Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes)
Je voudrais rentrer à la maison1Ajouter à mes livres
"Rentrer à la maison", c'est l'idée fixe d'un garçon de dix ans qu'on a mis à l'internat. Cela se passe en 1962, dans une petite ville d'Auvergne.
Trente-huit ans plus tard, il raconte le dortoir, la cour, l'étude du soir et la promenade du jeudi. Il revit au pré... > voir plus
Lecture jeune, n°119 - C’est un bien étrange roman qu’a écrit Per Olov Enquist, d’après le Livre des Questions de Blanche Wittman, sur les destins croisés de cette dernière, du neurologue Charcot, de Marie et Pierre Curie. Internée à la Salpêtrière, Blanche se prête, pendant seize ans, aux expériences d’hypnose du professeur Charcot qui exhibe les malades devant un amphithéâtre d’étudiants. Intelligente et séduisante, elle est la patiente favorite du médecin jusqu’à sa mort, dont elle se déclare coupable. Guérie, elle devient l’assistante et la confidente de Marie Curie. Brûlée par le radium, elle est amputée des jambes et d’un bras, survivant dans un corps mutilé et minuscule. Amie dévouée, Blanche recherche la véritable nature de la passion et étudie les rapports entre l’amour et la science à travers le lien qui a uni Marie à Pierre, puis au physicien Paul Langevin. Marie Curie est honnie pour avoir brisé le foyer des Langevin, et pour d’autres raisons encore : étrangère, juive, elle a obtenu deux fois le prix Nobel. De sa lueur bleutée, la pechblende, symbole du feu de la science, irradie les deux femmes qui poursuivent leurs recherches avec un courage et une ténacité inouïs. Le récit leur donne une dimension emblématique, féministe et héroïque. Il procède par retours en arrière et répétitions, comme un questionnement scientifique ou une mélopée incantatoire, ce qui le rend parfois difficile à lire. Pourtant, la richesse de la thématique et l’éloge rendu aux femmes de science passionneront les jeunes, pourvu qu’ils soient amateurs de grands romans ambitieux. On peut penser que les adolescentes seront surtout sensibles au récit d’une amitié forte et sincère entre deux héroïnes battantes et que ceux qui se destinent à des études scientifiques seront curieux de découvrir le contexte de cette époque d’intenses découvertes. Malgré la dureté des situations vécues par les protagonistes, le roman, original et très documenté, est empreint d’une philosophie optimiste. « L’amour triomphe de tout ». ? Cécile Robin-Lapeyre
Au menu de cette dernière partie, la mise en bouche avec la présentation de quelques romans de janvier 2011 et la cerise sur le gâteau avec un extrait du chagrin du Roi mort de Jean-Claude Mourlevat.