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Histoire du surréalisme1Ajouter à mes livres
Histoire du surréalisme Ouvrage proprement historique où le mouvement surréaliste, qui s'est developpé entre les deux guerres mondiales, est presenté à travers les gestes, les paroles et les écrits des Breton, Tzara, Aragon,... > voir plus
C'est en écoutant à la radio Michel Boujut (récemment disparu) faisant l'éloge de son essai sur le Surréalisme à l'occasion des célébrations de son centième anniversaire ! que j'ai découvert Maurice Nadeau. L'auteur se révèle un grand admirateur de ce mouvement né des désastres d'un système politique, économique et social ayant amené ses peuples à l'autodestruction et à la ruine entre 1914 et 1918.
La force de ce court mais riche essai (écrit à la fin de la Seconde Guerre mondiale) tient dans la volonté d'objectivité voulue et cherchée par l'auteur, bien qu'il ne puisse cacher une empathie certaine pour le mouvement, afin de tenter d'expliquer les buts poursuivis par le groupe surréaliste et en comprendre l'évolution au gré des événements politiques et économiques.
Ma connaissance du Surréalisme se bornant à l'automatisme, aux jeux littéraires et aux récits de rêves, je n'ai pu que me réjouir des innombrables informations nouvelles qui ouvraient mon champ cognitif sur ce mouvement en effaçant par la même occasion les inévitables malentendus et clichés accolés au groupe des surréalistes.
On ne peut plus aimer après Breton et Eluard comme on aimait avant eux : la femme qu’ils ont magnifiée plus qu’aucun poète est devenue le pain vivant de tous les jours, le ciel des contrées sumériennes, l’alpha et l’oméga de toutes les recherches, c’est le monde comestible à portée de la bouche.
Ils [les surréalistes] s’aperçurent chemin faisant que vouloir changer sa vie, sa propre, son individuelle vie, c’est ébranler les assises mêmes du monde. La vision d’un tel but n’est pas pour les effrayer, au contraire.
L’homme était non seulement prisonnier de la nature, de ses conquêtes sur elle, mais de lui-même ; il s’était entouré l’esprit de bandelettes qui l’asphyxiaient peu à peu.
Maurice Nadeau, impeccable centenaire... . Lors d'une soirée d'hommage à la Scam (société civile des auteurs multimédia) le 5 mai à Paris, Maurice Nadeau, né le 21 mai 2011, dialogue avec Antoine Perraud (né en 1959), Angelo Rinaldi (né en 1940) et Gilles Lapouge (né en 1923).Le premier échange suit la projection d'un extrait du documentaire que Gilles Nadeau consacra à son père. Celui-ci déclare aimer Céline malgré la monstruosité de ses positions politiques et n'attacher aucun prix à Mauriac, qui lui reprochait en retour d'être «opaque au spirituel»...Le second échange, entre Gilles Lapouge et Maurice Nadeau, concerne le journal qu'il anime depuis sa fondation en 1966: La Quinzaine littéraire.