les doigts. La photographie tombe.
    J'observe les étoiles. La comète de Halley cingle à travers notre système sur une orbite elliptique de 76 ans. Mon père, réparateur de montres, admirait la précision du ciel.
    1945. Je suis dans la cuisine, à Brooklyn. Les rouages disposés sur le velours noir me fascinent. J'ai 16 ans.
    1985. Je suis sur Mars. J'ai cinquante-six ans.
    La photo gît à mes pieds, tombe de mes doigts, est dans ma main. J'observe les étoiles, j'admire leurs trajectoires complexes à travers l'espace et le temps.
    Je tente de donner un nom à la puissance qui les fait mouvoir.
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  • Par Tokhrane, le 03 août 2010

    Ce matin, chien crevé dans la ruelle, traces de pneus sur le ventre. La cité me redoute. Je connais son visage. Les rues sont une extension des égouts, les égouts charrient du sang. Un jour, ils déborderont et noieront toute la vermine. L'écume de toute cette crasse de sexe et de crimes les engloutira jusqu'à la taille. Putains et politicards en appelleront alors au ciel... "Sauvez-nous !" Je les toiserai d'en haut... Et dirai non.
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La ligue des Gentlemen extraordinaires, T2 : le choix de Nicholas, Responsable BD Fnac.com
La Ligue des Gentlemen Extraordinaires est de retour ! Pour ceux qui auraient raté les premiers épisodes, rappelons brièvement que cette association de bienfaiteurs était, dans sa toute première version, constituée de personnages mythiques de la littérature populaire, du capitaine Nemo à Jekyll/Hyde ou Allan Quatermain. Alan Moore prenait un malin plaisir à mêler références culturelles et historiques, panachant l'époque victorienne, la mythologie antique et la science-fiction. A l'issue des deux premiers volets des aventures de la Ligue, créée avec le dessinateur Kevin O'Neill, ses membres se séparaient, chacun reprenant sa liberté. Avant de céder la place, une dizaine d'années plus tard, à une nouvelle Ligue composée d'autres personnages. Ce volet entraîne le lecteur dans les années 60, en plein cœur du Londres psychédélique, multipliant les références culturelles à une époque riche en créativité et en expérimentations variées, entre clins d'œil à la contre-culture des sixties et références à l'occultisme, Alan Moore prend un malin plaisir à plonger son lecteur dans les bas-fonds londoniens de l'époque. En chemin, on s'amusera à traquer les allusions parfois subtiles à quelques-uns des lieux (comme l'UFO, célèbre salle de concert londonienne où se produisait un groupe débutant nommé Pink Floyd) et des figures de l'époque. le dessin de Kevin O'Neill, servi par une gamme de couleurs chatoyantes d'inspiration très psychédélique, sert à merveille le scénario d'Alan Moore et ...








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