ISBN : 2264039167
Éditeur : 10-18 (2004)


Note moyenne : 4/5 (sur 150 notes) Ajouter à mes livres
Vers 1870, aux États-Unis, près de Cincinnati dans l'Ohio, le petit bourg de Bluestone Road, dresse ses fébriles demeures. L'histoire des lieux se lie au fleuve qui marquait jadis pour les esclaves en fuite la frontière où commençait la liberté. Dans l'une des maisons, ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par steppe, le 07 janvier 2012

    steppe
    Certains livres dès les premières pages nous promettent un voyage inoubliable et bouleversant.
    Beloved est de ceux la. de par son propos d'abord. Pour avoir lu nombre d'ouvrages sur l'esclavage et la condition des Noirs et alors que je pensais avoir tout lu ou presque et ne plus pouvoir m'étonner de rien sur le sujet, je suis restée scotchée de la première à la dernière page....
    Toni Morrison livre un récit haletant et passionnant mais plus que tout, sa plume, la virtuosité avec laquelle elle en use, le mot toujours juste, tranchant, sublime, rien de trop, rien de "pas assez", tout contribue à mettre en valeur la profondeur d'âme de ses personnages et à nous faire toucher du doigt la Négritude jusqu'à devenir soi-même le noir encore debout même si chancelant, l'homme bafoué, torturé, humilié.
    C'est, à travers un récit captivant mêlant fantastique et réalité qu'elle
    nous embarque dans la découverte de la culture afro américaine, ses origines, ses blessures, ses espérances ..
    Un livre poignant et superbement bien écrit....
    Un gros coup de coeur pour moi....
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    • Livres 4.00/5
    Par medsine, le 22 mars 2012

    medsine
    Beloved est un roman qui plonge le lecteur au plus profond d'un océan de noirceur. La noirceur de l'histoire américaine du XIXe siècle qui s'est étendue trop longtemps encore au XXe. La noirceur des actes atroces commis de manière la plus naturelle qui soit par les blancs envers les noirs avant que l'esclavage ne soit prohibé juste après la guerre de sécession.
    Roman de la « négritude » étendue au contexte américain, contre l'exploitation des hommes, contre l'indifférence et l'oubli, contre la barbarie.
    Beloved est aussi un roman d'amour. Amour maternel qui dépasse tout le reste. Amour qui peut dans des situations de désespérance extrême conduire à des actes fous. Quand la folie des hommes est la référence, où se situe le crime ? Quand tout n'est que cassures et que plus rien ne peut être réparé que veut dire commettre l'irréparable ?
    Toni Morrison nous plonge – au sens propre car on se sent réellement noyé – dans un univers à la fois onirique, car peuplé de fantômes, et à la fois cruellement réel, bien qu'on soit tenté par l'oubli tant les atrocités des hommes sont difficiles à comprendre.
    Ce roman nous montre la pureté de l'esprit et la force de l'amour que les meurtrissures de la chair les plus mordantes ne peuvent faire vaciller. Un roman sur les liens du sang, sur la force des femmes, sur le pouvoir des âmes.
    20 mars 2012
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par XoArum, le 14 janvier 2011

    XoArum
    Elle m'a pris beaucoup de temps cette lecture. Pas qu'elle soit laborieuse ou difficile à l'écriture ou au scénario. Je pourrais oser et dire que j'ai eu autre chose à lire pour les études ou qu'une certaine flemme m'a envahit et à rallonger ma lecture. Je pourrais surtout annoncer une vérité et dire que Toni Morrison a tendance à guider son lecteur dans son livre et qu'il a toujours du mal à s'en défaire et éviter de le finir. Prix Pulitzer 1988 pour son auteur, il ne me manquait plus que la lecture de « Beloved » pour m'avouer vaincue et faire de Toni Morrison une grande dame et surtout la figure de la mama noire qui vous transporte dans ses histoires avec une odeur de cheminée, du chocolat chaud et quelques notes du banjo de l'oncle Sam.
    « Beloved » c'est avant tout une histoire d'amour. C'est aussi un prénom, un murmure et une immense perte dans le coeur d'une mère. L'histoire commence en 1873 dans une maison qu'on appelle le 124. Il n'est jamais bon de passer à coté de cette maison. Parce qu'on l'a dit hantée et mauvaise.
    Au 124 vivait Baby Suggs, une mamie noire ancienne esclave qui a laissé plus que son corps et son esprit derrière elle pour profiter des dernières années de sa vie. Avec elle habitait Sethe, une jeune fille même pas encore une femme, épouse d'Halle, le fils de Baby Suggs, et esclave en fuite. Avec elles encore habitaient les deux fils de Sethe, une petite fille qui rampe déjà et la petite dernière, Denver. Tous se sont enfuis de Bon Abri, une ferme tenue par le couple blanc Garner, qui encourageait le respect, la gentillesse et la rémunération pour le travail bien fait envers ses esclaves. Quand Monsieur Garner partit les pieds devants, Baby Suggs fut rachetée par Halle et partit vivre au 124 dans une ville bien éloignée du Bon Abri. Quand Monsieur Garner et Baby Suggs partirent, Bon Abri devint une ferme qui ne respectait ni avait de la gentillesse envers ses esclaves noirs et inutiles. Fatigués, Sethe et ses enfants, Halle, Paul.D et Paul. A deux frères, ainsi que N°Six décidèrent de s'enfuir. Baby Suggs attendit avec espoir tous ses enfants et petits-enfants. Ce fut d'abord les deux garçons et la petite fille de Sethe qui arrivèrent en premier. Sethe avait accouché pendant le voyage de sa petite dernière et arrivèrent à leur suite. Ce fut les seuls qui arrivèrent à bon port. Il ne fallut pas longtemps à Baby Suggs pour perdre tout espoir de voir revenir son fils Halle et surtout de garder une étincelle d'humanité envers ce monde qui ne lui en avait jamais donnée. Après la mort de Baby Suggs et après la fuite des deux garçons, Sethe et Denver se retrouvèrent seules au 124. Parce que le 124 est habitée par un fantôme, celui de la petite fille qui rampait déjà et que Sethe a tranché la gorge quand elle a vu les blancs venir les chercher pour les ramener à Bon Abri. Parce qu'elle refusait de voir ce qu'elle avait fait de plus beau au monde devenir l'inhumaine qu'elle était devenue, Sethe a tranché la gorge de sa petite Beloved. Et depuis, elle hante les murs du 124, fait fuir ses deux frères, fait perdre tout espoir à Baby Suggs et rappelle à Denver que sa mère est capable de tout. Un jour, Paul.D rencontre Sethe qu'il avait aimée en secret à Bon-Abri. Ni Denver, ni le fantôme voient cette arrivée d'un bon oeil au contraire de Sethe. Et alors que Paul.D pense s'installer et vivre les dernières années humaines qu'ils ont a vivre tous les trois ensemble, une jeune femme les attend sur leur véranda, perdue, affamée. Elle s'appelle Beloved.
    Il faut savoir se mettre dans le contexte historique pour comprendre la moitié de ce que la population noire-américaine à du vivre pendant cette période. Morrison raconte avec violence toute l'horreur et la folie que Sethe, Baby Suggs, Paul.D ont du vivre jusqu'au moment ou ils doivent combattre leur propre folie. le texte n'est pas linéaire et beaucoup de passages nous ramènent en arrière et nous apprennent le passé de chacun, laborieux, douloureux et à la limite de l'inhumanité. Je pense que chacun aura la vision la plus horrible de ce que l'humain peut endurer et de ce qu'il peut faire endurer. Chaque femme noire aura son viol à raconter, ses coups de fouets à ressentir de nouveau, ses enfants arrachés ou qu'elles s'arrachent à elles-mêmes. Chaque homme noir aura dans l'esprit tous les moments qui l'ont rabaissés à rien, entre le morse, les chaines, les cordes ou le feu. Les blancs ne sont rien d'autre qu'une incompréhension, un peuple qui tient le fusil.
    Ce livre bouleverse beaucoup avant, par le résumé, par l'annonce que cette histoire est inspirée d'un fait réel. Pendant, par cette lecture non linéaire, par cette envie encore une fois que chacun des personnages trouvent un semblant d'humanité et de vitalité derrière tout ce qu'ils endurent. Et enfin après, parce qu'il reste des questions sans réponses, parce qu'un fantôme qui revient à la vie cela n'existe pas, parce que personne ne peut dire ce qui est advenu de Halle qui n'est jamais réapparu devant Sethe ou ce que sont devenus ses fils.
    Après « Sula », je m'étais dit que c'était bien. Après « Jazz », j'avais soupiré d'aise devant un grand talent du récit. Après « Beloved », je ne peux que m'avouer vaincue, Morrison sera à jamais l'une des grandes écrivaines américaine du XXème siècle.

    Lien : http://xoarum.livejournal.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par Delaetitia, le 23 février 2008

    Delaetitia
    Que dire de ce livre sinon qu'il m'a bouleversé, émue, qu'il m'a remué les tripes ! C'est à sa seconde lecture que j'ai pu saisir toute la grandeur de cette oeuvre. Un vrai tourbillon d'émotions, d'images et de souvenirs d'une vie, d'une histoire déchirante et pourtant pleine d'amour. le style de l'écrivain est singulier, surprenant et pourrait même en rebuter certains mais c'est aussi ce qui fait sa force et sa qualité. A lire d'urgence !!!
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    • Livres 3.00/5
    Par Well-read-kid, le 24 juin 2010

    Well-read-kid
    1874. L'esclavage a été aboli en 1865 au sortir de la guerre de Sécession, mais les blessures de la servitude ne semblent pas prêtes à s'effacer. Entre les atrocités commises par le Ku Klux Klan et la ségrégation, sans parler des souvenirs de leur asservissement, les Afro-américains luttent pour s'en sortir. Il faudra pourtant attendre les réformes de 1964 et 1965 pour que la ségrégation soit abolie.
    Ancienne esclave, Sethe vit avec Denver, sa fille adolescente dans une maison hantée par l'esprit de son bébé qu'elle a assassiné pour lui éviter de connaître l'esclavage…En effet, en 1856, Sethe a durement conquis sa liberté en fuyant sa plantation, le dos lacéré, à terme,…
    Ce récit est dur, de plusieurs façons. D'une part, il est assez dur à suivre, au début tout du moins. Toni Morrison exerce un va-et-vient constant entre le présent et le passé, parfois sans transition, et dit les choses à demi-mots à grand renfort de métaphores…le reste, c'est au lecteur de le deviner ou de se le figurer. C'est peut-être ce qui contribue à faire de ce livre une histoire aussi forte. D'autre part, évidemment, le thème est lui aussi très dur. C'est toute l'horreur de l'esclavage qui est ici dépeinte : des familles séparées, des femmes violées, battues, des hommes traités comme des animaux. Sethe n'a jamais vraiment connu sa mère, qui a été pendue, mariée à treize ans, pour ainsi dire veuve à dix-neuf ans, elle a vécu dans la servitude, dans la crainte que ces enfants soient vendus, elle a été battue, obligée à se prostituer, humiliée. Toni Morrison peint avec minutie et pudeur un peuple qui souffre, trop opprimé pour se laisser aller à avoir des projets ou aimer. C'est toute la réalité de l'époque qui nous apparait.
    Comme je le disais plus haut, le style de Toni Morrison est bâti à base de métaphores, ce qui donne une certaine poésie au texte, tout en le rendant assez hermétique. le lecteur peut parfois se perdre, et il ne faut pas qu'il s'attende à ce qu'on lui dise les choses de but en blanc. Si le résumé nous apprend que la base du roman est un infanticide, on ignore tout des circonstances exactes du meurtre, qui nous sont révélées par bribes.
    Sethe est un personnage de femme forte, mais évidemment, il y a des limites. Avec tout ce qu'elle a enduré, qu'elle finisse brisée n'étonnera personne. L'espoir semble néanmoins se manifester à la fin en la personne de Denver qui s'ouvre au monde. Tous les regrets et la culpabilité de Sethe s'incarnent en Beloved et son fantôme, une autre métaphore montrant comment ces sentiments peuvent détruire une personne. Bien que le geste de Sethe ai été atroce, on peut malheureusement le comprendre. L'horreur même de ce geste montre la barbarie de l'esclavage.
    On se prend bien à ce livre, qui se lit facilement malgré son aspect dur. Toni Morrison, monument de la littérature afro-américaine, a reçu le prix Pulitzer pour Beloved, mais également le prix Nobel de littérature pour l'ensemble de son œuvre.Au cinéma, Sethe a été interprétée par Oprah Winfrey.


    Lien : http://well-read-kid.over-blog.com
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Citations et extraits

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  • Par caravelle, le 29 août 2011

    Dangereux se dit Paul D, très dangereux. Pour une ancienne esclave, aimer aussi fort était risqué; surtout si c'étaient ses enfants qu'elle avait décidé d'aimer. Le mieux, il le savait, c'était d'aimer un petit peu, juste un petit peu chaque chose, pour que, le jour où on casserait les reins à cette chose ou qu'on la fourrerait dans un sac de jute lesté d'une pierre, eh bien il vous reste peut-être un peu d'amour pour ce qui viendrait après.
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  • Par steppe, le 21 janvier 2012

    Paul D ne dit mot, parce qu'elle n'attendait pas de réponse de sa part ni n'en désirait, mais il comprenait parfaitement ce qu'elle voulait dire. Écouter les tourterelles à Alfred, Géorgie, et n'avoir ni le droit ni la permission d'y prendre plaisir, parce que dans cet endroit, brume, tourterelles, soleil, poussière cuivrée, lune - tout appartenait aux hommes qui avaient des fusils. De petits hommes, pour certains, et des hommes grands aussi, qu'il aurait tous pu briser comme fétus, s'il l'avait voulu. Des hommes convaincus que leur virilité résidait dans leur fusil et qui n'étaient même pas gênés de savoir que, coups de feu ou pas, les renards se moquaient d'eux. Et ces "hommes" qui faisaient rire jusqu'aux renardes pouvaient, si vous les laissiez faire, vous priver d'entendre les tourterelles ou d'aimer le clair de lune. Si bien que vous vous protégiez et que vous finissiez par aimer petit. Que vous choisissiez la plus petite étoile du ciel pour vôtre ; que vous couchiez la tête tordue pour apercevoir la bien-aimée par dessus le bord du fossé avant de vous endormir. Lui glissiez des coups d’œil timides entre les arbres au moment de l'enchaînage. Brins d'herbe, salamandres, araignées, piverts, scarabées, vous n'aviez droit qu'à un royaume de fourmis. A l'exclusion de tout ce qui était plus grand. Une femme, un enfant, un frère - un grand amour comme ceux-là vous eût déchiré de part en part, à Alfred, Géorgie. Il savait exactement ce qu'elle voulait dire : arriver quelque part où l'on pouvait aimer tout ce que l'on voulait - ne pas avoir besoin d'autorisation pour désirer -, eh bien, ça c'était la liberté.
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  • Par latina, le 10 septembre 2011

    Au long de la vie de Baby, autant que de celle de Sethe, hommes et femmes étaient déplacés comme des pions sur un échiquier. Tous ceux que Baby Suggs avait connus, sans parler d'aimer, ceux qui ne s'étaient pas sauvés ou retrouvés pendus, avaient été loués, prêtés, vendus, capturés, renfermés, hypothéqués, gagnés, volés ou saisis pour dettes. Si bien que les huit enfants de Baby avaient six pères. Ce qu'elle appelait la malignité de la vie était le choc qu'elle avait éprouvé en apprenant que personne ne s'arrêtait de jouer aux dames simplement parce qu'au nombre des pions il y avait ses enfants.
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  • Par Couperine, le 04 décembre 2010

    Cependant elle savait une chose : la plus grande peur de Sethe était la même que celle qui l'agitait, elle, Denver, au début : que Beloved parte. Qu'avant que Sethe puisse lui faire comprendre ce que cela avait signifié -le courage qu'il lui avait fallu pour tirer les dents de cette scie sous le petit menton ; pour sentir le sang de bébé jaillir comme de l'huile entre ses doigts ; pour tenir son visage de sorte que sa tête reste attachée ; pour la serrer afin d'absorber, encore, les spasmes de mort qui fulguraient à travers ce corps adoré, tout rondelet et velouté de vie- Beloved risquait de partir. De partir avant que Sethe puisse lui faire comprendre que pire -bien pire que cela- était ce dont Baby Suggs était morte, ce qu'Ella savait, ce que Payé-Acquitté avait vu et ce qui faisait trembler Paul D. Que tout Blanc avait le droit de se saisir de toute votre personne pour un oui ou pour un non. Pas seulement pour vous faire travailler, vous tuer ou vous mutiler, mais pour vous salir. Vous salir si gravement qu'il vous serait à jamais impossible de vous aimer.
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  • Par Aela, le 11 février 2011

    Sethe: "If a house burns down, it's gone, but the place - the picture of it - stays, and not just in my rememory, but out there, in the world. What I remember is a picture floating around out there outside my head. I mean, even if I don't think it, even if I die, the picture of what I did, or knew, or saw, is still out there. Right in the place where it happened."
    Si une maison brûle, elle disparaît, mais l'emplacement - son reflet - demeure, et pas seulement dans ma remémoire, mais aussi là tout autour, dans le monde. Ce que je me rappelle, c'est une image qui flotte tout autour de ma tête. Ce que je veux dire c'est que même si je n'y pense pas, même si je meurs, l'image de ce que j'ai fait, de ce que je savais ou de ce que j'ai vu existe toujours, là, dehors. Exactement à l'emplacement où ça s'est passé.
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