Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique


> Claude Roy (Préfacier, etc.)
> Gérard Barrier (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070364763
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 272 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"J'ai bien envie d'écrire notre histoire. Il me semble que cela me guérirait et m'élèverait le cœur. Je voudrais te bâtir un autel, fût-ce avec mes os..."
C'est ainsi que le 30 avril 1834, un mois après la fin du séjour mouvementé des deux écrivains-amants à Veni... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (18)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

  • Par PiertyM, le 28 juin 2014

    PiertyM
    La Confession d'un enfant du siècle
    Un livre complètement possédé! Rien n'y est normal ou juste, tout est à l'extrême comme si l'enfant du siècle avait peur que l'on ne croit point à sa confession, que l'on ne prête pas d'oreille à son appartenance à ce siècle à la fois de l'intelligentsia et de la débauche, une référence qui a été en partie la cause de son malheur....
    Oui Octave nous décrit d'abord le siècle auquel il appartient, ensuite il nous plonge dans l'histoire de la maîtresse qui a marqué sa jeunesse...en fait tout cela n'a été que des prémisses pour nous mener à comprendre la folle vie amoureuse qu'il aura plupart avec Brigitte-la-Rose, une femme qu'il aimera de tout son cœur mais le mal du siècle planté outrageusement dans le cœur et dans les pensées d'octave transformera cet amour en une espèce de torture passionnelle...
    En effet, c'est une autobiographie, une histoire sur la liaison amoureuse entre l'auteur et George Sand. Une liaison tumultueuse entre deux génies de la littérature française.
    L'histoire en elle-même n'est pas du tout belle, on aurait parfois envie de dire à Octave hé merde tu en fait un peu trop mec, espèce de crétin! Mais ce qui enivre dans ce livre est la puissance avec laquelle l'auteur y est mis toute son âme... la consonance des mots, des phrases est tellement exquise qu'on oublie son aspect trop idéaliste...ça se lit à haute voix pour sentir cette musicalité...
    J'avoue que j'ai eu un grand plaisir à lire ce livre à haute voix et d'être possédée par les pensées de l'auteur, même si je n'ai pas épousé ses folies!!!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 21         Page de la critique

  • Par PiertyM, le 02 juin 2014

    PiertyM
    Une merveilleuse poésie qui vous déchire le cœur comme si vous entendez le cri de détresse d'un condamné à mort perché sur un arbre, en même temps, planté au sommet d'une montagne...

    Commenter     J’apprécie          0 27         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Gaelle95, le 31 octobre 2013

    Gaelle95
    La Confession d'un enfant du siècle est un livre qui me laisse un avis mitigé.
    Une chose est sûre: l'écriture De Musset est magnifique, il a le don de donner à ses phrases une musicalité. En tout cas c'est très poétique.
    Le contexte de l'écriture est assez connu, puisque c'est en quelque sorte son histoire avec George Sand qui est transposé ici,. En quelque sorte, car il y a une part de romance, ce n'est pas un récit autobiographique, et aussi car "il faut lire l'oeuvre au delà de la relation entre les deux amants"
    Bref, j'ai lu cette confession sans trop de difficultés; même si malgré tout, je trouve cette histoire presque niaise, trop idéalisée. Octave a eu le don de m'énerver, et on ressent assez à quel point le narrateur (et donc Musset?) souffrait, ou avait un problème. Quand on pense que Musset à un jour menacé Sand avec un couteau, devant ses enfants...
    Bref, je m'égare.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 16         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par HannibalLectrice, le 26 avril 2014

    HannibalLectrice
    Roman semi-autobiographique que celui-ci. Musset dans une parfaite analyse, nous conte ses amours tumultueuses vécues auprès d' Amantine Dupin alias George Sand.
    Ce roman se divise en 5 parties. Les 3 premières se résumant par la tromperie de sa première maîtresse Suite à cela, Octave (Musset) trouvera et "refuge" et "conseils" auprès de Desgenais. Durant cette période, Octave vivra dans une certaine débauche, la mort de son père y mettra un terme.
    Retour à la campagne dans la maison familiale afin d' y mener une vie plus sereine, mais plus austère également. Il y retrouvera une certaine quiétude, mais lors d'une visite, il rencontrera Brigitte Pierson (George Sand).....
    Tromperies, orgueil malmené, inconfiance, désillusion, jalousie mèneront Octave jusqu'à la "folie".
    Une histoire terrible, comme une véritable descente aux enfers malgré la lucidité de l'auteur...
    Et non, je me refuse à croire que toutes les histoires d'amour finissent mal..... Mais en général!!!!! ^^
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par awei, le 11 mai 2008

    awei
    Un Musset plus malade que jamais nous livre sa douleur en ne reculant jamais devant une image ou une métaphore plein de symbolisme...glaçant par moment (sa jalousie maladive, sa cruauté, ses indécisions perpétuelles, sa paranoïa) et terriblement instructif.J'ai cru déceler dans cette \\\"confession\\\", peut être plus en fonction de mon propre état d'esprit quand je l'ai lu que d'une vraie liaison dans le texte, une description désabusée d'une société qui m'a paru bien plus contemporaine que ce que Musset pouvait prévoir, lui qui imaginait ses futurs lecteurs \\\"courbés sur vos charrues, dans les vertes campagnes de la patrie; (...)essuyant sur vos fronts tranquilles le saint baptême de la sueur\\\" (...et j'en passe et des meilleurs croyez-moi!).Lisez plutôt: \\\"ainsi les jeunes gens trouvaient un emploi de la force inactive dans l'affectation du desespoir. (...) Il est doux de se croire malheureux lorsqu'on est que vide et ennuyé. (...)en sorte que les riches se disaient : il n'y a de vrai que la richesse; tout le reste est un rêve; jouissons et mourrons. ceux d'une fortune médiocre se disaient : Il n'y a de vrai que l'oubli; tout le reste est un rêve; oublions et mourrons. Et les pauvres disaient: il n'y a de vrai que le malheur; tout le reste est un rêve; blasphémons et mourrons.\\\" et encore un peu plus loin dans ce premier chapitre: \\\"voilà un homme dont la maison tombe en ruine; il l'a démolie pour en bâtir une autre. les décombres gisent sur son champ, et il attend des pierres Nouvelles pour son édifice nouveau. Au moment où le voilà prêt à tailler ses moellons (...) on vient lui dire que les pierres manquent (..) Attendez, lui dit-on, on les tirera peu à peu; espérez, travaillez, avancez, reculez. Que ne lui dit-on pas? Et pendant ce temps là cet homme, n'ayant plus sa vieille maison et pas encore sa maison nouvelle, ne sait comment se défendre de la pluie, ni comment préparer son repas du soir, ni où travailler, ni où reposer, ni où vivre, ni où mourir\\\"
    Bon, d'accord, c'est vrai, je ne suis pas très optimiste...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

> voir toutes (55)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Orphea, le 17 septembre 2010

    Trois éléments partageaient donc la vie qui s'offrait alors aux jeunes gens : derrière eux un passé à jamais détruit, s'agitant encore sur ses ruines, avec tous les fossiles des siècles de l'absolutisme ; devant eux l'aurore d'un immense horizon, les premières clartés de l'avenir ; et entre ces deux mondes...quelque chose de semblable à l'Océan qui sépare le vieux continent de la jeune Amérique, je ne sais quoi de vague et de flottant, une mer houleuse et pleine de naufrages, traversée de temps en temps par quelque blanche voile lointaine ou par quelque navire soufflant une lourde vapeur ; le siècle présent, en un mot, qui sépare le passé de l'avenir, qui n'est ni l'un ni l'autre et qui ressemble à tous deux à la fois, et où l'on ne sait, à chaque pas qu'on fait, si l'on marche sur une semence ou sur un débris.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par chartel, le 12 novembre 2010

    Les uns disaient : Ce qui a causé la chute de l’empereur, c’est que le peuple n’en voulait plus ; les autres : Le peuple voulait le roi ; non, la liberté ; non, la raison ; non, la religion ; non, la constitution anglaise ; non, l’absolutisme ; un dernier ajouta : Non ! rien de tout cela, mais le repos.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation

  • Par PiertyM, le 01 janvier 2014

    Folle ! j'ai voulu souffrir en silence, vous consacrer ma résignation ;
    j'ai voulu vous cacher mes larmes ;
    Folle ! j'ai voulu traverser les mers, m'exiler de France avec vous,
    aller mourir, loin de tout ce qui m'a aimée sur ce cœur qui doute de moi.
    Folle ! j'ai cru que la vérité avait un regard, un accent, qu'on la devinait, qu'on la respectait !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

  • Par chartel, le 12 novembre 2010

    Qu’on ne s’y trompe pas : ce vêtement noir que portent les hommes de notre temps est un symbole terrible ; pour en venir là, il a fallu que les armures tombassent pièce à pièce et les broderies fleur à fleur. C’est la raison humaine qui a renversé toutes les illusions ; mais elle en porte elle-même le deuil, afin qu’on la console.

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

  • Par Lolo94, le 28 mai 2013

    Ô peuple des siècles futurs! lorsque par une chaude journée d'été, vous serrez courbés sur vos charrues dans les vertes campagnes de la patrie; lorsque vous verrez, sous un soleil pur et sans tâche, la terre, votre mère féconde, sourire dans sa robe matinale au travailleur, son enfant bien-aimé; lorsque, essuyant sur vos fronts tranquilles le saint baptême de la sueur, vous promènerez vos regards sur votre horizon immense, où il n'y aura pas un épi plus haut que l'autre [...] mais seulement des bleuets et des marguerites [...]; ô hommes libres! quand alors vous remercierez Dieu d'être nés pour cette récoltes, pensez à nous qui n'y serons plus; dites-vous que nous avons acheté bien cher le repos dont vous jouirez
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

> voir toutes (17)

Videos de Alfred de Musset

>Ajouter une vidéo
Vidéo de  Alfred de Musset

Bande annonce du film Confessions d'un enfant du siècle adapté du roman d'Alfred de Musset avec Pete Doherty et Charlotte Gainsbourg.








Sur Amazon
à partir de :
6,59 € (neuf)
3,22 € (occasion)

   

Faire découvrir La Confession d'un enfant du siècle par :

  • Mail
  • Blog

Découvrez la collection Folio

> voir plus

Lecteurs (898)

> voir plus

Quiz