> Sarah Vajda (Préfacier, etc.)

ISBN : 2266152238
Éditeur : Pocket (2005)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 197 notes) Ajouter à mes livres
On siffle sa première pièce ? Musset s'en moque, il publiera les autres pour son plaisir, insouciant d'aucune règle, sauf celle de ses caprices et de sa fantaisie douloureuse et si légère. Ce sera son " spectacle dans un fauteuil ". c'est pourquoi on ne cessera jamais d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 25 mars 2010

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Je n'ai pas été emballée par cette pièce de Musset. Camille et Perdican se tournent sans cesse autour mais je n'ai pas vraiment ressenti l'amour entre les deux personnages, je n'ai pas trouvé cela assez fort. Elle est tout de même facile à lire mais ce n'est pas une pièce que je relirais pour le plaisir. Mais il y a tout de même un point intéressant, la fin de cette pièce montre ce qui peut arriver à force de jouer avec les sentiments des autres.
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    • Livres 4.00/5
    Par nuitet0ilee, le 08 septembre 2011

    nuitet0ilee
    Une courte pièce sur deux personnages principaux : Camille, qui vient de sortir du couvent ; Perdican, qui vient de terminer ses études. le père de Perdican (Le baron) souhaite marier son fils avec sa nièce, Camille, mariage entre cousins donc. J'ai eu du mal à m'attacher aux personnages, comme souvent pour les pièces de théâtre, et puis ces personnages sont un brin agaçants à jouer avec leurs sentiments, un genre de ‘je t'aime moi non plus'. Ce qui me marque dans cette pièce, c'est la sublime plume De Musset, j'adore ; et cette fameuse tirade :
    PERDICAN. – Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu'on te fera de ces récits hideux qui t'ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retrouve pour regarder en arrière, et on se dit : J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.
    Ce texte fait partie de la période romantique, c'est une période que j'aime beaucoup ; en plus ça tombe pile après le visionnage du film Bright star sur le poète romantique anglais : John Keats (que j'ai envie de lire maintenant :D ).
    Une courte et agréable pièce avec une écriture sublime.

    Lien : http://blueandnight.wordpress.com/2011/02/15/on-ne-badine-pas-avec-l..
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  • Par loiisse, le 06 avril 2011

    loiisse
    Les personnages se tourne autour, on ne ressent que très peu le sentiment amoureux entre Perdican et Camille et entre aucun autre personnage. de plus la fin est rapide, baclée, selon moi. On peut comprendre que Musset fait une critique de la religion. Enfin, de cette pièce, on peut en retenir une belle leçon : On ne badine pas avec l'amour. Bonne petite pièce, sans plus ...
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  • Par Aela, le 05 février 2011

    Aela
    Une intrigue sentimentale qui commence par un badinage et qui finit par une tragédie. Un duel amoureux entre Camille et Perdican; Camille qui rejette d'abord Perdican qui, de dépit, courtisera la soeur de lait de Camille: Rosette. Piquée au vif, Camille détournera Perdican de Rosette qui en mourra de désarroi. Cette mort impromptue séparera à jamais Camille et Perdican.
    Même si l'intrigue peut paraître convenue, le texte reste admirable et les personnages de Camille et Perdican très proches de nous par leur recherche de la vérité du coeur.
    De l'amour comme une valeur absolue, avec tous les écueils que cela suppose...
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    • Livres 4.00/5
    Par Moinotte, le 23 mars 2012

    Moinotte
    Ce qui est original dans cette histoire, c'est que contrairement aux autres histoires d'amour contrarié dans lesquelles l'obstacle est extérieur (un rival, la famille, la condition sociale, etc.), l'obstacle vient ici des protagonistes eux-mêmes : c'est leur orgueil qui les empêche de former un couple.
    La pièce porte bien son nom : Camille et Perdican ont joué avec l'amour et ils ont perdu.
    Moralité : il ne faut pas jouer avec les sentiments et il faut oser vivre en accord avec ce que l'on ressent. L'amour peut disparaître, peut faire souffrir, mais il faut bien vivre (cf. tirade de Perdican dans l'acte II, scène 5).
    Tout ceci nous est conté dans un très beau style.
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Citations et extraits

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  • Par Bloodyrose, le 01 décembre 2008

    Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueuilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompés en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueuil et mon ennui.
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  • Par neimad6891, le 28 septembre 2010

    PERDICAN
    Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu'on te fera de ces récits hideux qui t'ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : “ J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. ”
    Il sort.
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  • Par Sly, le 04 juillet 2010

    "Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux, ou lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui est ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."
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  • Par mariepparis, le 11 mai 2010

    Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueuilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompés en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueuil et mon ennui
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  • Par Neigeline, le 06 novembre 2010

    On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. (2 dernières phrases empruntées à George Sand)
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"La nuit d'octobre", un poème d'Alfred de Musset, chantée par Serge Gainsbourg, tirée de l'album "Serge Gainsbourg n°2" sorti en juillet 1959. Réalisé par Vivien Sévenier avec Loïc Ollier et la participation exceptionnelle de Harmony Papet.











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