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> Corinne Atlan (Traducteur)

ISBN : 2020664089
Éditeur : Editions du Seuil (2004)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 212 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Danse, danse, danse", dit l'homme-mouton tapi au coeur d'un étage fantôme de l'hôtel du Dauphin pourtant transformé en cinq étoiles où le narrateur essaie de retrouver ses marques.

Alors, il danse, danse, danse entre cet irrationnel qui envahit son quoti... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Pirouette0001, le 27 juillet 2014

    Pirouette0001
    Ce livre est la suite du livre 'La course au mouton sauvage'.
    Murakami ajoute en postface qu'il s'agit du même narrateur que dans dans ses deux premiers livres 'Ecoute le chant du vent' et 'Pinball 1973'. Ces deux premiers livres n'ont toutefois pas été traduits en français à ce jour.
    Pourtant, j'ai de loin préféré ce tome au premier, qui déjà n'était pas mal du tout et reprenait les thèmes chers à cet auteur.
    Celui-ci a l'art en effet de nous faire voyager sur le fil entre le réel et l'irréel et nous démontre qu'il n'y a jamais loin de l'un à l'autre et combien il est facile de basculer dans cet autre monde qui semble parfois plus normal que le monde réel.
    J'ai trouvé le protagoniste beaucoup plus attachant dans cette partie-ci et engage vraiment tous les lecteurs de "La course au mouton sauvage" de ne pas s'arrêter en chemin, car ils perdraient l'essentiel.
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    • Livres 4.00/5
    Par CLAVIE, le 08 août 2012

    CLAVIE
    H. Murakami sait user de l'art de la métaphorique - fantastique. Je le trouve proche de Miyazaki, le réalisateur.
    Il use de symboles justes, rendant la culture japonaise accessible : la danse cadence l'histoire du parcours laborieux, du héros solitaire en pleine déprime, mais qui voudrait guérir. L'eau - sous forme de neige, pluie ou mer - représente les frontières déviantes ou salvatrices de son état inconscient. Alors, en s'obligeant à rester lui-même parmi les autres, le héros retrouvera la joie de vivre.
    Dans le même temps, l'auteur s'appuie sur l'hyper-réalisme fataliste européen. Il nous décrit ainsi l'emploi du temps banal du personnage principal, ou encore la société capitaliste japonaise actuelle, au bord de l'implosion. Il nous montre que seule l'ouverture sur les autres, la naissance d'amitiés sincères, et bien sûr le sentiment amoureux simple permettent de se libérer et revivre.
    En résumé, on découvre un récit appréhendable de différentes manières. N'est-ce pas celà, une oeuvre ?
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 23 août 2011

    brigittelascombe
    "Danse,danse,danse" conseille l'homme Mouton, "continue à danser tant que tu entendras la musique".Ne réfléchis pas,continue"Danse au point de susciter l'admiration de tous"
    L'homme mouton réapparait dans ce deuxième tome suite de La course au mouton sauvage.
    Cet être fantastique rencontré ou plutôt ressenti quelques années plus tôt à l'Hôtel du Dauphin de Sapporo,alors que le narrateur,journaliste "fournit la presse en phrases bouche-trous", "déblayant la neige culturelle" dans une société dite capitaliste, petit ami d'une call girl aux oreilles sublimes, s'était lancé sur la piste d'une organisation d'extrême droite liée à la photo d'un banal mouton, est celui qui "relie les gens aux évènements" , qui dirige tout comme un standardiste et qui est devenu indispensable à sa survie car "tout est lié".
    Revenu dans cet hôtel qui ne payait pas de mine et a été métamorphosé en hôtel de luxe le narrateur interroge son double et part à nouveau à la recherche de sa face cachée en le questionnant car seul face à lui même,il lui semble ne faire partie de rien.
    Quel est son vrai moi?L'image que l'on se fait de soi même est-elle conforme à la réalité?Comment trouver son individualité par rapport aux autres?
    Même s'il recommence sa vie à zéro lui dit l'homme mouton,il refera pareil, "c'est ça les tendances"
    "Mais alors,qu'est-ce que je dois faire?"
    S'en suivent des réflexions sur l'existence,le monde,le bonheur,la réalité,le verbe aimer,la mort, tout en croisant May ,Yumioshi, Yuki une ado paumée et l'ami Gotanda.
    Beaucoup de questions en quête de réponses mais "REPONSE IMPOSSIBLE PAR MANQUE DE DONNEES.APPUYEZ SUR LA TOUCHE ANNULATION."
    "Je suis déconnecté."
    "J'étais connecté"
    "Il faut réparer le désordre des connexions"
    Serions nous de simples machines neuronales prêtes à disjoncter à tout moment pour nous éjecter dans une autre dimension?
    Haruki Murakami,auteur culte à l'imagination débridée,à l'écriture fluide et imagée toujours aux limites du réel, dont j'ai dévoré tous les ouvrages,est né à Kobe en 1949,a étudié la tragédie grecque et a ouvert un club de jazz avant de se consacrer à l'écriture.Il a reçu le prix Gunzo 1979 pour son premier roman Ecoute le vent et a continué son oeuvre foisonnante en s'expatriant par la suite aux Etats Unis où il enseigne la littérature japonaise. Sa Ballade de l'impossible a été dernièrement adaptée au cinéma.
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    • Livres 2.00/5
    Par mademoisellehirondelle, le 10 janvier 2014

    mademoisellehirondelle
    Pour commencer, je vais rapidement donner les seuls points positifs que j'ai pu trouver à ce livre:
    - l'écriture de Murakami, que j'apprécie toujours autant, il a vraiment l'art de rendre le réel fantastique, c'est toujours aussi fascinant que dérangeant.
    - j'ai beaucoup apprécié les réflexions intérieures du personnage principal, un homme sans nom et sans visage auquel on peut s'identifier facilement.
    - le personnage de Yuki aussi m'a beaucoup touchée, c'est une jeune ado complètement déphasée avec la réalité des personnes de son âge, je trouve que c'est elle qui perd le plus le pied avec la réalité. Son espèce de pouvoir empathique la rend aussi étrange que rassurante d'ailleurs.
    Globalement ce n'est pas un mauvais livre, mais je lui trouve des défauts beaucoup trop gros à mon goût pour que je laisse passer ça dans ma note. Il faut noter que j'ai déjà lu Murakami, que je suis familière avec le style et les gimmicks de cet auteur.
    Malgré tout je me suis sentie un peu perdue en lisant ce livre, sans doute parce qu'il fait partie d'un ensemble de plusieurs livres, ce qui n'était pas noté sur mon édition (une édition collector sans quatrième de couverture). Je ne savais pas que je m'embarquais en plein dans une histoire qui avait commencé ailleurs, ce qui est sans doute ce qui m'a manqué pour saisir le récit.
    Les gros points noirs de cette lecture selon moi:
    - l'action est très très lente, ce qui ne me gênais pourtant pas dans ses autres livres me saute à la figure comme une suite d'évènements inutiles entrecoupés ça et là d'évènements qui font avancer le schmilblik.
    - Car, oui, tout cela est un véritable schmilblik, je n'ai pas toujours compris où l'auteur voulait en venir, pourtant j'ai ouvert mes chakras, mais tout m'a paru assez obscur. Il doit y avoir une réflexion métaphysique sous-jacente je pense, mais la sauce n'a pas pris avec moi.
    J'ai juste eu la sensation que le livre savait quelque chose qu'il refusait de me dire. En fait, j'ai eu la sensation d'être méprisée par ce bouquin...
    - ce qui fait que je me suis presque à chaque page, retrouvée propulsée hors du livre. Impossible pour moi de me sentir concernée par les problèmes des personnages tant ils semblaient loin de moi. Les milliers de scènes du quotidien insipide du héros renforcent constamment ce sentiment. L'auteur se sent à chaque fois obligé d'expliquer comment ses personnages se préparent une salade. Au bout de la dixième salade, on a juste envie de jeter le livre par la fenêtre !
    Alors ce doit être une intention de l'auteur que de confronter à ce point un quotidien écoeurant et aliénant d'une société de consommation à un univers parallèle qu'on toucherait du doigt sans le savoir, mais ça n'a pas marché pour moi.
    La mort de certains personnages, et même leur vie n'apporte rien, et on ne saura jamais ce qui leur est arrivé. Ca doit être une réflexion sur la futilité de la vie peut-être...
    En bref, je n'ai pas aimé ce livre qui ne manque sans doute pas d'enjeux, mais qui ne cherche pas spécialement à inviter son lecteur dans cet univers. Ce qui est un gros problème quand même...
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    • Livres 3.00/5
    Par laurentgui, le 12 avril 2013

    laurentgui
    Ce roman vient à la suite de « La course du mouton sauvage » et met en scène le même héros, ainsi que d'autres personnages ou lieux. À titre informatif, il n'est pas nécessaire de posséder un souvenir — voire même de l'avoir lu — du premier, pour lire le second (ce n'est pas à proprement dire une suite). L'univers en revanche est semblable : on retrouve les composantes coutumières de l'œuvre de Murakami, aussi bien dans la forme (un monde où la réalité, le surnaturel et le rêve s'entremêlent) que dans le fond (au travers de sujets tels que les relations humaines, l'amour, l'enfance ou la mort). Ici, le héros, dont la vie est morose, se sent comme à la dérive, décide de se laisser emporter par le courant de ses envies et de ses intuitions ; ce faisant, il va essayer de retrouver la trace d'une ancienne compagne qui a brutalement disparu de sa vie et dont il a rêvé. Cette quête l'amènera à revenir sur des éléments de son passé proches, peut-être enfouis un peu trop rapidement. Bien qu'il se lise avec une facilité indiscutable et que je sois sensible à son univers et ses personnages, je n'ai pas trouvé cet opus transcendant ou particulièrement original, mais parfois un peu trop évident au contraire.
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Citations et extraits

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  • Par HenriMoufettal, le 07 juillet 2013

    Haruki Murakami « DANSE, DANSE, DANSE » - Editions du Seuil - Points
    Encore une fois, une liste de morceaux choisis qui ont trouvé leurs échos dans ma tête, ni plus, ni moins.

    Page 14
    « Et quand j’écoutais les autres se décrire eux-mêmes, il me semblait qu’il parlaient d’eux comme s’il s’agissait d’une autre personne, et que nous vivions tous dans un monde aérien en respirant un air irréel .
    (…)
    Mon chien, pris par la pluie, est mort de pneumonie l’année de mon entrée au collège, et je n’en ai jamais eu d’autre. Mais j’aime toujours la natation »

    Page 19
    « Je ne suis pas un type bizarre.
    Je le pense vraiment.
    Je ne suis peut-être pas du tout dans la moyenne, mais en tout cas je ne suis pas bizarre. Je suis terriblement normal, à ma façon à moi. Complètement straight. Mais straight à la façon d’une flèche. Ma façon d’être est la plus inévitable, la plus naturelle du monde. Pour moi, c’est une vérité évidente, si bien que ça m’est un peu égal, ce que les autres peuvent penser de moi. La façon dont les autres me voient, c’est un problème qui ne me concerne pas. C’est leur problème. »

    Page 44
    « Le gaspillage est le combustible qui entraîne la contradiction, la contradiction réactive l’économie, et cette réactivation entraîne à nouveau le gaspillage »

    Page 60
    «Puis je () regardai la télé. Tous les programmes étaient nuls. J’avais l’impression qu’on me montrait des vomissements artificiels. Comme c’était artificiel, ce n’était pas vraiment sale, mais si on les regardait fixement ces vomissements prenaient un air réel. »
    Page 219
    « Strictement rien à faire. Elle se sentait seule et avait envie d’être dans les bras de quelqu’un, c’est tout. Et cette fois-là, c’était moi. »

    Page 298
    « -Je ne suis pas têtu, j’ai un système de pensée bien à moi, c’est tout.
    -Un système ? (…) Ce genre de mots n’a plus guère de sens. C’est comme de fabriquer un ampli à la main avec un vieux tube électronique. On a plus vite fait d’aller dans un magasin et d’acheter un ampli neuf. (…) S’il s’abime, on vient vous le réparer de suite. Si vous en rachetez un neuf, ils vous reprennent l’ancien. Le système de pensée, ça ne vaut plus rien à notre époque. »

    Page 360
    « Voilà ce que j’avais envie de crier. Mais sans doute personne ne m’aurait-il écouté. Je n’étais qu’un citoyen de deuxième classe qui n’avait pas droit à la parole dans cette vaste famille. »

    Page 407
    « J’y ai souvent pensé pendant la guerre. Là-bas, il y avait de nombreuses façons de mourir. Mais je n’y pense plus beaucoup maintenant. Je n’ai pas le temps de penser à des choses aussi compliquées. La paix, c’est bien plus triste que la guerre… »

    Page 437
    « -Compliquée cette affaire, mon cher Watson, fis-je, m’adressant au cendrier posé sur la table.
    Mais le cendrier ne me répondit pas. Et pour cause : il était intelligent et savait qu’il fallait mieux rester en dehors de toute cette histoire. »

    Page 457
    « -C’est triste, mais il était comme ça, dis-je. Un brave type qui méritait le respect. Mais de temps en temps on le traitait comme une poubelle distinguée. De nombreuses personnes y jetaient diverses choses. C’est facile de se servir de lui comme d’une poubelle, je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça. »

    Page 458
    « Je pense que la plupart des gens ne peuvent même pas comprendre de quoi je parle, pour commencer. La plupart des gens normaux ne pensent pas comme moi. Mais moi, je trouve que ma manière de penser est la plus correcte. (…) Être juste, et sincère si on peut. Moi, personnellement, je n’aime pas les gens qui en font pas ces genres d’efforts et se contentent de pleurer en disant qu’ils regrettent quand les gens qu’ils connaissaient sont morts.
    (…)
    Tout est dans les efforts de ce que l’on fait, c’est tout. »

    Page 487
    « Le passé augmente et le futur raccourcit. Les possibilités diminuent, les regrets augmentent. »

    Page 531
    « Pendant quelque temps on vit les médias se repaître de sa mort, tels des asticots sur de la viande pourrie.
    (…)
    « Il aurait fallu les tuer à coups de barre de fer », avait dit Gotanda. C’était simple et rapide. Et moi j’avais dit : « Non, non, il faudrait les étrangler lentement »

    Page 552
    « On change petit à petit, tu vois, on change sans cesse et, au fur et à mesure, un grand nombre des choses qui nous entourent disparaissent. On n’y peut rien. Les choses se figent dans notre conscience. Mais elles disparaissent du monde réel. »
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  • Par ilaluna, le 17 janvier 2008

    -- Oui, je comprends, répondis-je. Mais alors qu'est-ce que je dois faire ?
    -- Danser, répondit l'homme-mouton. Continuer à danser tant que tu endendras la musique. Tu comprends ce que je te dis ? Danse ! Continue à danser. Ne te demande pas pourquoi. Il ne faut pas penser à la signification des choses. Il n'y en a aucune au départ. Si on commence à y réfléchir, les jambes s'arrêtent. Et si tes jambes s'arrêtent de danser, moi je ne pourrais plus rien faire pour toi. Tous tes liens disparaîtront. Pour toujours. Et tu ne pourras plus vivre que dans ce monde-ci, de ce côté. Tu seras aspiré par le monde d'ici. C'est pour ça qu'il ne faut pas t'arrêter. Même si tout te paraît stupide, insensé, ne t'en soucie pas. Tu dois continuer à danser en marquant les pas. Et dénouer peu à peu toutes ces choses durcies en toi, un tout petit peu au début. Ce n'est peut-être pas encore trop tard. Utilise tout ce que tu peux. Fais de ton mieux. Il n'y a rien dont tu doives avoir peur. Tu es fatigué, c'est sûr. Tu es fatigué et tu as peur ? Ca arrive à tout le monde. Tu as l'impression que tout va de travers, que le monde entier se trompe. Et tu t'arrêtes de danser...
    Je levai les yeux et contemplai l'ombre sur le mur.
    -- Mais il n'y a rien d'autre à faire que danser, poursuivit l'homme-mouton. Et danser du mieux qu'on peut. Au point que tout le monde t'admire. Si tu fais ça, alors peut-être pourrai-je t'aider moi aussi. Voilà pourquoi il te faut danser. Danser tant que la musique durera.
    DANSE. DANSE TANT QUE LA MUSIQUE DURERA.
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  • Par ilaluna, le 17 janvier 2008

    Elle ôta sa montre d'un geste nerveux, la posa sur la table avec un petit bruit sec. Puis elle s'assit dans le canapé, tira sur le bord de sa jupe, leva la tête et me regarda. Assis sur le bord du lit, je reprenais lentement mes esprits.
    -- Bon, dit Yumiyoshi-san. Alors, tu me désires, c'est bien ça ?
    -- Violemment. Il s'est passé tellement de choses, tu sais. Et je te désire.
    -- Violemment, dit-elle en tirant à nouveau sur sa jupe.
    -- Très violemment.
    -- Et tous ces événements t'ont mené où ?
    -- A la réalité. Ca m'a pris pas mal de temps, mais je suis revenu à la réalité. J'ai traversé des situations étranges, beaucoup de gens sont morts. J'ai perdu beaucoup de choses, j'étais en pleine confusion, d'ailleurs cette confusion ne s'est pas complètement estompée. Peut-être va-t-elle rester. Mais je crois que j'ai fait le tour maintenant. Je sais qu'ici c'est la réalité. Ca m'a épuisé de faire le tour comme ça. Mais j'ai continué à danser. A poser les pieds l'un après l'autre. Et c'est comme ça que j'ai pu revenir ici.
    La tête levée vers moi, elle me regardait.
    -- Je vais avoir du mal à t'expliquer tout en détail, mais je voudrais que tu me fasses confiance. J'ai besoin de toi, je te désire, c'est très important pour moi. Et c'est très important pour toi aussi. Je ne te mens pas, tu sais.
    -- Et alors, qu'est-ce que je suis censée faire ? dit-elle sans changer d'expression. Je dois me sentir émue et coucher avec toi ? Genre : c'est vraiment super que quelqu'un ait besoin de moi à ce point ?
    -- Non, il ne s'agit pas de ça, dis-je en cherchant les mots appropriés. (Evidemment je ne les trouvai pas.) Comment dire ? Ca, c'est quelque chose de sûr d'avance. Je n'ai jamais douté que tu coucherais avec moi, je le savais depuis le début. Seulement, au début ce n'était pas possible. Ce n'était pas le bon moment. Alors j'ai attendu d'avoir fait le tour. Maintenant que je l'ai fait, le moment n'est plus défavorable.
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  • Par Claudepuret, le 04 décembre 2012

    - Qu'est-ce que je dois faire, alors ?
    - Tu as perdu beaucoup de choses jusqu'à présent. Beaucoup de choses importantes. Le problème n'est pas de savoir à qui la faute. Le problème, c'est que tu étais trop attaché à ces choses. Chaque fois que tu as perdu quelque chose, tu as laissé avec de petites parties de toi-même, qui y sont restées accrochées. Comme des marques. Et ça, tu n'aurais pas dû le faire. Tu as abandonné même des choses que tu aurais dû garder, en même temps que celle que tu perdais. Et ça t'a usé petit à petit. Pourquoi as-tu fait ça ?
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  • Par joedi, le 20 juin 2014

    Quand on vit longtemps seul, c'est incroyable le nombre de choses qu'on finit par regarder fixement. On parle tout seul aussi de temps à autre. On dîne dans des endroits animés. On se met à éprouver de l'affection pour une vieille voiture. Et peu à peu on devient un ringard.

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