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Critiques sur Le premier amour (6)


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    • Livres 4.00/5
    Par quiliravivra le 20/05/2012


    J'ai aimé ce livre car il m'a bouleversé.
    L'écriture fouille, dissèque les états d'âme d'un professeur de latin qui , à la cinquantaine, se sent un homme vieux , n'ayant rien vécu et n'ayant plus plus rien à attendre de l'avenir.
    C'est le retour sur des lieux de sa jeunesse qui va engendrer chez cet homme le besoin de faire un retour sur lui-même au travers de l'écriture d'un journal intime.
    Ce livre fait réfléchir sur les limites de l'introspection.
    Au fur et à mesure de la lecture j'ai pensé que l'occasion était donnée à cet homme de trouver un moyen de sortir de sa solitude, de son négativisme en en prenant justement conscience. Et de fait l'homme va peu à peu se métamorphoser physiquement (j'ai adoré ces passages là et je vous laisse les découvrir ).
    C'est le côté positif et exaltant de l'introspection.
    Mais il y a aussi un autre versant beaucoup plus sombre lié au fait qu'une réflexion excessive sur soi-même peut conduire à un comportement paranoïaque.
    A lire pour le portrait psychologique extrêmement juste d'un homme qui à force de se chercher finit par se perdre.


    critique de qualité ? (31 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Aaliz le 25/05/2012


    Se plonger dans Le premier amour, c'est partir à la découverte d'un homme à travers son journal. On y côtoie toutes ses pensées des plus nobles aux plus immorales. La forme du journal intime est un procédé souvent utilisé en littérature mais là où Sándor Márai se démarque c'est qu'on a vraiment la sensation de lire un vrai journal intime et non pas une fiction. Les passages où le narrateur se répète, se contredit, sont tellement criants de vérité que ça n'a fait qu'accentuer mes émotions lors de ma lecture.
    Il m'a troublée, m'a rendue perplexe, m'a émue, m'a fait de la peine, m'a choquée, m'a horrifiée. Je ne savais plus quoi penser de lui, je le sentais parfois à la limite de la folie et pourtant certains détails m'ont rappelé des évènements et des sensations vécus personnellement et ça n'en est que plus troublant encore.
    Ce roman est celui de la solitude d'un homme, un homme qui va chercher et réfléchir à comment en finir avec cette solitude qui lui pèse. C'est aussi l'histoire d'un homme qui réalise peu à peu qu'il est passé à côté de sa vie. Mais il n'est peut-être pas trop tard ?

    Je ne sais pas quoi dire de plus, je trouve que concernant l'histoire, la 4ème de couverture en dit assez sans en dire trop, je voudrais donc que ceux qui me lisent s'en contentent comme je m'en suis contentée et qu'ils puissent découvrir ce roman de la même façon que je l'ai découvert.
    Je l'ai trouvé très actuel par les thèmes qu'il évoque, je me dis que finalement l'être humain a toujours été confronté aux mêmes questions existentielles quelle que soit l'époque.

    J'ai beaucoup pensé au Loup des steppes de Herman Hesse. Mais si le thème principal reste sensiblement le même, le traitement et l'approche sont complètement différents. le loup des steppes est plus philosophique, Harry se met de lui-même à l'écart du monde parce qu'il n'en partage pas les valeurs, il le rejette délibérément. A l'inverse, dans Le premier amour, j'ai eu plus l'impression d'une solitude subie. J'ai senti Gaspard parfois très imbu de sa personne et j'attribuais sa solitude à ce trait de caractère, il ne trouve personne assez bien pour lui. Mais dix lignes après, il fait montre d'une telle compassion envers autrui que mes théories en sont réduites à néant.

    Bref cette lecture m'a désorientée et m'a beaucoup touchée en même temps. Je suis ravie d'avoir découvert ce grand auteur de talent et je poursuivrai sans aucun doute ma découverte.

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par sylvaine le 22/06/2011


    un professeur de latin vieillissant dans une petite ville de hongrie.
    A l'occasion d'un séjour d'été dans une station thermale démodée il rencontre un jeune homme très pauvre qui lui fait découvrir que le mal être qu'il ressent n'est rien d'autre que de la SOLITUDE.
    A partir de ce constat il commence à se raconter dans son journal sa vie va basculer quand il va découvrir et l'amour et la jalousie
    Sandor Marai nous livre une superbe étude de personnages jeunes ou vieux Je comprends mieux la place qu' occupe cet auteur hongrois sur les tables des bonnes librairies. A goûter sans modération

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



  • Par MIOP le 09/02/2012


    le premier amour est un roman puissant et singulier empreint de nostalgie mais sans complaisance dans sa description du milieu provincial, cultivé et bourgeois dont Sandor Marai était issu. Dans ce premier roman écrit à 28 ans, apparaissent déjà les thèmes de prédilection de l'auteur: les amours impossibles, la douleur du vieillissement, la solitude...servis par une écriture magnifique.
    Cet auteur qui connait une gloire posthume grace à un éditeur volontaire est à découvrir absolument!

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par monito le 06/10/2009


    Dans ce journal intime d'un professeur de latin, vieillissant dans une petite ville de province en Hongrie, se trouvent toutes les qualités déjà tant vantées de cet auteur magyar que j'ai découvert il y a peu.

    Dans ce soliloque, notre professeur à la vie bien réglée, bien terne et quasi hors du monde, fait une rencontre qui va bouleverser sa vie.

    Au presque crépuscule d'une existence sans intérêt, il retourne dans une station thermale qu'il avait visitée 28 ans auparavant et rencontre un jeune homme aussi ermite que lui qui va lui ouvrir les yeux sur lui-même.

    C'est ensuite, de retour dans son train-train quotidien, que le héros veut, sans le vouloir vraiment, bousculer sa vie et qu'il entre dans des rapports troubles à autrui : vis à vis de ses collègues, de sa gouvernante, mais plus que tout vis à vis de deux de ses élèves de Terminale, un garçon et une fille. Ces deux là vivent un premier amour et à son grand dam notre professeur ne connaît rien aux sentiments.

    Page après page, cependant, il change, bouge et se mue. Attraction, répulsion, jalousie, volonté de plaire mais sans être trop perturbé, le professeur exerce au travers de son journal une auto-analyse qui malheureusement se traduit, dans les faits, par des actes nuisibles.

    C'est pourtant un brave type mais probablement, et sur le plan humain par dessus tout, un raté.

    Sándor MÁRAI nous livre pour la première fois sa finesse psychologique et nous emporte dans ce combat intérieur que se livre ce professeur, dont on ne sait trop si l'on doit l'aimer ou pas.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par letitbe le 20/03/2011


    En terminant ce livre, je me suis demandé : "Pourquoi ce titre?". Car les tourments de l'amour apparaîssent en filigrane mais ne sont pas prédominents. Ceci-dit, j'ai apprécié ce livre pour son style classique et sans fioriture, pour l'analyse très fine de la psychologie du narrateur. On compare à juste titre Sàndor Màrai à Stefan Zweig et je pense aller à la découverte de cet auteur même si l'épilogue de cet ouvrage me laisse quelque peu perplexe.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)






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