Sur la quatrième de couverture on peut lire « Les écrits d'
Haruki Murakami ont la précision des rêves. », c'est particulièrement vrai pour
Chroniques de l'oiseau à ressort qui pourrait s'apparenter à un long rêve irrationnel peuplé de sens cachés. de fait il ne faut pas s'attendre à une histoire cousue de fil blanc mais plutôt à une suite de situations étranges habitées de personnages qui ne le sont pas moins. On peut d'ailleurs faire un vrai rapprochement entre ce roman de Murakami et les œuvres de
David Lynch dans lesquelles on retrouve ce côté onirique légèrement désaxé.
La force de Murakami est qu'il arrive à ancrer ces situations étranges dans un quotidien des plus banals, un simple puits chez ses voisins suffit par exemple à faire changer la perception du monde du personnage principal (et la notre par la même occasion), il faut peut-être y voir là une version plus moderne (et plus adulte) d'Alice aux pays de merveilles.
Dans le même style j'ai pourtant préféré
La Fin des temps (qui reste pour l'instant mon préféré de Murakami), peut-être parce que
Chroniques de l'oiseau à ressort se rattache au final trop peu à la réalité et demeure donc plus le rêve de Murakami que le notre.