AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2035839238
Éditeur : Larousse (2008)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 54 notes)
Résumé :

Doutant des femmes pour avoir si souvent usé de leurs faveurs, le jeune et léger Valentin se refuse au mariage, au grand désespoir de son oncle, le négociant Van Buck, qui, tout en le morigénant, paie ses dettes au jeu. Il menace donc son neveu de le déshériter s'il refuse d'épouser la jeune Cécile de Mantes. Valentin parie alors qu'il réussira à séduire la belle en trois jours - ce qui lui perme... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Yassleo
Yassleo08 décembre 2015
  • Livres 4.00/5
Il s'appelle Valentin, comme le saint des n'amoureux. Mais lui, à 25 ans, n'a rien du bel amoureux transi, romantique, perdu dans des rêves étoilés de passion et d'extase. Lui, c'est moi d'abord, les autres quand j'aurai le temps.
Sans situation, dandy et coureur de jupons en plus d'un penchant pour le jeu, il accumule les dettes et mène la belle vie.
Et quelle importance quand on vit aux crochets de son oncle?  Aucune, si ce n'est que tonton van Buck, plein aux as, commence à en avoir ras le chapeau à plumes du neveu, et de raquer pour ses frasques.
Et ce serait pas mal que le cher neveu se trouve un bon parti, dot à la clé pour enfin voler de ses propres ailes. Surtout qu'il y a la petite Cécile de Mantes qu'est dispo en ce moment. Fille de baronne. Ça sent le bon plan ça non?
Taratata, Valentin ne l'entend pas de cette oreille et élabore une supercherie de son cru pour prouver à son oncle la terrrrrrrrible erreur qu'il commet avec cette grotesque idée de mariage.
Car c'est bien connu, inconsistante et de peu de vertu, la femme est faible. Selon lui, toutes les mêmes, prêtes à s'enflammer pour le premier beau gosse quelque peu enjôleur qui pointe le museau, et prête à vous tromper la première occasion venue.
Il le jurerait et va le prouver. Oui mais il ne faut jurer de rien qu'on vous dit...
Pièce ancrée plein XIXème siècle, Alfred de Musset aux commandes s'il vous plaît.
Et vas-y que je me gausse de l'aristocratie et de la bienséance, que je me moque avec complaisance du clergé, et que je te balance de la belle prose à tour de bras.
Puis qu'est ce que ça fleure bon l'amour, la sensibilité.
Pas une figure du romantisme pour rien le Musset
Comédie en 3 petits actes et le tour est joué.
Grand classique, incontournable, et qu'on aime ou pas le genre, l'oeuvre ou l'auteur, la formidable qualité de l'écriture reste sans conteste un délice littéraire.
Y a pas à dire, la belle prose à tour de bras ça s'admire et ça se respecte quand même.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          361
PiertyM
PiertyM10 février 2014
Une pièce de théâtre que j'ai bien plus aimé que la nuit vénitienne. Les personnages sont mieux conçus, les situations bien ficelées. C'est une lecture agréable que de lire cette pièce. L'air un peu comique a sa raison d'être sans que les personnages paraissent burlesques. On s'y plait dans toutes les scènes où chaque oui et chaque non se martèlent dignement. Et puis ce personnage de l'abbé qui n'en a pas l'air détend l'atmosphère avec ses airs soupçonneux.
Le jeune valentin a juré de ne jamais se marier. Depuis qu'il a été témoin à 16 ans, étant amant de femmes mariées, des manies que usent celles-ci pour ganter leurs maris, il refuse à pied ferme de devenir un mari ganté plutôt qu'un amant vénéré. Sous l'insistance de son oncle Ban Vuck qui veut à tout prix qu'il épouse Cécile de Mantes, il le défie dans un pari où il espère bien lui prouver sur un délai de huit jours, la légèreté des femmes. Malheureusement tous ses plans rencontreront comme un mur l'intelligence de la jeune Cécile qui à la fin paraîtrait comme l'instigatrice du jeu. Valentin qui croyait avoir piégé, tombe lui-même dans ses propres pièges.... Sans résister face à la femme savante le jure se fond comme la cire...
Une pièce qui vous détend agréblement!!!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
cicou45
cicou4529 août 2011
  • Livres 4.00/5
Valentin est un jeune homme âgé de 25 ans qui ne veut pour rien au monde, se laisser passer la corde au cou, car pour lui, le fait de s'engager dans le mariage est un grand risque puisqu'il risque de se voir abusé et être trompée. Seulement, son oncle refuse de lui prêter à nouveau de l'argent tant que celui-ci ne sera pas marié. Etant promis à une belle jeune fille, Cécile, qu'il a accepté de rencontrer pour satifaire les bons vouloirs de son oncle et dont il est lui-même tombé sous le charme, Valentin entend néanmoinsdémonter à son oncle que les femmes ne sont pas sûres et que l'on ne peut pas avoir confiance en elles en tentant de la séduire, dissimulé sous un déguisement.
Cependant, à la fin de la pièce, les masques tombent et Valentin et Cécile s'avouent leur attirance mutuelle. Aussi, tandis que Cécile élabore des projets de mariage, et à Valentin de jurer "qui est pris qui croyait prendre est pris qui croyait prendres qui croyait prendre" et à son oncle, van Buck, de penser, non sans une certaine satisqction : "Il ne faut jurer de rien".
Comédie d'Alfred de Musset en trois actes extrêment agréable à lire, de par l'écriture fulide et limpide se son auteur et de par les sujets traités qui sont très légers et divertissants.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Epictete
Epictete05 janvier 2014
  • Livres 4.00/5
Découvre à travers cette pièce tout un monde empli de romantisme, de sensibilité mais aussi d'enjeu et de stratégies. Finalement, l'intervention d'une certaine forme de destin va conclure la pièce (Cf le titre)
Alfred de Musset a choisi la forme théâtrale, ce qui se concevait bien pour ce genre d'intrigue à l'époque, mais on peut aisément deviner un roman derrière cette histoire, et qui aurait pu avoir le même impact que certaines de nos références de l'époque.
Une pièce courte, de lecture très agréable.
Commenter  J’apprécie          30
Clio15
Clio1527 mai 2015
  • Livres 3.00/5
J'ai lu avec beaucoup de plaisir cette jolie comédie dont l'intrigue romanesque développée de façon particulièrement rapide nous laisse un peu sur notre faim. Les personnages sont plutôt attachants et on s'amuse beaucoup à voir Valentin, le héros, se faire prendre à son propre jeu. L'ensemble marqué par le style fluide d'Alfred de Musset est donc très agréable.
Commenter  J’apprécie          00
Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB04 mai 2010
VAN BUCK

Monsieur, veuillez garder le silence, et ne pas vous permettre de me plaisanter. C'est vainement que les plus sages conseils, depuis trois ans, tentent de mordre sur vous. Une insouciance ou une fureur aveugle, des résolutions sans effet, mille prétextes inventés à plaisir, une maudite condescendance, tout ce que j'ai pu ou puis faire encore (mais, par ma barbe! je ne ferai plus rien!)... Où me menez-vous à votre suite? Vous êtes aussi entêté...

VALENTIN

Mon oncle Van Buck, vous êtes en colère.

VAN BUCK

Non, monsieur, n'interrompez pas. Vous êtes aussi obstiné que je me suis, pour mon malheur, montré crédule et patient. Est-il croyable, je vous le demande, qu'un jeune homme de vingt-cinq ans passe son temps comme vous le faites? De quoi servent mes remontrances, et quand prendrez-vous un état? Vous êtes pauvre, puisqu'au bout du compte vous n'avez de fortune que la mienne; mais, finalement, je ne suis pas moribond, et je digère encore vertement. Que comptez-vous faire d'ici à ma mort?

VALENTIN

Mon oncle Van Buck, vous êtes en colère, et vous allez vous oublier.

VAN BUCK

Non, monsieur, je sais ce que je fais; si je suis le seul de la famille qui se soit mis dans le commerce, c'est grâce à moi, ne l'oubliez pas, que les débris d'une fortune détruite ont pu encore se relever. Il vous sied bien de sourire quand je parle; si je n'avais vendu du guingan à Anvers, vous seriez maintenant à l'hôpital, avec votre robe de chambre à fleurs. Mais, Dieu merci, vos chiennes de bouillottes...

VALENTIN

Mon oncle VAN BUCK, voilà le trivial; vous changez de ton; vous vous oubliez; vous aviez mieux commencé que cela.

VAN BUCK

Sacrebleu! tu te moques de moi. Je ne suis bon apparemment qu'à payer tes lettres de change? J'en ai reçu une ce matin : soixante louis! Te railles-tu des gens? il te sied bien de faire le fashionable (que le diable soit des mots anglais!) quand tu ne peux pas payer ton tailleur! C'est autre chose de descendre d'un beau cheval pour retrouver au fond d'un hôtel une bonne famille opulente, ou de sauter à bas d'un carrosse de louage pour grimper deux ou trois étages. Avec tes gilets de satin, tu demandes, en rentrant du bal, ta chandelle à ton portier, et il regimbe quand il n'a pas eu ses étrennes. Dieu sait si tu les lui donnes tous les ans! Lancé dans un monde plus riche que toi, tu puises chez tes amis le dédain de toi-même; tu portes ta barbe en pointe et tes cheveux sur les épaules, comme si tu n'avais pas seulement de quoi acheter un ruban pour te faire une queue. Tu écrivailles dans les gazettes, tu es capable de te faire saint-simonien quand tu n'auras plus ni sou ni maille, et cela viendra, je t'en réponds.Va va, un écrivain public est plus estimable que toi. Je finirai par te couper les vivres, et tu mourras dans un grenier.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
SZRAMOWOSZRAMOWO20 janvier 2016
Van buck.
Sacrebleu ! tu te moques de moi ! Je ne suis bon apparemment qu’à payer tes lettres de change ? J’en ai reçu une ce matin : soixante louis ! Te railles-tu des gens ? il te sied bien de faire le fashionable (que le diable soit des mots anglais !) quand tu ne peux pas payer ton tailleur ! C’est autre chose de descendre d’un beau cheval pour retrouver au fond d’un hôtel une bonne famille opulente, ou de sauter à bas d’un carrosse de louage pour grimper deux ou trois étages. Avec tes gilets de satin, tu demandes, en rentrant du bal, ta chandelle à ton portier, et il regimbe quand il n’a pas eu ses étrennes. Dieu sait si tu les lui donnes tous les ans ! Lancé dans un monde plus riche que toi, tu puises chez tes amis le dédain de toi-même ; [tu portes ta barbe en pointe et tes cheveux sur les épaules, comme si tu n’avais pas seulement de quoi acheter un ruban pour te faire une queue.] Tu écrivailles dans les gazettes ; [tu es capable de te faire saint-simonien quand tu n’auras plus ni sou ni maille, et cela viendra, je t’en réponds.] Va, va ! un écrivain public est plus estimable que toi. Je finirai par te couper les vivres, et tu mourras dans un grenier.

Valentin.
Mon bon oncle Van Buck, je vous respecte et je vous aime. Faites-moi la grâce de m’écouter. Vous avez payé ce matin une lettre de change à mon intention. Quand vous êtes venu, j’étais à la fenêtre et je vous ai vu arriver ; vous méditiez un sermon juste aussi long qu’il y a d’ici chez vous. Épargnez, de grâce, vos paroles. Ce que vous pensez, je le sais ; ce que vous dites, vous ne le pensez pas toujours ; ce que vous faites, je vous en remercie. Que j’aie des dettes et que je ne sois bon à rien, cela se peut ; qu’y voulez-vous faire ? Vous avez soixante mille livres de rente…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
EpicteteEpictete05 janvier 2014
VALENTIN : (à son oncle)

... vous êtes jeune, gaillard encore , et bon vivant. Croyez-vous que cela me fâche et que j'aie soif de votre bien ? Vous ne me faites pas tant d'injures; et vous savez que les mauvaises têtes n'ont pas toujours les plus mauvais cœurs. Vous me querellez de ma robe de chambre : vous en avez porté bien d'autres. Ma barbe en pointe ne veut pas dire que je sois saint-simonien : je respecte trop l'héritage. Vous vous plaignez de mes gilets : voulez-vous qu'on sorte en chemise ? Vous me dites que je suis pauvre et que mes amis ne le sont pas : tant mieux pour eux, ce n'est pas ma faute. Vous imaginez qu'ils me gâtent et que leur exemple me rend dédaigneux : je ne le suis que de ce qui m'ennuie, et puisque vous payez mes dettes, vous voyez bien que je n'emprunte pas. Vous me reprochez d'aller en fiacre: c'est que je n'ai pas de voiture. Je prends, dites-vous en rentrant ma chandelle chez mon portier : c'est pour ne pas remonter sans lumière; à quoi bon se casser le cou ? Vous voudriez me voir un état : faites-moi nommer premier ministre, et vous verrez comme je ferai mon chemin. Mais quand je serai surnuméraire dans l'entresol d'un avoué, je vous demande. Ce que j'y apprendrai, sinon que tout est vanité....
Tenez ! Mon oncle, ou je me trompe ou vous n'avez pas déjeuné. Vous êtes resté à jeun sur cette maudite lettre de change; avalons-la de compagnie; je vais demander du chocolat.
VAN BUCK : Quel déjeuner ! Le diable m'emporte ! Tu vis comme un prince.
VALENTIN : Eh, que voulez-vous! Quand on meurt de faim, il faut bien tacher de se distraire.

Commentaire : (Un vrai sketch ! Imaginez un peu d'adaptation et un accent un peu "jeune" et ça peut très bien fonctionner.)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
PiertyMPiertyM10 février 2014
VALENTIN.
J’avais seize ans, et je sortais du collège, quand une belle
dame de notre connaissance me distingua pour la première fois.
À cet âge-là, peut-on savoir ce qui est innocent ou criminel ?
J’étais un soir chez ma maîtresse, au coin du feu, son mari en
tiers. Le mari se lève et dit qu’il va sortir. À ce mot, un regard
rapide échangé entre ma belle et moi me fait bondir le coeur de
joie : nous allions être seuls ! Je me retourne, et vois le pauvre
homme mettant ses gants. Ils étaient en daim de couleur verdâtre,
trop larges, et décousus au pouce. Tandis qu’il y enfonçait
ses mains, debout au milieu de la chambre, un imperceptible
sourire passa sur le coin des lèvres de la femme, et dessina
comme une ombre légère les deux fossettes de ses joues. L’oeil
d’un amant voit seul de tels sourires, car on les sent plus qu’on
ne les voit. Celui-ci m’alla jusqu’à l’âme, et je l’avalai comme un
sorbet. Mais, par une bizarrerie étrange, le souvenir de ce moment
de délices se lia invinciblement dans ma tête à celui de
deux grosses mains rouges se débattant dans des gants verdâtres
; et je ne sais ce que ces mains, dans leur opération
confiante, avaient de triste et de piteux, mais je n’y ai jamais
pensé depuis sans que le féminin sourire vînt me chatouiller le
coin des lèvres, et j’ai juré que jamais femme au monde ne me
ganterait de ces gants-là.
VAN BUCK.
C’est-à-dire qu’en franc libertin, tu doutes de la vertu des
femmes, et que tu as peur que les autres te rendent le mal que tu
leur as fait.
VALENTIN.
Vous l’avez dit : j’ai peur du diable, et je ne veux pas être
ganté.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
SZRAMOWOSZRAMOWO20 janvier 2016
J’avais seize ans, et je sortais du collège, quand une belle dame de notre connaissance me distingua pour la première fois. À cet âge-là, peut-on savoir ce qui est innocent ou criminel ? J’étais un soir chez ma maîtresse, au coin du feu, son mari en tiers. Le mari se lève et dit qu’il va sortir. À ce mot, un regard rapide échangé entre ma belle et moi me fait bondir le cœur de joie. Nous allions être seuls ! Je me retourne, et vois le pauvre homme mettant ses gants. Ils étaient en daim de couleur verdâtre, trop larges, et décousus au pouce. Tandis qu’il y enfonçait ses mains, debout au milieu de la chambre, un imperceptible sourire passa sur le coin des lèvres de la femme, et dessina comme une ombre légère les deux fossettes de ses joues. L’œil d’un amant voit seul de tels sourires, car on les sent plus qu’on ne les voit. Celui-ci m’alla jusqu’à l’âme, et je l’avalai comme un sorbet. Mais, par une bizarrerie étrange, le souvenir de ce moment de délices se lia invinciblement dans ma tête à celui de deux grosses mains rouges se débattant dans des gants verdâtres ; et je ne sais ce que ces mains, dans leur opération confiante, avaient de triste et de piteux, mais je n’y ai jamais pensé depuis sans que le féminin sourire ne vînt me chatouiller le coin des lèvres, et j’ai juré que jamais femme au monde ne me ganterait de ces gants-là.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Alfred de Musset (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Alfred de Musset
Alfred De MUSSET– Trois Hymnes À La Beauté
autres livres classés : théâtreVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Théâtre : retrouvez le bon auteur !

Cyrano de Bergerac

Jean Racine
Edmond Rostand
Jean Anouilh
Edmond Jaloux

10 questions
199 lecteurs ont répondu
Thèmes : théâtreCréer un quiz sur ce livre