ISBN : 2211056423
Éditeur : L'Ecole des loisirs (2000)


Note moyenne : 4.32/5 (sur 211 notes) Ajouter à mes livres
Oh, boy !, c'est l'expression qui sort des lèvres de Barthélémy Morlevent, 26 ans, quand il est dépassé par les événements. Et, justement, les événements se précipitent lorsque lui tombe du ciel Siméon (14... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Luniver, le 23 septembre 2011

    Luniver
    La fratrie Morlevent est dans une situation délicate : leur père a disparu depuis plusieurs années sans laisser de traces, et leur mère vient de se suicider. Ils font un pacte pour se jurer de ne jamais être séparés ("Les Morlevents ou la mort"). Pourtant, difficile de leur trouver une famille d'accueil, tellement leurs caractères sont différents : l'aîné, Siméon, a 14 ans et est surdoué : Il prépare son bac ; Morgane, 8 ans, première de classe et double de son frère, que personne ne remarque jamais ; et Venise, 5 ans, petite fille modèle, mais très préoccupée par la vie amoureuse de ses barbies.
    Sentant venir le foyer arriver, Siméon fait des pieds et des mains pour qu'on retrouve ses demi-frères et sœurs. Mais ce n'est pas gagné d'avance non plus. La première, Josiane, est incapable d'avoir des enfants, et est uniquement intéressée par la garde de Venise, sans beaucoup se préoccuper des deux autres enfants. le second, Barthelemy, enchaîne les aventures d'un soir et n'aime pas trop les responsabilités. de plus, il est homosexuel, ce qui fait un peu tiquer les gens bien intentionnés, qui se demande si c'est un cadre épanouissant pour la fratrie.
    Pour ne rien arranger, on découvre que Siméon est atteint de la leucémie. Barthelemy va petit à petit s'attacher à son demi-frère et tenter d'obtenir la garde des enfants, en demandant un peu d'aide à sa voisine du dessus, battue comme plâtre par son époux. Josiane de son côté, va également faire des pieds et des mains pour ne pas laisser Venise à Barthelemy.
    Beaucoup de sujets graves sont traités dans ce petit livre : les enfants abandonnés par leur père, l'homosexualité et ses clichés, la lutte contre la maladie, les femmes battues, la mesquinerie des adultes pour obtenir la garde des enfants (on peut transposer la situation aux couples divorcés). Malgré tout, toutes ces situations sont décrites par des mots simples, et le ton est léger. On rit beaucoup, on écrase une larme de temps en temps. "Oh, boy!" est à découvrir et faire circuler dans votre entourage.
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    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
  • Par asphodele85, le 21 janvier 2012

    asphodele85
    Quand j'ai acheté ce livre estampillé “école des loisirs”, mon libraire m'a simplement dit : “Un classique !” . Arrivée à la maison, j'ai regardé le © et quand j'ai vu 2000, j'ai pensé :”Un peu jeune pour un classique” ! Mais j'ai plongé dedans la tête la première et n'ai pas pu le lâcher avant la fin. Mon premier coup de coeur de l'année et c'est un livre Jeunesse ! (Médium de la catégorie). En plus, un livre qui offre une citation de Romain Gary en entrée, ne pouvait que me plaire : “L”humour est une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de l'homme sur ce qui lui arrive”.
    Les trois enfants Morlevent (j'adore ce nom !) ne sont pas nés avec une bonne fée penchée sur leur berceau : le père est parti et l'on sait dès le départ qu'il ne reviendra plus, la mère vient de se suicider au “Canard Vécé”… Siméon, 14 ans et surdoué planche pour passer son bac, Morgane, 8 ans, pas jolie, les oreilles décollées et qui est “la moitié de son frère” et enfin Venise, 5 ans, la petite poupée blonde, jolie comme un coeur que tout le monde aime et souhaiterait pour fille (ce qui est dangereux pour la suite).
    En effet, malgré l'abattement, Siméon prend les choses en main et va suivre de près leur dossier confié à une sympathique mais jeune assistante sociale et à une Juge des Tutelles, fondue de chocolat et bienveillante. Ils vont découvrir que deux autres “Morlevent” existent en ce monde, deux personnes que tout oppose mais qui sont leur seule chance d'échapper à la famille d'accueil et surtout à l'éclatement de leur fratrie : ils ont fait un “jurement” quand ils ont été placés en foyer d'accueil temporairement : “Les Morlevent ou la mort” ! Josiane Morlevent, ophtalmologiste bourgeoise bécébégé, 37 ans, mariée mais en mal d'enfant se révèle être la demi-soeur (pas par le sang mais qu'importe) des enfants avec Bart, 27 ans, homosexuel, irrésistible, irresponsable souvent mais très très gay pour prétendre obtenir cette tutelle. le combat commence…. pas seulement celui-ci. Siméon a une leucémie, et c'est à l'hôpital entre les mains du beau Docteur Nicolas Mauvoisin que son sort va se jouer. En sachant que Josiane et Bart se haïssent ! Que Bart, dépassé par l'arrivée de ces trois mômes dans sa vie, égoïste mais non moins attachant ne sait dire que : “Oh, boy !”… quand la situation est critique.
    L'histoire accumule les sujets difficiles à traiter tels que : le suicide, l'homosexualité, la vie des enfants en foyer, la solitude, la maladie, les femmes battues. Mais Marie-Aude Murail fait preuve d'un talent incroyable pour rendre crédible cette avalanche de “pas-d'-bol” sans verser un seul instant dans la sucrerie ! le ton est juste, l'écriture ciselée sans temps morts, saupoudrée d'un humour qui transcende le(s) drame(s).
    Pas facile pourtant quand l'enfance se heurte à la dureté des problèmes normalement réservés aux adultes, comment garder un ton d'innocente insouciance ? En restant vrai. En n'en faisant ni trop, ni trop peu. On peut se sortir de tout mais pas indemnes et chacun des protagonistes de l'histoire va en retirer une leçon. Et pour nous lecteurs une belle leçon d'humanité, de justice, pas seulement sociale… Et surtout un moment de lecture suspendu dans le temps, rien ne peut nous faire lâcher ce livre jusqu'à l'épilogue !
    J'ai aimé aussi le saut du Chapitre treize “(pour ne pas porter malheur à Siméon)”, les noms de famille ou les prénoms qui ont une juste connotation. Et le clin d'oeil à Nicolas et Bart de la célèbre chanson (j'en avais parlé ICI)… le français impeccable, pas une faute de relevée (c'est assez rare pour mériter d'être souligné). Extrait des pensées de Josiane, la soeur jalouse, coincée et prétentieuse qui veut toujours avoir le dernier mot : ” Incroyables, ces psychologues ! Ils inventent des problèmes où il n'y en a pas et, quand on leur signale un type qui porte une boucle d'oreille, qui marche en chaloupant, qui offre des poupées mâles aux petites filles et se promène nu devant elles, eh bien, ils ne voient pas où est le problème.”
    Je n'ai qu'un mot pour conclure : Lisez-le ! 207 pages de pur bonheur !

    Lien : http://leslecturesdasphodele.wordpress.com
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Melisende, le 09 avril 2012

    Melisende
    Je suis pratiquement persuadée d'avoir déjà lu ce titre lorsque j'étais au collège car je connais cette illustration de couverture (ces Barbies installées sur le coin de la baignoire) depuis des années et je suis convaincue de l'avoir découverte aux alentours de 12 ou 13 ans… mais je ne me rappelais absolument plus de l'intrigue ! J'ai profité de la lecture commune organisée par Luthien sur Livraddict pour me replonger dans cette histoire. Oh, boy ! a beau être une relecture, comme je n'avais aucun souvenir de ma première découverte, j'ai tourné les pages avec un œil complètement neuf, sans aucun a priori et sans aucune attente particulière.
    J'ai commencé ma lecture dans le TGV mais j'ai préféré la stopper avant la dernière partie du texte (pleurer dans un lieu public c'est quand même assez gênant…), dernière partie que j'ai parcourue un peu plus tard, dans l'intimité de mon appartement. Je suis très rarement émue par mes lectures mais Marie-Aude Murail a réussi avec Oh, boy ! à me serrer le cœur plus d'une fois ! Alors même si un ou deux éléments m'ont chagrinée, je retiens avant tout l'émotion ressentie pendant cette lecture…
    Ce qui m'a peut-être le plus gênée, c'est sans doute le côté assez caricatural/stéréotypé des personnages ; Barthélémy en premier. Marie-Aude Murail accentue à outrance son côté efféminé (il est gay), notamment dans sa façon de s'exprimer. C'est un peu… trop. de même avec Josiane, la demi-sœur de celui-ci, prête à tout pour adopter la petite Venise. C'est une vraie peau de vache qu'on déteste, du début à la fin. C'est dommage, j'aurais aimé qu'elle soit un peu plus que la « méchante » de l'histoire.
    Côté fratrie Morlevent, Venise (5 ans) et Morgane (8 ans) ne m'ont pas particulièrement charmée. Ni la plus jeune avec ses boucles blondes, ses yeux pervenches et son franc-parler ; ni l'ainée avec ses oreilles décollées, sa précocité et sa réserve n'ont su me convaincre. Des trois enfants, c'est Siméon, 14 ans et surdoué, qui m'a le plus touchée. Evidemment, le drame qui le touche est encore plus « fort » que celui de ses deux sœurs, ce qui explique qu'il est plus mis en avant et donc peut-être plus émouvant… J'ai aimé son histoire, son courage et son évolution.
    En parlant d'évolution, celle de Barthélemy est évidemment la plus marquée (contrairement à Josiane qui ne bouge pas d'un pouce) et voir ce jeune homme irresponsable et je-m'en-foutiste prendre les choses en main pour soutenir son demi-frère parachuté dans sa vie du jour au lendemain… c'est évidemment émouvant et marquant !
    Un petit mot sur deux personnages secondaires que j'ai beaucoup aimés : Aimée, la voisine du dessus battue par son mari et le Docteur Mauvoisin, qui, malgré les apparences, s'attache à la fratrie Morlevent. Alors oui, ce sont deux personnages secondaires qu'on voit moins que les principaux (logique) mais qui marquent malgré tout (plus que la juge, à mon goût).
    Dans Oh, boy !, Marie-Aude Murail rassemble de nombreux thèmes graves que les jeunes lecteurs n'affronteront peut-être pas dans leur vie (et tant mieux) mais qu'il est important de leur rappeler : la mort ou l'abandon des parents, le devenir des enfants orphelins ballotés de foyer en foyer ou d'un membre de la famille à un autre (souvent source de batailles juridiques), l'homosexualité et les réactions des gens à ce propos (un homosexuel peut-il avoir la garde de ses petits frères et sœurs ou est-il un mauvais exemple ?!), les femmes battues, la maladie (ici la leucémie) et tout ce qu'elle implique pour le malade et son entourage… Les thèmes sont graves, vous pouvez le constater par vous-mêmes et amènent souvent une petite larme, mais l'auteure parvient à ne pas faire sombrer son lecteur dans la déprime en plaçant quelques notes d'espoir de-ci de-là et un petit vent de fraîcheur bienvenu.
    Malgré tout, tout n'est pas « tout est bien qui finit bien » comme on peut le regretter dans la plupart des romans jeunesses. En effet, la vie n'est pas rose et Marie-Aude Murail le souligne avec le titre de son seizième et dernier chapitre : « Où la maison Morlevent trouve un toit et où le lecteur doit admettre que la vie, c'est comme ça ». Ne pas tomber dans la facilité du « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants) est vraiment un point à souligner ici. Même s'il s'agit d'une fiction, ce dénouement très « réaliste » accentue le fait que cette histoire pourrait être le témoignage de n'importe qui.
    Je n'ai pas parlé de la plume de Marie-Aude Murail, destinée aux plus jeunes mais également très agréable pour les adultes. A l'aide d'un point de vue omniscient, l'auteure passe d'un personnage et d'une scène à l'autre, offrant tous les détails à ses lecteurs. Elle ajoute également une dose d'humour et de passages très émouvants, rendant le récit riche et fluide.
    Dans l'ensemble, j'ai beaucoup aimé, même si les répliques de Barthélemy m'ont parfois semblé un peu « too much » (c'est d'ailleurs à lui que l'on doit le « Oh, boy ! » utilisé pour le titre de l'ouvrage) !

    Pour conclure. Voilà un court texte (un peu plus de 200 pages) qui revient sur des sujets graves de notre vie contemporaine. Malgré le côté dramatique de l'intrigue, Marie-Aude Murail parvient à insuffler un peu d'humour et de fraîcheur. Un beau témoignage de ce que peut être la vie : difficile, avec son lot de drames, mais aussi belle grâce à l'espoir, l'amour, la famille…

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/oh-boy-de-marie-aude-murai..
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    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 20 mars 2012

    Sharon
    Les thèmes abordés ne sont pas drôles, le récit l'est. Comment réagiriez-vous si trois petits frères et soeurs vous tombaient du ciel, alors que vous ignoriez tout de leur existence, pour la Simple et bonne raison que votre père est parti quand vous étiez tout jeune, voir encore dans le ventre de votre mère, et qu'il n'a plus donné aucun signe de vie ? Vous seriez surpris, je vous l'accorde, vous seriez peut-être même abasourdi devant la tâche à accomplir, car il ne faut pas se leurrer - et Marie-Aude Murail ne nous leurre pas - prendre en charge trois orphelins, ce n'est pas facile. Voyaons maintenant les candidats au tutorat :
    - à ma droite, Josiane Morlevent, ophtmalmologiste réputé, spécialiste de l'opération de la cataracte des personnges âgées, mariée, pas d'enfants, en dépit de plusieurs tentatives infructueuses de fécondation in vitro. Aime beaucoup Deauville.
    - à ma gauche, Barthélémy Morlevent, SPF (sans profession fixe) et pédésexuel (ce n'est pas moi qui le dis, c'est Venise, sa nièce de cinq ans). Calme son copain Léo en mettant des tranquilisants dans sa nourriture. Porte une boucle d'oreille. Beau comme un dieu. Grand lecteur de Spirou. Signe particulier : s'évanouit à la vue du sang.
    Si vous ajoutez à cela que la demi-soeur déteste son demi-frère, et vice-versa, vous comprendrez que les enfants Morlevent ne sont pas près de trouver un peu de sérénité. Tous les coups ne vont pas être permis, non, ce sera bien plus feutré car les moeurs évoluent et Barthélémy ne peut pas ne pas obtenir la garde de ses demi-frère et soeurs juste parce qu'il est homosexuel. Non, il faut trouver d'autres motifs, comme son instabilité, la petitesse de son logement, voire porter quelques accusations... qui se trouveront vite démenties. Si la juge d'instruction montre son absence de préjugés et son amour du chocolat noir, en revanche l'assistante sociale est plus réticence, bien que consciente de l'évolution de la société. La petite Venise ne marie-t-elle pas ses poupées ensemble, en l'absence de Ken digne de ce nom ?
    Marie-Aude Murail n'hésite pas à dire quelques vérités qui fachent. Oui, il est plus facile d'être recueillie si on est une jolie petite fille de cinq ans, une vraie petite princesse, comme un nouvel accessoire qu'on exhibe, que si l'on est plus commune, voire franchement disgraciée. Il n'est pas facile, pour les travailleurs sociaux, de veiller au bien-être de chacun des membres de la fratrie. Surtout quand le pire survient. Car au milieu de la débâcle qui a suivi la mort de sa mère, Siméon a réussi à cacher les premiers symptômes de sa maladie. le diagnostique est posé rapidement, car Marie-Aude Murail n'est pas une adepte du mélodrame et des gros effets soulignés. le combat contre la maladie est montré dans toutes ses étapes, de manière réaliste et sans pathos, du côté du malade et du côté des soignants. Comme un contrepoint bienvenue, entre deux scènes douloureuses, j'ai ri, non à cause de Siméon, mais à cause de Bart, son grand frère. Et hop ! Un évanouissement à la première prise de sang. Et hop ! Encore un petit malaise. Vite, une chaise pour monsieur Morlevent, non, pas le petit, le grand, il se trouve mal. Accompagner son petit frère dans ses douloureuses séances de soin permet à Bart de mûrir un peu et surtout, de prendre conscience de son attachement pour ce petit frère tombé quasiment du ciel.
    J'ai très envie de vous en dire plus, j'ai encore plus envie que vous découvriez ce magnifique roman de Marie-Aude Murail.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-oh-boy-de-marie-aude-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Aline1102, le 26 octobre 2011

    Aline1102
    Siméon, Morgane et Venise, les trois enfants Morlevent, se retrouvent orphelins: leur mère vient de se suicider et leur père a quitté le domicile conjugual quelques années plus tôt. La fratrie se retrouve donc en foyer d'accueil, le temps pour la juge des tutelles de retrouver le demi-frère et la demi-soeur des enfants.
    Mais Josiane, la demi-soeur, ne se montre pas très enthousiaste. Et Barthélémy, le demi-frère, est totalement irresponsable. Pas facile, dans ces conditions, de trouver la solution idéale pour Siméon, Morgane et Venise.
    Dans ce court roman pour grands enfants ou jeunes ados, Marie-Aude Murail aborde des sujets difficiles: homosexualité, maladie, deuil. Et l'auteure n'édulcore jamais la situation, elle dit (ou plutôt écrit) les choses comme elles sont. Mais malgré cela, le récit ne choque pas; bien au contraire.
    Idéal pour aborder des situations difficiles avec les jeunes: elle leur montre que, si la vie n'est pas toujours rose et ne se passe pas toujours comme on l'aurait voulu, il y a néanmoins toujours moyen de s'en sortir.
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Citations et extraits

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  • Par Sophielis, le 28 mai 2012

    -Alors je vais vous dire mon secret.
    Morgane parlait très bas et tête baissée
    -Quand maman est morte, on a fait un jurement, moi Venise et Siméon.
    -Un jurement? répéta la psychologue.
    -Oui. On a juré qu'on pourrait pas nous séparer.
    -Morgane releva la tête et précisa:
    -Le jurement c'est: 'les Morlevent ou la mort'
    -Les Morlevent ou la mort? fit la psychologue en écho.
    -Oui. Et on est séparés.
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  • Par miamjr, le 09 janvier 2011

    Bart s'assit dans le fauteuil et les deux frères se regardèrent. Un même sourire les unit ou la tendresse se mêlait à la moquerie.
    -Merci pour tout, dit Siméon
    -Merci pour le reste.
    Merci d'être entré dans ma vie sans crier gare. Merci d'en avoir changer le cours et de m'avoir changé. Mais tout cela ne s'avoue pas quand on est le frère aîné, Bart n'ajouta rien.
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  • Par gourmandizalire, le 14 février 2011

    Pendant les 15 jours qui suivirent, les deux frères firent des efforts pour ne pas se heurter. Lorsque Siméon, lisant Nietzshe, voyait son frère relire son Spirou, il se permettait tout juste de lui demander affectueusement :
    - Tu n'avais pas bien compris la première fois ?
    A quoi Bart répondait, non moin affectueuesement :
    - Je t'emmerde. "
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  • Par hootyowl, le 12 septembre 2010

    - L'autre Morlevent, c'est un vrai. C'est notre demi-frère. Il travaille dans un magasin d'antiquités.
    Le mot "vendeur" répugnait à Siméon. Vendeur, c'était la même chose que con. Mais il avait gardé le meilleur pour la fin.
    - Il s'appelle Barthélemy
    - Wah ! firent les deux sœurs
    - C'est comme le Roi mage s'extasia Venise.
    Morgane et Siméon se regardèrent en souriant. Tous les deux savaient que la petite sœur confondait avec Balthazar. Mais l'idée d'un grand frère qui arriverait à dos de chameau n'était pas pour déplaire.
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  • Par hootyowl, le 12 septembre 2010

    - C'est Dent-de-lapin, répondit Morgane. Il dit que Maman est morte parce qu'elle a... qu'elle a... bubu... bubu
    Elle se mit à sangloter, momentanément incapable de terminer sa phrase. Siméon se tourna vers sa petite sœur qui chuchota comme un secret honteux:
    - Parce qu'elle a bu du Canard Vécé.
    Siméon prit de nouveau le temps de sourire. C'était un truc qu'il avait pour préparer ses réponses lorsqu'il était un peu pris de court.
    - N'importe quoi, dit-il avec autorité. On n'a jamais eu de Canard Vécé à la maison.
    - Ah bon, soupira Venise, pleinement réconfortée.
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