Note moyenne : 3.88/5 (sur 34 notes)
Du vent dans mes mollets19Ajouter à mes livres
Rachel a neuf ans, une institutrice humiliante, des parents vaches et une copine garce. A neuf ans, on est puni quand on donne son avis. On peste quand les parents gloussent. On glousse quand les parents pestent. On découvre aussi de nouvelles sensations bizarres... Cet... > voir plus
Rachel a neuf ans, une institutrice humiliante, des parents vaches et une copine garce. A neuf ans, on est puni quand on donne son avis. On peste quand les parents gloussent. On glousse quand les parents pestent. On découvre aussi de nouvelles sensations bizarres... Cette grande petite fille dissèque son monde avec un regard drôle et acerbe dont la maturité étonne, amuse et choque. de fous rires en conflits, elle explore l'impitoyable monde de l'enfance, celui des irrépressibles balbutiements sexuels, des mesquineries blessantes et des premiers clivages politiques. Un monde qui mène, parfois trop vite, vers celui des adultes...
Le parler enfantin, la justesse du ton et la naïveté décapante de ce roman évoquent à la fois le Petit Nicolas et Zazie dans le métro. C'est rafraîchissant tout plein, on ricane et par les temps qui courent ça fait vraiment du bien...
on se retrouve dans la tête de Rachel qui dissèque son monde avec un parlé enfantin parfois vulgaire, Elle choque mais pourtant n'est-il pas parfois comme cela le monde des enfants?... Cruel, drôle, choquant et pas toujours aussi innocent qu'il n'y parait. On rit un peu plus dans ce livre que dans "première communion" de Julie guerlan qui trait un peu du même thème. mais les deux livres m'ont laissé une drôle d'impression... L'impression qu'on oublie ce monde bizarre de l'enfance, l'enfance où l'on a caché tant de chose, L'enfance où les autres, les grands nous paraissent cruels, l'enfance où l'on est cruel sans s'en rendre compte... Ces deux livres nous montrent un peu le côté obscur de l'enfance, celui qu'on a tendance à oublier une fois passé l'âge adulte, celui dont on ne parle pas dans les romans.
La jeune Rachel, 9 ans, doit aller voir une pédo-psychologue, Madame Trebla pour lui parler de sa vie et surtout du fait qu'elle dort tout habillée pour être prête à partir à l'école, de la raison pour laquelle elle a soudainement de mauvaises notes et comment la petite fille perçoit la vie familiale … Voilà un court roman empreint de fraicheur, avec aussi bien de l'humour que de l'émotion. le ton m'a paru juste dans l'ensemble et est celui d'une enfant, avec sa simplicité mais aussi un certain talent pour analyser en profondeur certains comportements. Et comme tous les enfants, il n'y a pas de « censure » dans les propos : Rachel dit ce qu'elle pense, tel quel, qui à blesser mais c'est cette franchise qui est touchante ! Son innocence est rafraichissante et on regrette un peu que cette petite fille à la langue bien pendue soit confrontée si vite au monde des adultes mais il semble que cette confrontation n'ait pas que des aspects négatifs et malgré l'émotion que j'ai ressentie lors des dernières pages, je suis ressortie de cette lecture sans tristesse et sans impression négative !
Vous voulez du frais, vous voulez du vrai, vous voulez du gai sur un sujet triste, vous avez le moral à zéro.... alors lisez "Du vent dans mes mollets", ce n'est que du bonheur !!!!!!!
L'auteure est délicieuse en plus, invitez là !!!
Rachel a 9 a et sa meilleure amie vient de mourir et Rachel ne comprend pas les adultes qui essaient d'adoucir cette perte.
Nous sommes dans sa tête et c'est jubilatoire !
Pour quelqu'un la vie s'arrête et pourtant le vent continue de souffler dans mes mollets....
Rachel a neuf ans. Elle nous raconte ses rendez-vous avec Madame Trebla, la psychologue pour enfants qu'elle va voir deux fois par semaine parce qu' elle dort tout habillée avec son cartable. Elle se livre, dans son langage d'écolière, sur sa vie : ses parents, ses blagues téléphoniques avec sa copine Hortense, son institutrice…Un livre très drôle et émouvant qui nous rappelle les facéties de notre enfance.
En livre audio, l'auteur habite véritablement son texte et le rend irrésistible.
Lecture Jeune, n°130 - juin 2009 - Rachel a neuf ans et, depuis une semaine, elle dort tout habillée, avec cartable et affaires de gym pour ne pas être en retard à l'école. Alors sa mère l'envoie chez Mme Trebla, « une dame qui parle avec les enfants et qui, après quelques dessins, arrive à les convaincre de se mettre en pyjama le soir, d'enlever leur cartable et leurs chaussures avant de se coucher à l'intérieur des couvertures. » Suivent neuf séances désopilantes chez la psychologue au cours desquelles Rachel médite sur l'amour, la mort, Barbie et la politique, avant qu'un triste épilogue ne vienne frapper le lecteur qui ne s'attendait pas à voir la mort s'introduire dans ce récit faussement naïf et vraiment hilarant. Raphaële Moussafir a toujours souhaité que son texte devienne une bande dessinée. Elle a choisi elle-même l'illustratrice, qui dessine une Rachel à la fois expressive et dynamique, oscillant entre rire et désarroi, caprice et cruauté. Si le trait est parfois un peu caricatural, il n'est jamais redondant par rapport au récit et il acquiert, dans les dernières pages, une plus grande subtilité, jouant habilement du cadrage et de l'échelle pour accentuer la fragilité de l'enfant, éprouvée par le deuil. Perdue dans une page tapissée d'herbes vertes, une petite silhouette résiste au chagrin, debout. Et plus loin, les poings serrés, recroquevillée, isolée dans un noir chagrin, l'enfant semble minuscule et sans défense, parmi les fleurs tendres d'un tissu Liberty. « Je suis restée longtemps sans rien dire, la tête posée sur les genoux de maman, en regardant le tissu de sa jupe qui restait le même alors qu'Hortense était morte. Je me suis dit que j'aurais bien aimé être un morceau de tissu », confie Rachel, dans une page où illustration et narration se mêlent pour souligner avec finesse le fil psychanalytique du récit. Charlotte Plat
J’ai remarqué que quand on est triste ou qu’il y a une mauvaise nouvelle, la vie autour ne change pas. Comme le jour où mamie est morte, j’étais dehors, et il y avait du vent, et quand on m’a dit que mamie était morte, il a quand même continué à y avoir du vent dans mes mollets. Quand on est triste, les objets ne sont pas tristes et ils font comme si de rien n’était, et ça, ça me rend encore plus triste.
Madame Trebla m’a donné un bonbon et un mouchoir et elle m’a dit de me sauver.
Et pourtant, "il faut laisser aux enfants la liberté d'avoir mauvais goût" soupire la maman. A ceci, la réplique de la gamine fuse : "Parce que c'est moi qui ai mauvais goût ? Alors ça, c'est la meilleure ! Et ça la gêne pas, maman, de mettre des chaussettes en laine dans des mocassins blancs avec sa jupe longue à franges sous prétexte qu'il y a un petit vent frais ?... C'est bien ce que je dis, décidément, les parents heureusement qu'ils filent pas dans leur chambre à chaque fois qu'ils sont à côté de la plaque, parce que sinon, il resterait plus grand monde à table."
Je précise que je suis très étonnée, ma chérie, d’apprendre que tu es prête à payer pour entrer au club des amies d’une fille en plastique avec des cheveux en nylon filasse
Les réactions du public à la sortie du spectacle de Raphaële Moussafir, Et pendant ce temps-là les araignées tricotent des pulls autour de nos bilboquets, en ce moment au Festival d'Avignon 2008.