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> Frank Lestringant (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070412660
Éditeur : Gallimard (2001)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 288 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Octave, bohème et libertin, plaide auprès de Marianne, sa cousine par alliance, la cause de son ami, le timide et romanesque Coelio. Mais il n'obtient d'autre résultat que d'intéresser la jeune femme en sa propre faveur. Par "caprice", elle lui offre un rendez-vous. Oct... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par PiertyM, le 24 avril 2014

    PiertyM
    Pour la première fois que j'ai lu cette pièce je n'ai pas pu aller plus loin je trouvais l’intrigue trop banale. Mais j'ai eu la volonté de lire à nouveau la pièce, je me suis rendu compte de mon impatience lors de sa première lecture.
    C'est une pièce de théâtre bien écrite, les phrases font tellement voyager qu'on prend gout à l'histoire et on se laisse emporter par la philosophie de chaque personnage. Les personnages ici sont plus convaincants que ceux de la nuit vénitienne. On se rattache à eux un peu plus facilement, chaque pas est exploitation de nouvel horizon, aussi l'apparition brève de la mère de Coelio qui lui raconte son histoire d'amour de jeunesse dans laquelle un amoureux s'est donné la mort pour elle....
    C'est alors que Coelio décide d'abandonner sa quête envers la capricieuse Marianne dont il est très épris. Mais est-il que l'histoire peut-être vengeresse contre sa mère va le rattraper, si bien que cela coûtera à sa vie...
    Une petite pièce de théâtre bien intime, l’auteur ne s’y prend pas la tête, le lecteur aussi bien sûr!
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  • Par kuroineko, le 27 avril 2013

    kuroineko
    La pièce retrace un trio amoureux autour duquel gravitent quelques satellites. Est-il besoin de faire leur présentation?
    Coelio, jeune homme pétri de principes et d'histoires maternelles plus ou moins morbides (Freud aurait eu beaucoup à dire sur cette relation du fiston et de sa môman), amoureux transi mais de loin, de Marianne. Un pur esthète.
    Octave, noceur, ripailleur, drôle, insouciant et insolent. Aimant l'amour (tarifé, c'est plus simple visiblement) et le vin.
    Et Marianne bien sûr. Sage et vertueuse épouse du juge Claudio. Fervente pratiquante, l'odeur du couvent n'a, semble-t-il, pas encore quitté sa garde-robe. Pourtant, harcelée par le libertin Octave, avocat des amours du beau Coelio, un vent nouveau va secouer toutes ces vieilles poussières, éveillant la capricieuse du titre.
    Et Musset de nous entraîner dans un mélodrame aux relents raciniens, où Coelio aime Marianne qui aime Octave qui aime... les femmes et le bon vin. Comme dans d'autres pièces, Musset mêlent la poésie à l'humour dans ses répliques. On lui doit un beau discours sur la condition de la femme aux yeux de nombres d'hommes, discours placé dans la bouche d'une Marianne encore en mode sortie de couvent (mais plus pour longtemps).
    Si certains aspects de la pièce ont vieilli, le thème central demeure toujours d'actualité. Elle se lit donc toujours avec autant d'intérêt. Surtout que Musset n'y laisse aucun temps mort. Si le rôle de Marianne frôle un peu la caricature en passant des vêpres à une quasi vamp, celui d'Octave est réjouissant par ses sorties pleines d'humour et d'auto-dérision. Quant à Coelio, personnellement, il m'a toujours tapé sur le système avec son amour languissant et pleurard. Mais c'est juste mon opinion.
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    • Livres 5.00/5
    Par solasub, le 22 janvier 2012

    solasub
    Qu'on ne s'y trompe pas : les « caprices » évoquent ici plus ceux de Goya que le théâtre de boulevard.
    Marianne est une figure féminine passionnante et d'une extrême modernité par son indépendance et son refus de se laisser enfermer dans les rôles que la société lui a attribués. Octave et Coelio construisent un rare duo amical, un jeu d'échos nourri de contrepoints, qui interroge notre propre dualité. La simplicité des thèmes abordés (l'amour, l'amitié, le désir, la trahison…) s'associe à la complexité des responsabilités, des culpabilités (car tous sont responsables autant qu'innocents) pour construire une intrigue à la fois épurée et subtile et une pièce qui conserve toute son humanité et son actualité.
    Malgré le rire d'Octave et l'ambiance de Carnaval, sous la légèreté apparente, Musset refuse ici le dénouement heureux et place le destin de ses trois personnages sous le signe de la mort et de la tragédie : Coelio repose au cimetière, Octave choisit de mourir au monde, de renoncer à tout ce que la vie pourrait offrir, et Marianne est confrontée à la mort de tout espoir de bonheur. L'écriture De Musset est magnifique.
    Une grande pièce.
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 29 août 2011

    cicou45
    Une histoire d'amour qui a fini par tourner au drame car toutes les conditions se trouvent réunies ici, à savoir la mort, la trahiston, l'adultère et des quiproquos qui ont fini par mal tourner.
    En effet, le jeune Coelio est éperdument épris de la belle Marianne, épouse du juge Claudio mais est trop timide pour lui déclarer sa flamme. Il décide d'abord de faire appel à une vielle femme du nom de Ciuta puis, voyant que celle-ci n'obtient rien si ce n'est les promesses de la jeune femme de sa fidéliète envers son mari, il envoie son ami Octave afin que celui-ci joue les entremetteurs. Marianne, d'abord prude, ou se la jouant comme telle, refuse les avances qu'Octave lui déclare au nom de son ami mais se laisse finalement prendre au piège en tombant amoureuse, non pas de Coelio mais d'Octave lui-même. C'est donc que le lecteur assiste au renversement de la pièce car Marianne fixe un rendez-vous à Octave, qui par fidélité envers son ami lui laisse sa place.
    De son côté, le juge soupçonnant sa femme d'adultère, envoie ses spadassins qui assassineront Coelio. le plus dramatique dans l'histoire est que Coelio, en ayant entendu Marianne l'appeler par le nom de son ami, a cru jusqu'au bou que Claudio l'avait trahi alors que, bien au contraire, celui-ci a fait preuve d'une grande loyauté envers lui.
    Pièce en deux actes qui se lit extrêmement vite, celle-ci se révèle d'une lecture très agréable, bien qu'extrêmement triste et dont je garde un très bon souvenir, pour l'avoir étudiée lorsque j'étais au collège.
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    • Livres 3.00/5
    Par raynald66, le 30 mars 2014

    raynald66
    Pièce de théâtre qui se laisse lire mais dans ce domaine, je préfère les pièces de Corneille.
    L'histoire : Coelio est amoureux de Marianne, la femme de Claudio.
    Octave vient la voir pour déclarer la flamme de son ami Coelio à son égard et envoie Coelio à sa rencontre mais Marianne ne l'aime pas.
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Citations et extraits

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  • Par raynald66, le 30 mars 2014

    Ah ! si vous saviez sur quel autel sacré vous êtes adorée comme un dieu ! vous, si belle, si jeune, si pure encore, livrée à un vieillard qui n'a plus de sens et qui n'a jamais eu de coeur ! Si vous saviez quel trésor de bonheur, quelle mine féconde repose en vous ! en lui ! dans cette fraîche aurore de jeunesse, dans cette rosée céleste de la vie, dans ce premier accord de deux âmes jumelles ! Je ne vous parle pas de sa souffrance, de cette douce et triste mélancolie qui ne s'est jamais lassée de vos rigueurs, et qui en mourrait sans se plaindre.
    Oui, Marianne, il en mourra. Que puis-je vous dire?
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  • Par patrick75, le 26 juillet 2013

    Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s'abandonne à un amour sans espoir ! Malheur à celui qui se livre à une douce rêverie, avant de savoir où sa chimère le mène, et s'il peut être payé de retour ! Mollement couché dans une barque, il s'éloigne peu à peu de la rive; il aperçoit au loin des plaines enchantées, de vertes prairies et le mirage léger de son Eldorado. Les vents l'entraînent en silence, et quand la réalité le réveille, il est aussi loin du but où il aspire que du rivage qu'il a quitté; il ne peut plus ni poursuivre sa route ni revenir sur ses pas.
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  • Par patrick75, le 26 juillet 2013

    Marianne

    Voilà une jolie question ! et si je n'avais que dix-neuf ans, que voudriez-vous que j'en pense ?

    Octave

    Vous avez donc encore cinq ou six ans pour être aimée, huit ou dix pour aimer vous-même, et le reste pour prier Dieu.
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  • Par PiertyM, le 24 avril 2014

    Malheur à celui qui se livre à une douce rêverie avant de savoir où sa chimère le mène et s'il peut être payé de retour ! Mollement couché dans une barque, il s'éloigne peu à peu de la rive, il aperçoit au loin des plaines enchantées, de vertes prairies et le mirage léger de son Eldorado. Les vents l'entraînent en silence et, quand la réalité le réveille, il est aussi loin du but où il aspire que du rivage qu'il a quitté ; il ne peut ni poursuivre sa route ni revenir sur ses pas
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  • Par Alodia, le 30 décembre 2012

    Ayant lu d'autres livres de Musset dont Lorenzaccio je dois dire que je suis... un peu déçu de cette pièce. Pour moi elle était trop courte se qui m'a empêcher de rentrer dans l'histoire. De plus la fin était pour moi inévitable voire évidente trop même. La fin me parait et bien sans fin, bâclé. Mal gré tout en amatrice de pièce de théâtre, je le trouvais romantique, tragique, Coelio fragile et touchant.
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Bande annonce du film Confessions d'un enfant du siècle adapté du roman d'Alfred de Musset avec Pete Doherty et Charlotte Gainsbourg.











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