Ajouter une critique

Critiques sur Kafka sur le rivage (73)


Classer par:       Datecroissant     Les plus appréciéescroissant


    • Livres 5.00/5
    Par jcnb68 le 19/08/2011


    Murakami est tellement au dessus de tout qu'il faudrait relire ses œuvres au moins un millier de fois par chacune de nous vies.

    Je ne me souviens plus des trois quarts du livre, lu il y plus de 4 ans.
    Or, rien qu'en observant la couverture, ma tête s'empreint d'effluves qui dansent dans mon être entre le conscient et l'inconscient, le rêve et la réalité, pour autant qu'il en existe une.

    La trame n'est jamais vraiment importante dans l'œuvre de l'écrivain. Plus que tout autre, ce sont les espaces entre les mots qui semblent amener quelque chose.
    Murakami vous introduit dans une bulle à chaque fois que vous le lisez. Une bulle dans laquelle vous voyagez entre le sang, les veines, les organes, les planètes, les galaxies et autres trous noirs de la conscience cosmique.

    Je ne sais vraiment pas d'où il sort, je doute que lui-même puisse en avoir la moindre idée.
    Mais qu'importe.
    Les bons sorciers sont tout aussi importants que les bons écrivains.
    Sauf qu'en général, ils ne font pas bon ménage.
    Mura arrive sans le moindre effort, en apparence en tous cas, à faire la synthèse des deux. Pour notre plus grand mystère.

    Dans cette œuvre, je crois, il frôle les limites de ce qui me semble pouvoir être conçu à ce niveau.
    La perfection donc.

    Je ne sais pas où le monde nous mènera. Peut-être que dans quelques années plus rien n'existera sur terre pour reconnaitre l'un des plus grands écrivains de ce que l'âme humaine à pu générer.

    Mais son souffle continuera de parcourir l'univers alors même que toutes ses étoiles ne seront plus qu'infime poussière.

    critique de qualité ? (26 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Lolokili le 12/11/2011


    Perplexe. Au vu des abondantes louanges postées jusqu'ici, ce livre me laisse perplexe quant à mon ouverture intellectuelle et ma vivacité d'esprit. Je n'ai pas trouvé le style renversant mais j'ai lu ce livre avec plaisir et en peu de temps, dans ma hâte de découvrir la clé de ces aventures oniriques enchevêtrées les unes aux autres. Mais plus j'avançais, plus je craignais de ne jamais obtenir de réponse à mes questions. Et j'avais raison. Je bloque sur la fin, je reste sur ma faim, agacée, embarrassée, frustrée, avec le sentiment culpabilisant de n'avoir rien compris.

    critique de qualité ? (22 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Soooolivres le 03/11/2011


    Un roman qu'il est difficile de décrire. Un moment de lecture passionnant, agréablement déroutant et fort bien écrit. Un roman particulier, qui ne plaira sans doute pas à tout le monde, l'onirisme pouvant être trop déroutant. La fin est minutée, choisie avec précaution et, pour ma part, judicieusement dosée pour répondre à certaines questions (peu) mais sans frustrer le lecteur.

    L'une des grandes force de ce récit a été la capacité de l'auteur à créer de petites questions, DES TAS de petites questions. Des questions sur l'histoire d'abord évidement, sur la suite des évènements, sur le comment et le pourquoi... Mais pas seulement, c'est bien ça qui est fabuleux. A travers les interrogations de Kafka, ses discussions, l'innocence et les certitudes de Nakata et à travers les évènements parfois invraisemblables, se glisse sournoisement une grande interrogation sur soi, sur la vie elle-même et sur ses composantes.

    Fabuleux, onirique, renversant!
    A découvrir!


    Lien : http://livres-et-passages.blogspot.com/2011/04/reve-en-haut-mer.html

    critique de qualité ? (16 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake le 22/12/2011


    Découverte de l'univers de Murakami au son bien sûr du trio N° 7 de Beethoven


    Kafka, 15 ans, fuit le foyer paternel pour échapper à la malédiction oedipienne.
    Muni d'un petit sac à dos, il part là où son instinct le guide. Hébergé chez une jeune fille, Sakura, croisée sur le chemin, il est finalement accueilli dans une bibliothèque privée, gérée par Oshima, qui lui fera part dans l'intimité de son secret et Melle Saeki, héritière des lieux. le trivial quotidien bascule sans crier gare dans le fantastique : Kafka se réveille ensanglanté et incapable de se rappeler des dernières heures écoulées, pour apprendre que son père a été tué à plusieurs centaines de kilomètres de là. La prophétie semble s'accomplir en dépit de sa volonté


    On peut sans réserve parler de roman initiatique, chaque personnage croisé jouant un rôle déterminant dans l'accomplissement de ce qui doit être. Si Oshima, Sakura, ou Hoshino sont les catalyseurs, Nakata est le personnage clé sans lequel rien n'est possible. Enfant précoce, un incident étrange au cours d'une excursion scolaire l'a privé de ses facultés d'apprentissage. Arrivé au crépuscule de sa vie, celui qui ne sait pas lire peut néanmoins parler aux chats, ou provoquer des cataclysmes météorologiques dignes des plaies d'Egypte. C'est pour sauver l'un de ces chats confidents livré aux mains d'un personnage démoniaque, que Nakata tuera. le mécanisme fatal est en marche. Nakata doit prendre la route et trouver la pierre. Hoshino, un jeune routier insouciant verra le cours de sa vie profondément modifié par cette rencontre. C'est par lui aussi que le sortilège sera rompu.


    Tous ces personnages en marche sont reliés par des fils invisibles qu'un marionnettiste occulte manipule au gré de son désir. Tour à tour submergé par ses pulsions ou déterminé, Kafka a cependant le choix, ombre ou lumière, vie ou mort. le repli nécessaire pour vivre en pleine conscience prend place au sein d'une forêt
    cathartique, hantée par des soldats déserteurs qui opté pour l'ombre éternelle



    Avec Murakami, l'irruption du fantastique dans le banal quotidien est surprenant la première fois (ai-je bien lu?) mais on s'y fait vite. On en redemanderait même. Comme Nakata, on se laisse guider et on accompagne Kafka dans son cheminement intime, au gré de ses rencontres et de son univers onirique, particulièrement prégnant et influent sur les décisions du héros



    Les figures féminines du roman sont particulières : potentielles mère ou soeur (disparues sans laisser de trace) putain philosophe, androgyne, ou figures oniriques, elles jouent un rôle fondamental dans la construction du héros.

    A noter également les multiples références culturelles mythiques (oedipe), cinématographiques (Truffaut) musicales (Beethoven, Haydn mais aussi les Beatles ou Led Zeppelin, philosophiques (Hegel, Bergson) ou littérature enfantine (Hansel et Gretel).

    J'ai parcouru avec bonheur ces quelques 700 pages de l'édition Poche, et les autres écrits de cet auteur risquent bien d'alourdir ma PAL


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2011/12/kafka-sur-le-rivage.html

    critique de qualité ? (15 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par mariech le 05/05/2011


    Un livre inclassable dans mes lectures , j'ai été plusieurs fois déroutée par ce livre , j'ai hésité avant de le noter 4 ou 5 étoiles? 4,5 c'est la note parfaite , d'habitude je ne supporte pas le côté fantastique ni dans les livres , ni au cinéma et ici , miracle ça ne m'a pas dérangé , je me suis laissée emporter cette écriture un peu magique , j'avais l'impression agréable d'être dans un rêve , dans un univers dépaysant , malgré mes craintes la magie s'est opérée .Une lecture qui a qelque chose d'envoutant et qui efface les défauts du livre.

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par ivane le 07/03/2011


    Après l'hyper-réalisme et cruauté de Purge dont j'ai souffert, je me suis plongée avec volupté dans ce Murakami. J'y ai retrouvé son univers mêlant le rêve à la réalité sans frontière, le voyage à travers le japon moderne et le voyage intérieur au plus profond d'une forêt sombre, les époques, les morts et les vivants... 600 pages à dévorer sans modération pendant ces vacances de février. Idéal pour de longues après-midi au coin du feu. Enivrant, captivant, ensorcelant. Mais, tout aussi bien, si on n'entre pas dans ce monde onirique où un homme peut parler aux chats, des poissons tombent du ciel, un "ni-homme, ni-Dieu, ni-Boudha" arrive de nulle part, un duo insolite et improbable brave des dangers insoupçonnés, un jeune homme découvre l'amour en rêve avec des partenaires tragiques et devenant le plus courageux il finira par pardonner,......., on peut détester ce livre, ... où y plonger et en ressortir un peu différent, sans doute.

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Rhadamante le 03/09/2011


    Merveilleux roman qui mélange à la fois le réalisme et l'onirisme de l'univers japonais.

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Malaura le 29/04/2011


    Afin d'échapper à la terrible prophétie toute oedipienne de son père, Kafka Tamura s'enfuit du domicile parental. Il trouve refuge dans une bibliothèque où, grâce au soutien de l'hermaphrodite Oshima et de la mystérieuse Mlle Saeki, il tente de trouver le chemin de la vérité. Nakata, vieil homme simple d'esprit prend lui-aussi la route pour une mission que lui seul a le pouvoir de remplir.Un voyage au bord du monde,peuplé de rencontres étranges qui les conduira au bout d'eux-mêmes.
    A l'instar d'un maître zen, Murakami nous donne les clés de la sérénité et de la plénitude. Oscillant entre réalité et onirisme, sa plume fluide, légère et poétique nous entraîne dans un étrange et beau voyage intérieur, au côté de personnages mystérieux, fascinants, profonds et attachants. Roman d'apprentissage, quête métaphysique, "Kafka sur le rivage" nous montre le chemin du coeur, celui de l'acceptation de soi et du monde qui nous entoure.

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



  • Par LecottagedeMyrtille le 10/01/2012


    J'ai découvert l'année dernière cet auteur japonais né en 1949 à travers le roman Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, un roman d'amour qui m'avait happée du début à la fin.
    Kafka sur le rivage est très différent, par sa longueur, sa tonalité, tantôt onirique, tantôt fantastique, tantôt roman initiatique, la complexité et la diversité des personnages et leurs rapports troubles. C'est avec soulagement que j'ai atteint la dernière page ce matin, non que je n'aie pas apprécié ce roman, mais il m'a laissé une sensation de malaise, notamment en raison de toutes les questions qui restent en suspens à la fin du récit. Mais ne dit-on pas justement que les œuvres les plus marquantes de la littérature sont celles qui provoquent le plus grand décalage entre l'horizon d'attente du lecteur et la réception réelle de l'œuvre ? Peut-être qu'il faudrait le relire une fois pour y voir plus clair dans les symboles disséminés dans l'œuvre... Un jour peut-être... Un peu déroutée, j'ai failli l'abandonner aux environs de la page 190 et puis la perspective d'écrire un billet sur ce blog m'a remise sur les rails, ce qui a évité à ce roman d'aller rejoindre la pile de livres abandonnés en cours de route qui jonchent ma bibliothèque...
    En résumé, le jeune Kafka Tamura fait une fugue, aiguillé par les conseils du garçon nommé Corbeau qui n'est autre, comme on le comprend rapidement, que son double, sa conscience ou bien encore le garçon téméraire qu'il aimerait être. Il fuit une « malédiction œdipienne » qui ne sera explicitée que bien plus tard. Parallèlement, divers documents nous informent d'un étrange événement survenu en 1944. Nous suivons ensuite en alternance le parcours de Kafka qui trouve refuge dans une bibliothèque où il est accueilli par Oshima et Mlle Saeki, la directrice, et celui de Nakata, un vieil homme qui a perdu la mémoire ainsi que la capacité de lire lorsqu'il était enfant. Ce dernier poursuit une quête dont il n'a pas la moindre idée avant de rencontrer l'élément qui va le mettre sur la voie, aidé par un jeune routier un peu bourru mais attendrissant nommé Hoshino.

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par folivier le 13/11/2011


    Premier roman que je lis de cet auteur et très grande découverte. En même temps, pas mal d'expectative et d'interrogation... Vers où, vers quoi Murakami a t-il voulu m'embarquer ?
    Tout le roman oscille entre le réel, l'imaginaire, le rêve, les métaphores, les symboles, les allégories... dans un brassage permanent de référence à la tragédie grecque, aux philosophes, Hegel, Bergson, à la psychanalyse, à la musique Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert,... au cinéma de Truffaut ou aux classiques américain, à la littérature japonaise et occidentale, Kafka, Keats, Techkov,..., on suit le parcours initiatique du jeune Kafka Tamura qui pour devenir un jeune adulte devra traverser des épreuves (réelles ? rêvées ? imaginaires ? métaphoriques ?) toutes reliées à son abandon à l'âge de quatre ans par sa mère et symbolisées par le mythe d'Oedipe (tuer le père, coucher avec sa mère et sa soeur). le roman regorge de "leçon de vie" mis en avant par le questionnement de Kafka auprès de ses "maîtres", Oshima le responsable de la bibliothèque (jeune femme androgyne se sentant homme et homosexuel) , Sakura une jeune fille (sa soeur ?) qui lui donnera sa première expérience sexuelle, Mademoiselle Saeki (sa mère hypothétique) dont il tombe amoureux et avec qui il aura son premier rapport (imaginé ? réel ?).
    On suit également, comme un miroir au jeune Tamura, le parcours de Nakata, vieillard de soixante ans, amnésique et simple d'esprit après un mystérieux évènement en 1944 lorsque enfant il tomba dans le coma en même temps que tous les élèves de sa classe lors d'une promenade pour ramasser des champignons. Nakata part pour un énigmatique voyage accompagné d'un jeune routier, Hoshino, qui devient son aide, assistant et disciple pour finalement rejoindre la bibliothèque où se cache Kafka Tamura. Nakata, parle aux chats, tue Johnnie Walker (effigie du whisky), parle à la "pierre de l'entrée". Son acolyte lui obtient de l'aide du colonel Sanders (effigie de la chaîne KFC !), on baigne dans l'imaginaire et l'onirique.
    Haruki Murakami a écrit un roman gigantesque dans ses multiples renvois et références, dense dans sa réflexion sur le réel, l'imaginaire, la conscience, le destin, le libre arbitre qui parfois frôle l'excessif dans sa volonté d'intellectualisé, énigmatique dans les permanents allers-retour entre le réel, l'imaginaire, le symbolique qui cherche à totalement désorienter et hypnotiser le lecteur. A croire que Murakami cherche à nous entraîner également "jusqu'au bord du monde" seule possibilité pour devenir homme et comprendre que le monde n'est que métaphore. L'entrée de ce monde, symbolisé par une pierre, étant gardée par deux soldats perdus (?) de la seconde guerre mondiale comme les deux gardes de la Flûte Enchantée de Mozart pour l'épreuve de Tamino et Pamina, ou la sentinelle devant la porte de La Loi dans Le Procès de Kafka, mais dans ce dernier cas la porte ne s'ouvrira jamais.
    "Ce ne sont pas les humains qui choisissent leur destin mais le destin qui choisit les humains. La tragédie prend sa source, ironiquement, non pas dans les défauts mais dans les vertus des personnages. (...) Ce ne sont pas leurs défauts, mais leurs vertus qui entraînent les humains vers les plus grandes tragédies. (...) L'ironie donne de la profondeur aux humains et de la grandeur. Elle leur offre le salut, un salut d'un niveau supérieur, et une sorte d'espérance universelle. (...) Nous intégrons l'ironie de la vie grâce à un instrument appelé métaphore" (p 271-272 Ed 10/18).
    Tout au long du roman, Murakami, par petite touche donne les clés de lecture et comprendre l'existence de plusieurs monde parallèle qui parfois communique et que tout est en relation, les hommes, la nature, le monde des rêves, l'imaginaire :
    "L'existence de chaque humain est vouée à une stricte solitude, mais nous sommes reliés les aux autres par des archétypes immémoriaux" (p128 Ed 10/18)
    "La responsabilité commence dans les rêves"
    Malgré le sentiment parfois de passer à côté de certains symboles, références ou métaphores par manque de connaissance j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir cet auteur. Lecture parfois difficile qui demande de revenir en arrière, relire, comparer mais lorsque l'on referme la dernière page du roman on est plein d'interrogation avec une nouvelle lecture de notre monde voulant s'abstraire du rationalisme occidental;

    critique de qualité ? (9 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Kafka sur le rivage par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (977)

> voir plus

Quiz

    Murakami

    Qu'a étudié Haruki Murakami ?

    •   L'histoire du Japon médiéval
    •   La littéraure américaine contemporaine
    •   La tragédie grecque
    •   la peinture sur soie

    10 questions - 14 lecteurs ont répondu
    Thème : Haruki Murakami

    Créer un quiz sur ce livre.