> Cédric Perdereau (Traducteur)

ISBN : 2352942322
Éditeur : Bragelonne


Note moyenne : 4/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Dans un siècle à peine, l’humanité s’est débarrassée de la guerre. Mais des vestiges embarrassants subsistent encore, comme les Variantes, des humains génétiquement modifiés, cordialement détestés par toute la population. Les plus inquiétants sont les Variantes 13, ces ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par fnitter, le 19 avril 2012

    fnitter
    Un techno-thriller bourré ultra-efficace et riche de questions sur les préjugés et les ramifications des manipulations génétiques (page 1).
    L'auteur nous livre un futur proche, crédible, glauque et assez sombre (encore que la situation déjà existante dans les bidonvilles et favelas ne soit pas de tout repos).
    Le roman entier baigne dans une atmosphère froide, brutale, d'une violence réaliste.
    Les USA ont fait sécession entre les états de la bordure et La république (surnommée JesusLand). Mars est en cours de colonisation et la terre y envoie régulièrement des colons.
    Les manipulations génétiques ont crée des hommes adaptés (physiquement humains mais améliorés sexuellement, adaptés pour le combat...). La plus emblématique : La variante 13, trop dangereuse pour qu'on la laisse perdurer et dont les membres sont soit parqués dans des réserves, soit envoyés sur mars.
    Carl Marcialis est un 13 qui cours après les « récalcitrants », pour le compte des pouvoirs en place. Il se retrouve à enquêter sur une succession de meurtres commis par un autre 13.
    Nous avons là, un héros noir (il fallait la faire, elle était trop facile), musclé et bien viril (comme les affectionne Morgan, voir son premier héros Kovacs). Un trifouillé avec une vie, un univers bien décrit. Les autres personnages du roman ont également une réelle substance, même ceux destinés à mourir rapidement.
    Morgan nous laisser barboter et patauger dans son univers avant de nous en donner les clés à mi-roman (c'est une habitude chez lui). Un peu difficile de se mettre dans le bain au début, mais ensuite l'auteur nous balade de pistes en fausse pistes sanglantes et on est pris dans l'enquête.
    Ca taille sévère sur les petits travers humains, puritanisme, racisme, créationnisme, journalisme à sensation et on retrouve bien son profond désamour (doux euphémisme) pour les fanatiques-extrémistes-rigoristes religieux de tout bord.
    Conclusion : Un polar bourré de testostérone de d'adrénaline, avec quelques longueurs, mais globalement très distrayant.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par fleurdusoleil, le 19 avril 2011

    fleurdusoleil
    Lorsque l'on se lance dans ce genre de lecture, on en attend une simple chose : un divertissement. Dès les premiers chapitres, ce roman de Richard Morgan tient ses promesses. On passe un bon moment. Convenant peut-être plus à un lecteur mâle, cette histoire déborde d'un cocktail de muscles et de testostérone.
    L'histoire se passe dans un futur féminisé où la guerre est un concept désuet. La vie se déroule au travers d' un consensus de règles établies. Dans cet univers qui tend à l'équilibre, subsistent pourtant les vestiges d'une race d'hommes génétiquement modifiés : les variantes 13. Conçus spécialement par le passé pour faire la guerre. Violents, sans compassion, et inaptes à la sociabilisation..., ils étaient parfaits pour les combats. Aujourd'hui la société les rejette et souhaite les voir tous disparaitre. Carl Marsalis est une variante treize, mais il a décidé de chasser les siens pour le compte des Nations-Unis. Il croisera le chemin d'une ancienne flic qui pourchasse un treize dévastateur.
    Les différents personnages de cette aventure sont très complets. Chacun a sa propre personnalité décrite de façon claire. Une palette de tempéraments s'étale pour nous dépeindre une société future mais encore très proche de la notre. Pour l'action tant attendu dans ce genre d'ouvrage, on en a beaucoup, pour notre grand plaisir. le plus difficile est de mettre les scènes d'action en mots pour entrainer le lecteur au centre de l'action. Ici encore, l'auteur a réussi le pari. A chaque bagarre, les mots s'entrechoquent pour nous offrir une vision parfaite. On ressent la force des coups, on pense voir le sang et la sueur gicler, on entendrait presque le son des chocs et le sifflement des balles. Quel plaisir ! on s'y croirait ! Comme au cinoche !
    Par contre, le nombre de pages de ce roman, 765 pages, est un frein au plaisir que prend le lecteur. Non que l'histoire ne soit pas intéressante, mais parce ce que trop de détails ont été ajoutés. Des descriptions, des explications politiques et scientifiques trop poussées gâchent un peu la légèreté de cette lecture.
    Pour ma part j'aime ce style de romans-thriller SF- pour l' énergie, pour l'action et pour le coup d'adrénaline qu'il me procure. Donc de temps en temps, mon intérêt pour le livre s'émoussait. Mais parce que je savais que Carl Marsalis n'en avait pas encore fini, je continuais.
    En conclusion, Black man reste un bon livre de thriller SF, qui malgré le poids de ses 765 pages, nous offre un moment très divertissant.
    Je remercie chaleureusement Milady et Livraddict pour ce partenariat.

    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.com/2011/04/black-man-richard-morgan..
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par finitysend, le 14 février 2012

    finitysend
    Lecture en pilotage automatique car R. Morgan est une valeur sûre ...
    En pilotage automatique ... vol sans escale mais de nombreuses perturbations ..
    L'éditeur et le traducteur décidément s'acharnent de façon systématique sur les romans de R Morgan ...
    Traduction occasionnellement " borderline " .. ( ça tient du rébus quelquefois ) ...
    Il y a un " big " problème de relecture ...
    Heureusement que le style de l'auteur est très avenant et donc 5 étoiles pour l'auteur et pas pour l'éditeur ...
    ....................................................................................................................
    Un roman très rythmé ... très malin ... mais nettement plus porté à l'introspection que précédemment ..
    Ce n'est pas inintéressant car ces humains génétiquement modifiés interrogent en miroirs et correspondances l'idée même d'humanité ( et d'humanisme !! ) ...
    Cette sensibilité irrigue le roman en profondeur ..
    Par ailleurs il y a de très belles pages de qualité sur l'amour et l'affection ...
    Toujours un art un consommé des dialogues et des descriptions ... des idées fabuleuses et spectaculaires pour le décorum ..
    Des chausses trappes pour le lecteur .. intrigue à tiroirs et pièges .. rebondissements ..
    C'est excellent si on a le goût du polar ou du thriller de quoi être comblé ...
    .....................................................................................................................
    Sinon : toujours aussi cyberpunk avec des personnages ultra crédibles et toujours aussi profondément cohérents avec les aspects futuristes ..
    Le contexte intègre également une réflexion sur la religion et les postures idéologiques qui est soignée mais quelquefois surtout métaphoriques ( ou simplement allusives ) ...
    Il faut moins prendre ces aspects comme un simple décor de fiction QUE comme une réflexion subtile très contemporaine ( blocs religieux - idéologiques - politiques - économiques ... )..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par kedrik, le 29 novembre 2011

    kedrik
    L'Humanité a évolué. À mesure que la société s'est féminisée, les cueilleurs ont éliminé les chasseurs. Un consensus social sous forme de pax femina. Et puis des biologistes chinois ont eu une idée : créer des soldats en réintégrant des gènes chasseurs. Des bébés in vitro à l'atavisme hyper masculin. Des hommes, des vrais. Câblés autrement. Individualistes, insensibles, intraitables… incontrôlables. Après avoir été employés comme chiens de guerre sur différents fronts, ces inadaptés (surnommés les trifouillés ou treizes) ont été déportés sur Mars et pratiquement tous été interdits de séjour sur Terre. Et justement, Carl Marsalis est un trifouillé. Il a tout vécu : les missions louches comme mercenaires, le séjour sur Mars où la réalité n'est pas tout à fait à la hauteur de la propagande coloniale, les séjours en prison. Marsalis est de retour sur Terre et a le droit d'y séjourner car il a accepté une mission : chasser les autres trifouillés en vadrouille sur Terre. Et justement, un treize vient de débarquer de Mars après avoir mangé tout l'équipage de sa navette. Marsalis connait bien ce genre de monstre puisqu'ils ont le même patrimoine génétique.
    Black man est un roman qui aborde donc un peu la question de l'atavisme. Sommes-nous condamnés à agir selon nos gènes ? Les trifouillés ne sont pas les seuls anormaux de ce monde futuriste, il y a aussi des variantes bonobos ou hibernoïdes, eux aussi condamnés à la haine des humains non-trafiqués. Marsalis est un petit salopard dans son genre, sans état d'âme. Évidemment, il va croiser une femme qui va le brasser, parce que l'OGM humain a un cœur malgré tout. Mais il va surtout passer son temps à laisser sa violence intrinsèque exploser. Les scènes de combat se suivent et se ressemblent. Richard Morgan ne lésine pas quand il s'agit de détailler les nombreuses bastons et les scènes de sexe racoleuses. À oui, parce qu'évidemment, les femmes sont attirés par les trifouillés et les hommes les détestent, c'est viscéral. L'enquête est bordélique à souhait, inutilement tarabiscotée. On suit un tueur en série dont on n'a rien à foutre, et les traditionnelles magouilles corporatistes qui servent de retournement final sont un passage obligé du cyberpunk, certes, mais du coup l'intrigue est bancale au possible.
    J'avais adoré Carbone modifié (Philippe avait détesté) du même auteur, puis je m'était emmerdé avec ses suites. Black man n'arrive pas à retrouver la magie du premier roman : son univers est vide. Une énième variation des États-Unis divisés entre Jésusland et une Bordure plus libertarienne. Mais tout ça manque cruellement de véracité. La mafia péruvienne est originale quand elle débarque, mais on se rend compte qu'elle n'a aucune profondeur. le décor est en carton-pâte. Mars ne sert qu'à justifier un art martial à basse gravité. C'est creux. le lecteur ne peut pas vraiment s'incarner dans Marsalis, puisqu'il est par essence en opposition avec notre nature molle de cueilleur. Black man est au final une pâle copie de Blade Runner qui n'apporte rien de neuf sur la question de la post-humanité. Un énième bouquin cyberpunk qui aurait dû être aurait plus sa place dans la collection Shadowrun.
    PS : ce roman a gagné le prix Arthur C Clarke en 2008. Ouille.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2011/11/black-man.html
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    • Livres 4.00/5
    Par jugecorwin, le 11 mai 2009

    jugecorwin
    Drogue, violence, alcool, sexe, arme, cybertechnologie, manipulation génétique, conquête spatiale, toute puissance des corpos, réorganisation des frontières, IA appelées N-Djinns. Ok, tout le background cyberpunk est là, rien à redire. Les méchants sont sans pitié et sans complexes; les gentils sont du même tonneau. le monde est devenu glauque, l'extrémisme religieux a gagné un bout des Etats-Unis qui a fait sécession. L'Asie, et la Chine en particulier, devient la nouvelle surpuissance à veiller comme le lait sur le feu. Et au milieu de tout ce foutoir, Carl Marsalis, l'homme noir, le Black man. Lui, c'est un monstre : il est un “trifouillé” génétiquement, issu du programme “Variante Treize”. Les “13″ sont tous des hyper-mâles, cablés génétiquement pour être des super-guerriers améliorés dans leurs forces, leurs réflexes, leurs constitutions et leurs facultés d'analyse............................

    Lien : http://www.heat27.com/blog/actu-sf/critique-black-man-un-bon-gros-cy..
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Citations et extraits

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  • Par fnitter, le 19 avril 2012

    Le complexe Haag ravage le système de Sevgi comme le vide sidéral qui s'infiltre par la coque déchirée d'un vaisseau. Les cellules se brisent, déversent leurs fluides vitaux. Les débris dérivent, son système immunitaire chancelle, se vidange désespérément, se cramponne aux renforts antiviraux que Standford lui a injectés, et pourtant il n'est pas de taille. Ses poumons commencent à se remplir. Ses fonctions rénales ralentissent, et il faut les stimuler de manière artificielle pour que ses reins n'explosent pas. Des tubes qui entrent et qui sortent. L'écoulement des déjections de son corps commence à la faire souffrir.
    Elle a de plus en plus de mal à penser clairement sur le long terme.
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  • Par fnitter, le 19 avril 2012

    Il paraît que c'est un jardin, d'ailleur marmonna-t-elle.
    Le paradis, je veux dire. Un jardin plein de fruits et du bruit de l'eau.
    Et de vierges, non ? Soixante-dix vierges chacun, un truc comme ça ?
    Pas pour les femmes. Et puis, ce n'est que pour les martyrs. (Elle fit la grimace.) Et puis, c'est surtout des conneries. De la propagande islamiste post-coranique pour abrutis du désert. Aucune personne douée d'intelligence dans le monde musulman moderne ne croit plus à ces conneries. En plus, les vierges, c'est très surfait. Il faut tout leur apprendre. c'est comme coucher avec un mannequin de vitrine dont les circuits ont grillé.
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  • Par fnitter, le 19 avril 2012

    L'entrave de la liberté est un outil social puissant, qu'il faut déployer en conséquence avec sagesse et mesure. Il est donc vital de faire la part des choses entre les paramètres réels et très complexes de ce qui est socialement nécessaire, et les exigences simplistes et émotionnelles d'une hystérie populaire croissante. Sans cette distinction, les conséquences pourraient être déplaisantes.
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  • Par fnitter, le 19 avril 2012

    Nous avons eu Sevgi parce qu'à l'époque, on nous disait qu'avoir un enfant nous réunirait. (Une grimace). C'est un étrange article de foi, la conviction que des nuits sans sommeil, sans sexe, un revenu amoindri et le stress constant de prendre soin d'une vie impuissante pourrait alléger la pression qui pèse sur une relation déjà tendue.
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  • Par BlackWolf, le 29 mars 2011

    Contre l'inconfort de la vérité, il n'y a qu'un seul refuge, celui de l'ignorance. Je n'ai pas besoin de confort, je refuse de me réfugier. J'exige de savoir.
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