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ISBN : 2266231596
Éditeur : Pocket (2012)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 177 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Présentation de l'éditeur
"J'ai bien envie d'écrire notre histoire. Il me semble que cela me guérirait et m'élèverait le cœur. Je voudrais te bâtir un autel, fût-ce avec mes os..."
C'est ainsi que le 30 avril 1834, un mois après la fin du séjour mouvementé... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par awei, le 11 mai 2008

    awei
    Un Musset plus malade que jamais nous livre sa douleur en ne reculant jamais devant une image ou une métaphore plein de symbolisme...glaçant par moment (sa jalousie maladive, sa cruauté, ses indécisions perpétuelles, sa paranoïa) et terriblement instructif.J'ai cru déceler dans cette \\\"confession\\\", peut être plus en fonction de mon propre état d'esprit quand je l'ai lu que d'une vraie liaison dans le texte, une description désabusée d'une société qui m'a paru bien plus contemporaine que ce que Musset pouvait prévoir, lui qui imaginait ses futurs lecteurs \\\"courbés sur vos charrues, dans les vertes campagnes de la patrie; (...)essuyant sur vos fronts tranquilles le saint baptême de la sueur\\\" (...et j'en passe et des meilleurs croyez-moi!).Lisez plutôt: \\\"ainsi les jeunes gens trouvaient un emploi de la force inactive dans l'affectation du desespoir. (...) Il est doux de se croire malheureux lorsqu'on est que vide et ennuyé. (...)en sorte que les riches se disaient : il n'y a de vrai que la richesse; tout le reste est un rêve; jouissons et mourrons. ceux d'une fortune médiocre se disaient : Il n'y a de vrai que l'oubli; tout le reste est un rêve; oublions et mourrons. Et les pauvres disaient: il n'y a de vrai que le malheur; tout le reste est un rêve; blasphémons et mourrons.\\\" et encore un peu plus loin dans ce premier chapitre: \\\"voilà un homme dont la maison tombe en ruine; il l'a démolie pour en bâtir une autre. les décombres gisent sur son champ, et il attend des pierres Nouvelles pour son édifice nouveau. Au moment où le voilà prêt à tailler ses moellons (...) on vient lui dire que les pierres manquent (..) Attendez, lui dit-on, on les tirera peu à peu; espérez, travaillez, avancez, reculez. Que ne lui dit-on pas? Et pendant ce temps là cet homme, n'ayant plus sa vieille maison et pas encore sa maison nouvelle, ne sait comment se défendre de la pluie, ni comment préparer son repas du soir, ni où travailler, ni où reposer, ni où vivre, ni où mourir\\\"
    Bon, d'accord, c'est vrai, je ne suis pas très optimiste...
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    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 12 novembre 2010

    chartel
    Pour célébrer à ma manière le bicentenaire de la naissance de Musset, j'ai découvert son œuvre à travers "La Confession d'un enfant du siècle". Il y avait pourtant d'autres choix plus évidents comme son célèbre théâtre littéraire, mais cherchant à mieux connaître cet auteur, j'ai préféré l'aborder par ce que je croyais être une œuvre autobiographique. Elle ne l'est pourtant pas. Comme Musset le déclare dans le roman : « Pour écrire l'histoire de sa vie, il faut d'abord avoir vécu ; aussi n'est-ce pas la mienne que j'écris ». Il s'en inspire beaucoup malgré tout, mais pour la mettre au service d'une pure fiction aux accents romantiques bien marqués.
    Les tourments d'une génération déçue par les promesses de la Révolution et le prestige éphémère de l'Empire se confondent avec ceux d'un jeune homme ayant fait l'expérience de la rupture amoureuse. Cette désillusion est le point de départ de tentatives diverses et contraires d'Octave sensées le guérir de ce mal-être. Elles ne serviront seulement qu'à prolonger ses doutes sur la nature humaine et grossir ses propres peurs.
    Si de nombreuses scènes peuvent parfois prêter à sourire à force de larmes et de déclarations amoureuses passionnées le genou à terre, c'est si savamment écrit et judicieusement composé que j'ai mis de côté ces défauts (qui n'en étaient pas pour les lecteurs de l'époque) pour me délecter des nombreuses piques anticléricales d'un auteur pourtant très conservateur dans ses principes. Les personnages de Musset sont, en effet, des aristocrates, des représentants de la fine fleur d'une société très inégalitaire qui ne se préoccupait pas des malheurs des autres. Si des gens de service y apparaissent, c'est comme le serait un simple animal de compagnie ou un élément de décor. On est donc loin de Balzac ou de Hugo.
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    • Livres 3.00/5
    Par akialam, le 23 juillet 2008

    akialam
    Un classique pour ainsi dire, du romantisme. Un roman que j'avais eu envie de découvrir après avoir vu le film "les enfants du siècle" avec Benoît Magimel et Juliette Binoche. le style est assez complexe, un peu alambiqué même, mais non dénué de charme. Les sentiments toujours extrêmes du protagoniste, caractéristiques du romantique, sont parfois un peu perturbants. L'image de l'homme larmoyant tour à tour désespéré ou à la limite de la folie, m'était plutôt inhabituelle. Un roman psychologique, sans vraiment d'intrigue à proprement parler, comme une sorte de journal intime sur les états d'âmes d'un homme qui ne sait être modéré, dans quoi que ce soit. Un livre assez intéressant, à proscrire toutefois en cas de déprime...
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    • Livres 3.00/5
    Par MlleOceane, le 03 novembre 2012

    MlleOceane
    une écriture très lente, qui s'étire sur les détails, bien trop à mon avis, mais style oblige. Peu d'action, des descriptions de sentiments la plupart du temps, avec ce que cela procure... Ici Musset cherche à nous angoisser littéralement sur l'amour !!!! A lire ce livre, c'est une souffrance atroce, il n'y a que ça dans la vie, bref et tout ce qui va avec. Trop mélodramatique pour moi, et trop tout court d'ailleurs. Je ne nie pas que l'amour peut dévaster, mais de là à le lire pendant tout un roman, bof bof...
    Evidemment, la poésie du roman est incontestable...
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    • Livres 4.00/5
    Par johaylex, le 09 août 2011

    johaylex
    La première partie est tellement géniale que l'histoire d'amour, même forte et fondatrice pour qui veut lire Musset, m'a frustré.
    Musset se vêt des atours de Chateaubriand.

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Citations et extraits

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  • Par Rhadamante, le 20 mai 2013

    Ô ma bonne et brave maîtresse, tu as fait d'un homme un enfant! Si je te perdais maintenant, jamais je ne pourrais aimer. Peut-être, avant de te connaitre, une autre femme aurait pu me guérir, mais maintenant toi seule au monde tu peux me tuer et me sauver; car je porte au cœur la blessure de tout le mal que je t'ai fait. J'ai été ingrat, aveugle et cruel.

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  • Par Orphea, le 17 septembre 2010

    Trois éléments partageaient donc la vie qui s'offrait alors aux jeunes gens : derrière eux un passé à jamais détruit, s'agitant encore sur ses ruines, avec tous les fossiles des siècles de l'absolutisme ; devant eux l'aurore d'un immense horizon, les premières clartés de l'avenir ; et entre ces deux mondes...quelque chose de semblable à l'Océan qui sépare le vieux continent de la jeune Amérique, je ne sais quoi de vague et de flottant, une mer houleuse et pleine de naufrages, traversée de temps en temps par quelque blanche voile lointaine ou par quelque navire soufflant une lourde vapeur ; le siècle présent, en un mot, qui sépare le passé de l'avenir, qui n'est ni l'un ni l'autre et qui ressemble à tous deux à la fois, et où l'on ne sait, à chaque pas qu'on fait, si l'on marche sur une semence ou sur un débris.
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  • Par chartel, le 12 novembre 2010

    Les uns disaient : Ce qui a causé la chute de l’empereur, c’est que le peuple n’en voulait plus ; les autres : Le peuple voulait le roi ; non, la liberté ; non, la raison ; non, la religion ; non, la constitution anglaise ; non, l’absolutisme ; un dernier ajouta : Non ! rien de tout cela, mais le repos.

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  • Par chartel, le 12 novembre 2010

    Qu’on ne s’y trompe pas : ce vêtement noir que portent les hommes de notre temps est un symbole terrible ; pour en venir là, il a fallu que les armures tombassent pièce à pièce et les broderies fleur à fleur. C’est la raison humaine qui a renversé toutes les illusions ; mais elle en porte elle-même le deuil, afin qu’on la console.

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  • Par Elise-Chopart, le 20 octobre 2012

    Vouloir chercher dans la vie réelle des amours pareils à ceux-là, éternels et absolus, c'est la même chose que de chercher sur la place publique des femmes aussi belles que Vénus, ou de vouloir que les rossignols chantent les symphonies de Beethoven." La Confession d'un enfant du siècle, Alfred de Musset.

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Vidéo de  Alfred de Musset

Bande annonce du film Confessions d'un enfant du siècle adapté du roman d'Alfred de Musset avec Pete Doherty et Charlotte Gainsbourg.








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