> Anne-Sylvie Homassel (Traducteur)

ISBN : 2258081874
Éditeur : Les Presses De La Cite (2011)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Lorsqu'elle reçoit un courrier en provenance du Kent qui aurait dû lui arriver cinquante ans auparavant, Meredith Burchill révèle à sa fille Edie un épisode de sa vie qu'elle avait gardé secret jusqu'alors. En septembre 1939, comme beaucoup d'autres enfants, Meredith av... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par missmolko1, le 01 mai 2012

    missmolko1
    Kate Morton a de l'or dans les doigts car elle sait écrire des romans captivants et passionnants. Une fois commencé impossible de lâcher ses livres.
    Par contre qu'elle manque d'originalité par rapport au précédent roman que j'avais lu d'elle : 'Les brumes de Riverton".
    Elle utilise les mêmes clefs pour ce roman : un château perdu dans la campagne anglaise, une ou des personnes âgées pleines de secrets, une personne plus jeune (30-40 ans) qui va "enquêter" et de flash-back en flash-back on va découvrir une quantité de mystère qui était bien cachés.
    De plus j'ai bien aimé les parties racontées par Edie, mais j'ai trouvé certains passages un peu longs.
    Ce roman reste quand même passionnant et nous fait voyager car l'auteure arrive avec ses descriptions a nous faire vivre ce roman, les passages dans le château sont décrit comme dans un film. Comme si une caméra nous montrer les lieux au ralenti. Morton nous donne juste assez de détails pour visualiser les lieux, l'époque, l'état d'esprit des personnages sans jamais alourdir son récit.
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    Critique de qualité ? (25 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par fleurdusoleil, le 13 septembre 2011

    fleurdusoleil
    " Murs anciens qui chantent Les heures lointaines. "
    Les murs du château de Midelhurst chanteraient plutôt une complainte bien funeste. Cinq femmes que le destin va réunir par une simple lettre qui n'arrivera à sa destinataire que cinquante ans plus tard.
    On entre dans ce roman de Kate Morton par une porte dérobée. Meredith Burchill va être confrontée à un passé qu'elle avait enfoui secrètement en elle. Blessée par cette épisode de sa vie, elle s'était tu sur son évacuation de Londres, pendant la seconde guerre mondiale, mais une lettre égarée va rouvrir la blessure.
    Sa fille Edie, en découvrant cette histoire cherche à en savoir un peu plus sur ces gens qui avaient recueillie sa mère.
    Elle se rend donc au château de Milderhurst et fait la connaissance des soeurs Blythe. Et c'est là que tout commence. Les vieux murs du château vont peu à peu dévoiler les secrets de la famille Blythe.
    Leur histoire est comme leur demeure, pleine de portes condamnées, de passages secrets et de pièces abandonnées.
    Mais que cache Milderhurst ?
    Kate Morton entraine le lecteur dans un monde fait de secrets, de désillusions et de renoncements. Ses personnages sont les pièces maitresses d'un puzzle familial à la sombre destinée. Elle conduit celui ou celle qui entre, dans les profondeurs d'un jeu de mensonges et de conséquences. La vérité est la clef de ce roman, mais quelle est-t-elle ? Et surtout pourquoi ?
    Chaque page tournée est une pierre de l'édifice que l'on gratte délicatement pour découvrir ce qui se cache réellement derrière. Tout comme Edie, on découvre petit à petit la vie des soeurs Blythe, un père écrivain devenu fou et manipulateur, une cadette brisée par l'abandon de son fiancé, des aînées liées par un testament familial très étrange...Et un héritage maudit.
    On se lie fatalement d'affection pour ces femmes au destin tragique. Comment les actes d'un père peuvent conduire ses enfants à une vie terne et quasi recluse ?
    La plume de Kate Morton est magnifique. On est happée par son style tout en pudeur et en finesse. L'histoire se décline magistralement et le lecteur est comme hypnotisé. On ressort bouleversé de cette lecture riche en émotions. Chaque révélation, chaque nouvel élément, est calculé de manière à ce que le lecteur en redemande.
    Ce roman est tout simplement une merveille. Il est de ceux que l'on n'oublie pas. Je vous le conseille vivement, vous ne serez vraiment pas déçus.

    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.com/2011/09/les-heures-lointaines-ka..
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
  • Par marysedepe81, le 15 mai 2012

    marysedepe81
    Lectrice compulsive de polars, c'est tout à fait par hasard que j 'ai ouvert ce roman. Je ne sais pas comment expliquer le fait que je n'ai pas pu le lâcher avant la dernière ligne. Non seulement le rythme est lent, les descriptions minutieuses mais en plus l'intrigue me paraissait évidente dès le départ. Las, c'est méconnaitre le talent incroyable de l'auteure qui nous mène à tous petit pas vers un dénouement auquel bien sûr je n'avais pas pensé! Dans une atmosphère digne des  « Hauts de Hurlevent » elle nous distille goutte à goutte une énigme digne des meilleurs thrilleurs : des secrets de famille aux secrets de la guerre mondiale et de leurs conséquences, rien ne nous est épargné. Impossible de « sauter » des passages, tous ont leur utilité pour la construction du roman, tous participent à l'élaboration du mystère, un vrai supplice. J'ai mis trois jours à le lire, il faut dire qu'il comporte 631 pages, autant dire que le suspense est térrible. Á lire absolument.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par EMOTION, le 18 septembre 2011

    EMOTION

    c'est un livre qui vous enveloppe d'emblée et vous entraîne dans les douves du chateau de Milderhurst. Des personnages au tempérament exceptionnel: les trois soeurs bien sûr, Eddie, Thomas et son frère également, Meredith, la maman d'eddie, sans oublier le père de Juniper, Percie et Saffie. Les morts planent puissamment sur le chateau, le parcourent de leur présence fluide ou lourde; les lieux sont essentiels et possèdent une existence propre, que ce soit Milderhurst, omniprésent, mais aussi Londres envoûtante. J'aurais volontiers accordé cinq étoiles s'il n' y avait pas certaines longueurs qui cassent la tension ou certains clichés( comme la boule de verre ou des descriptions un peu enfantines du chateau). Mais je conseille totalement la lecture de ce talentueux écrivain qui me rappelle un des plus grands écrivains du XIXème siècle, la talentueuse Wilkie collins dont l'ombre a plané en permanence sur ma lecture: mystère, souffle, secrets de famille et surtout les veines du chateau qui murmurent et laissent le passé prendre tout son poids .
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Cerisyi, le 01 octobre 2011

    Cerisyi
    Que de plaisir j'ai eu lors de cette lecture ! Attirée en premier lieu par cette sublime couverture, l'épaisseur du livre (631 pages) et ensuite le résumé qui met l'eau à la bouche, je n'ai pas tardé à me jetter dessus et à entamer un voyage à travers le temps où les merveilles nous sont contées. Subtilement structuré, le livre se partage entre deux époques. La première se déroule au temps de la seconde guerre mondiale dans la campagne anglaise, particulièrement entre 1939-1942 où l'on découvre la vie au château au coeur de la famille Blythe qui recèle de nombreux secrets, la seconde se situe en 1992 où l'héroïne, Edie Burchill mène son enquête afin de découvrir les mystères du château de Milderhurst à l'époque où sa mère a vécue en compagnie de l'étrange famille Blythe alors qu'elle n'était qu'une jeune fille.
    Je craignais un roman mielleux et sans saveur et de ce fait, je ne peux que reconnaître mon erreur en l'ayant jugé trop tôt.
    Véritable conte romantique au parfum de grandeur, Les heures lointaines nous plonge sans cesse dans une bulle de rêve dont il est difficile de s'extirper.
    Si vous aimez les découvertes surprenantes, les décors victoriens et les personnages au destin tragique, je vous le recommande grandement !
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Critiques presse (3)


  • LeFigaro , le 28 juin 2011
    Un labyrinthe de fiction résonnant de voix familières, inquiétantes, et qui nous donnent, à nous aussi, le frisson de la peur.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Lexpress , le 14 juin 2011
    Difficile de ne pas penser à Jane Austen et à Daphné Du Maurier en lisant ses Heures lointaines qui, encore une fois, convoquent les fantômes du passé sur fond de sortilège littéraire.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Liberation , le 12 juin 2011
    Interview de Kate Morton : «Ce que j’aime dans la visite des vieilles pierres et dans celle des événements du passé, c’est que les choses sont encore là. Je ne veux pas dire de manière surnaturelle, je ne crois pas aux fantômes. Mais, parfois, en tournant rapidement la tête, on pourrait tomber sur des silhouettes du passé. J’ai tenté de procurer le même sentiment dans les Heures lointaines.»
    Lire la critique sur le site : Liberation

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Citations et extraits

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  • Par marysedepe81, le 15 mai 2012

    Tu te rends compte? La guerre venait d'éclater et nous étions tous à chanter dans le train, à manger des poires en conserve et à regarder chez les gens, quand le convoi passait près des maisons. Tu sais, les enfants survivent à bien des choses. Parfois même, ils sont quasiment insensibles à ce qui les entoure.


    Il faut dire que les fratries m'ont toujours intéressée. Leur intimité m'intrigue autant qu'elle me révulse. Les gènes partagés, le caractère aléatoire et parfois injuste de leur distribution, le lien auquel il est difficile d'échapper.
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  • Par marysedepe81, le 15 mai 2012

    Tu te rends compte? La guerre venait d'éclater et nous étions tous à chanter dans le train, à manger des poires en conserve et à regarder chez les gens, quand le convoi passait près des maisons. Tu sais, les enfants survivent à bien des choses. Parfois même, ils sont quasiment insensibles à ce qui les entoure.
    Il faut dire que les fratries m'ont toujours intéressée. Leur intimité m'intrigue autant qu'elle me révulse. Les gènes partagés, le caractère aléatoire et parfois injuste de leur distribution, le lien auquel il est difficile d'échapper.

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  • Par Carosand, le 27 avril 2012

    "Ca va peut-être te distraire, ça, avait-elle-dit, pleine d'espoir. Le livre est destiné à des lecteurs un peu plus âgés, je crois, mais tu es plutôt précoce. Avec quelques efforts, je suis certaine que tu y arriveras. Il est plus long que ce que tu as l'habitude de lire, et il te faudra persévérer."
    Je lui ai sans doute répondu par une pathétique quinte de toux, bien peu consciente du fait que ce livre extraordinaire allait me permettre de franchir un seuil sans aucun espoir de retour, et que j'avais dans les mains un objet dont l'apparence piteuse ne trahissait rien de son incroyable pouvoir. Les vrais lecteurs peuventtous vous dire quel livre, quel moment leur a fait franchir ces portes. Ce moment, je l'ai vécu après que maman m'a offert ce volume aux pages maintes fois tournées. Ce jour-là, au fond de mon lit, je n'en avais pas encore la moindre idée - et pour cause. Après ma longue et lente plongée dans le monde de l'Homme de boue, jamais plus la réalité n'a été en mesure de reprendre le dessus sur la fiction, dans mon esprit du moins.
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  • Par Carosand, le 30 avril 2012

    La douce voix rauque de Billie Holiday s'éleva. Percy respira profondément, réchauffée par le whisky. Oui, tant mieux ; une musique neuve à laquelle ne s'attachait aucun souvenir. Des années auparavant - des siècles auparavant, lui sembla-t-il, papa leur avait proposé, dans l'un de ses défis littéraires, le mot "nostalgie". Il leur avait lu la définition : "regret douloureusement aigu des choses du passé".
    Curieux sentiment, s'était alors dit Percy avec la certitude naïve de la jeunesse. Pourquoi vouloir revivre les lieux et les moments du passé, quand vous attendaient, intacts, les mystères du futur ?
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  • Par Carosand, le 02 mai 2012

    Puis elle a pris cet air qu'elle a parfois, pensif, un peu interloqué, comme si elle cherchait la réponse à un problème compliqué. Un peu comme l'expression qui me vient quand je rêvasse, et que mamam n'aime pas du tout. "Arrête de broyer du noir, Merry ! Fais quelque chose de tes dix doigts!"
    Mais c'est que j'aime bien broyer du noir, moi. C'est plus intéressant que de penser à des choses drôles et joyeuses. C'est dans le noir qu'il se passe des choses. C'est bien plus intéressant de se demander ce qu'il y a derrière les nuages, plutôt que de passer des heures à regarder un grand ciel bleu tout vide, tout simple.
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Kate Morton nous parle de son livre "the distant hours" (les heures lointaines en français)








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