'aime beaucoup les romans de
Michael Morpurgo, son écriture soigné et émouvante. J'ai découvert le Royaume de Kensucké au hasard de mes pérégrinations dans la bibliothèque municipale.
Ce roman existe en deux versions, poche et grand format. Si la version poche est moins onéreuse, en revanche l'édition grand format, avec ses magnifiques illustrations, est un magnifique objet.
Le roman s'inspire de Robinson Crusoé, tout en restant contemporain. La première partie du roman voit les parents de Mickaël tenter de faire face après avoir tous les deux perdus leur emploi. le père prend une décision radicale : acheter un bateau et larguer les amarres. La deuxième, après l'accident, montre la vie de Michael sur l'île et sa rencontre avec Kensuké.
Kensuké est un vieil homme japonais, survivant de la seconde guerre mondiale. Depuis, il vit sur l'île, peint, s'occupe des animaux. Contrairement à Robinson, il ne les a pas domestiqué à son profit, il les aide à survivre face au plus grand des prédateurs : l'homme.
Le vieil homme et l'enfant vont s'apprivoiser peu à peu, Kensuké le nourrira, le soignera, lui fera découvrir son royaume. Il lui racontera pourquoi il n'est jamais revenu à Nagasaki. Comme toujours dans l'œuvre de Mickaël
Morpurgo, vous ne trouverez pas de pathos, pas de complaisance, mais un récit délicat et pudique, et même si le récit est rétrospectif (le narrateur nous dit dès la première page qu‘il écrit dix ans après les faits, nous savons donc qu‘il a survécu), il nous surprend par son dénouement inattendu.