> Olivier Bara (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070302555
Éditeur : Editions Gallimard (2003)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 147 notes) Ajouter à mes livres
Lorenzino, Lorenzetta, Renzo, Renzino : Musset module à l'infini les surnoms et les masques pour désigner Lorenzo de Médicis, androgyne à l'aspect maladif qui nourrit en secret un projet terrible. Lorenzaccio, cousin et favori du duc Alexan... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 02 mai 2009

    annie
    Le patricien florentin Lorenzo de Médicis (ne pas confondre avec Laurent le Magnifique), âgé de dix-neuf ans, jeune homme studieux, admirateur des héros de l'Antiquité latine et grecque, se voue à la restauration de la République.
    Tâche difficile : son lointain cousin, Alexandre de Médicis (1510-1537), règne sur Florence en tyran avec l'appui de l'empereur d'Allemagne et du pape ; une garnison allemande assure sa protection ; le cardinal Cibo, qui défend à la fois les intérêts de Charles-Quint et ceux du pontife romain, est son plus ferme soutien.
    Lorenzo devient fidèle serviteur du duc, devient son familier ainsi que son compagnon de débauche, afin de pouvoir libérer Florence de ce tyran.
    Les raisons du meurtre restent floues et rien ne semble légitimiser réellement cet assassinat : une part de surnaturelle plane dans la démarche de Lorenzo qui semble par la même occasion vouloir mettre les grande famille républicaine face à leur devoir.
    Les républicains ne réussiront pas à prendre le pouvoir après la mort du Duc, l'echec de l'acte de Lorenzo semblait prédestiné: en effet renzo agit seul et l'on peut assimiler le meutre à une vengeance personnelle.
    le personnage éponyme se laissera mourir quelques temps seulement après avoir tué le Duc.

    Le Héros :
    Au pur Lorenzo succède donc celui que les Florentins appellent Lorenzaccio, en ajoutant à son nom un suffixe marquant le mépris. Incarnant toute la débauche de Florence, Lorenzo jouera donc un double jeu pendant toute la pièce, celui de « Lorenzino », héros romantique par excellence, empli d'idéaux et inspiré par les deux Brutus, et celui de « Lorenzaccio », personnage corrompu et pervers, qui lui collera bientôt à la peau.
    Mais Lorenzo sous ses airs de débauché et de lâche est aussi un homme d'épée idéaliste, courageux et poétique (comme dans la scéne du meurtre du Duc où 'Lorenzaccio" redevient "Lorenzo": "Que la nuit est belle ! Que L'air du ciel est pur ! Respire, respire, car navré de joie" : cette citation a une tonalité lyrique (le lyrisme est l'expression poétisée des sentiments), car le personnage cherche un écho à ses sentiments dans la nature et s'exprime sur le mode exclamatif), ce qui fait de lui un personnage romantique comme Chatterton de Vigny. - wikipédia


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par Hopedust, le 02 octobre 2011

    Hopedust
    J'aime vraiment deux livres ; Lorenzaccio est le premier.
    Il me semble difficile d'expliquer pourquoi, et pourtant j'ai des arguments ! Il ne se passe pour ainsi dire rien tout au long de cette pièce, si ce n'est à la fin. Les monologues s'enchaînent, les personnages agissent peu... Mais tout est là. du moins, j'en ai l'impression.
    J'aime l'atmosphère de la pièce, quoi qu'à bien y réfléchir, je ne comprends pas ce qui la crée. J'aime les longs monologues, les réflexions sur le sens (ou le non-sens, d'ailleurs) du meurtre d'Alexandre.
    Honnêtement, aucun des personnages ne m'a réellement plu. Exception faite de Lorenzo (et peut-être, je dis bien peut-être, le Duc, par moments). La lucidité, pour ne pas dire l'amertume, dont il fait preuve après (et même, dans une moindre mesure, avant) le meurtre, son "mobile" m'ont vraiment surprise. C'est différent ; ça change. Ca laisse un goût amer (justement) et c'est magnifique.
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  • Par Aela, le 16 février 2011

    Aela
    Au XVIème siècle, le Florentin Lorenzo cherche à renverser Alexandre de Médicis, qui règne sur Florence. Il entre dans l'entourage du tyran et devient un compagnon de débauche (toute ressemblance avec l'Italie actuelle est purement fortuite..) On l'appelle désormais avec mépris "Lorenzaccio"; A son ami Philippe Strozzi, il redit sa détermination à tuer Alexandre, mais il reste sans illusions sur l'avenir de la ville lorsqu'elle sera délivrée du tyran..
    Impossible de ne pas se retourner vers cette pièce lorsqu'on voit les manifestantes italiennes (plus de un million) manifester pour demander des moeurs plus pures de la part de leurs dirigeants politiques..
    Un sujet éternel donc..
    Les personnages ici apparaissent comme des êtres doubles, comme souvent chez Musset. Ils sont à la fois habités par la pureté et saisis aussi par la tentation de la débauche.
    Un théâtre complexe et captivant... et toujours d'actualité..
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 13 septembre 2010

    kathel
    Ce qui frappe d'abord dès le début de la pièce, c'est l'ampleur de la tâche à la mettre en scène telle quelle, le décor y change en effet à chaque scène et elles sont nombreuses : palais, jardins, rues, chambres et boutiques se succèdent. Les personnages aussi apparaissent puis disparaissent et il est bien utile d'en avoir la liste au début pour se repérer ! En tout cas, l'idée de le lire à Florence était tout à fait opportune, c'était extraordinaire de voir ces palais et d'imaginer les scènes qui auraient pu s'y jouer, de parcourir les rues et de les parer des couleurs, bruits et odeurs du XVIème siècle.
    Car Alfred de Musset excelle à recréer une atmosphère, qui doit peut-être plus à son imagination qu'à la réalité, mais qui donne vie aux personnages. Lorenzaccio est le héros d'un drame romantique à la manière de ceux de Shakespeare, qui évolue au fil des pages, de lâche et débauché à valeureux redresseur de torts, mais ce personnage double est bien plus profond que les premières scènes ne le laissent croire, puisqu'il avait pris les apparences d'un homme de cour faible et servile pour mieux endormir son ennemi. Toutefois son crime n'est pas un aboutissement et le laissera insatisfait. J'ai trouvé d'ailleurs des parallèles avec Les justes de Camus qui s'interrogent sur l'opportunité de l'acte terroriste. Ses interlocuteurs et commentateurs viennent encore ajouter de la profondeur au personnage, de sa mère incrédule, à son ami Philippe Strozzi incarnant tout le côté humaniste de la noblesse florentine, aux marchands commentant l'actualité de la ville. Musset en a profité pour faire passer ses idées sur les évènements de 1830.
    Bon, il y aurait une thèse à écrire sur cette pièce et je suis bien incapable de rédiger ne serait-ce que les premières lignes, mais j'en recommande tout à fait la lecture, surtout si vous avez décidé de découvrir la cité sur l'Arno. Quelques monologues sont un peu longs, mais les nombreux changements de décors et les personnages foisonnants empêchent la moindre forme d'ennui !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-alfred-de-musset-lorenza..
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    • Livres 5.00/5
    Par Andrew, le 21 octobre 2010

    Andrew
    C'est avec un plaisir immense qu'on suit ces scènes de la vie à Florence en pleine Renaissance.
    Le personnage de Lorenzaccio est fascinant, envoûtant tant par son intensité que par son caractère. On attend chacune de ses apparitions, et on en est jamais déçu.
    Des citations superbes, un destin très particulier et très intéressant, une réflexion sur notre monde et celui de Musset.
    Un délice.
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 13 septembre 2010

    MARIE

    N'en parlons pas, Catherine ; il est assez cruel pour une mère de ne pouvoir parler de son fils.

    CATHERINE

    Ah! cette Florence ! C'est là qu'on l'a perdu ! N'ai-je pas vu briller quelquefois dans ses yeux le feu d'une noble ambition ? Sa jeunesse n'a-t-elle pas été l'aurore d'un soleil levant ? Et souvent encore, aujourd'hui, il me semble qu'un éclair rapide... - Je me dis, malgré moi, que tout n'est pas mort en lui.

    MARIE

    Ah! tout cela est un abîme! Tant de facilité, un si doux amour de la solitude! Ce ne sera jamais un guerrier que mon Renzo, disais-je en le voyant rentrer de son collège, tout baigné de sueur, avec ses gros livres sous le bras; mais un saint amour de la vérité brillait sur ses lèvres et dans ses yeux noirs. Il lui fallait s'inquiéter de tout, dire sans cesse: "Celui-là est pauvre, celui-là est ruiné; comment faire ?" Et cette admiration pour les grands hommes de son Plutarque ! Catherine, Catherine, que de fois je l'ai baisé au front en pensant au père de la patrie !

    CATHERINE

    Ne vous affligez pas.

    MARIE

    Je dis que je ne veux pas parler de lui, et j'en parle sans cesse. Il y a de certaines choses, vois-tu, les mères ne s'en taisent que dans le silence éternel. Que mon fils eût été un débauché vulgaire, que le sang des Soderini eût été pâle dans cette faible goutte tombée de mes veines, je ne me désespérerais pas; mais j'ai espéré et j'ai eu raison de le faire ! Ah ! Catherine, il n'est même plus beau ; comme une fumée malfaisante, la souillure de son coeur lui est montée au visage. Le sourire, ce doux épanouissement qui rend la jeunesse semblable aux fleurs, s'est enfui de ses joues couleur de soufre, pour y laisser grommeler une ironie ignoble et le mépris de tout.

    CATHERINE

    Il est encore beau quelquefois dans sa mélancolie étrange.
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  • Par Lefso, le 30 juin 2011

    LORENZO. Ah ! vous avez vécu tout seul, Philippe. Pareil à un fanal éclatant, vous êtes resté immobile au bord de l'océan des hommes, et vous avez regardé dans les eaux la réflexion de votre propre lumière ; du fond de votre solitude, vous trouviez l'océan magnifique sous le dais splendide des cieux ; vous ne comptiez pas chaque flot, vous ne jetiez pas la sonde ; vous étiez plein de confiance dans l'ouvrage de Dieu. Mais moi, pendant ce temps-là, j'ai plongé ; je me suis enfoncé dans cette mer houleuse de la vie ; j'en ai parcouru toutes les profondeurs, couvert de ma cloche de verre ; tandis que vous admiriez la surface, j'ai vu les débris des naufrages, les ossements et les Léviathans.
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  • Par petitours, le 14 octobre 2008

    Je n'appartiens à personne ; quand la pensée veut être libre, le corps doit l'être aussi.
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  • Par Enila, le 26 novembre 2007

    Je ne méprise point les hommes; le tort des livres et des historiens est de nous les montrer différents de ce qu'ils sont.
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  • Par Sly, le 19 mars 2011

    Mon coeur se serre comme s'il allait s'ossifier dans mes entrailles, et rester un rocher pour l'éternité.
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"La nuit d'octobre", un poème d'Alfred de Musset, chantée par Serge Gainsbourg, tirée de l'album "Serge Gainsbourg n°2" sorti en juillet 1959. Réalisé par Vivien Sévenier avec Loïc Ollier et la participation exceptionnelle de Harmony Papet.











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