Note moyenne : 3.6/5 (sur 78 notes)
Les Caprices de Marianne8Ajouter à mes livres
Octave, bohème et libertin, plaide auprès de Marianne, sa cousine par alliance, la cause de son ami, le timide et romanesque Coelio. Mais il n'obtient d'autre résultat que d'intéresser la jeune femme en sa propre faveur. Par « caprice », elle lui offre un rendez-vous. O... > voir plus
Une histoire d'amour qui a fini par tourner au drame car toutes les conditions se trouvent réunies ici, à savoir la mort, la trahiston, l'adultère et des quiproquos qui ont fini par mal tourner.
En effet, le jeune Coelio est éperdument épris de la belle Marianne, épouse du juge Claudio mais est trop timide pour lui déclarer sa flamme. Il décide d'abord de faire appel à une vielle femme du nom de Ciuta puis, voyant que celle-ci n'obtient rien si ce n'est les promesses de la jeune femme de sa fidéliète envers son mari, il envoie son ami Octave afin que celui-ci joue les entremetteurs. Marianne, d'abord prude, ou se la jouant comme telle, refuse les avances qu'Octave lui déclare au nom de son ami mais se laisse finalement prendre au piège en tombant amoureuse, non pas de Coelio mais d'Octave lui-même. C'est donc que le lecteur assiste au renversement de la pièce car Marianne fixe un rendez-vous à Octave, qui par fidélité envers son ami lui laisse sa place.
De son côté, le juge soupçonnant sa femme d'adultère, envoie ses spadassins qui assassineront Coelio. le plus dramatique dans l'histoire est que Coelio, en ayant entendu Marianne l'appeler par le nom de son ami, a cru jusqu'au bou que Claudio l'avait trahi alors que, bien au contraire, celui-ci a fait preuve d'une grande loyauté envers lui. Pièce en deux actes qui se lit extrêmement vite, celle-ci se révèle d'une lecture très agréable, bien qu'extrêmement triste et dont je garde un très bon souvenir, pour l'avoir étudiée lorsque j'étais au collège.
Qu'on ne s'y trompe pas : les « caprices » évoquent ici plus ceux de Goya que le théâtre de boulevard. Marianne est une figure féminine passionnante et d'une extrême modernité par son indépendance et son refus de se laisser enfermer dans les rôles que la société lui a attribués. Octave et Coelio construisent un rare duo amical, un jeu d'échos nourri de contrepoints, qui interroge notre propre dualité. La simplicité des thèmes abordés (l'amour, l'amitié, le désir, la trahison…) s'associe à la complexité des responsabilités, des culpabilités (car tous sont responsables autant qu'innocents) pour construire une intrigue à la fois épurée et subtile et une pièce qui conserve toute son humanité et son actualité. Malgré le rire d'Octave et l'ambiance de Carnaval, sous la légèreté apparente, Musset refuse ici le dénouement heureux et place le destin de ses trois personnages sous le signe de la mort et de la tragédie : Coelio repose au cimetière, Octave choisit de mourir au monde, de renoncer à tout ce que la vie pourrait offrir, et Marianne est confrontée à la mort de tout espoir de bonheur. L'écriture De Musset est magnifique.
Une grande pièce.
Une très belle pièce de théâtre, qui a été pour moi très agréable à lire. On y trouve un triangle amoureux, et certains passages nous font penser à de la poésie.
L'amour y est lié à la cruauté. Marianne joue avec les sentiments qu'on lui porte faisant mine d'être dévote, elle n'est poussée que par son orgueil. Mais cet orgueil finit par céder et c'est à ce moment qu'elle finit par s'offrir. Ses caprices de vertu sont l'âme de l'œuvre. Si au début Marianne m'a laissé insensible, elle a fini par me charmer avec ces fantaisies.
L'œuvre s'achève sur les derniers mots d'Octaves, qui résument avec force et simplicité la situation entière de la pièce. Un très beau drame romantique, riche en vocabulaire.
L'histoire n'est pas originale, elle est banale .Cette pièce de théâtre est courte (une cinquantaines de pages). Elle se lit vite en une heure maximum. L'auteur aurait pus développer un peu plus car les péripéties s'enchainent trop vite ( il y a 2 actes et 9 scènes). Je conseille donc ce livre .
-Fi ! Votre femme n'a pas d'amants. C'est comme si vous disiez que j'ai des maitresses.
-Pourquoi n'en aurais-tu pas, Tibia ? Tu es fort laid, mais tu as beaucoup d'esprit.
-J'en conviens, j'en conviens.
MARIANNE- [...]
Si je me rends, que dira-t-on de moi ? N'est-ce pas une femme bien abjecte que celle qui obéit à point nommé, à l'heure convenue, à une pareille proposition ? Ne va-t-on pas la déchirer à belles dents, la montrer au doigt et faire de son nom le refrain d'une chanson à boire ? Si elle refuse, au contraire, est-il un monstre qui lui soit comparable ? Est-il une statue plus froide qu'elle, et l'homme qui lui parle, qui ose l'arrêter en place publique son livre de messe à la main, n'a-t-il pas le droit de lui dire : vous êtes une rose du Bengale sans épines et sans parfum ?
Adieu la gaieté de ma jeunesse, l'insouciante folie, la vie libre et joyeuse au pied du Vésuve! Adieu les bruyants repas, les causeries du soir, les sérénades sous les balcons dorés ! Adieu Naples et ses femmes, les mascarades à la lueur des torches, les longs soupers à l'ombre des forêts ! Adieu l'amour et l'amitié ! ma place est vide sur la terre.
"La nuit d'octobre", un poème d'Alfred de Musset, chantée par Serge Gainsbourg, tirée de l'album "Serge Gainsbourg n°2" sorti en juillet 1959. Réalisé par Vivien Sévenier avec Loïc Ollier et la participation exceptionnelle de Harmony Papet.