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ISBN : 2266201387
Éditeur : Pocket Jeunesse (2011)


Note moyenne : 3.36/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Dans le futur, des Maîtres noirs règnent sur les deux continents, l'Afirik en plein essor et l'ancienne Europe, aujourd'hui dévastée par les épidémies. Des bateaux conduisent en Afirik, par dizaines de milliers, des esclaves blan... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par Ethernya, le 10 novembre 2012

    Ethernya
    Dans la saga dystopique 'Les Cornes d'Ivoire', l'auteur nous propose de découvrir une autre visions de la séparation des peuples à cause de leur couleur de peau. Direction l'Afirik (anciennement Afrique) où la population Noire a pris le pouvoir, réduisant en esclavage les peuples Blancs du Septentrion à la manière des puissances conquérante de l'ère coloniale que nous avons connus. Au sein de cette société, nous allons faire la connaissance De Mari, une jeune Blanche qui est plutôt chanceuse car elle est la dame de compagnie de la fille cadette du Maître local. Une esclave ne peut dire 'non' à ses maîtres, et à cause de ceci sa vie va radicalement changée.
    L'univers imaginé par Lorris Murail est un univers que l'on peut superposé au nôtre en différents points. Tout d'abord, d'un point de vue géographique nous allons principalement évolué en Afirik, l'équivalent de notre Afrique tant d'un point de vue climatique que de la population : les terres sont arides et les cultures difficiles. le second continent que nous découvrons est le Septentrion, qui correspond à notre Europe. Là bas, la Peste a dévasté la population, rendant ainsi le continent difficilement vivable. Les peuples Blancs qui y vivaient ont tous viré en tribu de sauvage, que les conquérant Noir se plaisent à chasser puis asservir.
    Mais ce ne sont pas les seuls peuples que nous allons rencontrés au cours de l'histoire. Si nous suivons principalement les deux premiers, nous allons également rencontré certains personnages appartenant à d'autres populations alors que d'autres encore ne seront que cités. Nous rencontrons donc :
    - Les Noirs. Devenus les Maîtres, ils n'hésite pas à prendre du plaisir à maltraité leurs esclaves, les tuant à la tâche parfois au sens propre du terme. Lorsqu'il sera question de justice, ce seront principalement eux qui la rendront mais celle-ci ne sera pas forcément considéré comme juste. Certains des ces personnages étant plus cruels que d'autre.
    - Les Blancs, aussi appelé Cornes d'Ivoire. Ce sont les peuples originaire du Septentrion. Vivant comme des sauvages, ils sont considéré comme tel par leurs maître. Néanmoins, lorsque nous découvrirons peu peu des éléments sur ces personnages, nous allons découvrir qu'ils étaient bien loin de cette vision que les Noirs en ont. La preuve la plus flagrante sera le mystérieux inventeur qui a créer des machines volantes en bois...
    - Les Gris. Il s'agit tout simplement des enfants nés de l'union entre Noir et Blanc. Ces derniers sont encore plus mal vu que les blancs eux-même, voire même pire.
    - Les Maures. Nous en rencontrons un seul au cours de tout ce premier volet. Il s'agit des peuples Arabes.
    - Les Makkas, simplement cité, correspondent aux peuples à la peaux Jaune.
    - Les Xonqs, enfin cité eux aussi, qui sont ceux à la Peau Rouge des continent Américain, ou du moins ce qu'il en reste.
    Enfin, il est important de noter la forte présence de la religion au sein de ce roman, et plus particulièrement du point de vue des Blanc qui croient encore au catholicisme. Mais ce n'est pas si facile pour eux. En effet, il ne connaissent que cette religion par des bribes et ne connaissent pas les histoires de cette dernière hormis ce que leurs parents leur ont raconté. La religion est un point important dans cette histoire car elle sera en partie à l'origine des grands changement de la vie De Mari.
    La vie De Mari parlons-en un peu. Elle est un peu plus privilégié que ses compatriotes : elle ne se casse pas le dos dans les champs et connait le luxe de la vie au sein de la demeure des Maître. Mais peu à peu le sort va s'acharner sur elle : la mort, les complot, la fuite... et au bout du compte la Liberté, mais qui ne sera pas une chose aisé car dans ce monde la définition de Blanc est soit sauvage (si l'on est au Septentrion) soit esclave (partout ailleurs). Ces bouleversement dans sa vie m'ont plus et m'ont paru très plausible, j'ai hâte de connaître la suite de ses aventures dans le second tome, où elle décide de partir en quête des origines de son peuple et surtout de sa vérité au Septentrion.
    Côté personnage, nous suivons principalement Mari. Une jeune fille Blanche qui n'a pas d'autre choix que de travailler pour subsister. C'est un peu une rêveuse mais qui garde malgré tout les pieds sur terre. Lorsque sa mère lui parle de la grandeur de son peuple d'antan elle reste un peu sceptique, mais sera bien forcé d'y croire au vu de tout ce qu'elle découvrira. Malgré tout, elle m'a un peu déçu lors de certains de ses choix qui vont lui être fatals, chose qui se voyait venir à des kilomètre. C'est un peu dommage, car à la base c'est une demoiselle très réfléchi et intelligente.
    Autour d'elle gravitent tout un tas de personnages secondaires que l'on peu distinguer en différents groupes : sa famille, ses maîtres et les autres.
    - du côté de sa famille, on notera tout particulièrement ses parents. La mère très présente et très protectrice envers elle du fait de la disparition des deux ainés Luc et Jan. Et qui sera en quelque sorte un déclencheur de tout les évènements qui conduirons Mari sur les route. le père de son côté est un homme qui aime sa famille et qui n'hésite pas à suer sang et eau pour elle, tout en leur apportant du réconfort par ses chansons même s'il ne connait pas leur sens réel (que le lecteur reconnaîtra peut-être).
    - En ce qui concerne les Maître, il s'agit principalement de la famille Samba. Sare, le père est le maître absolu de la région, mais paraît malgré tout assez effacé. Il est très souvent contraint à gérer les 'crises' de son épouse Adila qui lui feront faire des actes ou prendre des décisions qui ne seront pas anodines. Lisha, la petite demoiselle dont Mari s'occupe, c'est une petite fille tout ce qu'il y a de plus normal. Mine de rien elle s'est attaché à notre héroïne bien qu'elle ai souvent pour elle des mots assez dur. Enfin Gakere, l'un des fils de la famille, qui aura des comportements assez étranges et dont Mari fera les frais plus tard.
    - Parmi les autres, on notera Yumna, une jeune Noire qui sera plus une amie pour notre héroïne qu'une véritable Maîtresse. C'est un personnage qui m'a beaucoup intrigué et que j'ai apprécié. Diaker et Lisiba, des marins qui vont devenir des amis proches de notre demoiselle. Grâce à eux nous allons beaucoup voyager dès leur apparition, ainsi que dans le volumes suivant. Penda, un Noir, très savant et qui se passionne pour la culture perdue des peuples du Septentrion. Il apprendra de nombreuses choses à Mari sur son passé et son peuple.
    Enfin, le style d'écriture de l'auteur est très agréable à lire. Très fluide, on ne voit pas les pages défilées à mesure que l'on avance dans l'histoire. J'ai notamment bien apprécié le fait que l'histoire soit découpée en différentes parties selon les grand lieux où Mari se trouve ainsi que l'évolution de son histoire. L'histoire est assez bien équilibrer en ce qui concerne les scènes d'actions, de dialogue et de descriptions, rendant l'ensemble relativement bien rythmée.

    Lien : http://fantasy-princess.ek.la/afirik-les-cornes-d-ivoire-tome-1-lorr..
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    • Livres 4.00/5
    Par emmyne, le 24 mai 2011

    emmyne
    Lorris Murail signe, avec ce premier tome de trilogie, une uchronie. Les grandes épidémies ont anéanti l'Europe, la société occidentale est réduite à la misère, à la déchéance. Parallèlement, le continent africain se développe économiquement au point de dominer les pays du Nord, d'en réduire les populations en esclavage.
    Lorsque débute le roman, cette situation est un état de fait depuis plusieurs générations. le renversement historique que pratique Lorris Murail est mené de main de maître, la reconstitution inversée plus que fidèle sans facilité. Les correspondances sont édifiantes, il en est parfois difficile de ne pas voir les grandes plantations américaines. Tous les aspects de l'esclavage sont pointés : voyage à fond de cale, et vente sur un marché, déni de l'humanité, personnes réduites à des " choses " considérées dépourvues d'intelligence, de sentiment, de biens propres - simple valeur marchande, parfois moins qu'une bête -, perte identitaire culturelle par l'oubli d'un peuple déraciné qui ne peut transmettre que partiellement sa mémoire - qui se mêle peu à peu à celle de la terre africaine - dont les croyances chrétiennes sont apparentées au cannibalisme donc à la barbarie ( perte du sens des mots de la langue d'origine, de celui des symboles religieux ), séparation des familles, abus sexuels, humiliations et, évidemment, le dénigrement de l'apparence physique. Les Blancs sont ces Cornes d'Ivoire du titre en réponse à l'expression Bois d'ébène. La peau claire n'engendre que répulsion et insultes ( la preuve, elle n'est pas adaptée au climat, chair blafarde qui rougit et cloque au soleil ) : dégoût pour la pâleur, l'odeur des Faces de Craies, Têtes de Lune, Culs de Babouins...
    " Mari ferma les yeux. Et même quand le fracas du tonnerre ébranla le sol sous ses pieds, elle ne les rouvrit pas. Gakere s'agitait autour d'elle. Il pouvait faire ce qu'il voulait. Il n'y avait pas de justice pour les Blancs, que des devoirs et des châtiments. Parfois, on trouvait dans les bois le corps d'une pauvre fille. En bon régisseur, Fuli Fak inscrivait alors sur son livre de comptes une perte de cinq cents cauris. "
    L'échange est terriblement efficace et convaincant. L'aventure de la jeune héroïne ne débute vraiment qu'après les deux cents premières pages - sur les cinq cents du volume qui filent -. Sans la moindre longueur, cette mise en place du contexte est aussi prenante qu'élaborée. L'auteur expose et déploie l'univers avec brio. Il montre à travers les scènes quotidiennes comment l'esclavage et le racisme sont ancrés dans les mentalités sans diaboliser les personnages des " maîtres" - même si certains sont pervers ou décadents -, dans l'esprit des domestiques nés la peau sombre racontant des légendes qui justifient la notion de race et celle d'infériorité ou de malédiction.
    " Si le Grand Esprit vous a faits comme ça, c'est qu'il avait sans doute ses raisons. A mon avis, c'est pour qu'on repère dans la nuit ceux qui auraient envie de filer en douce. "
    Les descriptions de la vie sur le domaine permettent de faire la part belle à la culture africaine, à ses traditions, ses beautés, aux paysages, à cette nature. Roman adolescent, il relate une double quête, celle de la liberté et, à travers elle, celle des origines. La progression est parfaitement gérée, les épisodes se succèdent, s'enchaînent, les références culturelles, qu'elles soient africaines ou occidentales, restent toujours accessibles. L'intrigue, cruelle sans violence complaisante, a du rythme, celui d'une épopée. Les nombreux personnages, l'originalité des personnalités, lui donnent sa richesse sans égarer le lecteur et l'inscrivent dans cet univers uchronique captivant, miroir historique en altérité. Il y a des mondes et du monde dans ce roman, à la fois dense et fluide, celui des villes et celui des grands propriétaires terriens. On y rencontre des affranchis, des rebelles et des marchands, des hommes visionnaires qui croient au progrès technique et humain, à la libération des hommes par le travail des machines, des jeunes utopistes qui refusent de regarder les couleurs de peau, des assassins qui n'agissent que nuitamment cagoulés...Toute une société que le second volume quitte pour partir à la découverte du " Septentrion ".
    Un premier tome et déjà une réussite. le retour sur la terre des ancêtres est prévu pour 2012.



    Lien : http://lisezjeunesse.canalblog.com/archives/2011/04/25/20910719.html..
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    • Livres 4.00/5
    Par Cielvariable, le 16 mars 2013

    Cielvariable
    J'ai découvert avec grand plaisir le sous-genre "uchronie" avec ce premier tome de la triologie "Les cornes d'ivoire". L'auteur y réécrit l'histoire de l'esclavage et de la suprématie d'un hémisphère par rapport à l'autre, sauf qu'ici c'est l'Afirik qui est prospère et l'Europe qui lui fournit les esclaves blancs. Poser la question de l'esclavage de cette façon est vraiment intéressant et rafraîchissant. Je crois même que cela donne un éclairage différent à l'Histoire.
    J'ai beaucoup aimé le personnage De Mari, une jeune Blanche dame de compagnie de la fille cadette du Maître local. À travers elle, on subit le racisme, on comprend ce qu'elle vit et on veut à tout prix qu'elle réussisse à se sortir de cette situation d'esclavage. Heureusement, même si elle n'est pas éduquée et qu'elle est un peu naïve, elle a la force et l'intelligence de trouver un moyen pour se sortir de là dans l'espoir de renouer avec ses origines.
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    • Livres 5.00/5
    Par Arans3gcgroupe4, le 23 septembre 2013

    Arans3gcgroupe4
    Le livre m'a beaucoup plus . le thème qui est celui de la colonisation et de l'esclavage m'a parut très interresant . le livre raconte l'histoire de mari, une jeune esclave blanche qui travaille dans une plantation de Kassamansa ou elle travaille aussi comme ''nounou'' de la jeune Lisha qui est la fille du chef de platantion ''MR SAMBA ''. Ce livre nous plonges dans la vie malheureuse de marie en tant que esclave dans la quelle les conditions de vies de esclaves sont durs et n'etant pas respecter par leurs' 'maitres'' . La lecture de ce livre est très facile et je la recommande car l,histoire racontée est très interressante .LUCIDE
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    • Livres 4.00/5
    Par Jrostandcdi, le 18 mai 2013

    Jrostandcdi
    Le cours de l'histoire s'est inversé. Désormais les Maîtres noirs règnent sur le monde. A seize ans, Mari n'a connu que l'esclavage. Comme ses frères et sœurs blancs, elle travaille sous le soleil impitoyable de l'Afirik. Un jour la jeune fille parvient à fuir la plantation où elle est née...
    Et si les Blancs connaissaient l'esclavage sous le soleil d'Afrique... Lorris Murrail commence son récit par la description de la vie d'une plantation d'esclaves au cœur d'une nouvelle Afrique. Quelques que soient les couleurs des maîtres et des esclaves, les relations entre les uns et les autres sont empreintes de la même cruauté. Son héroïne, Mari, s'embarque dans une longue aventure en quête de liberté et du secret de l'origine de l'esclavage de son peuple.
    Un bon roman plein d'actions pour 4e-3e.
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  • Par Jrostandcdi, le 18 mai 2013

    Mari s'éloigna, meurtrie. Elle se lavait matin et soir, frictionnait et coiffait ses cheveux deux fois par semaine, mais ne pouvait rien contre la pâleur maladive de son teint de Corne d'Ivoire, contre la laideur de sa figure de Blanche, contre l'odeur de sa sueur.

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Zone Franche 2013 L'Histoire revisitée 1/3
Jean-Christophe Chaumette, Fabien Clavel, Lorris Murail et Pierre Pevel. Table ronde animée par Pierre Gévart, auteur et directeur de la revue Galaxies.








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