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> Claude Roy (Préfacier, etc.)
> Gérard Barrier (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070364763
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 244 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Présentation de l'éditeur
"J'ai bien envie d'écrire notre histoire. Il me semble que cela me guérirait et m'élèverait le cœur. Je voudrais te bâtir un autel, fût-ce avec mes os..."
C'est ainsi que le 30 avril 1834, un mois après la fin du séjour mouvementé... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Gaelle95, le 31 octobre 2013

    Gaelle95
    La Confession d'un enfant du siècle est un livre qui me laisse un avis mitigé.
    Une chose est sûre: l'écriture De Musset est magnifique, il a le don de donner à ses phrases une musicalité. En tout cas c'est très poétique.
    Le contexte de l'écriture est assez connu, puisque c'est en quelque sorte son histoire avec George Sand qui est transposé ici,. En quelque sorte, car il y a une part de romance, ce n'est pas un récit autobiographique, et aussi car "il faut lire l'oeuvre au delà de la relation entre les deux amants"
    Bref, j'ai lu cette confession sans trop de difficultés; même si malgré tout, je trouve cette histoire presque niaise, trop idéalisée. Octave a eu le don de m'énerver, et on ressent assez à quel point le narrateur (et donc Musset?) souffrait, ou avait un problème. Quand on pense que Musset à un jour menacé Sand avec un couteau, devant ses enfants...
    Bref, je m'égare.
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    • Livres 3.00/5
    Par awei, le 11 mai 2008

    awei
    Un Musset plus malade que jamais nous livre sa douleur en ne reculant jamais devant une image ou une métaphore plein de symbolisme...glaçant par moment (sa jalousie maladive, sa cruauté, ses indécisions perpétuelles, sa paranoïa) et terriblement instructif.J'ai cru déceler dans cette \\\"confession\\\", peut être plus en fonction de mon propre état d'esprit quand je l'ai lu que d'une vraie liaison dans le texte, une description désabusée d'une société qui m'a paru bien plus contemporaine que ce que Musset pouvait prévoir, lui qui imaginait ses futurs lecteurs \\\"courbés sur vos charrues, dans les vertes campagnes de la patrie; (...)essuyant sur vos fronts tranquilles le saint baptême de la sueur\\\" (...et j'en passe et des meilleurs croyez-moi!).Lisez plutôt: \\\"ainsi les jeunes gens trouvaient un emploi de la force inactive dans l'affectation du desespoir. (...) Il est doux de se croire malheureux lorsqu'on est que vide et ennuyé. (...)en sorte que les riches se disaient : il n'y a de vrai que la richesse; tout le reste est un rêve; jouissons et mourrons. ceux d'une fortune médiocre se disaient : Il n'y a de vrai que l'oubli; tout le reste est un rêve; oublions et mourrons. Et les pauvres disaient: il n'y a de vrai que le malheur; tout le reste est un rêve; blasphémons et mourrons.\\\" et encore un peu plus loin dans ce premier chapitre: \\\"voilà un homme dont la maison tombe en ruine; il l'a démolie pour en bâtir une autre. les décombres gisent sur son champ, et il attend des pierres Nouvelles pour son édifice nouveau. Au moment où le voilà prêt à tailler ses moellons (...) on vient lui dire que les pierres manquent (..) Attendez, lui dit-on, on les tirera peu à peu; espérez, travaillez, avancez, reculez. Que ne lui dit-on pas? Et pendant ce temps là cet homme, n'ayant plus sa vieille maison et pas encore sa maison nouvelle, ne sait comment se défendre de la pluie, ni comment préparer son repas du soir, ni où travailler, ni où reposer, ni où vivre, ni où mourir\\\"
    Bon, d'accord, c'est vrai, je ne suis pas très optimiste...
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    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 12 novembre 2010

    chartel
    Pour célébrer à ma manière le bicentenaire de la naissance de Musset, j'ai découvert son œuvre à travers "La Confession d'un enfant du siècle". Il y avait pourtant d'autres choix plus évidents comme son célèbre théâtre littéraire, mais cherchant à mieux connaître cet auteur, j'ai préféré l'aborder par ce que je croyais être une œuvre autobiographique. Elle ne l'est pourtant pas. Comme Musset le déclare dans le roman : « Pour écrire l'histoire de sa vie, il faut d'abord avoir vécu ; aussi n'est-ce pas la mienne que j'écris ». Il s'en inspire beaucoup malgré tout, mais pour la mettre au service d'une pure fiction aux accents romantiques bien marqués.
    Les tourments d'une génération déçue par les promesses de la Révolution et le prestige éphémère de l'Empire se confondent avec ceux d'un jeune homme ayant fait l'expérience de la rupture amoureuse. Cette désillusion est le point de départ de tentatives diverses et contraires d'Octave sensées le guérir de ce mal-être. Elles ne serviront seulement qu'à prolonger ses doutes sur la nature humaine et grossir ses propres peurs.
    Si de nombreuses scènes peuvent parfois prêter à sourire à force de larmes et de déclarations amoureuses passionnées le genou à terre, c'est si savamment écrit et judicieusement composé que j'ai mis de côté ces défauts (qui n'en étaient pas pour les lecteurs de l'époque) pour me délecter des nombreuses piques anticléricales d'un auteur pourtant très conservateur dans ses principes. Les personnages de Musset sont, en effet, des aristocrates, des représentants de la fine fleur d'une société très inégalitaire qui ne se préoccupait pas des malheurs des autres. Si des gens de service y apparaissent, c'est comme le serait un simple animal de compagnie ou un élément de décor. On est donc loin de Balzac ou de Hugo.
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    • Livres 4.00/5
    Par chagab, le 20 octobre 2013

    chagab
    Nous sommes au lendemain des guerres napoléoniennes. Octave est jeune et beau et il aime sa maîtresse, Elise ; jusqu'à ce qu'il soit le témoin involontaire de sa trahison. Au désespoir premier succède la débauche. Entrainé par son ami Desgenais, Octave devient un parfait libertin, sans que cette nouvelle vie ne parvienne à satisfaire sa soif d'absolu. La mort de son père amène Octave à la campagne où il ne tarde pas à rencontrer Brigitte Pierson, une jeune veuve, de dix ans son ainée, qui occupe une large partie de son temps à soulager le malheur des petites gens. Pour Octave, c'est à nouveau l'amour, la passion, auxquels Brigitte tente d'abord d'échapper, ne voulant pas revivre les tortures qu'elle a déjà connues, avant de céder, et de s'y abandonner à nouveau. Octave et Brigitte s'aiment. Très vite, au détour d'un petit mensonge anodin, Octave se trouve rattrapé par le soupçon que cette femme, comme l'autre, comme toutes les autres peut-être, pourrait lui mentir, l'asservir, le trahir. le soupçon que ce sentiment pur et entier dont Octave pressent qu'il serait le seul à pouvoir le sauver de l'ennui et du désespoir que distille « le siècle » est une chimère, le soupçon que Desgenais pourrait avoir raison qui clame que l'amour n'existe pas.
    Un roman empli d'interrogations, de doutes, de soupçons et de souffrances où le bonheur semble vraiment impossible.
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    • Livres 5.00/5
    Par Labyrinth, le 30 juillet 2013

    Labyrinth
    Musset nous offre ici le canevas d'une autobiographie relatant sa tumultueuse oaristys avec George Sand. Il opère une profonde introspection, décrétant extérioriser la «maladie du siècle», dans l'espoir de tirer un enseignement pour les générations à venir. Il scinde en 5 actes sa Confession, débutant par la rupture avec sa maîtresse, puis brossant les traits d'une jeunesse débauchée et dévergondée qu'il fustige a priori, mais dans laquelle il sombre, il médite sur la «vérité» des sentiments et de l'âme. le second tournant du roman s'effectue avec la rencontre de Brigitte, personnage complexe, qui à l'inverse des autres personnages féminins du roman, n'est plus la catin des soirées mondaines parisiennes, ou la maîtresse versatile et superficielle du premier acte. Elle n'est plus la débauchée, mais la plus éthérée, spirituelle et fascinante des femmes. Musset nous fait ici clairement comprendre son épanchement envers Georges Sand. le récit prend alors une dimension exaltante, faisant acte de la passion mutuelle du couple, sorte d'hymne à l'amour de Brigitte, retraçant l'épanouissement enivrant de leur idylle et le plaisir quasi orgasmique que leur procure l'échange permanent qui se réalise entre eux. Et c'est au moment d'atteindre le paroxysme de l'adoration amoureuse, le firmament parisien, que l'histoire prend une tout autre voie que celle d'une happy end, victimes de la défiance réciproque. Musset décrit alors le désespoir qu'il ressent face à l'enfermement de celle qu'il aime et qui aboutira un à inachèvement sûrement authentique de leur histoire. En ce sens, ce roman concilie avec une grande adresse la littérature et la vie réelle, afin de porter à l'incandescence l'affliction insoutenable qui rongea Musset lors de sa rupture avec Georges Sand, témoignant du vacillement inéluctable de la ferveur que l'on porte à un être, vacillement inhérent à l'existence. Comme le dit si brillamment Sainte-Beuve : «On n'a, en fermant le livre, la clé finale de la destinée d'aucuns.»
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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 17 septembre 2010

    Trois éléments partageaient donc la vie qui s'offrait alors aux jeunes gens : derrière eux un passé à jamais détruit, s'agitant encore sur ses ruines, avec tous les fossiles des siècles de l'absolutisme ; devant eux l'aurore d'un immense horizon, les premières clartés de l'avenir ; et entre ces deux mondes...quelque chose de semblable à l'Océan qui sépare le vieux continent de la jeune Amérique, je ne sais quoi de vague et de flottant, une mer houleuse et pleine de naufrages, traversée de temps en temps par quelque blanche voile lointaine ou par quelque navire soufflant une lourde vapeur ; le siècle présent, en un mot, qui sépare le passé de l'avenir, qui n'est ni l'un ni l'autre et qui ressemble à tous deux à la fois, et où l'on ne sait, à chaque pas qu'on fait, si l'on marche sur une semence ou sur un débris.
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  • Par chartel, le 12 novembre 2010

    Les uns disaient : Ce qui a causé la chute de l’empereur, c’est que le peuple n’en voulait plus ; les autres : Le peuple voulait le roi ; non, la liberté ; non, la raison ; non, la religion ; non, la constitution anglaise ; non, l’absolutisme ; un dernier ajouta : Non ! rien de tout cela, mais le repos.

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  • Par PiertyM, le 01 janvier 2014

    Folle ! j'ai voulu souffrir en silence, vous consacrer ma résignation ;
    j'ai voulu vous cacher mes larmes ;
    Folle ! j'ai voulu traverser les mers, m'exiler de France avec vous,
    aller mourir, loin de tout ce qui m'a aimée sur ce cœur qui doute de moi.
    Folle ! j'ai cru que la vérité avait un regard, un accent, qu'on la devinait, qu'on la respectait !
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  • Par chartel, le 12 novembre 2010

    Qu’on ne s’y trompe pas : ce vêtement noir que portent les hommes de notre temps est un symbole terrible ; pour en venir là, il a fallu que les armures tombassent pièce à pièce et les broderies fleur à fleur. C’est la raison humaine qui a renversé toutes les illusions ; mais elle en porte elle-même le deuil, afin qu’on la console.

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  • Par Lolo94, le 28 mai 2013

    Ô peuple des siècles futurs! lorsque par une chaude journée d'été, vous serrez courbés sur vos charrues dans les vertes campagnes de la patrie; lorsque vous verre, sous un soleil pur et sans tâche, la terre, votre mère féconde, sourire dans sa robe matinale au travailleur, son enfant bien-aimé; lorsque, essuyant sur vos fronts tranquilles le saint baptême de la sueur, vous promènerez vos regards sur votre horizon immense, où il n'y aura pas un épi plus haut que l'autre [...] mais seulement des bleuets et des marguerites [...]; ô hommes libres! quand alors vous remercierez Dieu d'être nés pou cette récoltes, pensez à nous qui n'y serons plus; dites-vous que nous avons acheté bien cher le repos dont vous jouirez
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Vidéo de  Alfred de Musset

Bande annonce du film Confessions d'un enfant du siècle adapté du roman d'Alfred de Musset avec Pete Doherty et Charlotte Gainsbourg.








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