ISBN : 2918838039
Éditeur : Éd. du Taillepage


Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Entre la désertification des montagnes des Cévennes et leur repeuplement d’aujourd’hui, un homme choisit de vivre seul dans sa vallée déserte.
Il y est très heureux, jusqu’à ce que...
Alors son paradis devient enfer.
Un livre hommage à Jean Giono.
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par alaiseblaise, le 06 mai 2011

    alaiseblaise
    Cela se passe dans le rude cévenol protestant.
    Là où vivaient des hommes et leurs «quelques sous nécessaires pour passer de la misère à la pauvreté.»
    Là où vivaient des hommes qui disaient : «Il faut prendre le meilleur de chacun et comprendre le pire (...) Il faut plus d'amour et de force que pour juger.»
    Là, vit, seul, Abel Besson, l'ancien instituteur des mas de la vallée.
    Seul. Presque heureux. Seul depuis...Seul jusqu'au jour où...
    A partir de là, cher lecteur, nos chemins se séparent. Là s'arrête mon accompagnement. Je vous laisse parcourir, au fil des pages, au fil des saisons, au fil des vents, ce chemin mystérieux dans ce pays où brûler du figuier porte malheur.
    C'est un très beau roman que nous offre Annie Murat. Un roman qu'il faudra lire comme on marche. Sans précipitation. Avec patience. Comme un temps suspendu.
    C'est sa manière à elle, Annie Murat, de nous attendre dans ce «grand livre de montagnes, de bois, de chair, de pierre, d'eau et de vent.»
    «Sans y toucher, comme on avancerait la main vers le feu pour voir si ça brûle», j'ai savouré cet instant de lecture où le papier crisse sous la lame avant de révéler la suite de l'histoire.
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    • Livres 4.00/5
    Par Chouchane, le 21 avril 2011

    Chouchane
    "En hommage à Jean Gionno, qui ne le saura jamais", ainsi commence l'histoire d'Abel ancien instituteur qui va retourner vivre auprès de ses morts dans une nature à l'austère beauté. Mais la montagne et les choix de solitude ne suffisent pas pour vivre, loin du monde, le monde manque à Abel et quand se dessine la possibilité de voir des vivants, d'entendre leurs rires, leurs bruits, il espère et attend. On découvre l'histoire de la vallée silencieuse de l'Ubac. Abel, "le dernier des mohicans" d'hiver rigoureux en printemps émouvants garde vivante la trace des anciens. C'est une symphonie pastorale faîte de silence, de recherche des signes : une fumée, une ombre dans la grange abandonnée, des traces de pneus, de doutes. Un livre qui s'incruste lentement dans nos têtes, au début on n'en sent ni la couleur, ni le parfum et on finit par être remué de fond en comble et on ne sait même pas comment c'est arrivé. Cela donne envie de lire Giono.
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    • Livres 3.00/5
    Par lesagentslitt, le 21 juin 2011

    lesagentslitt
    [Cette critique a été rédigée par Madame du B, auteur du blog Madame du B.com]
    Cet ouvrage est dur et grave, chaque ligne est pleine de la dureté de la solitude, de la vie, de la nature. Abel Besson, dont on ignore l'âge exact, vit totalement seul dans une vallée cévenole. Il a eu un malheur dans sa vie, on l'apprend tardivement, et puis tous les siens sont morts et il se sent responsable de ce coin de terre où ils vécurent jadis, peuplé à présent uniquement de mas abandonnés et de souvenirs.
    C'est le choix d'Abel, cette vie rude et solitaire. Et puis un jour,un bulldozer vient tracer un début de piste sur le versant d'en face, vient abimer la nature et ouvrir une attente. Mais les travaux s ‘arrêtent et la piste en restera inachevée. Les conséquences seront lourdes dans la vie d'Abel désormais troublée, lui qui ne craignait pas la solitude se met à attendre que quelque chose se passe ; il se surprend à cesser un geste pour tendre l'oreille, lui qui connaissait chaque silence de la vallée ne peut supporter ce silence là, celui qui a suivi le départ de la machine, « un silence d'absence ». Il espère… et pense que « la solitude, c'est espérer ».
    Lire la suite : http://www.les-agents-litteraires.fr/un-parfum-de-figuier-annie-murat

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Citations et extraits

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  • Par Chouchane, le 21 avril 2011

    Car il ne suffit pas de le décider pour qu'existe une route. Encore faut-il que quelqu'un en ait besoin. Il y faut l'urgence et de lentes promenades, le brodequin boueux du paysan au retour des champs et le sabot de son cheval, la course des enfants à la sortie des écoles et le pas ailé des amoureux, la roue des chariots au soirs de fenaisons, la charrette fleurie des mariages, et le corbillard des hivers ; il y faut peut-être de lourds convois, et les bottes de troupes exténuées sous la pluie ou le ciel en feu. Il y faut de la vie. Et souvent. Et longtemps, sinon la terre renonce, elle oublie, et le premier orage défait ce qu'on croyait établi.
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  • Par Chouchane, le 21 avril 2011

    à quoi bon être chaque jour l'unique exemplaire de son espèce dans une vallée silencieuse ? un homme, trois sangliers, bientôt douze, deux corbeaux, un lièvre, un seul. Quatre ruches, dont une morte. Et des milliards de fourmis. Les choses seraient-elles différentes en inversant les proportions ? Trois hommes, bientôt douze, et un seul sanglier... ou bien deux hommes, un corbeau. Ou encore des milliards d'humains et une seule fourmi ?
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  • Par Chouchane, le 21 avril 2011

    Dans l'Ubac d'hier, Abel ne se sentait pas seul; il avait de la compagnie ; compagnie discrète, fuyante, noctambule. Farouche. Maintenant, il y a l'absence, qui pèse, allonge les jours, annule les bruits familiers. Et lui qui n'en a jamais souffert, il découvre ce qu'est la solitude. La solitude, c'est espérer.
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