> Cécile Arnaud (Traducteur)

ISBN : 2710330490
Éditeur : Quai Voltaire (2009)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
" Il y a presque toujours dans la vie un moment clé, un point divisant le temps entre un avant et un après, un accident ou une histoire d'amour, un voyage ou peut-être un décès ".

Ainsi commence le récit que fait Gabriel, dix-sept ans, de l'été qui change... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par luCa, le 02 septembre 2010

    luCa
    Femme charmante, femme aimante, femme amante, femme aimée. Lorsque deux chemins se croisent, on est d'abord surpris de découvrir l'être dont on n'espérait plus ou ne soupçonnait pas l'existence. Puis on s'y perd, on s'y accroche. Une perte heureuse, une drogue magnifique. le visage nous hante, nous suit. On se souvient du moindre détail, la couleur de ses cheveux, ses yeux, ses lèvres, son sourire; et la manière qu'elle a de nous regarder, d'agir, ses tics, ses gestes, ses paroles. On plonge dans cette eau merveilleuse, chaque phrase devient proverbe, chaque mot étincelle. Comment expliquer cette alchimie étrange et fantastique, ce mélange étonnant et plaisant de sens, d'envies de désirs ? C'est drôle mais les discours sur l'amour paraissent toujours mielleux, clichés, imbibés de rêves et de beauté. Mais ce qui est drôle aussi, c'est que l'amour, le vécu, pas celui avec un grand A, mais le simple, le proche, ne s'en éloigne pas trop. De toute façon, on n'y comprend rien. On ne peux l'expliquer, le système complexe de neurones du cerveau n'en revient pas lui-même. La seule chose dont on est sûre, c'est qu'elle est là, réelle. Lillian. Je n'ai jamais été autant séduite par une femme d'un roman. C'est dire si la prose de Katherine Mosby vous embarque, vous entraîne dans cette quête, ce voyage sans retour. Gabriel et Spencer auront la chance de la connaître et d'en tomber amoureux. Pour le meilleur (et pour le pire.)
    Son chemin donne l'impression d'être tout tracé. La mort de son père, le Pensionnat, l'arrivée chez son frère Spencer, la rencontre avec Tante Lavinia, Clayton Prather, Heather et enfin Lillian. On dirait qu'une main divine s'est posé délicatement sur son front, le guidant à travers joies et peines, jusqu'à cette femme. A la fois candide et innocent, cette rencontre va le forger. Il paraît plus mature, plus adulte. Il pense à Lillian sans arrêt, et ne veut partager son secret, de peur d'écorcher la belle image rayonnante. Mais Spencer va lui aussi emprunter ce chemin. Au cours d'un week-end intense, délicieux de surprise, de rencontres, de relations, il va, lui aussi, tomber sous le charme de la femme qui, entre ces deux êtres doux, intelligents et marginaux, décidera de se lancer. Gabriel voit qu'elle lui échappe. Mais il faut savoir être raisonnable, il n'a que 17 ans. Son frère est plus apte à la rendre heureuse, et à combler ses attentes. Mais tout ne sera pas si facile …
    « Sous le charme de Lillian Dawes ». Oui, complètement. Envoûtante et enchanteuse, revenant sans cesse, déifiée, au travers du regard admiratif de Gabriel et amoureux de Spencer. Au-delà de l'histoire, c'est un discours poignant sur la naissance de l'Amour, les découvertes de la Vie. Une écriture intelligente et mélodieuse, qui esquisse, au fil des pages, à la fois ces personnages simples, si simples, si attachants, protagonistes d'une fable aux tons sépias, granuleux, comme un trésor que conserverait un Antiquaire; et cette jeune femme, vers qui tout semble converger. Un point de fuite d'un dessin réaliste et pittoresque, qu'on aimerait accrocher aux murs, à la vue de tous. Un roman que j'aimerais faire lire à tout le monde, juste pour que, eux aussi, soient « Sous le charme de Lillian Dawes »

    Lien : http://bookkingdom.wordpress.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par Akeera, le 28 mars 2012

    Akeera
    Un petit roman sans prétention mais délicieusement agréable à lire, frais, malicieux, classe et rétro, à l'image de ses héros, et plus particulièrement de la fameuse Lillian Dawes après qui court notre jeune héros.
    Gabriel à 17 ans, vient de se faire renvoyer de son pensionnat et est envoyé à New York chez son frère Spencer pour partager sa vie de bohème durant un été plein de surprises. Celle qui les laissera tous les 2 changés à jamais s'appelle Lilllian Dawes, une jeune femme gracieuse, mystérieuse et insaisissable qui fera irruption dans leurs vies par hasard pour y laisser son empreinte à jamais.
    Ce n'est pas tant l'histoire en elle-même qui vous laissera rêveurs mais l'écriture de Katherine Mosby, tout simplement géniale! Ses personnages prennent vie devant nos yeux ébahis, et bougent d'une manière drôle et très expressive qui m'a immédiatement rappelé les personnages des dessins animés de Sylvain Chomet (les Triplettes de Belleville, L'illusionniste). Une adaptation de ce roman dans cet esprit serait juste magnifique...
    Les personnages font vraiment la force de ce livre, colorés, vivants, expressifs et surtout très attachants! Mention spéciale pour Lillian Dawes, mix surprenant entre la grâce de Audrey Hepburn et le côté fantasque et malicieux de Mary Poppins, en bref un cocktail détonant, et l'originale et loufoque tante Lavinia qu'on aurait tous envie d'avoir dans sa famille!
    Bref, un beau roman à lire au printemps en écoutant pousser les fleurs ;-)
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    • Livres 5.00/5
    Par soukee, le 15 juillet 2010

    soukee
    Difficile de résumer ce roman sans vous donner l'impression qu'il est mièvre et commun... Car c'est tout le contraire ! Plonger dans ce roman c'est s'immerger dans le New-York des 50's et ses codes mondains. Grâce à son personnage principal, - Gabriel, jeune ado naïf -, Katherine Mosby permet au lecteur de découvrir cet univers avec un filtre d'innocence. Qu'il est bon de voir évoluer ce personnage adolescent dans ce monde qui lui est inconnu et tenter d'en comprendre les règles !
    L'intrigue est bien construite et évolue à un rythme lent qui semble en harmonie avec les journées du jeune Gabriel, qui voit parfois l'ennui l'envahir. Malgré une certaine prévisibilité sur un certain point, l'intrigue développée par Katherine Mosby est originale. Mais le point fort de ce roman c'est l'immersion dans cette époque et ce lieu mythique, le tout porté par une plume poétique et imagée à souhait.
    Les personnages sont attachants. Certains sont caricaturaux (surtout dans les mondains que fréquentent Gabriel) mais chacun apporte à ce roman une touche de fraîcheur. Lilian, femme enfant mystérieuse et ô combien hypnotique, m'a fait furieusement penser à un mélange de Marilyn Monroe et d'Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany's...)

    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2010/07/15/18590797.html
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    • Livres 4.00/5
    Par jostein, le 23 juillet 2011

    jostein
    Dans ce roman, ils tombent tous Sous le charme de Lillian Dawes. Mais moi, je suis aussi tombée sous le charme de Gabriel, jeune homme de 17 ans, de son frère Spencer et de la cocasse Tante Lavinia.
    Gabriel, renvoyé de son lycée, s'installe chez son frère aîné, écrivain. Il découvre ainsi la vie de Manhattan, les week-ends mondains, les dîners d'intellectuels et surtout la passion amoureuse, très pudique pour l'énigmatique et jolie Lillian Dawes.
    C'est une peinture de la société américaine des années 50, un peu dans le style Fitzgerald. L'auteur évoque très vaguement l'époque de McCarthy et la politique anti-communiste. C'est dans ce milieu que Gabriel va découvrir la vie adulte et les secrets de son père.
    Les relations entre les personnages sont d'une grande pudeur mais je les ai parfaitement ressenties. L'amitié grandissante des deux frères, l'amour pour Lillian, l'honneur, le respect pour Tante Lavina sont exprimés avec beaucoup de délicatesse. L'hommage de Gabriel à sa tante est original et touchant.
    J'avais adoré Sanctuaires ardents et Katherine Mosby devient ainsi une auteur que je suivrais particulièrement.

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-sous-le-charme-de-l..
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    • Livres 5.00/5
    Par Stemilou, le 02 septembre 2011

    Stemilou
    Années 50. Expulsé de son pensionnat, Gabriel, 17 ans, est hébergé par son frère, Spencer, écrivain bohème, dans son antre de Manhattan. Une nouvelle vie commence pour ces deux frères issus de la bourgeoisie new yorkaise, orphelins et tellement différents.
    Tout débute avec l'arrivée de Tante Lavinia, excentrique mais bienveillante, puis c'est Lilian qui fait son apparition dans la vie du jeune Gabriel et va littéralement lui faire tourner la tête, obnubilé sur sa vie, sa personne, sa véritable identité.... Une jeune femme qui parait bien sous tout rapport, une artiste énigmatique, une espionne, des noms différents, une femme qui a le don de transporter l'imagination des hommes.

    Il y a bien sur d'autres personnages qui agrémentent le roman de bout en bout tel Ling, le valet, ou encore une jeune mère et sa fille complètement « déboussolées », la cousine Hadley, j'en passe et des meilleurs ; bref un roman haut en couleur qui dans le New York des années 50, culturellement en voie d'épanouissement, on ressent l'amour grandissant entre ces deux frères qui se sont peu côtoyés auparavant et qui auront du mal à se quitter.
    Tout en délicatesse et en retenu ce roman d'apprentissage dégage un petit côté démodé et rafraichissant qui ravi, d'une lecture simple où tout paraît lisse mais où l'intrigue tire le lecteur jusqu'à la fin.

    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-sous-le-charme-de-lillian-dawe..
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Citations et extraits

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  • Par soukee, le 15 juillet 2010

    Les gens ne sont pas des noix qu'on ouvre d'un coup. Apprendre à connaître quelqu'un est un plaisir à savourer, comme du chocolat. On ne peut pas l'avaler tout rond, il faut le laisser fondre lentement afin que le palais en goûte chaque infime nuance.
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  • Par soukee, le 15 juillet 2010

    Le passé a aussi peu de consistance que le futur : hypothétique et faussé, romancé par un millier de forces déformantes et filtré par le voile trompeur de l'émotion.
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  • Par Sand94, le 28 juillet 2009

    La vie ne devrait pas avoir d'autres limites que celles de l'imagination. (p.265)
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  • Par Lilly, le 11 décembre 2010

    Elle parla jusqu'au matin, recroquevillée sur le canapé, la tête du chaton, qui s'était assoupi sur ses genoux, posée sur son bras ; Spencer et moi étions assis dos à la fenêtre, comme pour bloquer la lumière et retenir le jour qui risquait de nous arracher Lillian et de sonner la fin du conte de fées, quand le bûcheron se retrouve de nouveau tout seul dans les bois.
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  • Par jostein, le 23 juillet 2011

    Si tu comptes te sacrifier pour une cause, choisis la avec soin et fais en sorte qu'elle soit digne de ce que tu risques de perdre pour elle.
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