ISBN : 2035839238
Éditeur : Larousse (2008)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres

Doutant des femmes pour avoir si souvent usé de leurs faveurs, le jeune et léger Valentin se refuse au mariage, au grand désespoir de son oncle, le négociant Van Buck, qui, tout en le morigénant, paie ses dettes au jeu. Il menace donc... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 29 août 2011

    cicou45
    Valentin est un jeune homme âgé de 25 ans qui ne veut pour rien au monde, se laisser passer la corde au cou, car pour lui, le fait de s'engager dans le mariage est un grand risque puisqu'il risque de se voir abusé et être trompée. Seulement, son oncle refuse de lui prêter à nouveau de l'argent tant que celui-ci ne sera pas marié. Etant promis à une belle jeune fille, Cécile, qu'il a accepté de rencontrer pour satifaire les bons vouloirs de son oncle et dont il est lui-même tombé sous le charme, Valentin entend néanmoinsdémonter à son oncle que les femmes ne sont pas sûres et que l'on ne peut pas avoir confiance en elles en tentant de la séduire, dissimulé sous un déguisement.
    Cependant, à la fin de la pièce, les masques tombent et Valentin et Cécile s'avouent leur attirance mutuelle. Aussi, tandis que Cécile élabore des projets de mariage, et à Valentin de jurer "qui est pris qui croyait prendre est pris qui croyait prendres qui croyait prendre" et à son oncle, van Buck, de penser, non sans une certaine satisqction : "Il ne faut jurer de rien".
    Comédie d'Alfred de Musset en trois actes extrêment agréable à lire, de par l'écriture fulide et limpide se son auteur et de par les sujets traités qui sont très légers et divertissants.
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    • Livres 5.00/5
    Par Celine_72, le 09 mars 2012

    Celine_72
    L'intrigue de cette comédie est construite sur le pari entre van Buk et Valentin, ainsi notre curiosité est renouvelée au fil des pages par les réactions de ce dernier face à Cécile.
    De plus, il faut savoir que Valentin est le portrait De Musset lui-même car il a été connu comme un des plus dandys puisqu'il avait une beauté lui donnant ainsi accès à des relations se jouant sur le charme et inévitablement sur la débauche.
    Au niveau de l'écriture, le style de ce dramaturge est remarquable car, il décrit très bien à travers les répliques la société et le romantisme de l'époque.
    Pour conclure, j'ai passé agréable moment avec cette pièce de théâtre pleine d'esprit et drôle. Néanmoins, dommage qu'elle soit si courte.

    Lien : http://univers-des-livres.over-blog.com/article-il-ne-faut-jurer-de-..
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  • Par un-livre-une-histoire, le 20 janvier 2012

    un-livre-une-histoire
    très amusant, autant l'oncle que le neveu, mais surtout le neveu dans sa bêtise de se persuader lui même qu'il ne peut aimer une femme susceptible de le tromper un jour...alors même qu'il se présente à elle sous une fausse identité!

    Lien : http://un-livre-une-histoire.centerblog.net/178-ilne-faut-jurer-de-r..
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Citations et extraits

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  • Par Couperine, le 04 mai 2010

    VAN BUCK

    Monsieur, veuillez garder le silence, et ne pas vous permettre de me plaisanter. C'est vainement que les plus sages conseils, depuis trois ans, tentent de mordre sur vous. Une insouciance ou une fureur aveugle, des résolutions sans effet, mille prétextes inventés à plaisir, une maudite condescendance, tout ce que j'ai pu ou puis faire encore (mais, par ma barbe! je ne ferai plus rien!)... Où me menez-vous à votre suite? Vous êtes aussi entêté...

    VALENTIN

    Mon oncle Van Buck, vous êtes en colère.

    VAN BUCK

    Non, monsieur, n'interrompez pas. Vous êtes aussi obstiné que je me suis, pour mon malheur, montré crédule et patient. Est-il croyable, je vous le demande, qu'un jeune homme de vingt-cinq ans passe son temps comme vous le faites? De quoi servent mes remontrances, et quand prendrez-vous un état? Vous êtes pauvre, puisqu'au bout du compte vous n'avez de fortune que la mienne; mais, finalement, je ne suis pas moribond, et je digère encore vertement. Que comptez-vous faire d'ici à ma mort?

    VALENTIN

    Mon oncle Van Buck, vous êtes en colère, et vous allez vous oublier.

    VAN BUCK

    Non, monsieur, je sais ce que je fais; si je suis le seul de la famille qui se soit mis dans le commerce, c'est grâce à moi, ne l'oubliez pas, que les débris d'une fortune détruite ont pu encore se relever. Il vous sied bien de sourire quand je parle; si je n'avais vendu du guingan à Anvers, vous seriez maintenant à l'hôpital, avec votre robe de chambre à fleurs. Mais, Dieu merci, vos chiennes de bouillottes...

    VALENTIN

    Mon oncle VAN BUCK, voilà le trivial; vous changez de ton; vous vous oubliez; vous aviez mieux commencé que cela.

    VAN BUCK

    Sacrebleu! tu te moques de moi. Je ne suis bon apparemment qu'à payer tes lettres de change? J'en ai reçu une ce matin : soixante louis! Te railles-tu des gens? il te sied bien de faire le fashionable (que le diable soit des mots anglais!) quand tu ne peux pas payer ton tailleur! C'est autre chose de descendre d'un beau cheval pour retrouver au fond d'un hôtel une bonne famille opulente, ou de sauter à bas d'un carrosse de louage pour grimper deux ou trois étages. Avec tes gilets de satin, tu demandes, en rentrant du bal, ta chandelle à ton portier, et il regimbe quand il n'a pas eu ses étrennes. Dieu sait si tu les lui donnes tous les ans! Lancé dans un monde plus riche que toi, tu puises chez tes amis le dédain de toi-même; tu portes ta barbe en pointe et tes cheveux sur les épaules, comme si tu n'avais pas seulement de quoi acheter un ruban pour te faire une queue. Tu écrivailles dans les gazettes, tu es capable de te faire saint-simonien quand tu n'auras plus ni sou ni maille, et cela viendra, je t'en réponds.Va va, un écrivain public est plus estimable que toi. Je finirai par te couper les vivres, et tu mourras dans un grenier.
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  • Par Celine_72, le 09 mars 2012

    Ah! que le coeur est un grand maître! On n'invente rien de ce qu'il trouve, et c'est lui seul qui choisit tout.
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  • Par Celine_72, le 09 mars 2012

    Il n'y a de vrai au monde que de déraisonner d'amour.
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  • Par Celine_72, le 09 mars 2012

    Ah! qu'on a bien raison de dire qu'une première faute mène à un précipice
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  • Par Celine_72, le 09 mars 2012

    Mon oncle, il ne faut jurer de rien, et encore moins défier personne.
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"La nuit d'octobre", un poème d'Alfred de Musset, chantée par Serge Gainsbourg, tirée de l'album "Serge Gainsbourg n°2" sorti en juillet 1959. Réalisé par Vivien Sévenier avec Loïc Ollier et la participation exceptionnelle de Harmony Papet.








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