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Par joedi le 24/11/2011
- Mais sans amour, c'est comme si le monde n'existait pas, non ? dit-elle. Sans amour, le monde n'est qu'un souffle de vent qui passe devant tes fenêtres. Ne pas pouvoir toucher la main de quelqu'un, c'est comme être privé d'odorat.
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Par joedi le 19/11/2011
L'imagination, c'est libre comme l'oiseau, et vaste comme la mer. Personne ne peut l'arrêter.
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Par joedi le 17/11/2011
Un secret reste un secret uniquement parce que très peu de gens sont au courant.
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Par joedi le 16/11/2011
Je n'avais pas tellement peur de la mort en elle-même. Comme disait William Shakespeare, si je meurs cette année, je n'aurai pas à mourir l'année prochaine.
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Par joedi le 24/11/2011
- Il me semble que le coeur est quelque chose de bien imparfait, dit-elle.
Elle souriait.
Je sortis mes deux mains de mes poches et les contemplai sous la lune. Blafardes dans les rayons lunaires, ellles ressemblaient à des sculptures échouées dans ce monde miniscule et n'ayant nulle part où aller.
- Moi aussi, je trouve le coeur imparfait, dis-je, mais il nous laisse des traces que nous pouvons suivre à nouveau. Comme on suit des traces de pas dans la neige.
- Et où mènent donc ces pas ?
- A soi-même, répondis-je. C'est cela le coeur. Sans le coeur, on ne peut arriver nulle part.
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Par joedi le 26/11/2011
Dans la lumière de ce matin d'automne, je contemplais distraitement les rangées de pots à épices, de bols et de casseroles. La cuisine était un monde en soi. Exactement comme le disait William Shakespeare. Le monde était une cuisine.
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Par joedi le 20/11/2011
Toi, tu dis que le coeur est comme le vent, mais est-ce que ce ne serait pas plutôt nous qui serions pareils au vent ? Nous ne faisons que passer sans penser à rien.
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Par joedi le 26/11/2011
Je suivis la sente enneigée en direction de l'est. Les traces de pas que j'avais laissées à l'aller, encore nettement imprimées sur le chemin, me donnèrent l'impression de croiser un ancien moi-même appartenant au passé.
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Par joedi le 26/11/2011
La neige accumulée sur la place, aussi douce que de la mousse, aspirait complètement mes pas. J'entendait ses crissements résonner sous mes pieds, comme une créature géante mâchant soigneusement la proie qu'elle vient de capturer.
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Par joedi le 26/11/2011
Je ne tardai pas à me dire que sans doute je ne me rappelerais plus jamais de chansons. Que j'aie un instrument de musique ou non, cela revenait au même. J'aurais beau aligner les notes, s'il n'y avait pas de chanson, cela ne serait jamais qu'une simple suite de sons. L'accordéon posé sur la table ne serait qu'une simple chose, si belle soit-elle. Il me sembla saisir le sens des paroles du contrôleur de la centrale électrique : "Ce n'est pas la peine d'en sortir des sons, c'est beau à regarder comme ça."