Antifasciste avant la guerre, " ennemi de classe " sous l'ère soviétique, témoin d'un monde qui se délite, Saindor Marai connut avant son exil officiel vers les États-Unis un tragique exil intérieur. Rédigés vingt ans a... > voir plus
Une grande fresque historique qui nous montre l'arrivée victorieuse des chars soviétiques en Hongrie en 1944, et les rapports difficiles entre les occupants et la population locale.
Un témoignage bouleversant, écrit 20 ans après les événements décrits, par ce grand écrivain hongrois, exilé aux USA en 1948 après avoir été mis au ban par le gouvernement communiste hongrois de l'après-guerre.
Un beau moment de littérature et d'histoire.
Aucun principe directeur ne semblait régir les communications au sein de l'armée, dont la vie se déroulait selon un système très ancien, celui des Gengis Khan, des Tartares et de la Horde d'Or: les soldats se déplaçaient, se nourrissaient, construisaient des ponts, plantaient leurs tentes et disparaissaient comme sur un coup de sifflet. Cette façon de mener la guerre avaité été, sans doute, celle des Huns et des ancêtres des Hongrois, les cavaliers scythes, si impitoyables pour leurs montures.
Au fond, les soldats russes paraissaient bien plus proches de la nature que les Occidentaux.
De même que les chefs des armées mongoles autrefois tenaient compte de la position de la lune pour décider de la direction qu'allait prendre leur offensive, de même ces descendants tardifs des Mongols semblaient savoir mettre à profit les données, favorables ou défavorables de la nature.
"Les Braises" : un véritable "coup de coeur" pour David Garçonnet, de la librairie des Signes à Compiègne (60). Un livre tout simplement magnifique sur l'amitié, tant par le style de Sandor Maraï que par la construction du roman...2 minutes 14 pour vous convaincre...