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ISBN : 2714460682
Éditeur : Belfond (02/03/2017)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 29 notes)
Résumé :
« À ce que je sais, votre épouse était vraiment une femme merveilleuse […] vous devez vous sentir reconnaissant d'avoir vécu presque vingt ans auprès d'une femme comme elle. Je le crois profondément. Néanmoins, vous aurez beau penser que vous avez compris quelqu'un, que vous l'avez aimé, il n'en reste pas moins impossible de voir au plus profond de son cœur. Vous aurez pu vous y efforcer, mais vous n'aurez réussi qu'à vous faire du mal. Vous ne pouvez voir qu'au fon... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
joedi
17 mars 2017
Sept nouvelles composent ce livre au thème commun d'un homme vivant sans femmes ; l'un après le décès de sa femme, actrice qui le trompait parfois avec ses partenaires, décide de vivre sans femmes mais, ayant une déchéance temporaire de son permis de conduire, engage une conductrice ; un autre a plusieurs maîtresses, dont une qui l'a particulièrement marquée, abusé et n'ayant plus le goût de vivre il se laisse mourir ... Mes préférées sont Drive my car, le bar de Kino et Samsa amoureux, c'est dans ces trois-là que j'ai le plus apprécié l'écriture magique de Haruki Murakami.
Extrait de la 4ème de couverture :
Neuf ans après Saules aveugles, femme endormie, le retour d'Haruki Murakami à la forme courte. Dans ce recueil comme un clin d'oeil à Hemingway, des hommes cherchent des femmes qui les abandonnent ou qui sont sur le point de le faire. Musique, solitude, rêve et mélancolie, le maître au sommet de son art.
C'est avec impatience que j'attends son prochain roman dont la parution, en français, par les éditions Belfond, est prévue en 2018.
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BrunoA
10 mars 2017
Ce recueil de nouvelles de Murakami nous permet de renouer avec les précédents que sont Saules aveugles femme endormie et L'éléphant s'évapore.
Ici, néanmoins, le sujet diffère quelque peu et se focalise sur les histoires d'hommes qui vivent ou qui ont vécu auprès de femmes dont ils se trouvent soudainement privés.
Ces chroniques d'hommes qui se sont trouvés esseulés de manière souvent brusque, voire violente nous mènent ainsi sur les traces d'un homme qui cherche à savoir pourquoi sa femme disparue l'a trompé, d'un médecin subitement tombé amoureux d'une de ses maîtresses, d'un patron de bar seul au fond d'une impasse, et de bien d'autres.
On retrouve dans certaines nouvelles l'atmosphère si particulière que sait entretenir cet auteur et qui ont fait son oeuvre si particulière.
Par ailleurs, les clins d'oeil littéraires ne manquent pas dans ce recueil. Ainsi du titre inspiré d'Hemingway, de Samsa amoureux qui n'est autre que La Métamorphose de Kafka inversée et de bien d'autres que le lecteur découvrira au fil de sa lecture.
A la lecture des Hommes sans femmes, on est impatient de connaître le prochain roman de Murakami.
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traversay
17 mars 2017
L'art de Murakami se déploie aussi bien dans des romans fleuves que dans de courts récits. Même si, à vrai dire, on le préfère dans le premier exercice ne serait-ce que pour le plaisir de se laisser envelopper petit à petit, et plus c'est long, plus c'est bon, par sa narration arachnéenne. Des hommes sans femmes est un recueil de 7 nouvelles qui par certains côtés ressemble à une compilation d'un certain nombre de thématiques chères à l'écrivain japonais. Celle des relations entre les hommes et les femmes, notamment, bien que le titre du livre ne doive pas induire en erreur : Les femmes sont très présentes même si elles sont parfois évoquées dans des souvenirs ou des fantasmes. Comme toujours chez Murakami, plusieurs tonalités se mélangent : réalisme, mélancolie, tragédie, absurde, fantastique. Chaque lecteur aura sans aucun doute son ou ses nouvelles préférées. Drive my Car et Shéhérazade sont celles que l'on peut mettre en avant pour leur originalité mais elles forment toutes un ensemble cohérent qui entretiendra le feu des plus anciens lecteurs de Murakami tout en séduisant de nouveaux adeptes.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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DesPlumesEtDesLivres
08 mars 2017
Ce recueil nous propose sept nouvelles dont les titres ont des références variées (dans le désordre : Les contes de mille et une nuits, des chansons des Beatles et le titre même du recueil fait référence à Hommes sans femmes d'Hemingway). Cependant, les références s'arrêtent ici puisque Murakami, comme à son habitude, nous plonge dans son propre univers ou pour être plus précise dans les univers de ses personnages.
Nous avons sept histoires courtes dans lesquelles l'auteur dresse le portrait d'hommes de tous âges et tous horizons qui sont abandonnés ou sur le point de l'être par une femme (bien souvent leur femme). Des hommes abandonnés par l'amour, qui ont perdu leur amour. Voilà ce que sont les hommes sans femmes.
J'ai beaucoup aimé le principe du recueil de nouvelles. Haruki Murakami nous a plus souvent habitués à lire ses romans-fleuves, assez longs d'ailleurs. Ma seule crainte était de ne pas retrouver l'atmosphère qui me plaît tant dans ses romans, dans de si courtes nouvelles (enfin courtes… un peu plus de 50 pages pour la plus longue et une trentaine pour la plus courte, la dernière par ailleurs).
Finalement, la magie a opéré. Même lors de la description d'événements banals, on sent une atmosphère, un style particulier. Ces nouvelles ne sont restées que nouvelles à juste titre. Les développer davantage les auraient rendues insipides, ennuyeuses. Ici, nous avons sept apartés dans la vie d'hommes qui par des situations et des vies différentes vont se retrouver seuls, sans femmes.
Comme à son habitude, le maître Murakami nous présente un univers fort banal flottant à la limite du fantastique avec les codes que l'on retrouve bien souvent dans ses romans.
Pour faire bref, dans le recueil Des hommes sans femmes, nous retrouvons avec plaisir tout ce qui a fait le succès des oeuvres de Murakami : la solitude, l'errance, le jazz, les chats et surtout (pour moi) une atmosphère singulière, qui flirte avec le fantastique, digne des meilleurs romans de l'auteur.
Des hommes sans femmes est un excellent recueil que tous les admirateurs d'Haruki Murakami sauront apprécier (en attendant la traduction de son nouveau roman tout juste sorti au Japon).
Lien : https://desplumesetdeslivres..
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SerialBookineuse
08 mars 2017
Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Belfond pour l'envoi de ce livre dans le cadre de mon premier partenariat. Je m'étais déjà procurée quelques romans de Haruki Murakami mais je n'avais pas eu l'occasion de les lire encore. C'est donc avec plaisir que j'ai accepté de découvrir la plume de l'auteur à travers ce recueil de nouvelles. J'ai vraiment passé un très bon moment de lecture et je me suis d'ailleurs dit que ça serait un joli clin d'oeil de vous partager ma chronique en ce jour international de la femme.
Haruki Murakami met par le biais de ces histoires courtes, les femmes à l'honneur ou plutôt leur absence dans la vie des hommes. Chacun d'eux va nous confier un épisode de sa vie où une femme est au centre du récit. Qu'elle soit décédée, qu'elle l'ai quitté ou qu'ils se soient tout simplement éloignés, toutes ces femmes ont pour point commun leur passage éphémère dans l'existence de ces hommes.
Je n'ai pratiquement jamais lu de nouvelles mais j'ai trouvé que celles de Haruki Murakami étaient aussi intenses que fascinantes. C'est au travers d'un sens de l'observation aigu et d'un humour parfois ironique, que l'auteur nous livre le point de vue masculin d'individus qui vont se retrouver, d'une manière ou d'une autre, seuls ou abandonnés à la suite d'une mauvaise expérience amoureuse. Prenez des bars à Jazz, des chats qui disparaissent, des coeurs blessés, des femmes mystérieuses et un soupçon de Beatles, mélangez tout ça et vous obtiendrez des histoires qui feront écho à chacun d'entre nous.
C'est avec beaucoup de poésie et d'humanisme que Haruki Murakami décrit le sentiment de solitude et de vide que peut créer l'absence d'une femme dans la vie d'un homme, ainsi que tous les bouleversements qui peuvent en résulter. le style de l'auteur m'a beaucoup plu car il donne l'impression d'être à la fois un personnage à part entière et un simple narrateur. Même si les hommes représentent les personnages principaux mais la gent féminine tient également une place importante dans ces nouvelles. Parmi celles que j'ai le plus apprécié, je pourrai citer Shéhérazade, où la femme a un rôle plus actif ainsi que Samsa amoureux qui s'éloigne un peu du côté intimiste et mélancolique des premières nouvelles pour s'orienter vers un registre plus fantastique. Les différentes histoires sont d'ailleurs très courtes ce qui les rend d'autant plus percutantes et rapides à lire.
En bref, Des hommes sans femmes est une bonne mise en bouche pour tout ceux; qui comme moi, lisent Haruki Murakami pour la première fois. J'ai été séduite par la plume de l'auteur et je compte bien me lancer dans ses autres romans !
Lien : https://serialbookineuse.wor..
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Les critiques presse (7)
Chatelaine14 avril 2017
Sept nouvelles ayant en commun la mélancolie d’instants à jamais enfuis. Des airs de jazz, une chanson des Beatles, un film de Woody Allen, une vieille Saab décapotable, une pluie d’été, un chat disparu.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
LesEchos11 avril 2017
Son nouveau livre ouvre peut-être la meilleure porte d'entrée à l'ensemble de son oeuvre.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LeMonde23 mars 2017
Recueil de nouvelles puissantes et originales.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaLibreBelgique21 mars 2017
En sept nouvelles, Haruki Murakami évoque "Des hommes sans femmes", des solitudes peuplées d’histoires, de souvenirs, de désespoirs, d’ironie.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro03 mars 2017
L'écrivain japonais signe un recueil de nouvelles où des hommes, abandonnés par une femme, se confessent.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro02 mars 2017
L'écrivain japonais signe un recueil de nouvelles où des hommes, abandonnés par une femme, se confessent.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama01 mars 2017
Le patron d'une boîte de jazz, François Truffaut, Woody Allen et les Beatles hantent ces histoires courtes. Plongée dans l'intime et bizarreries garanties.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
ZakuroZakuro22 avril 2017
Je fais souvent le même rêve, dit-elle enfin. Avec Aki-kun, je suis sur un bateau. C'est un long voyage sur un grand bateau. On est tous les deux seuls dans une petite cabine, il est tard dans la nuit, et à travers le hublot, on peut voir la pleine lune. Mais cette lune est faite de glace, pure et transparente. Et sa partie inférieure est plongée dans la mer. "On dirait que c'est la lune, m'explique Aki-kun, mais en fait c'est de la glace et son épaisseur n'est que de vingt centimètres environ. C'est pour ça qu'au matin, quand le soleil se lèvera, elle fondera. Profites-en pour la regarder maintenant, quand il est encore temps".
J'ai fait ce rêve je ne sais pas combien de fois. Un très beau rêve. Toujours la même lune. Une épaisseur de vingt centimètres. La moitié inférieure immergée. Je suis appuyée contre Aki-kun, la lune brille, c'est magnifique, on est seuls tous les deux, on entend le clapotis des vagues. Mais quand je me réveille, je me sens toujours extrêmement triste. Je ne vois plus la lune de glace.
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joedijoedi14 mars 2017
— Mais peut-être que vivre ce genre d'expérience douloureuse – la solitude, par exemple –, c'est nécessaire quand on est jeune, non ? Ça aide à grandir ...
— Tu crois ?
— Comme les arbres qui doivent survivre à des hivers rigoureux pour devenir plus gros et plus puissants. Quand le climat est toujours doux et clément, ils ne peuvent pas développer d'anneaux de croissance.
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joedijoedi17 mars 2017
Quel était le degré de ma souffrance ? Jusqu'à quel point mon cœur était-il endolori ? Ce serait bien si dans notre monde existait un appareil capable de mesurer la souffrance, simplement, exactement. Au moins, ces mesures chiffrées demeureraient par la suite. Un petit appareil que l'on appliquerait sur la paume de la main, ce serait très bien.
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joedijoedi12 mars 2017
Mais dans la vie, en toutes circonstances, il valait mieux savoir que ne pas savoir. Il en était convaincu. Quelles que soient les souffrances terribles qui s'ensuivraient, il fallait qu'il sache. Seul le savoir permettait de devenir plus fort.
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cathulucathulu12 mars 2017
En l'espace d'un instant, dès que vous êtes un homme sans femmes, les couleurs de la solitude vous pénètrent le corps. Comme du vin rouge renversé sur un tapis aux teintes claires. Si compétent que vous soyez en travaux ménagers, vous aurez un mal fou à enlever cette tache. Elle finira peut être par pâlir avec le temps, mais au bout du compte elle demeurera là pour toujours, jusqu'à votre dernier souffle. Elle possède une véritable qualification en tant que tache, et, à ce titre, elle a parfois officiellement voix au chapitre. Il ne vous reste plus qu'à passer votre vie en compagnie de ce léger changement de couleur et de ses contours flous.
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