> Marie-Hélène Dumas (Traducteur)

ISBN : 2264041382
Éditeur : 10-18 (2005)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Présentation de l'éditeur
Après avoir dû démissionner de l'Université de Téhéran sous la pression des autorités iraniennes, Azar Nafisi a réuni chez elle clandestinement pendant près de deux ans sept de ses étudiantes pour découvrir de grandes œuvres de la littér... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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  • Par keisha, le 22 août 2008

    keisha
    "A l'automne 1995, après avoir démissionné de l'université, j'ai décidé de me faire plaisir et de réaliser un rêve. j'ai choisi sept de mes étudiantes, parmi les meilleures et les plus impliquées, et je les ai invitées à venir chez moi tous les jeudis matin pour parler littérature."
    Ainsi débute cet ouvrage inclassable, pas vraiment un roman, qui nous parle de "lire, discuter des oeuvres de fiction et y réagir" ; au cours de ce séminaire de deux ans sont abordées de grandes oeuvres d'auteurs classiques (Nabokov, Fitzgerald, James, Austen,...). Ces étudiantes et leur professeur discutent aussi de leurs expériences quotidiennes. Tout cela se passe en Iran, et Azar Nafisi relate "de l'intérieur" l'histoire de ce pays entre 1979 et maintenant : le départ du Shah, la révolution islamique, l'instauration de nouvelles lois et l'évolution de la pression, bouleversant la vie des différents protagonistes.
    "Il ne fallut pas longtemps au gouvernement pour faire instaurer une nouvelle réglementation qui limitait la liberté des femmes en matière d'habillement et les obligeait à porter le tchador ou la longue robe et le foulard."
    Et puis :
    "Je pris l'habitude de rentrer mes mains à l'intérieur de ces manches et de faire comme si je n'en avais pas. Au bout du compte, j'imaginais que sous la longue robe mon corps disparaissait petit à petit, que bras, poitrine, ventre et jambes fondaient, s'enfonçaient dans le sol, et qu'il ne restait plus qu'un morceau de tissu qui prenait le forme de mon corps et allait d'un endroit à un autre, guidé par une force invisible."
    Dans ce monde là, l'"évasion" dans les oeuvres de fiction a permis à ces femmes et jeunes filles d'affronter et comprendre la réalité et aussi de se remettre en question et se connaître . Lire Lolita à Téhéran devient un hymne merveilleux à l'importance de la littérature.
    J'ai été "scotchée" par de nombreux passages de ce livre extrêmement riche quant aux thèmes abordés, qui peut faire réfléchir, sourire, s'émouvoir, frissonner. A lire absolument.
    http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-21492728.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 03 juin 2008

    Lune
    "Lire Lolita à Téhéran" ou De l'Importance de la Littérature.
    Je transcris l'avis de Margaret Atwood (romancière, poétesse et critique littéraire canadienne) : "Un livre captivant. Il explore avec ferveur et conviction le pacte tacite existant entre l'écrivain, le livre et le lecteur. Tous les lecteurs devraient lire ce livre."
    Importance de la littérature lorsque lire devient source de dangers, objet d'interdits. Importance du livre lorsque la vie est bafouée, l'existence réduite à ce que d'autres décident sans vous laisser la moindre chance d'y échapper.
    Livre liberté où l'on se connaît soi-même, où l'on apprend que "compassion et empathie" sont ce qui permet d'entendre l'autre dans ce qu'il est profondément, d'accepter les différences.
    Livre qui ouvre les portes de la vie à ceux qui sont brimés parce que d'autres ont connu ces brimades et les ont révélées grâce à l'oeuvre fiction.
    Livre espoir pour ce qu'il contient de rêves, d'existences, de pensées, de prises de conscience, d'amour.
    Livre document, livre témoignage que celui de Azar Nafisi. Sa voix s'élève nous entraînant "chez nous, hors de chez nous", nous faisant mesurer l'ampleur de la tyrannie et de ses blessures, nous amenant à relativiser nos faits quotidiens et dérisoires d'occidentale privilégiée. Une giffle... Une réflexion... Une remise en question... Un regard différent sur certaines de nos lectures...
    Hommes et femmes déchirés. Livre, littérature, oeuvre, auteur, écrivain, plume, analyse littéraire,analyse littéraire sociétal, analyse littéraire politique, analyse littéraire psychologique, libre pensée,... Hommes et femmes vainqueurs.
    Livre Brûlant. Livre Percutant.
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    • Livres 4.00/5
    Par Nymphette, le 05 août 2010

    Nymphette
    Azar Nafisi, « Madame Nafisi », « Professeur ». Elle est un peu la tante idéale et le professeur dont tout passionné de lecture rêve.
    Iranienne, fille de notables de Téhéran, après des études à l'étranger et des années fac teintées d'activisme politique aux Etats-Unis, Azar NAFISI rentre dans son pays pour y enseigner.
    Au fil des pages de ce récit, l'auteure nous fait pénétrer dans son intimité, dans sa maison, auprès des siens, mais aussi dans son esprit, son imaginaire, qui lui a permis de survivre au cœur de la guerre. Cet imaginaire-là est celui qui vous pousse lorsque vous êtes tristes, épuisé ou las à vous réfugier dans la littérature. Celui, lorsque tout va mal, qui vous laisse croire que ca peut aller mieux, ou vous apaise parce que ça pourrait être bien pire !
    Et pire, c'est ce qui arrive dans le livre d'A NAFISI car l'escalade de la dictature de l'Islam dans ce pays qui semblait à l'aube de la modernité en 1979. Chaque page tournée laisse entrevoir un peu plus le cauchemar que vivent les iraniennes au jour le jour, mais aussi les traumatismes impliqués pour les hommes dans un pays où ils ne peuvent tenir la main de leur petite amie dans la rue.
    Dans l'analyse politique des événements que l'auteure démontre sa finesse. En effet, elle décrypte à quel point chaque démarche de gouvernement se transforme petit à petit en miroir grossissant : les hommes de pouvoir souhaitent que leur univers leur ressemble.
    Ce récit est un trésor d'intelligence et d'ouverture.

    Lien : http://plus.over-blog.com/article-24825950.html
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    • Livres 4.00/5
    Par solsol, le 04 novembre 2011

    solsol
    Azar Nafisi, professeur de littérature anglo-saxonne en Iran, est interdite de cours par les autorités. Elle décide alors de réunir chez elle sept de ses étudiantes: pendant deux ans, elle organiseront un séminaire clandestin de littérature.
    Je croyais ne pas pouvoir lire ce type de livre. Trop dense, trop ardu. Et pas du tout! c'est une révélation. J'ai passé un vrai bon moment avec Mme Nafisi. C'est pour moi une découverte littéraire et humaine. Sur fond d'actualité brûlante, l'Iran m'a semblé plus accessible, moins incompréhensible.
    On suit pas à pas cette femme, ces femmes luttant pour ne pas sombrer, ne pas devenir ces ombres muettes auxquelles les autorités veulent les réduire. Mais il y a de l'humour aussi, de la littérature, de la grande littérature qui les aide à tenir, à croire en la liberté, en ces années de peurs et d'oppression.
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    • Livres 5.00/5
    Par zorazur, le 04 janvier 2012

    zorazur
    Lire Lolita à Téhéran, ou le pouvoir des livres. Comment avec les livres on lutte contre une dictature. Comment des femmes se sortent de l'oppression et arrachent le voile sous lequel un régime inhumain prétend les faire disparaître, leur corps, leur âme, et leur liberté de penser et d'imaginer. Comment de victime on devient vainqueur. Grâce aux livres.
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Citations et extraits

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  • Par Nymphette, le 05 août 2010

    Seule la littérature permet de se mettre à la place des autres. Elle empêche ainsi que l’on devienne impitoyable. En dehors de sa sphère, c’est toujours la même vision unilatérale qui prévaut
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  • Par sandpic, le 18 mars 2011

    Ce que Nabokov a su saisir de la vie d'une société totalitaire était sa texture même, cette solitude complète au sein d'un monde illusoire et rempli de fausses promesses où il vous devient impossible de faire la différence entre celui qui vous sauve et celui qui vous exécute
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  • Par sandpic, le 18 mars 2011

    Ouvrage riches en enseignements et éclairant pour la période actuelle.
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