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> Philippe Dumas (Illustrateur)

ISBN : 2211089259
Éditeur : L'Ecole des loisirs (2008)


Note moyenne : 4.45/5 (sur 215 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Charity est une fille. Une petite fille. Elle est comme tous les enfants : débordante de curiosité, assoiffée de contacts humains, de paroles et d'échanges, impatiente de créer et de participer à la vie du monde.

Mais voilà, une petite fille de la bonne ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 26 août 2012

    LiliGalipette
    Roman de Marie-Aude Murail. Illustrations de Philippe Dumas.
    Miss Charity Tiddler est une petite fille solitaire. Ses sœurs sont mortes en bas âge et elle n'a pour seule compagnie que sa bonne Tabitha et des petits animaux qu'elle recueille et sauve de la mort, quand elle le peut. « Peter révéla tout de suite sa nature confiante et malicieuse. Il adorait enfouir sa tête sous mon aisselle en rabattant les oreilles et passer de petits coups de langue sur mes joues. » (p. 75) Dans la nursery du troisième étage de la riche maison de ses parents, Charity se constitue une ménagerie d'animaux blessés ou destinés à la casserole. Ainsi défilent Madame Petitpas, Mme Tutu, Master Peter, Julius le rat, Darling le crapaud, Jack le hérisson, Cook le canard, Petrucio le corbeau. Charity est désespérément solitaire, incapable de se lier avec les enfants de son âge et rarement bienvenue dans les réunions d'adultes. En public, elle trompe son ennui en se récitant les pièces de Shakespeare qu'elle apprend pour son plus grand plaisir. Ce qui ne fait pas l'unanimité. « Elle récite du Shakespeare au milieu de tout un ramassis de bestioles. » (p. 93)
    Pour Mrs Tiddler, il n'est plus possible de laisser l'enfant sans gouvernante. Arrive alors Mademoiselle Blanche Legros qui lui offrira le plus beau des cadeaux, celui de lui apprendre l'aquarelle. Dès lors, Charity ne cesse de croquer la nature dans les environs de la demeure de Dingley Bell et de dresser le portrait de ses petits amis à plumes et à poils. L'enfant se passionne pour l'étude des animaux, des champignons et de la nature. « À partir de ma huitième année, mon amour des animaux se doubla d'un véritable intérêt scientifique. » (p. 31) Même accompagnée d'une gouvernante, cette singulière enfant est une piètre pianiste et une médiocre danseuse. Elle est loin d'être une compagne à la hauteur de ses cousins Philip, Lydia et Ann. Et elle éprouve une singulière attraction pour le jeune Kenneth Ashley. « Ce garçon, qui se donnait des allures de dandy, devenait de plus en plus insupportable en vieillissant. » (p. 109)
    De chapitre en chapitre, Charity grandit. La voilà adulte et toujours aussi solitaire, un peu perdue, uniquement passionnée par les animaux, la peinture et ses carnets d'étude. « Je crois que j'avais une terrible envie d'écrire quelque chose, mais je ne voyais absolument pas quoi. » (p. 201) Qu'à cela ne tienne, son amour pour les petits animaux sera sa source d'inspiration. Elle écrit les aventures de Master Peter, de Désirée la souris ou de Madame Tutu. Ses petits livres font fureur auprès des enfants et son avenir financier est assuré, au grand dam de sa mère qui désespère de la voir travailler et rester célibataire. Les années passant, Charity souffre de sa solitude, mais refuse de renoncer à son indépendance. Qu'il s'agisse du beau Kenneth Ashley ou d'un autre homme, Charity n'est pas de celles qui se laissent enfermer.
    Miss Charity était une petite personne trop grave pour son âge et elle est devenue une jeune fille, puis une jeune femme parfaitement consciente de ses défauts, de son caractère de cochon et de sa volonté de vivre à sa guise, même si, certains jours, sa neurasthénie prend le dessus. « Je suis dans ma vingt-troisième année. Mais je me sens plus âgée. Et pourtant, je n'ai presque rien vécu. Les années immobiles comptent peut-être doubles. » (p. 425) Née et élevée dans une bourgeoisie oisive, l'enfant va à l'encontre des projets de sa mère, mais elle incarne une nouvelle génération de femmes. Elle fait de sa tendance à la folie et de son originalité sa force et c'est cela qui fait d'elle un personnage si attachant et si aimable.
    Les dialogues sont de forme théâtrale, mais la narration est celle du roman. C'est tout l'esprit de cette petite fille qui met en scène ce qui lui tombe sous la main, mais qui pose aussi un regard grave et réfléchi sur sa vie et son entourage. En introduction, Marie-Aude Murail remercie le lapin de Beatrix Potter. Et tout son texte est un hommage à l'auteure des aventures de Peter Rabbit, mais aussi aux textes de Frances Burnett et de Kenneth Graham où l'enfance et les animaux sont des sujets à la fois tendres et profonds. Les illustrations de Philippe Dumas sont douces et pointues, comme celles de Quentin Blake, célèbre illustrateur des romans de Roald Dahl. Elles parsèment le texte et lui confèrent une extraordinaire capacité d'émerveillement. Chaque page devient l'occasion d'une aquarelle, à la fois drôle et pétillante. le texte distille un humour très anglais et pince-sans-rire, mais également un humour enfantin à la fois innocent et cruel. Ce roman de plus de 500 pages est un petit bijou de littérature jeunesse qui ravira également les parents. Il est à mettre entre les mains des jeunes lecteurs qui plongeront sans difficulté dans l'histoire de cette enfant fantasque, soupe au lait et adorable.
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    • Livres 4.00/5
    Par FabM, le 10 janvier 2014

    FabM
    Miss Charity Tiddler est une petite fille issue de la haute société anglaise de l'époque victorienne. Enfant unique puisque ses deux sœurs sont mortes en bas âge, délaissée par ses parents, elle se réfugie dans sa nursery au troisième étage de la maison. Elle y vit en compagnie de sa bonne Tabitha, une Ecossaise un peu folle aux cheveux roux, et des animaux qu'elle trouve à l'extérieur ou qu'elle sauve de la casserole. Devant apprendre le piano, le français et le chant comme toute jeune fille bien éduquée, Charity passe sous la tutelle d'une gouvernante française, Melle Legros. Charity n'est pas douée pour la musique mais a du talent pour le dessin et l'aquarelle. Elle passe ainsi sa vie, entre ses animaux, ses peintures, sa passion pour les sciences naturelles, les conversations avec sa gouvernante, les récits horrifiques de Tabitha, les pièces et poésies de Shakespeare qu'elle apprend par cœur et Dingley Bell où elle passe l'été.
    Miss Charity est un roman dense dont les cinq cent soixante pages peuvent rebuter. Il suit l'évolution de Charity depuis ses cinq ans jusqu'à ses vingt cinq. le récit est ponctué de dates et d'âge, donnant ainsi des repères dans le temps au lecteur, d'autant plus que les événements qui ponctuent la vie de Charity sont nombreux et discontinus. Si l'année et l'âge sont des marqueurs de temps clairs, des épisodes reviennent aussi périodiquement pour structurer son histoire, comme les séjours d'été annuels pendant lesquels Charity quitte Londres. Invariablement et où qu'elle soit (Kent, Ecosse...), Charity rencontre Kenneth sur son chemin. Par ailleurs, les illustrations de Philippe Dumas, incluses dans le corps de texte, parfois en pleine page, aèrent celui-ci très régulièrement. A cela s'ajoute le fait que les (nombreux) dialogues sont présentés comme dans une pièce de théâtre : ils sont ainsi rendus lisibles et visibles. Cette présentation permet à nouveau de structurer la page et de l'aérer. La lecture du roman est donc grandement facilitée tant sur le fond que sur la forme.
    Marie-Aude Murail mélange les genres littéraires dans son récit, jouant avec les codes du roman, du théâtre (elle utilise des didascalies), de la poésie, de la lettre, du conte... En sus, le lecteur a l'impression, du fait que le récit se fasse à la première personne, d'accéder à une forme de journal intime. Elle y mélange aussi textes et dessins, littérature pour les adultes et littérature enfantine. L'auteur produit un texte vif dont l'alternance des formes sollicite l'intérêt du lecteur tout au long du récit.
    L'histoire de Charity est celle d'une petite fille devenue une jeune femme libre, indépendante, accomplissant ses rêves, à l'intérieur d'une société victorienne corsetée, sévère, où les femmes sont destinées au mariage. Les deux cousines de Charity, Lydia et Ann, sont ses contre-points: elles réalisent ce que la société attend d'elles, font de « beaux mariages » mais sont toutes les deux malheureuses et dévorées par l'envie. Charity, quand elle est en âge de se marier, subit beaucoup de pressions de la part de son entourage qui lui arrange des rencontres. Il n'existe que deux possibilités à leurs yeux, se marier ou finir vieille fille. L'idée de l'indépendance par le travail n'est pas compréhensible.
    Le roman est aussi une ode à l'imagination et à l'enfance : Charity vit dans un monde solitaire, elle n'intéresse pas ses parents qui la laisse aux soins de sa bonne puis de sa gouvernante. Elle remplit son temps de toute sorte d'activités propices au développement de son imaginaire et de son identité : elle expérimente d'abord les sciences naturelles, observe le comportement des animaux, les élève, leur fait jouer des tours. Elle complète son apprentissage par des visites au muséum, par la lecture de son Livre des Nouvelles Merveilles puis par le dessin. L'héroïne travaille dur tous les jours et grâce à son talent et à l'encouragement constant de ses amis, elle parvient à réaliser ses rêves.
    Elle y parvient également grâce à un caractère généreux et soucieux des autres. Charity sauve Blanche de la situation catastrophique dans laquelle elle se trouve, rapproche Herr Schmal et Blanche, protège Tabitha puis Gladys, accompagne Philip dans sa maladie, conseille avec justesse Kenneth sur ses rôles, va même jusqu'à se travestir en homme pour l'aider... Elle est aussi soucieuse des enfants qu'elle rencontre et les distrait par ses dessins. Grâce à ses dispositions naturelles, ses amis lui rendent les soins qu'elle leur a prodigués en la poussant à s'accomplir.
    La légèreté du style ne fait cependant pas oublier que la mort est aussi présente dans le récit et ce dès le début : Charity a perdu ses deux petites sœurs, ses animaux meurent, son cousin meurt, déjà lassé de vivre, sa bonne met le feu à son étage et est internée, elle fait des malaises, déprime... rappelant ainsi que la vie peut aussi être douloureuse mais que cela peut être surmonté.
    Les lecteurs pourront reconnaître l'univers de Beatrix Potter (si, enfants, ils ont lu ses albums). le livre de Marie-Aude Murail est en effet librement inspiré de sa vie. Beaucoup d'éléments du roman renvoient à sa vie et son œuvre : le nom de Bertram (prénom du frère de Beatrix Potter), le journal codé, les titres des livres de Charity (Master Peter renvoie à The Tale of Peter Rabbit), l'enfance entourée d'animaux, les dessins à caractère scientifique... Marie-Aude Murail rend non seulement hommage à l'auteur et à la littérature enfantine mais aussi à la littérature anglaise du 19e siècle et notamment aux dramaturges Oscar Wilde et Bernard Shaw. Les illustrations de Philippe Dumas contribuent à plonger le lecteur dans l'univers de Beatrix Potter et de Marie-Aude Murail en complétant significativement son récit.
    Le roman s'adresse aux lecteurs à partir de douze ans. Il nécessite sans doute un bon niveau de lecture mais Marie-Aude Murail et Philippe Dumas ont travaillé à ce que le récit soit le plus accessible possible à des lecteurs plus novices. Quelques connaissances historiques peuvent faire défaut mais l'histoire peut aussi se comprendre sans ces références. Avoir un poignet musclé paraît être indispensable, le livre pèse son poids !
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    • Livres 5.00/5
    Par Alexielle63, le 24 mai 2013

    Alexielle63
    Une lecture que j'ai adoré, qui m'a rappelé de très bons souvenirs. Je ne l'ai jamais caché, j'adore les romans se passant en Angleterre, pendant le règne de Victoria. Aussi, c'était quasiment joué d'avance ! Rajoutons à cela des airs des Quatre Filles du docteur March, - un de mes livres préférés, qui a bercé mon enfance et une grande partie de mon adolescence - tout d'abord dans la présentation des dialogues entre les personnages, qui m'a tout de suite frappé, puis, dans le personnage de Charity qui n'est pas sans évoquer Jo March, ma préférée des sœurs, par rapport à son naturel, sa franchise, son indépendance, sa gaucherie vis-à-vis de l'étiquette, des mondanités, des convenances qui lui passent au-dessus de la tête car elle n'est pas dans l'artifice, les faux-semblants, les manipulations et l'hypocrisie, contrairement à ses cousines, Lydia et surtout, Ann Bertram, parce qu'elle s'est faite toute seule, souvent laissée à elle-même, au moins jusqu'à ses dix ans et sa première visite à Bertram Manor, par rapport aussi à ses talents pour l'écriture, dans le personnage également de Herr Schmal qui ressemble étrangement au professeur dont tombe amoureuse Jo. N'allez pas croire cependant qu'il s'agit d'une pâle copie ! Loin de là. Marie-Aude MURAIL a su s'inspirer de ses prédécesseurs pour créer une œuvre originale, dans laquelle j'ai pris plaisir à voir évoluer Charity, petite fille solitaire, qui aime faire des expériences, observer la nature environnante et qui va se battre pour faire de sa vie ce qu'elle veut, à une époque où la seule option donnée aux femmes était de faire un beau mariage et une ribambelle de petits descendants à leur cher mari. Elle est très volontaire et courageuse mais aussi bien entourée par Mademoiselle et Herr Schmal, ses amis et confidents, qui la poussent vers l'avant, Kenneth Ashley, le bellâtre frondeur, inconvenant et charismatique, qui lui vient en aide, Tabitha, la bonne folle, qui va lui tenir compagnie et l'élever, Mrs Carter et ses enfants dont l'attendrissant Edmund, les King père et fils, etc… La route sera longue et semée d'embûches. L'épaisseur du livre peut faire peur et faire craindre quelques longueurs. Restons objective : il y en a mais elles ne m'ont pas dérangée. J'étais bien dans ma lecture et le temps ne m'a jamais paru long, même si quelques pages de moins, quelques coupures par ci par là n'auraient pas non plus nui au texte, à mon sens. L'époque et la bonne société victorienne sont très bien rendues : j'y étais ! L'écriture est fluide, Simple. Les pages défilent toutes seules, malgré le pavé. Pour moi, c'est un petit coup de cœur et je regrette le bon temps où je n'avais pas encore de Pal, où je pouvais lire et relire les livres que j'aime car j'aurais adoré pouvoir me replonger dedans ! Il m'a également donné envie de relire les Quatre Filles du docteur March pour la énième fois !

    Lien : http://lecturesdalexielle.over-blog.com/miss-charity-de-marie-aude-m..
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    • Livres 5.00/5
    Par Yumiko, le 23 décembre 2012

    Yumiko
    Si ce livre ne faisait pas partie d'un challenge, je pense que je ne l'aurais jamais acheté de part son prix et son épaisseur (ce sont des arguments bien déplacés je le reconnais). Aussi, je suis ravie d'avoir sauté le pas car je serais vraiment passée à côté de ce magnifique bijou! J'ai eu un énorme coup de coeur pour ce roman qui me rend encore plus fan de l'auteur et me donne envie de lire tous ces romans.
    Charity Tiddler est une jeune fille un peu particulière, originale et pas vraiment jolie. le genre de jeune fille qui passe inaperçue dans les années 1880 et qui est souvent vue comme la fille mal élevée puisqu'elle n'hésite pas à parler, à ramener tous les animaux blessés à la maison et à faire des expériences inattendues avec eux. du coup, elle passe plus de temps au troisième étage de sa maison avec ses bêtes qu'avec les gens de la société. A part sa bonne complètement folle, elle n'a pas d'amis humains et ne s'entend pas vraiment avec les jeunes de son âge, même si un garçon tout aussi original, Kenneth Ashley, semble toujours apparaître à ses côtés quand elle s'y attend le moins.
    Plus les années passent, plus elle ressent son côté différent des autres et plus elle ne sait pas vraiment comment faire face à cette société qui ne lui convient pas. Elle n'entrera jamais dans le moule, au grand dam de ses parents et s'oriente vers une vie de vieille fille ce qui ne fait que les déprimer davantage... Car qui voudrait de Miss Tiddler, une femme très indépendante qui ose dire et faire ce que peu d'autres personnes se permettraient.
    L'ambiance de ce roman est tout simplement sublime et nous retranscrit de très belle manière l'Angleterre de cet époque. J'ai plongé avec délice dans les us et coutumes de ce siècle, à travers l'envie d'indépendance de Charity et ses critiques du comportement des autres. J'ai tout simplement adoré et je ne peux que féliciter l'auteur d'avoir aussi bien dépeint ses personnages et son ambiance.
    Charity m'a plu dès les premières pages et nous la suivons depuis son enfance jusqu'à l'âge adulte où elle devient une femme accomplie et comblée. Quel bonheur d'être avec elle tout le long de ce chemin marquant, touchant et difficile de ne pas être attendri et transporté par ce bout de femme exceptionnel! J'ai aimé son originalité, son ouverture d'esprit, son contact avec sa bonne et surtout la relation qu'elle noue avec ses animaux.
    Autour d'elle nous rencontrons ses cousines qui sont superficielles comme le veut la bonne société et irritantes à bien des moments; son cousin malade qui s'attache beaucoup à elle et enfin Kenneth, le garçon qui rêve d'être comédien et qui est rejeté par la bonne société du fait de sa pauvreté et de sa marginalité. Il voue une amitié hors norme et pour le moins originale avec Charity et ses apparitions sont souvent très drôles. J'ai aimé le découvrir fragile, sensible, avec un besoin énorme du soutien de notre héroïne alors qu'elle n'y fait même pas attention. Ils sont très touchants tous les deux.
    La bonne complètement folle a aussi un rôle important à jouer et nous fait craindre le pire par moments. Mais elle est attachante par bien des aspects et amène le côté un peu loufoque de l'histoire. Miss Legros m'a aussi beaucoup plu et aidera beaucoup Charity dans ses choix et à devenir la femme qu'elle aspire à être.
    Dernier point à souligner et non des moindres, l'histoire est agrémentée de magnifiques dessins de Philippe Dumas qui illustrent des scènes réelles ou irréelles contées dans l'histoire. J'ai adoré ce petit plus qui nous plonge davantage dans le récit et rend l'objet livre encore plus beau. A souligner aussi que les dialogues sont écrits à l'ancienne avec les noms des personnages au-dessus de chaque réplique ce qui ajoute encore un effet supplémentaire au texte.
    En bref, ce livre est un énorme coup de coeur tant par son histoire sublime que part son héroïne si attachante. L'objet livre n'est pas en reste puisqu'il est tout simplement magnifique! A lire pour tous les fans de l'auteur ou des récits sur cette époque.

    Lien : http://evasionslitteraires.weebly.com/12/post/2012/12/miss-charity.h..
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    • Livres 5.00/5
    Par LePamplemousse, le 22 avril 2013

    LePamplemousse
    Ce roman, librement inspiré de la vie de l'auteur Beatrix Potter, est un véritable petit bijou de finesse, d'humour et d'intelligence.
    Marie-Aude Murail a su donner vie à une petite fille solitaire, aux goûts non conventionnels pour l'époque. En effet, à la fin du XIXème siècle, les filles n'étaient pas censées s'intéresser à quoi que ce soit d'autre qu'à la broderie, au piano et à l'aquarelle. Alors qu'une jeune fille se prenne de passion pour les sciences et le théâtre causait bien des soucis à sa famille.
    Manque de chance, Charity , notre petite héroïne n'est pas bien jolie, n'est pas non plus désireuse de se conformer aux règles de la bourgeoisie et parle un peu trop librement pour une jeune fille de bonne famille. Nous la suivons de l'âge de 5 ans jusqu'à l'apogée de sa carrière de romancière et dessinatrice.
    On retrouve dans ce roman un petit quelque chose de Jane Austen, une façon irrévérencieuse de parler de la haute société et des moeurs en vigueur.
    Bref, j'ai adoré ce pavé et je le conseille à tous les amateurs de romans victoriens, car on retrouve ici ce qui fait le charme des oeuvres de Jane Austen ou d'Elizabeth Gaskell.
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Citations et extraits

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  • Par Lefso, le 28 janvier 2011

    Je fus amenée à un âge précoce, puisque je n'avais pas quinze ans, à m'intéresser aux formes diverses de pourriture. Un hasard me fit oublier un morceau de pain destiné à Peter sur le rebord d'une fenêtre. Quelques jours plus tard, je pus régaler mes yeux du spectacle d'une belle moisissure de tiges blanches terminées par de petites boules noires qui sont les spores. Les moisissures ne m'éloignaient pas de mon intérêt premier pour la mycologie, puisqu'elles sont aussi des champignons.
    Je fis ensuite diverses expériences telles que de jeter des mouches mortes dans un bocal d'eau fermé. Au bout de quelques jours, les mouches se couvrirent d'une légère pellicule blanche - que je pus étudier au microscope. Je m'amusai aussi à enfermer dans un bocal des fruits abîmés et à les placer dans des endroits différents : dans un placard au chaud, sur une étagère bien fraîche dans la cave, derrière une fenêtre exposée au soleil, ce qui me permis de déterminer les meilleures conditions pour le développement des moisissures. Mon carnet scientifique prospérait et Herr Schmal m'applaudissait, allant jusqu'à affirmer que les jeunes filles devraient faire des sciences plutôt que de la broderie. J'osai un jour lui faire part de mon projet de réunir dans une même étude tous les champignons susceptibles de pousser dans un jardin londonien.
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  • Par MeTheBlackCat, le 20 février 2011

    Dingley Bell ne se montra pas sous son meilleur jour lorsque nous y revînmes en propriétaires. Il pleuvait depuis le matin et la maison sentait le renfermé. Mais Ned nous attendait et Néfertiti piaffait dans l'écurie. La pluie cessa peu avant le coucher du soleil et le ciel prit d'adorables teintes rosées.
    Mon bonheur dut si grand, ce soir-là, que je ne pus tenir en place dans ma chambre. Je chaussai mes bottines, jetai un châle sur mes épaules et descendais au jardin. La terre en était toute détrempée, mais l'air était doux et parfumé. J'avançai jusqu'au muret de pierres sans entendre d'autre bruit que celui des mes pas s'arrachant à la gadoue. Je levai les yeux au ciel. La nuit était magnifique, traversée par la Voie lactée. J'étais dans la boue, je regardais les étoiles, et vous vous y trouviez, Kenneth Ashley.
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  • Par MeTheBlackCat, le 20 février 2011

    K.A.
    Nous sommes tous dans la boue, mais certains d'entre nous regardent les étoiles.

    Moi
    C'est de Mr Wilde ?

    K.A.
    Oui.

    Moi
    Pourquoi me dites-vous cela ?

    K.A.
    Parce que je pourrais descendre en Enfer avec vous, je verrais toujours le Ciel...Pardonnez-moi, je n'ai pas déjeuné. Je suis toujours romantique quand j'ai l'estomac vide. Le bonjour, Miss Tiddler.
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  • Par LiliGalipette, le 26 août 2012

    « Je suis dans ma vingt-troisième année. Mais je me sens plus âgée. Et pourtant, je n’ai presque rien vécu. Les années immobiles comptent peut-être doubles. » (p. 425)

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  • Par sylvierdoc, le 16 février 2011

    - Qu'est-ce qu'elle a ? Est-elle malade ?

    - Elle est folle. Elle récite du Shakespeare au milieu de tout un ramassis de bestioles !

    J'ignore d'où elle tenait son information, mais je dus reconnaître que que c'était un assez bon résumé de ma vie.

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