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ISBN : 2714449859
Éditeur : Belfond (2012)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.72/5 (sur 897 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ils ne le savaient pas alors, mais c’était l’unique lieu parfait en ce monde. Un lieu totalement isolé et le seul pourtant à n’être pas aux couleurs de la solitude.

Le Livre 3 fait entendre une nouvelle voix, celle d’Ushikawa.

Et pose d'aut... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par Laurence64, le 09 mai 2013

    Laurence64
    Arrrrrrgggggggghhhhhhhhh !!!
    Ceci est le cri proche de l'agonie d'une lectrice (moi) qui pensa ne jamais se désembourber de la troisième épreuve de son triathlon littéraire murakakamien.
    Grrrrrrrrrrrrrrr!
    Ceci est le cri de colère de la même lectrice (moi toujours) , qui après avoir été appâtée au thon à sushi lors du premier volume, a persisté avec le second tome alors que les trop nombreuses arêtes signalaient une très nette baisse de qualité.
    Cela sentait déjà la godiche, il y avait des airs de Bridget Jones, et l'on s'attendait à ce que des écureuils tristes en début de semaine (les lundis par exemple) dansent avec des tortues (une valse) dès la première nuit ou bien le premier jour (je me mets en mode clonage avec Murakami qui ne cesse d'égayer son absence d'intrigue par de jolies citations d'auteurs connus et/ou reconnus).
    La référence à l'illustre Wittgenstein n'offre aucune caution à ce 1Q84 T3, proche de la pire indigence. Pas plus que Proust.
    Maître de la redite dès le second tome, Murakami est élevé au grade de Grand Chevalier du délayage creux dans ce troisième volume.
    Trois personnages ne cessent de conjecturer. Aomamé (qui devient aussi intéressante qu'un bol de haricots de soja), Tengo (plus plat qu'une limande-sole), Ushikawa (aussi méchant dedans que vilain dehors, utile pour le rabâchage pédagogique ).
    La conjecture à foison des uns et des autres permet à l'écrivain nippon de redire une bonne trentaine de fois ce qu'il avait déjà été écrit plus de vingt fois précédemment. L'avantage est que son lecteur est certain de ne pas s'égarer, de ne commettre ni faux sens, ni contre-sens.
    Et comme l'intrigue est aussi vide que le réfrigérateur d'une anorexique (une tranche de jambon cuit, un yaourt allégé ici. Un bâtonnet de cèleri, une soupe au miso là-bas), il est possible de déposer ses neurones pour un dépoussiérage le temps de la lecture.
    En revanche, l'achever (la lecture) constitue un très louable effort de volonté dont je ne suis pas peu fière. On se réconforte comme on peut.
    Sans parler de la qualité littéraire globale de ces …. (bouh ouh ouh) quelques 1500 pages au total. (Petit aparté: en 1500 pages, le Don Paisible offre un incroyable moment de lecture).
    Ainsi, pour illustrer mon propos, il aurait été dommage de se priver de cette remarquable péripétie:
    "Elle n'avait pas envie d'uriner. Elle sortit du réfrigérateur une bouteille d'eau minérale, en but deux verres. Mais l'envie n'était toujours pas là. Après tout, elle n'était pas pressée. Elle mit de côté les tests de grossesse, s'installa sur le canapé et se concentra sur sa lecture de Proust. L'envie d'uriner se manifesta trois heures plus tard. Ce qu'elle fit dans un récipient adéquat".
    J'ai admiré la futée Aomamé. Faire pipi dans un dé à coudre n'aurait pas été judicieux. Ni dans un entonnoir. Effectivement, un récipient adéquat s'imposait. A mon tour, je me suis lancée dans quelques hypothèses distractives : avait-elle utilisé une tasse à thé? Une petite casserole? Un pot de confiture vidé au préalable? On se désennuie avec les moyens du bord.
    Dans la foulée, j'ai salué le talent de l'écrivain quant à l'hasardeux mariage de l'évènement urinaire avec la recherche proustienne du temps perdu.
    Deux cent pages plus loin, aucune amélioration n'était à espérer.
    "elle se massait le visage à l'aide de crème et de lotion et, avant de se coucher, elle s'appliquait un masque. Comme, de nature, elle jouissait d'une bonne santé, très peu de soins suffisaient pour qu'immédiatement sa peau soit lisse et éclatante".
    Passionnant, non? Et avec 1Q84, vous prendrez bien un abonnement à Elle?
    Dans la multitude de non-évènements, de bavardages et ratiocinations divers, on s'achemine sûrement vers un mélo sirupeux. La fin ne déçoit pas. On reste les doigts tout poisseux (mais les neurones frais).
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 13 mars 2012

    cicou45
    Ça y est, je suis arrivée au bout du troisième tome tant attendu et je ressens comme un grand vide car je me dis que l'auteur ne peut pas laisser ses lecteurs comme cela. Certes, la fin est on ne plus ouverte et laisse le lecteur vagabonder dans toutes les directions possibles mais justement, il y a encore trop de choses à dire à découvrir...
    Dans ce troisième volet, le lecteur voit apparaître un troisième personnage principal, Ushikawa, qui engagé à la solde des Précurseurs, est chargé de retrouver Aomamé, la meurtrière du leader. L'intrusion de ce nouveau personnage dans ce troisième ouvrage est une excellente idée, de mon point de vue, de la part de l'auteur, puisqu'il permet au lecteur de vivre à la fois les évènements de manière intrinsèque, au travers de Tengo et d'Aomamé mais aussi de prendre du recul et d'envisager celles-ci sous un autre angle de vue.
    Ushikawa est une sorte de détective privé, très intelligent et qui remonte facilement les étapes. Cela permet au lecteur de se remémorer ce qu'il s'est passé dans les deux premiers tomes mais aussi d'en apprendre plus sur les deux protagonistes, choses qu'ils ignorent parfois eux-mêmes.
    Roman qui s'ouvre sur une multitudes de dénouements possibles : Tengo et Aomamé sont-ils revenus en 1984 ou sont-ils dans un nouveau monde, qui ne serait donc ni celui de l'année 1984 ni celui de 1Q84 ? La petite chose qui grandit dans le ventre d'Aomamé va-t-elle réellement joué le rôle de DAUGHTER ? La secte pourra-t-elle continuer à survivre et l'un de ses membres pourra-t-il à nouveau entre "Les Voix" ?
    Autant de questions qui restent sans réponse (un tome 4 aurait-il été envisagé ? ).
    En tous cas, une pure merveille, l'écriture est toujours aussi fluide et limpide et l'intrigue toujours aussi envoûtante. Je me suis complètement laissée séduire par ces trois volets à tels point que j'en redemande. A découvrir !
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    • Livres 2.00/5
    Par latina, le 06 février 2014

    latina
    Eh bien me voilà quitte des 2 lunes, des Little People, d'Aomamé et de sa « petite chose », de Tengo et de son père ( ?), et d'Ushikawa, le détective à grosse tête chargé de retrouver Aomamé.
    Me voilà quitte, oui, et bien contente d'en avoir fini. Ce troisième volume m'a semblé pesant dans tous les sens du terme. Que d'atermoiements, que de circonvolutions, que de détours (et je viens de me rendre compte que j'adoptais ici un style répétitif en calquant mon esprit sur la pensée de Murakami...) pour expliquer la traque obstinée d'Ushikawa, les longs jours de contemplation et de réflexion que Tengo passe avec son père dans le coma, et l'attente monotone d'Aomamé, entrecoupée par des coups fiévreux à la porte de l'appartement où elle se cache.
    Car il s'agit d'attente, ici, essentiellement. Puis vers les ¾ du roman, cela s'emballe quelque peu : la mort fait son apparition, et l'amour va bientôt se resserrer autour de Tengo et Aomamé.
    Mais bon... J'ai été patiente. Il faut dire que le style de Murakami me plait, et c'est cela qui m'a aidée à tenir. Et puis ses réflexions, aussi...Ses nombreuses comparaisons font mouche à tous les coups, notamment lorsqu'il parle de la mort, par exemple : « La mort d'un homme, dans n'importe quelle circonstance, c'est terrible. Un trou s'ouvre dans le monde. Et nous, nous devons saluer cette disparition avec respect. Sinon le trou ne pourra jamais être comblé. Il ne faut pas laisser le trou ouvert, quelqu'un pourrait tomber dedans. »
    Je termine en reprenant une phrase d'Aomamé à propos de sa lecture de Proust, qui pourrait exactement s'appliquer à mon impression vis-à-vis de ce 3e tome :
    « L'écriture est subtile, magnifique, et à ma manière, je peux comprendre la structure de cet astéroïde solitaire. Simplement je n'avance pas beaucoup.
    Comme si j'étais sur un bateau, et que je ramais vers l'amont de la rivière. Je manie les rames tant et plus, puis, dès que je pense à quelque chose et que je me repose un peu...ah, je m'aperçois que le bateau est revenu à son point de départ.
    Je crois que maintenant c'est ainsi que je dois lire. Plutôt que d'avancer pour suivre l'intrigue.
    De la sorte, cela me donne la sensation que le temps oscille de manière irrégulière. Ce qui se situe avant peut bien être après, et l'après avant, cela n'a pas d'importance. »
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    • Livres 3.00/5
    Par patatipatata, le 18 juin 2012

    patatipatata
    On entre dans 1Q84 comme dans un jeu. Un jeu qui serait assez proche des jeux «d'escape the room» que l'on trouve sur internet et dont le but est de trouver la clé qui va permettre de sortir d'une pièce.
    On doit tout d'abord se familiariser avec le lieu, collecter différents objets, les combiner entre eux, traquer les détails pour obtenir des indices, résoudre des énigmes, dégoter des codes, piétiner énormément jusqu'au découragement et au passage collecter un maximum de pierres précieuses. Et des pierres précieuses il y en a beaucoup dans ce roman en trois tomes :
    «les petits oiseaux ne cessaient de changer de position comme des notes de musique qui bougeaient sur une portée»
    Si je peux faire un autre parallèle, je dirais que la voie express N°3 de Tokyo, lieu du basculement de l'histoire, joue la même fonction que l'avenue «Muholland Drive» de David Lynch. Dans le film de Lynch, un virage à droite ou à gauche sur Muholland Drive fait chavirer l'héroïne vers le réel ou le fictif. Dans le livre de Murakami, le tigre de la publicité Esso sur la voix express, en regardant à droite ou à gauche révèle le même indice.
    Comme toujours dans les romans de Murakami, il y a plusieurs niveaux de lecture en fonction des pistes privilégiées par le lecteur. À son rythme, chacun suivra son propre raisonnement, finira par trouver la clé, mais une fois la porte ouverte, le paysage découvert sera peut-être différent de celui des autres lecteurs.
    Comment un écrivain se débrouille t'il avec la réalité et la fiction qu'il est en train d'écrire ? Comment cette fiction peut s'immiscer dans la réalité au point de perturber sa vie ? de ne plus savoir s'il vit dans la réalité (une lune) ou dans le monde imaginaires (deux lunes) qu'il a crée. de laisser ses personnages de fiction, les little poeple, envahir ses pensées au point de se laisser emprisonner dans «une chrysalide de l'air» en suspension entre deux mondes. Voilà pour moi, les questions que ce livre soulèvent. Une belle métaphore sur le travail d'écriture.
    Murakami a ce talent de nous placer, comme Alice, sur le fil du miroir. À nous de choisir si nous voulons nous laisser emporter par la fiction, ou rester sagement assis, un oeil au-dessus de l'épaule de l'écrivain.
    ll y a sans aucun doute d'autres pistes et d'autres pierres précieuses que je n'ai pas su voir. C'est donc avec un grand intérêt que je lirai vos critiques pour découvrir ce que j'ai raté.
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    • Livres 4.00/5
    Par Guylaine, le 07 janvier 2013

    Guylaine
    Si vous aimez la douceur, la lenteur d'une écriture qui prend son temps pour vous emmener où elle le désire, une écriture qui saupoudre, au passage, un soupçon de fantaisie fantastique, qui joue avec les différents temps du récit, 1Q84 est un livre fait pour vous.
    En ce qui me concerne, à partir du moment où mes yeux ont commencé à cheminer sur les premières lignes de ce bouquin, je n'ai eu de cesse de vouloir aller plus loin, de savoir…
    Je vous avouerai tout de même, que parfois, dans ce livre 3, j'ai trouvé que Murakami tirait un peu trop sur l'élastique de son récit, prenant le risque de lasser son lecteur. Il me fait rêver lorsque les détails de son écriture me permettent de distinguer une tonalité particulière, une couleur atypique, il m'ennuie lorsqu'il m'informe à chaque fois que son nouveau personnage, Ushikawa, va aux toilettes.
    Il n'empêche que j'ai beaucoup aimé cette trilogie !
    Avant de cliquer sur le petit bouton « OK », je voulais partager avec vous cette dernière citation :
    « - Bon. Si vous le voyez vraiment, que ferez-vous sur ce toboggan ?
    - Nous regarderons la lune. »
    http://www.dailymotion.com/video/xvv4yi_jorane-j-ai-demande-a-la-lune_music#.UOspF7bylbt
    (merci Milado, pour m'avoir aidée à trouver ce que je cherchais mal !)
    Enfin, je vous souhaite à tous 明けましておめでとう ( se prononçant : Akemashite omedetô).
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Critiques presse (5)


  • Actualitte , le 26 avril 2012
    Le rythme est fluide, le doux balancement entre rêve et réalité, toujours agréable et enchanteur.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • Culturebox , le 04 avril 2012
    Ce troisième livre est encore plus que les deux autres construit et écrit comme un polar.
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • Lexpress , le 15 mars 2012
    D'une histoire à l'autre, Haruki Murakami nous ensorcèle en cousant de fil blanc un récit où l'imagination sert de viatique à un monde perverti - fanatisme religieux, sectes, violences...
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LesEchos , le 14 mars 2012
    Murakami quitte « 1Q84 » sur un siège éjectable... sans doute pour se propulser dans un monde plus surprenant encore.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Telerama , le 14 mars 2012
    Plus intimiste, plus secret, ce troisième volet est ­celui de l'enfermement avant l'éclosion.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par bookaure, le 12 juillet 2012

    Un soir, alors qu'elle scrutait le jardin sur lequel soufflait la bise, Aomamé s'aperçut brusquement qu'elle croyait en Dieu. Ce fut pour elle une découverte inattendue. Comme si elle sentait que la plante de ses pieds rencontrait soudain un sol ferme alors qu'elle marchait dans des fonds boueux. Ce fut une prise de conscience totalement imprévue, accompagnée d'un sentiment d'incompréhension. Du plus loin qu'elle s'en souvienne, elle n'avait cessé de haïr tout ce qui s'apparentait à Dieu. Pour l'exprimer en termes plus précis, elle avait rejeté les hommes et le système qui s'étaient interposés entre elle et Dieu. Durant une très longue période de temps, elle avait assimilé à Dieu ces hommes et leur système. Les haïr, eux, c'était aussi haïr Dieu.
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  • Par Guylaine, le 01 janvier 2013

    Et les odeurs de cet après-midi de début d'hiver stimulaient hardiment ses narines. Comme si ce qui recouvrait ces odeurs avait été arraché. Des odeurs réelles. Les fidèles odeurs d'une saison particulière. L'odeur de l'éponge du tableau noir, celle du détergent utilisé pour le ménage, celle des feuilles mortes qu'on brûlait dans un coin de la cour, elles s'étaient toutes intimement mêlées. Quand il respirait à fond ces senteurs, il avait la sensation qu'elles s'amplifiaient et l'atteignaient au plus profond de lui.
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  • Par Guylaine, le 04 janvier 2013

    Au dessus de l'orme défeuillé se côtoyaient deux lunes, une grande et une petite. (...) Le silence qu'elles répandaient à la ronde, comme un pacte qu'elles auraient noué, était un silence lourd de présage. Et les lunes exigeaient qu'Ushikawa partage ce silence. Elles avaient doucement posé sur les lèvres un index couvert de cendres fines pour lui intimer de ne rien révéler à personne.

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  • Par Guylaine, le 29 décembre 2012

    En réalité, le temps n'est pas rectiligne. Il n'a même aucune forme. C'est quelque chose qui, dans tous les sens du terme, ne possède pas de forme. Mais comme nous ne sommes pas capables de concevoir des choses qui n'ont pas de forme, nous le figurons sous l'apparence d'une ligne droite, par commodité.

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  • Par joedi, le 26 juillet 2012

    C'est vraiment un monde complètement bizarre. Jusqu'où s'agit-il d'hypothèses ? A partir d'où est-ce du réel ? Je n'arrive pas à discerner la frontière. Dis-moi, Tengo, toi, en tant que romancier, comment définirais-tu le réel ?
    Là où, quand on se pique avec une aiguille, du vrai sang rouge jaillit, c'est le monde réel, répondit Tengo.

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