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ISBN : B00NE5MCCC
Éditeur : Gallimard (2014)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 357 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"J'ai bien envie d'écrire notre histoire. Il me semble que cela me guérirait et m'élèverait le cœur. Je voudrais te bâtir un autel, fût-ce avec mes os..."
C'est ainsi que le 30 avril 1834, un mois après la fin du séjour mouvementé des deux écrivains-amants à Veni... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par michfred, le 24 juin 2015

    michfred
    Une "Confession" d'un romantisme échevelé...
    Musset-Octave s'y livre avec une fièvre exhibitionniste qui ne m'a guère contaminée..et m'a plutôt donné envie de prendre le large! Chacun sait qu'il y raconte, sous une forme romancée, ses amours tumultueuses avec la belle (?) Aurore Dupin alias George Sand..Assez indigestes au demeurant..
    Restent deux chapitres, passionnants: le premier, très sobre, et programmatique. Je vous le recopie intégralement, ne tremblez pas: il ne contient qu'une phrase, la voici: "Je veux être Chateaubriand ou rien". Point. Musset n'est guère adepte de telles concisions!
    Le second est beaucoup plus touffu et consiste dans une véritable analyse -à chaud- de ce "mal du siècle" qui frappa la génération perdue de 1830, celle qui avait grandi dans l'odeur de poudre des guerres napoléoniennes et sous les dorures de l'Empire, et qui vit, avec la chute de Napoléon, s'envoler ses rêves de gloire. Les hommes prirent l'habit noir du deuil et des allures de beaux ténébreux, les femmes, blanches fiancées trahies, commencèrent la longue route de leur émancipation...Un divorce profond s’installa entre eux.
    Cette analyse lucide, complète, à la fois historique, sociologique, psychologique, sexuelle et morale de la crise d'une génération, faite à chaud et sans le moindre recul, mais avec la maturité d'un vieil homme revenu de tout, alors que Musset était encore jeune et fringant-et pas trop abîmé par la boisson- m'a toujours sidérée par son acuité et sa justesse...
    Le reste est daté, excessif et rasoir..Mais les deux premiers chapitres, vraiment, valent le détour!
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  • Par PiertyM, le 28 juin 2014

    PiertyM
    La Confession d'un enfant du siècle
    Un livre complètement possédé! Rien n'y est normal ou juste, tout est à l'extrême comme si l'enfant du siècle avait peur que l'on ne croit point à sa confession, que l'on ne prête pas d'oreille à son appartenance à ce siècle à la fois de l'intelligentsia et de la débauche, une référence qui a été en partie la cause de son malheur....
    Oui Octave nous décrit d'abord le siècle auquel il appartient, ensuite il nous plonge dans l'histoire de la maîtresse qui a marqué sa jeunesse...en fait tout cela n'a été que des prémisses pour nous mener à comprendre la folle vie amoureuse qu'il aura plupart avec Brigitte-la-Rose, une femme qu'il aimera de tout son coeur mais le mal du siècle planté outrageusement dans le coeur et dans les pensées d'octave transformera cet amour en une espèce de torture passionnelle...
    En effet, c'est une autobiographie, une histoire sur la liaison amoureuse entre l'auteur et George Sand. Une liaison tumultueuse entre deux génies de la littérature française.
    L'histoire en elle-même n'est pas du tout belle, on aurait parfois envie de dire à Octave hé merde tu en fait un peu trop mec, espèce de crétin! Mais ce qui enivre dans ce livre est la puissance avec laquelle l'auteur y est mis toute son âme... la consonance des mots, des phrases est tellement exquise qu'on oublie son aspect trop idéaliste...ça se lit à haute voix pour sentir cette musicalité...
    J'avoue que j'ai eu un grand plaisir à lire ce livre à haute voix et d'être possédée par les pensées de l'auteur, même si je n'ai pas épousé ses folies!!!
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  • Par PiertyM, le 02 juin 2014

    PiertyM
    La Confession d'un enfant du siècle
    Un livre complètement possédé! Rien n'y est normal ou juste, tout est à l'extrême comme si l'enfant du siècle avait peur que l'on ne croit point à sa confession, que l'on ne prête pas d'oreille à son appartenance à ce siècle à la fois de l'intelligentsia et de la débauche, une référence qui a été en partie la cause de son malheur....
    Oui Octave nous décrit d'abord le siècle auquel il appartient, ensuite il nous plonge dans l'histoire de la maîtresse qui a marqué sa jeunesse...en fait tout cela n'a été que des prémisses pour nous mener à comprendre la folle vie amoureuse qu'il aura plupart avec Brigitte-la-Rose, une femme qu'il aimera de tout son coeur mais le mal du siècle planté outrageusement dans le coeur et dans les pensées d'octave transformera cet amour en une espèce de torture passionnelle...
    En effet, c'est une autobiographie, une histoire sur la liaison amoureuse entre l'auteur et George Sand. Une liaison tumultueuse entre deux génies de la littérature française.
    L'histoire en elle-même n'est pas du tout belle, on aurait parfois envie de dire à Octave hé merde tu en fait un peu trop mec, espèce de crétin! Mais ce qui enivre dans ce livre est la puissance avec laquelle l'auteur y est mis toute son âme... la consonance des mots, des phrases est tellement exquise qu'on oublie son aspect trop idéaliste...ça se lit à haute voix pour sentir cette musicalité...
    J'avoue que j'ai eu un grand plaisir à lire ce livre à haute voix et d'être possédée par les pensées de l'auteur, même si je n'ai pas épousé ses folies!!!
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    • Livres 3.00/5
    Par aouatef79, le 15 juillet 2015

    aouatef79
    La confession d 'un enfant du siècle ",est une oeuvre d 'Alfred de Musset . Elle est
    écrite durant cette ère du romantisme .Franchement, modestement, cette oeuvre
    je l 'ai trouvé un peu plate, elle ne m ' a pas trop emballé .L 'auteur est connu
    comme étant un dandy débauché. Alfred de Musset voudrait-il vraiment se
    confesser, se raconter ou délivrer après sa liaison houleuse et tumultueuse avec
    Georges Sand ? Ce n 'est pas facile, pour un auteur du XIXeme Siècle, siècle du
    romantisme. Car ces auteurs pleurnichent sur leurs amours et leurs plaisirs de
    chair lors qu 'ils ne sont pas satisfaits .C 'est la même, presque, histoire avec
    Balzac et d 'autres où ce qu 'importe est la chasse à la femme , c 'est leur trophée .Leur fait d 'armes.Revenons à Alfred de Musset .Lui et G. Sand étaient en voyage en Italie .Sand est tombée malade de dysenterie .Son compagnon , au lieu de rester à ses côtés, il est allé courir derrière les grisettes . Retour de la manivelle, Alfred à son tour tombe malade, alors a une
    liaison avec le médecin qui l 'a soigné auparavent .Et Alfred est blessé dans
    son amour propre et de là le différend entre les deux amants .
    Ce livre nous offre, en fin de compte, une analyse complète, lucide, historique
    psychologique, sexuelle et morale de la crise d 'une génération .A la fin de
    sa vie, Alfred de Musset est devenu alcoolique et dépressif .
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    • Livres 3.00/5
    Par Gaelle95, le 31 octobre 2013

    Gaelle95
    La Confession d'un Enfant du Siècle est un livre qui me laisse un avis mitigé.
    Une chose est sûre: l'écriture De Musset est magnifique, il a le don de donner à ses phrases une musicalité. En tout cas c'est très poétique.
    Le contexte de l'écriture est assez connu, puisque c'est en quelque sorte son histoire avec George Sand qui est transposé ici,. En quelque sorte, car il y a une part de romance, ce n'est pas un récit autobiographique, et aussi car "il faut lire l'oeuvre au delà de la relation entre les deux amants"
    Bref, j'ai lu cette confession sans trop de difficultés; même si malgré tout, je trouve cette histoire presque niaise, trop idéalisée. Octave a eu le don de m'énerver, et on ressent assez à quel point le narrateur (et donc Musset?) souffrait, ou avait un problème. Quand on pense que Musset à un jour menacé Sand avec un couteau, devant ses enfants...
    Bref, je m'égare.
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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 17 septembre 2010

    Trois éléments partageaient donc la vie qui s'offrait alors aux jeunes gens : derrière eux un passé à jamais détruit, s'agitant encore sur ses ruines, avec tous les fossiles des siècles de l'absolutisme ; devant eux l'aurore d'un immense horizon, les premières clartés de l'avenir ; et entre ces deux mondes...quelque chose de semblable à l'Océan qui sépare le vieux continent de la jeune Amérique, je ne sais quoi de vague et de flottant, une mer houleuse et pleine de naufrages, traversée de temps en temps par quelque blanche voile lointaine ou par quelque navire soufflant une lourde vapeur ; le siècle présent, en un mot, qui sépare le passé de l'avenir, qui n'est ni l'un ni l'autre et qui ressemble à tous deux à la fois, et où l'on ne sait, à chaque pas qu'on fait, si l'on marche sur une semence ou sur un débris.
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  • Par chartel, le 12 novembre 2010

    Les uns disaient : Ce qui a causé la chute de l’empereur, c’est que le peuple n’en voulait plus ; les autres : Le peuple voulait le roi ; non, la liberté ; non, la raison ; non, la religion ; non, la constitution anglaise ; non, l’absolutisme ; un dernier ajouta : Non ! rien de tout cela, mais le repos.

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  • Par chartel, le 12 novembre 2010

    Qu’on ne s’y trompe pas : ce vêtement noir que portent les hommes de notre temps est un symbole terrible ; pour en venir là, il a fallu que les armures tombassent pièce à pièce et les broderies fleur à fleur. C’est la raison humaine qui a renversé toutes les illusions ; mais elle en porte elle-même le deuil, afin qu’on la console.

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  • Par PiertyM, le 01 janvier 2014

    Folle ! j'ai voulu souffrir en silence, vous consacrer ma résignation ;
    j'ai voulu vous cacher mes larmes ;
    Folle ! j'ai voulu traverser les mers, m'exiler de France avec vous,
    aller mourir, loin de tout ce qui m'a aimée sur ce cœur qui doute de moi.
    Folle ! j'ai cru que la vérité avait un regard, un accent, qu'on la devinait, qu'on la respectait !
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  • Par Laura94, le 28 mai 2013

    Ô peuple des siècles futurs! lorsque par une chaude journée d'été, vous serrez courbés sur vos charrues dans les vertes campagnes de la patrie; lorsque vous verrez, sous un soleil pur et sans tâche, la terre, votre mère féconde, sourire dans sa robe matinale au travailleur, son enfant bien-aimé; lorsque, essuyant sur vos fronts tranquilles le saint baptême de la sueur, vous promènerez vos regards sur votre horizon immense, où il n'y aura pas un épi plus haut que l'autre [...] mais seulement des bleuets et des marguerites [...]; ô hommes libres! quand alors vous remercierez Dieu d'être nés pour cette récoltes, pensez à nous qui n'y serons plus; dites-vous que nous avons acheté bien cher le repos dont vous jouirez
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Vidéo de  Alfred de Musset

Bande annonce du film Confessions d'un enfant du siècle adapté du roman d'Alfred de Musset avec Pete Doherty et Charlotte Gainsbourg.








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