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> Anne-Sylvie Homassel (Traducteur)

ISBN : 2258081874
Éditeur : Les Presses De La Cite (2011)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 89 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Lorsqu'elle reçoit un courrier en provenance du Kent qui aurait dû lui arriver cinquante ans auparavant, Meredith Burchill révèle à sa fille Edie un épisode de sa vie qu'elle avait gardé secret jusqu'alors. En septembre 1939, comme beaucoup d'autres enfants, Mer... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par latina, le 26 avril 2014

    latina
    J'ai une pierre dans le cœur. Mais je ne veux pas qu'on me l'enlève. Car cette pierre, c'est ce roman, pesant. Pesant, mais prenant. Troublant.
    Le château de Milderhurst est la propriété des Blythe. Entouré de douves qui ont été comblées, il s'impose dans le paysage du Kent, sombre, lugubre, entouré de bois oppressants.
    Ses propriétaires ? Raymond Blythe est un écrivain de renom, connu entre autres pour son conte « La Véridique Histoire de l'Homme de boue ». Raymond Blythe a eu 2 femmes et 3 filles, dont des jumelles, Percy et Saffy. Juniper, la cadette est un peu...spéciale. C'est un homme autoritaire et aimant, mais possessif à l'extrême, au point de dicter sa loi au-delà de sa propre mort. Et cette loi familiale pèse sur les 3 sœurs, les empêchant de vivre à leur guise.
    La narratrice, une jeune femme moderne passionnée par la lecture et initiée à ses plaisirs par « La Véridique Histoire de L'Homme de boue », justement, nous raconte cette histoire qui démarre à partir d'une lettre. En effet, sa mère reçoit une lettre ... du passé, de 1941 exactement, qui avait été reléguée par un facteur paresseux au fond d'un grenier. Et en 1992, cette lettre fait l'effet d'une bombe car le cratère qu'elle révèle est profond, très profond...
    Et nous coulons avec cette jeune femme, et nous nous lestons au fur et à mesure de secrets de plus en plus sombres, de pierres de plus en plus lourdes. Les Blythe et la mère de la narratrice sont intimement liés, car celle-ci, alors qu'elle avait une douzaine d'années, a passé quelques mois mémorables à Milderhust pendant le Blitz, en tant qu'enfant de la ville évacuée à la campagne...
    Le vieux château où chantent les murs, où murmurent Les heures lointaines livre ses secrets avec réticence, à l'image des 3 sœurs qui l'habitent, habitées elles-mêmes par la charge de l'amour contrarié, le poids du père autoritaire, le fardeau de la folie...
    Roman à l'atmosphère accablante, irrespirable. Mais ô combien envoûtant. La preuve? Mon esprit est tout embrumé, flottant encore dans ces murs et ces jardins, ces douves et ces couloirs obscurs où se font entendre les voix et les passions du passé...

    J'ai adoré.
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    • Livres 4.00/5
    Par missmolko1, le 01 mai 2012

    missmolko1
    Kate Morton a de l'or dans les doigts car elle sait écrire des romans captivants et passionnants. Une fois commencé impossible de lâcher ses livres.
    Par contre qu'elle manque d'originalité par rapport au précédent roman que j'avais lu d'elle : 'Les brumes de Riverton".
    Elle utilise les mêmes clefs pour ce roman : un château perdu dans la campagne anglaise, une ou des personnes âgées pleines de secrets, une personne plus jeune (30-40 ans) qui va "enquêter" et de flash-back en flash-back on va découvrir une quantité de mystère qui était bien cachés.
    De plus j'ai bien aimé les parties racontées par Edie, mais j'ai trouvé certains passages un peu longs.
    Ce roman reste quand même passionnant et nous fait voyager car l'auteure arrive avec ses descriptions a nous faire vivre ce roman, les passages dans le château sont décrit comme dans un film. Comme si une caméra nous montrer les lieux au ralenti. Morton nous donne juste assez de détails pour visualiser les lieux, l'époque, l'état d'esprit des personnages sans jamais alourdir son récit.
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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 16 mars 2014

    Aline1102
    En 1942, Meredith n'est qu'une petite fille lorsque les enfants vivant à Londres sont évacués. Les bombardements des avions allemands deviennent trop dangereux et les parents inquiets décident d'envoyer leurs enfants à la campagne.
    Meredith atterrit donc dans le Kent, dans une étrange demeure : Milderhurst Castle. Cette vieille bâtisse abrite le célèbre écrivain Raymond Blythe et ses trois filles, Perséphone, Seraphina et Juniper.
    Londres, 1992. Une lettre égarée depuis cinquante ans arrive enfin chez les Burchill. Elle est adressée à Meredith et est écrite par Juniper Blythe. Alors qu'elle en prend connaissance, Meredith fond en larmes devant sa fille stupéfaite. Cette dernière, étonnée par la réaction de sa mère, est certaine que la lettre reçue renferme un terrible secret. Edie Burchill décide donc d'en apprendre plus sur les sœurs Blythe et leur étrange château.

    J'ai adoré ce roman, mais je sais déjà que je vais avoir du mal à lui rendre justice ; parfois, un livre vous plaît tellement qu'il est compliqué d'en parler. C'est ce qu'il se passe avec Les heures lointaines.
    Ce roman était ma première « rencontre » avec Kate Morton et l'auteure m'a séduite. J'ai l'impression d'encore me trouver à Milderhurst Castle, parmi les sœurs Blythe, dans cette ambiance à la fois grandiose et nostalgique. Ce château, qui fascine Edie et l'attire comme un aimant m'a fascinée autant qu'elle : c'est un lieu plein de mystère, de secrets non révélés et ses vieilles pierres nous font ressentir cette ambiance lourde de non-dits.
    Des Heures lointaines, je retiendrai non seulement l'écriture, mais aussi l'histoire. La plume de Kate Morton nous entraîne dans un univers peuplé des fantômes du passé, notamment de ceux des grands écrivains de la littérature anglaise. Normal, puisque son héroïne, Edie, est passionnée de lecture et travaille dans une petite maison d'édition. le roman fait donc la part belle aux auteurs classiques, aux livres, aux mots, au plaisir de lire et de manipuler des livres.
    L'histoire que nous raconte le roman – ou plutôt les histoires, puisque Kate Morton entremêle le destin de plusieurs femmes – est passionnante et permet à l'auteure de nous plonger à la fois dans plusieurs époques : l'Angleterre contemporaine, d'une part, lorsque le récit nous est raconté par Edie ; et la période de la Seconde Guerre mondiale d'autre part, quand ce sont les sœurs Blythe (et en particulier Juniper) qui sont à l'honneur.
    Une chose encore m'a beaucoup plu à propos de ce roman : malgré le changement de narrateur et les nombreux flashbacks vers l'Angleterre des années 1940, on ne se perd jamais dans le récit.
    Les heures lointaines est un roman qui m'a captivée. Il m'a rappelé ces romans que j'aime et que j'ai envie de relire encore et encore.
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    • Livres 5.00/5
    Par fleurdusoleil, le 13 septembre 2011

    fleurdusoleil
    " Murs anciens qui chantent Les heures lointaines. "
    Les murs du château de Midelhurst chanteraient plutôt une complainte bien funeste. Cinq femmes que le destin va réunir par une simple lettre qui n'arrivera à sa destinataire que cinquante ans plus tard.
    On entre dans ce roman de Kate Morton par une porte dérobée. Meredith Burchill va être confrontée à un passé qu'elle avait enfoui secrètement en elle. Blessée par cette épisode de sa vie, elle s'était tu sur son évacuation de Londres, pendant la seconde guerre mondiale, mais une lettre égarée va rouvrir la blessure.
    Sa fille Edie, en découvrant cette histoire cherche à en savoir un peu plus sur ces gens qui avaient recueillie sa mère.
    Elle se rend donc au château de Milderhurst et fait la connaissance des soeurs Blythe. Et c'est là que tout commence. Les vieux murs du château vont peu à peu dévoiler les secrets de la famille Blythe.
    Leur histoire est comme leur demeure, pleine de portes condamnées, de passages secrets et de pièces abandonnées.
    Mais que cache Milderhurst ?
    Kate Morton entraine le lecteur dans un monde fait de secrets, de désillusions et de renoncements. Ses personnages sont les pièces maitresses d'un puzzle familial à la sombre destinée. Elle conduit celui ou celle qui entre, dans les profondeurs d'un jeu de mensonges et de conséquences. La vérité est la clef de ce roman, mais quelle est-t-elle ? Et surtout pourquoi ?
    Chaque page tournée est une pierre de l'édifice que l'on gratte délicatement pour découvrir ce qui se cache réellement derrière. Tout comme Edie, on découvre petit à petit la vie des soeurs Blythe, un père écrivain devenu fou et manipulateur, une cadette brisée par l'abandon de son fiancé, des aînées liées par un testament familial très étrange...Et un héritage maudit.
    On se lie fatalement d'affection pour ces femmes au destin tragique. Comment les actes d'un père peuvent conduire ses enfants à une vie terne et quasi recluse ?
    La plume de Kate Morton est magnifique. On est happée par son style tout en pudeur et en finesse. L'histoire se décline magistralement et le lecteur est comme hypnotisé. On ressort bouleversé de cette lecture riche en émotions. Chaque révélation, chaque nouvel élément, est calculé de manière à ce que le lecteur en redemande.
    Ce roman est tout simplement une merveille. Il est de ceux que l'on n'oublie pas. Je vous le conseille vivement, vous ne serez vraiment pas déçus.

    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.com/2011/09/les-heures-lointaines-ka..
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    • Livres 4.00/5
    Par EMOTION, le 18 septembre 2011

    EMOTION

    c'est un livre qui vous enveloppe d'emblée et vous entraîne dans les douves du chateau de Milderhurst. Des personnages au tempérament exceptionnel: les trois soeurs bien sûr, Eddie, Thomas et son frère également, Meredith, la maman d'eddie, sans oublier le père de Juniper, Percie et Saffie. Les morts planent puissamment sur le chateau, le parcourent de leur présence fluide ou lourde; les lieux sont essentiels et possèdent une existence propre, que ce soit Milderhurst, omniprésent, mais aussi Londres envoûtante. J'aurais volontiers accordé cinq étoiles s'il n' y avait pas certaines longueurs qui cassent la tension ou certains clichés( comme la boule de verre ou des descriptions un peu enfantines du chateau). Mais je conseille totalement la lecture de ce talentueux écrivain qui me rappelle un des plus grands écrivains du XIXème siècle, la talentueuse Wilkie collins dont l'ombre a plané en permanence sur ma lecture: mystère, souffle, secrets de famille et surtout les veines du chateau qui murmurent et laissent le passé prendre tout son poids .
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Critiques presse (3)


  • LeFigaro , le 28 juin 2011
    Un labyrinthe de fiction résonnant de voix familières, inquiétantes, et qui nous donnent, à nous aussi, le frisson de la peur.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Lexpress , le 14 juin 2011
    Difficile de ne pas penser à Jane Austen et à Daphné Du Maurier en lisant ses Heures lointaines qui, encore une fois, convoquent les fantômes du passé sur fond de sortilège littéraire.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Liberation , le 12 juin 2011
    Interview de Kate Morton : «Ce que j’aime dans la visite des vieilles pierres et dans celle des événements du passé, c’est que les choses sont encore là. Je ne veux pas dire de manière surnaturelle, je ne crois pas aux fantômes. Mais, parfois, en tournant rapidement la tête, on pourrait tomber sur des silhouettes du passé. J’ai tenté de procurer le même sentiment dans les Heures lointaines.»
    Lire la critique sur le site : Liberation

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Citations et extraits

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  • Par Carosand, le 27 avril 2012

    "Ca va peut-être te distraire, ça, avait-elle-dit, pleine d'espoir. Le livre est destiné à des lecteurs un peu plus âgés, je crois, mais tu es plutôt précoce. Avec quelques efforts, je suis certaine que tu y arriveras. Il est plus long que ce que tu as l'habitude de lire, et il te faudra persévérer."
    Je lui ai sans doute répondu par une pathétique quinte de toux, bien peu consciente du fait que ce livre extraordinaire allait me permettre de franchir un seuil sans aucun espoir de retour, et que j'avais dans les mains un objet dont l'apparence piteuse ne trahissait rien de son incroyable pouvoir. Les vrais lecteurs peuventtous vous dire quel livre, quel moment leur a fait franchir ces portes. Ce moment, je l'ai vécu après que maman m'a offert ce volume aux pages maintes fois tournées. Ce jour-là, au fond de mon lit, je n'en avais pas encore la moindre idée - et pour cause. Après ma longue et lente plongée dans le monde de l'Homme de boue, jamais plus la réalité n'a été en mesure de reprendre le dessus sur la fiction, dans mon esprit du moins.
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  • Par Carosand, le 30 avril 2012

    La douce voix rauque de Billie Holiday s'éleva. Percy respira profondément, réchauffée par le whisky. Oui, tant mieux ; une musique neuve à laquelle ne s'attachait aucun souvenir. Des années auparavant - des siècles auparavant, lui sembla-t-il, papa leur avait proposé, dans l'un de ses défis littéraires, le mot "nostalgie". Il leur avait lu la définition : "regret douloureusement aigu des choses du passé".
    Curieux sentiment, s'était alors dit Percy avec la certitude naïve de la jeunesse. Pourquoi vouloir revivre les lieux et les moments du passé, quand vous attendaient, intacts, les mystères du futur ?
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  • Par Aline1102, le 25 septembre 2013

    J'ai étalé la couverture sur l'herbe tachetée de soleil et je me suis débarrassée de mes chaussures. Plus loin dans les bois, un ruisseau murmurait son éternelle chanson aux galets de son lit ; des papillons se laissaient porter par la brise. La couverture avait une bonne odeur de lessive et de feuilles foulées aux pieds.

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  • Par Carosand, le 04 mai 2012

    - Dans la vie d'un enfant, il arrive nécessairement un moment où ses yeux se dessillent, où il comprend que ses parents ne sont pas à l'abri des pires bassesses dont l'homme soit capable. Qu'ils ne sont pas invincibles. Qu"ils font parfois des choses guidés par leur seul intérêt, dans le but unique de nourrir leurs monstres intimes. Nous sommes, par nature, une espèce égoïste, mademoiselle Burchill.
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  • Par EMOTION, le 11 septembre 2011

    Je me suis rendu compte que ces ouvrages étaient fort anciens : reliures de vieux cuir, papiers de garde marbrés, tranches dorées. Mes doigts me démangeaient d'aller caresser leurs dos tavelés, jusqu'à ce qu'ils atteignent celui dont l'attrait serait irrésistible ; alors je l'extrairais soigneusement de sa rangée, l'ouvrirais, fermerais les yeux pour me repaître de l'odeur de l'antique poussière de livre, celle qui allume des incendies imaginaires au fond de mon âme.
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Découvrez les sources d'inspiration de Kate Morton à l'occasion de la parution de son roman "La scène des souvenirs" le 4 avril 2013 aux éditions Presses de ...








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