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ISBN : 2757831011
Éditeur : Points (2012)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 126 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ce roman est la suite de La Course au mouton sauvage. Le narrateur retourne à Sapporo (Hokkaïdo), à l'Hôtel du Dauphin, à la recherche de Kiki, la call-girl de luxe aux merveilleuses oreilles dont il a entendu en rêve l'appel au secours. L'Hôtel du Dauphin est devenu un... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 23 août 2011

    brigittelascombe
    "Danse,danse,danse" conseille l'homme Mouton, "continue à danser tant que tu entendras la musique".Ne réfléchis pas,continue"Danse au point de susciter l'admiration de tous"
    L'homme mouton réapparait dans ce deuxième tome suite de La course au mouton sauvage.
    Cet être fantastique rencontré ou plutôt ressenti quelques années plus tôt à l'Hôtel du Dauphin de Sapporo,alors que le narrateur,journaliste "fournit la presse en phrases bouche-trous", "déblayant la neige culturelle" dans une société dite capitaliste, petit ami d'une call girl aux oreilles sublimes, s'était lancé sur la piste d'une organisation d'extrême droite liée à la photo d'un banal mouton, est celui qui "relie les gens aux évènements" , qui dirige tout comme un standardiste et qui est devenu indispensable à sa survie car "tout est lié".
    Revenu dans cet hôtel qui ne payait pas de mine et a été métamorphosé en hôtel de luxe le narrateur interroge son double et part à nouveau à la recherche de sa face cachée en le questionnant car seul face à lui même,il lui semble ne faire partie de rien.
    Quel est son vrai moi?L'image que l'on se fait de soi même est-elle conforme à la réalité?Comment trouver son individualité par rapport aux autres?
    Même s'il recommence sa vie à zéro lui dit l'homme mouton,il refera pareil, "c'est ça les tendances"
    "Mais alors,qu'est-ce que je dois faire?"
    S'en suivent des réflexions sur l'existence,le monde,le bonheur,la réalité,le verbe aimer,la mort, tout en croisant May ,Yumioshi, Yuki une ado paumée et l'ami Gotanda.
    Beaucoup de questions en quête de réponses mais "REPONSE IMPOSSIBLE PAR MANQUE DE DONNEES.APPUYEZ SUR LA TOUCHE ANNULATION."
    "Je suis déconnecté."
    "J'étais connecté"
    "Il faut réparer le désordre des connexions"
    Serions nous de simples machines neuronales prêtes à disjoncter à tout moment pour nous éjecter dans une autre dimension?
    Haruki Murakami,auteur culte à l'imagination débridée,à l'écriture fluide et imagée toujours aux limites du réel, dont j'ai dévoré tous les ouvrages,est né à Kobe en 1949,a étudié la tragédie grecque et a ouvert un club de jazz avant de se consacrer à l'écriture.Il a reçu le prix Gunzo 1979 pour son premier roman Ecoute le vent et a continué son oeuvre foisonnante en s'expatriant par la suite aux Etats Unis où il enseigne la littérature japonaise. Sa Ballade de l'impossible a été dernièrement adaptée au cinéma.
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    • Livres 4.00/5
    Par CLAVIE, le 08 août 2012

    CLAVIE
    H. Murakami sait user de l'art de la métaphorique - fantastique. Je le trouve proche de Miyazaki, le réalisateur.
    Il use de symboles justes, rendant la culture japonaise accessible : la danse cadence l'histoire du parcours laborieux, du héros solitaire en pleine déprime, mais qui voudrait guérir. L'eau - sous forme de neige, pluie ou mer - représente les frontières déviantes ou salvatrices de son état inconscient. Alors, en s'obligeant à rester lui-même parmi les autres, le héros retrouvera la joie de vivre.
    Dans le même temps, l'auteur s'appuie sur l'hyper-réalisme fataliste européen. Il nous décrit ainsi l'emploi du temps banal du personnage principal, ou encore la société capitaliste japonaise actuelle, au bord de l'implosion. Il nous montre que seule l'ouverture sur les autres, la naissance d'amitiés sincères, et bien sûr le sentiment amoureux simple permettent de se libérer et revivre.
    En résumé, on découvre un récit appréhendable de différentes manières. N'est-ce pas celà, une oeuvre ?
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    • Livres 3.00/5
    Par laurentgui, le 12 avril 2013

    laurentgui
    Ce roman vient à la suite de « La course du mouton sauvage » et met en scène le même héros, ainsi que d'autres personnages ou lieux. À titre informatif, il n'est pas nécessaire de posséder un souvenir — voire même de l'avoir lu — du premier, pour lire le second (ce n'est pas à proprement dire une suite). L'univers en revanche est semblable : on retrouve les composantes coutumières de l'œuvre de Murakami, aussi bien dans la forme (un monde où la réalité, le surnaturel et le rêve s'entremêlent) que dans le fond (au travers de sujets tels que les relations humaines, l'amour, l'enfance ou la mort). Ici, le héros, dont la vie est morose, se sent comme à la dérive, décide de se laisser emporter par le courant de ses envies et de ses intuitions ; ce faisant, il va essayer de retrouver la trace d'une ancienne compagne qui a brutalement disparu de sa vie et dont il a rêvé. Cette quête l'amènera à revenir sur des éléments de son passé proches, peut-être enfouis un peu trop rapidement. Bien qu'il se lise avec une facilité indiscutable et que je sois sensible à son univers et ses personnages, je n'ai pas trouvé cet opus transcendant ou particulièrement original, mais parfois un peu trop évident au contraire.
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    • Livres 4.00/5
    Par Claudepuret, le 28 mars 2013

    Claudepuret
    Suite de La course au mouton sauvage, ce roman nous entraîne à nouveau à la suite d'un narrateur, lui-même à la poursuite de l'homme-mouton, sorte de messager qui lui dit de continuer à danser pour continuer à vivre.
    On navigue toujours à la frontière de deux mondes où le personnage principal recherche des réponses et se cherche lui-même.
    Murakami nous autorise à nouveau un accès dans cette zone grise située entre notre réalité et le monde de l'irréel et on aime à s'y mouvoir, à s'y poser des questions et à imaginer la suite de l'intrigue, sans, parfois, que les réponses ne viennent, ni qu'elles soient conformes aux attentes de notre esprit rationnel.
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  • Par lilicrapota, le 30 janvier 2011

    lilicrapota
    Commencerais-je à me laisser vraiment des murakami???? toujours est-il que celui ci ne me laisse rien... toujours bien écrit, toujours ces étranges impressions, ce climat bien particulier... mais rien de transcendant.
    le narrateur est le même que dans La course au mouton sauvage (c'est la suite) ; là il revient à l'hotel du dauphin car une voix semble l'y appeler (kiki); il y tombe amoureux d'une receptionniste mais vit un tas de rencontres et d'aventures (gotanda son ancien camarade devenu acteur, une jeune fille de 13 ans qui a une sorte de prescience...)
    le roman finit, tout rentre dans l'ordre (pour une fois que c'est le cas dans un roman de murakami!!!)
    un peu décevant...
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Citations et extraits

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  • Par ilaluna, le 17 janvier 2008

    -- Oui, je comprends, répondis-je. Mais alors qu'est-ce que je dois faire ?
    -- Danser, répondit l'homme-mouton. Continuer à danser tant que tu endendras la musique. Tu comprends ce que je te dis ? Danse ! Continue à danser. Ne te demande pas pourquoi. Il ne faut pas penser à la signification des choses. Il n'y en a aucune au départ. Si on commence à y réfléchir, les jambes s'arrêtent. Et si tes jambes s'arrêtent de danser, moi je ne pourrais plus rien faire pour toi. Tous tes liens disparaîtront. Pour toujours. Et tu ne pourras plus vivre que dans ce monde-ci, de ce côté. Tu seras aspiré par le monde d'ici. C'est pour ça qu'il ne faut pas t'arrêter. Même si tout te paraît stupide, insensé, ne t'en soucie pas. Tu dois continuer à danser en marquant les pas. Et dénouer peu à peu toutes ces choses durcies en toi, un tout petit peu au début. Ce n'est peut-être pas encore trop tard. Utilise tout ce que tu peux. Fais de ton mieux. Il n'y a rien dont tu doives avoir peur. Tu es fatigué, c'est sûr. Tu es fatigué et tu as peur ? Ca arrive à tout le monde. Tu as l'impression que tout va de travers, que le monde entier se trompe. Et tu t'arrêtes de danser...
    Je levai les yeux et contemplai l'ombre sur le mur.
    -- Mais il n'y a rien d'autre à faire que danser, poursuivit l'homme-mouton. Et danser du mieux qu'on peut. Au point que tout le monde t'admire. Si tu fais ça, alors peut-être pourrai-je t'aider moi aussi. Voilà pourquoi il te faut danser. Danser tant que la musique durera.
    DANSE. DANSE TANT QUE LA MUSIQUE DURERA.
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  • Par ilaluna, le 17 janvier 2008

    Elle ôta sa montre d'un geste nerveux, la posa sur la table avec un petit bruit sec. Puis elle s'assit dans le canapé, tira sur le bord de sa jupe, leva la tête et me regarda. Assis sur le bord du lit, je reprenais lentement mes esprits.
    -- Bon, dit Yumiyoshi-san. Alors, tu me désires, c'est bien ça ?
    -- Violemment. Il s'est passé tellement de choses, tu sais. Et je te désire.
    -- Violemment, dit-elle en tirant à nouveau sur sa jupe.
    -- Très violemment.
    -- Et tous ces événements t'ont mené où ?
    -- A la réalité. Ca m'a pris pas mal de temps, mais je suis revenu à la réalité. J'ai traversé des situations étranges, beaucoup de gens sont morts. J'ai perdu beaucoup de choses, j'étais en pleine confusion, d'ailleurs cette confusion ne s'est pas complètement estompée. Peut-être va-t-elle rester. Mais je crois que j'ai fait le tour maintenant. Je sais qu'ici c'est la réalité. Ca m'a épuisé de faire le tour comme ça. Mais j'ai continué à danser. A poser les pieds l'un après l'autre. Et c'est comme ça que j'ai pu revenir ici.
    La tête levée vers moi, elle me regardait.
    -- Je vais avoir du mal à t'expliquer tout en détail, mais je voudrais que tu me fasses confiance. J'ai besoin de toi, je te désire, c'est très important pour moi. Et c'est très important pour toi aussi. Je ne te mens pas, tu sais.
    -- Et alors, qu'est-ce que je suis censée faire ? dit-elle sans changer d'expression. Je dois me sentir émue et coucher avec toi ? Genre : c'est vraiment super que quelqu'un ait besoin de moi à ce point ?
    -- Non, il ne s'agit pas de ça, dis-je en cherchant les mots appropriés. (Evidemment je ne les trouvai pas.) Comment dire ? Ca, c'est quelque chose de sûr d'avance. Je n'ai jamais douté que tu coucherais avec moi, je le savais depuis le début. Seulement, au début ce n'était pas possible. Ce n'était pas le bon moment. Alors j'ai attendu d'avoir fait le tour. Maintenant que je l'ai fait, le moment n'est plus défavorable.
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  • Par Claudepuret, le 04 décembre 2012

    - Qu'est-ce que je dois faire, alors ?
    - Tu as perdu beaucoup de choses jusqu'à présent. Beaucoup de choses importantes. Le problème n'est pas de savoir à qui la faute. Le problème, c'est que tu étais trop attaché à ces choses. Chaque fois que tu as perdu quelque chose, tu as laissé avec de petites parties de toi-même, qui y sont restées accrochées. Comme des marques. Et ça, tu n'aurais pas dû le faire. Tu as abandonné même des choses que tu aurais dû garder, en même temps que celle que tu perdais. Et ça t'a usé petit à petit. Pourquoi as-tu fait ça ?
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  • Par ilaluna, le 17 janvier 2008

    Où fallait-il commencer ? Je n'avais pas la moindre prise. J'étais plaqué contre un mur trop élevé. Les parois autour de moi étaient aussi lisses que des miroirs. Je ne pouvais étendre la main vers nulle part. Je ne pouvais rien agripper. Je ne savais plus quoi faire.
    Je bus quelques flacons de saké, payai ma note et ressortis. De gros flocons de neige descendaient lentement du ciel en tourbillonnant. Ce n'était pas encore une véritable chute de neige, mais cela suffisait à étouffer les bruits de la ville. Je fis le tour du pâté de maisons pour calmer mon ivresse. Par où devrais-je commencer ? Je marchai en regardant mes pieds. Rien à faire, je ne savais pas ce que je cherchais. Je ne savais même pas dans quelle direction me tourner. J'étais rouillé. Rouillé et durci. A rester seul ainsi, il me semblait que je me perdais de plus en plus. Allons bon, mais où fallait-il commencer ? Il fallait bien que je commence quelquepart. Et si je commençais par la fille de la réception ? Je ressentais de la sympathie pour elle. Je sentais que le courant passait entre nous. Et il me semblait que si je voulais coucher avec elle, c'était possible. Mais que se passerait-il alors ? Où pourrais-je aller à partir de ça ? Je n'irais sans doute nulle part. Je ne ferais peut-être que me perdre davantage. Parce que je n'arrivais pas à saisir ce que je cherchais. Et tant que je ne saurais pas ce dont j'avais besoin, je ne ferais, comme disait mon ex-femme, que blesser mes différentes partenaires.
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  • Par Austral, le 09 avril 2011

    Ma maison a deux portes, l'entrée et la sortie, et on ne peut pas les intervertir. On ne peut entrer par la sortie ni sortir par l'entrée. Il y a plusieurs façons d'entrer, et plusieurs façons de sortir. Mais tout le monde finit par ressortir. Certains sont sortis pour essayer de nouvelles possibilités, d'autres pour faire des économies de temps. D'autres encore sont morts. Mais pas un n'est resté.
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