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ISBN : 2035839238
Éditeur : Larousse (2008)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Doutant des femmes pour avoir si souvent usé de leurs faveurs, le jeune et léger Valentin se refuse au mariage, au grand désespoir de son oncle, le négociant Van Buck, qui, tout en le morigénant, paie ses dettes au jeu. Il menace donc... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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  • Par PiertyM, le 10 février 2014

    PiertyM
    Une pièce de théâtre que j'ai bien plus aimé que La Nuit vénitienne. Les personnages sont mieux conçus, les situations bien ficelées. C'est une lecture agréable que de lire cette pièce. L'air un peu comique a sa raison d'être sans que les personnages paraissent burlesques. On s'y plait dans toutes les scènes où chaque oui et chaque non se martèlent dignement. Et puis ce personnage de l'abbé qui n'en a pas l'air détend l'atmosphère avec ses airs soupçonneux.
    Le jeune valentin a juré de ne jamais se marier. Depuis qu'il a été témoin à 16 ans, étant amant de femmes mariées, des manies que usent celles-ci pour ganter leurs maris, il refuse à pied ferme de devenir un mari ganté plutôt qu'un amant vénéré. Sous l'insistance de son oncle Ban Vuck qui veut à tout prix qu'il épouse Cécile de Mantes, il le défie dans un pari où il espère bien lui prouver sur un délai de huit jours, la légèreté des femmes. Malheureusement tous ses plans rencontreront comme un mur l'intelligence de la jeune Cécile qui à la fin paraîtrait comme l'instigatrice du jeu. Valentin qui croyait avoir piégé, tombe lui-même dans ses propres pièges.... Sans résister face à la femme savante le jure se fond comme la cire...
    Une pièce qui vous détend agréblement!!!
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 29 août 2011

    cicou45
    Valentin est un jeune homme âgé de 25 ans qui ne veut pour rien au monde, se laisser passer la corde au cou, car pour lui, le fait de s'engager dans le mariage est un grand risque puisqu'il risque de se voir abusé et être trompée. Seulement, son oncle refuse de lui prêter à nouveau de l'argent tant que celui-ci ne sera pas marié. Etant promis à une belle jeune fille, Cécile, qu'il a accepté de rencontrer pour satifaire les bons vouloirs de son oncle et dont il est lui-même tombé sous le charme, Valentin entend néanmoinsdémonter à son oncle que les femmes ne sont pas sûres et que l'on ne peut pas avoir confiance en elles en tentant de la séduire, dissimulé sous un déguisement.
    Cependant, à la fin de la pièce, les masques tombent et Valentin et Cécile s'avouent leur attirance mutuelle. Aussi, tandis que Cécile élabore des projets de mariage, et à Valentin de jurer "qui est pris qui croyait prendre est pris qui croyait prendres qui croyait prendre" et à son oncle, van Buck, de penser, non sans une certaine satisqction : "Il ne faut jurer de rien".
    Comédie d'Alfred de Musset en trois actes extrêment agréable à lire, de par l'écriture fulide et limpide se son auteur et de par les sujets traités qui sont très légers et divertissants.
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    • Livres 4.00/5
    Par Epictete, le 05 janvier 2014

    Epictete
    Découvre à travers cette pièce tout un monde empli de romantisme, de sensibilité mais aussi d'enjeu et de stratégies. Finalement, l'intervention d'une certaine forme de destin va conclure la pièce (Cf le titre)
    Alfred de Musset a choisi la forme théâtrale, ce qui se concevait bien pour ce genre d'intrigue à l'époque, mais on peut aisément deviner un roman derrière cette histoire, et qui aurait pu avoir le même impact que certaines de nos références de l'époque.
    Une pièce courte, de lecture très agréable.
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    • Livres 5.00/5
    Par Celine_72, le 09 mars 2012

    Celine_72
    L'intrigue de cette comédie est construite sur le pari entre van Buk et Valentin, ainsi notre curiosité est renouvelée au fil des pages par les réactions de ce dernier face à Cécile.
    De plus, il faut savoir que Valentin est le portrait De Musset lui-même car il a été connu comme un des plus dandys puisqu'il avait une beauté lui donnant ainsi accès à des relations se jouant sur le charme et inévitablement sur la débauche.
    Au niveau de l'écriture, le style de ce dramaturge est remarquable car, il décrit très bien à travers les répliques la société et le romantisme de l'époque.
    Pour conclure, j'ai passé agréable moment avec cette pièce de théâtre pleine d'esprit et drôle. Néanmoins, dommage qu'elle soit si courte.

    Lien : http://univers-des-livres.over-blog.com/article-il-ne-faut-jurer-de-..
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  • Par un-livre-une-histoire, le 20 janvier 2012

    un-livre-une-histoire
    très amusant, autant l'oncle que le neveu, mais surtout le neveu dans sa bêtise de se persuader lui même qu'il ne peut aimer une femme susceptible de le tromper un jour...alors même qu'il se présente à elle sous une fausse identité!

    Lien : http://un-livre-une-histoire.centerblog.net/178-ilne-faut-jurer-de-r..

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Citations et extraits

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  • Par LydiaB, le 04 mai 2010

    VAN BUCK

    Monsieur, veuillez garder le silence, et ne pas vous permettre de me plaisanter. C'est vainement que les plus sages conseils, depuis trois ans, tentent de mordre sur vous. Une insouciance ou une fureur aveugle, des résolutions sans effet, mille prétextes inventés à plaisir, une maudite condescendance, tout ce que j'ai pu ou puis faire encore (mais, par ma barbe! je ne ferai plus rien!)... Où me menez-vous à votre suite? Vous êtes aussi entêté...

    VALENTIN

    Mon oncle Van Buck, vous êtes en colère.

    VAN BUCK

    Non, monsieur, n'interrompez pas. Vous êtes aussi obstiné que je me suis, pour mon malheur, montré crédule et patient. Est-il croyable, je vous le demande, qu'un jeune homme de vingt-cinq ans passe son temps comme vous le faites? De quoi servent mes remontrances, et quand prendrez-vous un état? Vous êtes pauvre, puisqu'au bout du compte vous n'avez de fortune que la mienne; mais, finalement, je ne suis pas moribond, et je digère encore vertement. Que comptez-vous faire d'ici à ma mort?

    VALENTIN

    Mon oncle Van Buck, vous êtes en colère, et vous allez vous oublier.

    VAN BUCK

    Non, monsieur, je sais ce que je fais; si je suis le seul de la famille qui se soit mis dans le commerce, c'est grâce à moi, ne l'oubliez pas, que les débris d'une fortune détruite ont pu encore se relever. Il vous sied bien de sourire quand je parle; si je n'avais vendu du guingan à Anvers, vous seriez maintenant à l'hôpital, avec votre robe de chambre à fleurs. Mais, Dieu merci, vos chiennes de bouillottes...

    VALENTIN

    Mon oncle VAN BUCK, voilà le trivial; vous changez de ton; vous vous oubliez; vous aviez mieux commencé que cela.

    VAN BUCK

    Sacrebleu! tu te moques de moi. Je ne suis bon apparemment qu'à payer tes lettres de change? J'en ai reçu une ce matin : soixante louis! Te railles-tu des gens? il te sied bien de faire le fashionable (que le diable soit des mots anglais!) quand tu ne peux pas payer ton tailleur! C'est autre chose de descendre d'un beau cheval pour retrouver au fond d'un hôtel une bonne famille opulente, ou de sauter à bas d'un carrosse de louage pour grimper deux ou trois étages. Avec tes gilets de satin, tu demandes, en rentrant du bal, ta chandelle à ton portier, et il regimbe quand il n'a pas eu ses étrennes. Dieu sait si tu les lui donnes tous les ans! Lancé dans un monde plus riche que toi, tu puises chez tes amis le dédain de toi-même; tu portes ta barbe en pointe et tes cheveux sur les épaules, comme si tu n'avais pas seulement de quoi acheter un ruban pour te faire une queue. Tu écrivailles dans les gazettes, tu es capable de te faire saint-simonien quand tu n'auras plus ni sou ni maille, et cela viendra, je t'en réponds.Va va, un écrivain public est plus estimable que toi. Je finirai par te couper les vivres, et tu mourras dans un grenier.
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  • Par Epictete, le 05 janvier 2014

    VALENTIN : (à son oncle)

    ... vous êtes jeune, gaillard encore , et bon vivant. Croyez-vous que cela me fâche et que j'aie soif de votre bien ? Vous ne me faites pas tant d'injures; et vous savez que les mauvaises têtes n'ont pas toujours les plus mauvais cœurs. Vous me querellez de ma robe de chambre : vous en avez porté bien d'autres. Ma barbe en pointe ne veut pas dire que je sois saint-simonien : je respecte trop l'héritage. Vous vous plaignez de mes gilets : voulez-vous qu'on sorte en chemise ? Vous me dites que je suis pauvre et que mes amis ne le sont pas : tant mieux pour eux, ce n'est pas ma faute. Vous imaginez qu'ils me gâtent et que leur exemple me rend dédaigneux : je ne le suis que de ce qui m'ennuie, et puisque vous payez mes dettes, vous voyez bien que je n'emprunte pas. Vous me reprochez d'aller en fiacre: c'est que je n'ai pas de voiture. Je prends, dites-vous en rentrant ma chandelle chez mon portier : c'est pour ne pas remonter sans lumière; à quoi bon se casser le cou ? Vous voudriez me voir un état : faites-moi nommer premier ministre, et vous verrez comme je ferai mon chemin. Mais quand je serai surnuméraire dans l'entresol d'un avoué, je vous demande. Ce que j'y apprendrai, sinon que tout est vanité....
    Tenez ! Mon oncle, ou je me trompe ou vous n'avez pas déjeuné. Vous êtes resté à jeun sur cette maudite lettre de change; avalons-la de compagnie; je vais demander du chocolat.
    VAN BUCK : Quel déjeuner ! Le diable m'emporte ! Tu vis comme un prince.
    VALENTIN : Eh, que voulez-vous! Quand on meurt de faim, il faut bien tacher de se distraire.

    Commentaire : (Un vrai sketch ! Imaginez un peu d'adaptation et un accent un peu "jeune" et ça peut très bien fonctionner.)
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  • Par PiertyM, le 10 février 2014

    VALENTIN.
    J’avais seize ans, et je sortais du collège, quand une belle
    dame de notre connaissance me distingua pour la première fois.
    À cet âge-là, peut-on savoir ce qui est innocent ou criminel ?
    J’étais un soir chez ma maîtresse, au coin du feu, son mari en
    tiers. Le mari se lève et dit qu’il va sortir. À ce mot, un regard
    rapide échangé entre ma belle et moi me fait bondir le coeur de
    joie : nous allions être seuls ! Je me retourne, et vois le pauvre
    homme mettant ses gants. Ils étaient en daim de couleur verdâtre,
    trop larges, et décousus au pouce. Tandis qu’il y enfonçait
    ses mains, debout au milieu de la chambre, un imperceptible
    sourire passa sur le coin des lèvres de la femme, et dessina
    comme une ombre légère les deux fossettes de ses joues. L’oeil
    d’un amant voit seul de tels sourires, car on les sent plus qu’on
    ne les voit. Celui-ci m’alla jusqu’à l’âme, et je l’avalai comme un
    sorbet. Mais, par une bizarrerie étrange, le souvenir de ce moment
    de délices se lia invinciblement dans ma tête à celui de
    deux grosses mains rouges se débattant dans des gants verdâtres
    ; et je ne sais ce que ces mains, dans leur opération
    confiante, avaient de triste et de piteux, mais je n’y ai jamais
    pensé depuis sans que le féminin sourire vînt me chatouiller le
    coin des lèvres, et j’ai juré que jamais femme au monde ne me
    ganterait de ces gants-là.
    VAN BUCK.
    C’est-à-dire qu’en franc libertin, tu doutes de la vertu des
    femmes, et que tu as peur que les autres te rendent le mal que tu
    leur as fait.
    VALENTIN.
    Vous l’avez dit : j’ai peur du diable, et je ne veux pas être
    ganté.
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  • Par Celine_72, le 09 mars 2012

    Ah! que le coeur est un grand maître! On n'invente rien de ce qu'il trouve, et c'est lui seul qui choisit tout.

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  • Par Celine_72, le 09 mars 2012

    Il n'y a de vrai au monde que de déraisonner d'amour.

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