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ISBN : 2070457389
Éditeur : Gallimard (2014)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quiconque visite le Rwanda est saisi par la beauté de son paysage, mais il est aussi effaré par la violence de son histoire postcoloniale. Tout se passe comme si le bien et le mal irrémédiablement inséparables avaient scellé sous ses mille et une collines un pacte d'ami... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par bina, le 24 mai 2014

    bina
    Inyenzi ou les cafards est le premier titre écrit par Scholastique Mukasonga. C’est un livre témoignage, hommage à ses morts, 37 membres de sa famille (père, mère, frère, sœurs, beaux-frères, belle-sœur, neveux et nièces) ayant été massacrés en 1994 au Rwanda, pour le seul motif qu’ils étaient tutsis dans un pays dominé par les hutus. Ils avaient une volonté d’éradication systématique des tutsis, au même titre que les cafards.
    Enfant, adolescente, jeune femme, Scholastique Mukasonga a toujours connu les suspicions, la fuite et la crainte pour des raisons ethniques. Jusqu’à sa fuite au Burundi avec son frère, laissant le reste de sa famille sur place. Son père voulait que ses enfants s’en sortent par le haut, par les études, c’est pourquoi son frère et elle vont alternativement poursuivre leurs études, et partir à l’étranger. Son frère au Sénégal, et elle, en France, en suivant son mari rencontré au Burundi.
    Le massacre de sa famille, elle le vit dans la terreur, à distance, depuis la France, et il lui a fallut dix ans pour avoir la force de revenir sur les lieux du drame avec son mari et ses deux fils.
    Alors pour ne pas que les morts sans sépulture tombent dans l’oubli, elle écrit, mémoire de sa famille comme le souhaitaient ses parents. Elle a été choisie pour survivre.
    Ce livre est un témoignage bouleversant, qui mêle le regard de l’adulte,( le temps de l’écriture), et le vécu de l’enfance (le temps de la narration), avec une opinion avisée sur ce qui s’est passé dans son pays. Ce tableau du Rwanda de la fin des années 1950 au massacre de 1994 dresse en négatif l’impact de la politique coloniale belge, et le rôle, ou plutôt le non-rôle des institutions internationales (l’ONU en particulier) pendant ce génocide.
    A lire, à faire lire, pour ne pas que cela se reproduise.
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    • Livres 4.00/5
    Par Flodopas78, le 29 juillet 2014

    Flodopas78
    A l'occasion du 20ème anniversaire du génocide des Tutsis au Rwanda, Gallimard réédite en collection folio le premier livre de Scholastique Mukasonga où elle raconte les persécutions qu'ont connues sa famille entre 1950 et 1994. En France au moment des évènements tragiques qui ont frappé la population Tutsi et où la quasi-totalité de sa famille a perdu la vie, souvent dans des conditions atroces, la vie de Scholastique Mukasonga bascule dans la douleur de se savoir une des seules survivantes. Il lui a fallu attendre 10 ans pour avoir la force de retourner au Rwanda sur la trace de ses chers disparus auxquels elle dresse un mémorial à travers le récit de sa vie. "J'avais en charge la mémoire de tous ces morts : ils m'accompagneraient jusqu'à ma propre mort". Récit bouleversant mais nécessaire, pour ne pas oublier.
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    • Livres 4.00/5
    Par jeunejane, le 30 août 2014

    jeunejane
    Ce roman m'a beaucoup touché pour la force que la famille a dû déployer pour survivre, se déplacer et encore se déplacer.
    Que les hommes sont cruels et bêtes parfois. J'ai reçu le témoignage de parents de tutsis établis en Belgique et partis rechercher les survivants. Quand je croiserai encore la jeune dame arrivée ici , ramenée par sa soeur, j'apprécierai plus la qualité de son sourire et j'admirerai encore plus son intégration parmi nous qu'elle a réussie grâce à sa famille belgo rwandaise.
    Je ne m'imaginais pas l'horreur décrite par Scholastique Mukasonga et pourtant c'est écrit avec de beaux mots et avec force pudeur.
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    • Livres 5.00/5
    Par thedoc, le 04 mai 2014

    thedoc
    Scholastique Mukasonga nous raconte ses souvenirs du Rwanda, avant le génocide, de sa petite enfance jusqu'à sa fuite en 1973 alors qu'elle était étudiante. Tutsi, elle n'a connu que les humiliations, les persécutions et les violences quotidiennes perpétrées par les Hutu, jusqu'aux derniers pogroms qui l'ont obligée à se réfugier au Burundi pour sauver sa vie. Son récit fait frémir lorsque l'on songe que le génocide n'a été que "l'horreur attendue". Pendant 40 ans, les Tutsi ont été traités comme des parias, à un tel point que chacun d'entre eux savait que la seule issue possible était la mort. Ils l'attendaient presque comme un soulagement...
    Scholastique Mukasonga redonne vie aux membres de sa famille et à la communauté avec laquelle elle a partagé ses jeunes années. Elle revient sur la terre de son enfance pour recueillir les témoignages des derniers instants des membres de sa famille. Ce récit est essentiel pour réaliser jusqu'où la haine raciale des hommes peut mener. Jusqu'à l'abomination.
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    • Livres 4.00/5
    Par simonis, le 03 août 2014

    simonis
    Une Inyenzi, un cafard, voilà ce qu'était Scholastique Mukasonga au Rwanda. À travers sa tragique histoire personnelle, c'est celle de tous les Tutsis qu'elle nous expose. de l'indépendance aux massacres et au génocide, qu'elle n'a pas connu, car elle s'est réfugiée au Burundi dans les années 70. Un livre bien écrit, très intéressant pour qui veut en savoir plus sur l'histoire de ce pays, où les anciens colons belges, français et allemands ont leur part de responsabilité dans le génocide. On peut cependant regretter les phrases masquant mal une certaine rancune vis-à-vis des hutus, alors que des efforts indispensables ont été fait pour la réconciliation. Mais à la lecture de ce témoignage, comment ne pas comprendre ?
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Citations et extraits

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  • Par EdenK, le 03 septembre 2014

    Notre ami nous conduit jusqu'à la maison de ses parents. Il a eu de la chance. Ses parents trop agés n'ont pas été poussés jusqu'à la rivière, ils ont été tués dans la cour de leur maison. Il a pu retrouver leurs corps. Il les a enterrés à l'entrée de l'église du bourg de Kirarambogo où son père avait été instituteur pendant vingt-cinq ans. Ainsi ses anciens élèves qui sont aussi les tueurs passent devant sa tombe quand en bons chrétiens, ils vont à la messe du dimanche.
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  • Par Flodopas78, le 29 juillet 2014

    Ne me reste que le lancinant reproche d'être vivante au milieu de tous mes morts. Mais que vaut ma souffrance comparée à ce qu'ils ont souffert avant d'obtenir de leurs bourreaux cette mort qui était leur seule délivrance.

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  • Par thedoc, le 05 mai 2014

    Le 1er juillet 1962, le Rwanda devint officiellement indépendant. Avec l'aide des Belges et de l'église catholique, le MDR-Parmehutu pouvait établir ce qu'un rapport de l'ONU désignait dès mars 1961 comme la "dictature raciale d'un seul parti". Des milliers de Tutsi avaient été massacrés, plus de 150 000 avaient fui dans les pays avoisinants, ceux qui restaient au Rwanda allaient être réduits à l'état de parias.
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  • Par thedoc, le 05 mai 2014

    Il était bien le seul Bertrand Russel quand il dénonçait "le massacre le plus horrible et le plus sysématique depuis l'extermination des Juifs par les Nazis". La hiérarchie catholique, l'ancienne autorité mandataire, les instances internationales n'y avaient rien trouvé à redire sinon à dénoncer le terrorisme des Inyenzi.

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  • Par bina, le 24 mai 2014

    Et surtout, les parents ne savaient comment le dire, il fallait au moins que quelques-uns survivent, gardent la mémoire, que la famille, ailleurs, puisse continuer. p 116.

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Vidéo de Scholastique Mukasonga

Scholastique Mukasonga "prix Océans" France Ô 2012 .
Scholastique Mukasonga a reçu le prix Océans France Ô 2012.Parrainé par Alain Mabanckou et en partenariat avec Babelio.com, ce nouveau prix initié par France Ô récompense un roman écrit en français mettant en lumière les valeurs d'ouverture sur le monde, d'échanges et d'humanisme publié dans les douze mois précédant











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