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ISBN : 2211036937
Éditeur : L'Ecole des loisirs (1996)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 190 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ernest a dix ans.
Dix ans de vide : sa mère est morte le jour de sa naissance et son père a disparu. Dix ans d'ennui : sa vie avec sa grand-mère, prénommée Précieuse, n'a rien de très exaltant : école, goûter, devoirs, soupe. Pas de téléphone, pas de télévision. ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 26 décembre 2011

    canel
    Ceci n'est Pas un roman épistolaire. Pourquoi ce titre, alors ? on le découvre à la fin du roman, ce qui contribue à nous faire avancer encore plus vite dans le récit.

    Ernest est un brillant élève de CM2. Solitaire, vêtu comme un "petit bourge", il est élevé de manière stricte et austère par une grand-mère hors du temps qui ne sort jamais, ne s'octroie aucun plaisir, figée dans le deuil et le regret des disparus. Tout ceci marginalise bien sûr le jeune garçon, sans ami. Il ne doit qu'à son physique de rêve d'être remarqué et abordé par les fillettes de son âge. Mais cela ne l'intéresse Pas. Maison-école-devoirs-dodo (et goûter pomme-biscotte, invariablement). Jusqu'au jour où... Victoire arrive dans sa vie, vêtue comme lui, mais entourée d'une ribambelle de frères et soeurs, tourbillonnante, pétillante d'énergie, d'amour, de vie. Elle saura l'ouvrir peu à peu aux autres, aux petits plaisirs de l'existence, au monde... Et la grand-mère, au Passage, va être secouée, pour le plus grand bien de tous.

    Un joli récit optimiste sur le poids des non-dits, le pouvoir de l'amitié, et bien d'autres choses... Plein de sagesse et émouvant, ce roman a un petit air de famille avec Tu parles, Charles, à lire dès 8-9 ans, et aussi Ensemble c'est tout, et Happy Birthday grand-mère, ouvrages pour adultes.

    A découvrir dès 10 ans.
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  • Par Ori, le 02 août 2009

    Ori
    Lettres d'amour de 0 à 10 de Susie Morgenstern, Neuf de L'école des loisirs
    Le jeune Ernest vit avec sa grand-mère, depuis que sa mère est morte à sa naissance et que son père a disparu. Il vit dans une maison hors du temps, depuis 10 ans. Mais "vivre", quel bien grand mot pour ce petit garçon solitaire qui n'a rien vécu, rien connu... Et puis un jour, Victoire fait irruption dans sa vie. Victoire VIT elle, entourée de ses 12 frères et elle compte bien ramener Ernest à la vie.
    Petite histoire émouvante que je n'avais honteusement jamais lue (mais comme l'année prochaine, je rencontre Susie Morgenstern, je m'y mets!) sur l'importance de vivre heureux. Qu'est-ce que vivre si on passe à côté de tout?
    Lettres d'amour où les lettres sont absentes et ne font qu'irruption à la fin comme pour combler le vide de 10 ans d'absence. Petit roman sur la joie de vivre qui nous arrache quelques larmes et nous donne envie de mordre la vie à pleine dent.
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    • Livres 3.00/5
    Par Bamo, le 14 novembre 2011

    Bamo
    Ernest a dix ans, sa mère est morte en le mettant au monde, son père est parti trois jours après, il vit donc seul avec sa grand-mère. Un jour, une nouvelle arrive dans sa classe et ça change toute sa vie.
    Au début, j'ai trouvé le livre lent et vide, j'ai pensé que j'allais l'abandonner. Pourquoi mettre un garçon terne comme héros ? Il ne parle Pas, il ne connaît rien, il n'a même Pas envie de sortir. Dès que la nouvelle arrive, j'ai commencé à moins m'ennuyer parce qu'il se Passe enfin quelque chose. En fait, en lisant le livre, on a les sentiments d'Ernest : ennui au début, puis ça s'améliore. Ce n'est qu'à la fin qu'on comprend pourquoi l'auteur a choisi ce titre, c'est émouvant.
    (défi lecture 5e)
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    • Livres 4.00/5
    Par sultanne, le 27 novembre 2014

    sultanne
    Tendre et drôle à la fois, Lettres d'amour de 0 à 10 est un bon coup de frais à faire rentrer chez soi lorsque la théorie de la relativité s'empare de notre maisonnée...
    La question du devoir de mémoire y est posée avec pudeur, la valeur de l'Histoire dans nos vies y est appréciée avec subjectivité, la notion du deuil est abordée avec délicatesse, l'absence de parentalité, la solitude et le mélange des sentiments prennent alors des connotations toutes nouvelles.
    L'inhibition faite par le silence et les non-dits trouvent leur pendant dans le pouvoir libérateur du Verbe, qui donne toutes ses lettres de noblesse aux mots quand ils sont mis sur les maux.
    Enfin, il y a quelque chose de la Peau de chagrin à l'envers, chez cette vieille dame qui fait figure d'antiquaire, chez ce jeune garçon soudainement habité par la soif de vivre, dans ce jeu-même de cache-cache avec la réalité et l'ironie du sort.
    Et puis, cette question lancinante en toile de fond nous interroge avec beaucoup de pertinence sur la « normalité », à laquelle notre société moderne, convenue, artificieuse et formatée tient tant ; l'image de la famille classique est ici distendue, élargie, métamorphosée, proposant au passage une multitude d'arrangements avec la triste réalité, pour le plus grand plaisir d'un lecteur extatique !
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    • Livres 5.00/5
    Par lectures2thalie, le 05 juin 2012

    lectures2thalie
    Un livre que j'aime d'amour^^
    C'est un tel concentré de bonheur que je le conseille régulièrement pour tous les enfants qui ne le connaissent Pas. C'est tendre, drôle, émouvant, bien vu!
    J'aime ce petit garçon en tout point parfait et cette grand-mère restée dans un autre temps qui se laissent décoiffer par une petite tornade de dix ans. Ce livre fait redécouvrir les plaisirs simples de la vie comme: le goût d'un carré de chocolat, la joie d'être enfant et de s'amuser de tout et de rien, le bonheur d'être ensemble.
    C'est un roman qui étire votre sourire jusqu'aux oreilles. Une petite pépite, un petit bonbon, un vrai délice!
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Citations et extraits

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  • Par artemis, le 20 octobre 2009

    Victoire posa avec fougue un sac de croissants, brioches et pains au chocolat sur la table : "Papa a dévalisé la boulangerie ce matin. On en avait trop. J'en ai chipé quelqu'uns et j'ai décidé de venir les manger chez vous avant d'aller à l'école avec Ernest." Totalement inconsciente de l'effet qu'elle faisait, Victoire poursuivit : "Comment allez-vous ? Avez-vous fait de beaux rêves ? Moi, j'ai rêvé de toi, Ernest. On était grands, amoureux et on allait se marier. Je n'en sais pas plus. Jérémie [un bébé] s'est réveillé en hurlant. Je pense qu'il rêvait de toi aussi."
    [...]
    Germaine et Précieuse étaient stupéfaites et comme gelées sur leurs sièges. Ernest, qui, lui, tentait d'être bien élevé, prit un croissant dans le sac tendu, l'inspecta comme s'il avait été produit par des extraterrestres, puis, sans regarder les deux gardiennes de sa bonne nutrition, par politesse, il enfonça courageusement l'objet doré et crousillant dans sa bouche, s'attendant à mourir sur-le-champ
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  • Par canel, le 25 décembre 2011

    Son absence était une immense présence (...), comme un trou qu'on contourne pour ne pas y tomber, mais on pense tant au trou qu'on y tombe quand même. Il avait mille choses à lui dire et mille autres choses et gestes d'elle lui manquaient. C'est ça un trou, un manque infini. (p. 151-152)

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  • Par artemis, le 20 octobre 2009

    Ils prirent en silence un déjeuner qui ne méritait pas un commentaire. Rien ne vint ébranler les murs qui cachaient cette vie qui n'en était pas une. Les mots n'avaient pas de nageoires au fond de la mer noire des pensées perdues.
    (chp 7)

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  • Par beroune, le 04 octobre 2012

    Il fit un sourire à Victoire, prit son élan, posa son stylo à gauche de la première ligne et le fit courir du haut en bas de la page comme s'il participait à une course de formule 1. [...] Victoire écrivait frénétiquement. Elle avait de la chance, elle. Elle pouvait remplir une page rien qu'avec les prénoms de ses frères.

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  • Par canel, le 25 décembre 2011

    On ne peut pas aimer tout le monde. On a déjà de la chance d'aimer ceux qu'on aime. (p. 184)

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