> Thomas Delooz (Traducteur)

ISBN : 2841724352
Éditeur : L'Atalante (2009)


Note moyenne : 4/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Alexandre le Grand est mort à Babylone le 28 daisios au soir, c'est-à-dire le 10 juin de l'an 323 avant J.-C., à l'âge de trente-trois ans. Alexandre le Grand ne meurt pas ce jour-là. Un mystérieux médecin qui se dit envoyé par l'oracle de Delphes le sauve d'une tentati... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par boudicca, le 04 mai 2012

    boudicca
    Et si... Et si Alexandre le Grand n'était finalement pas mort à Babylone en 323 mais avait survécu assez longtemps pour mettre en œuvre son projet de s'attaquer à la nouvelle puissance occidentale ascendante : Rome... C'est ce qu'imagine J. Negrete dans cette uchronie dont le casting de rêve ne peut que tenter les amateurs d'histoire : Alexandre, le conquérant vainqueur de Darius et fondateur d'une douzaine d'Alexandrie, contre Jules César, l'habile et ambitieux politicien victorieux face aux Gaulois, autrement dit la phalange macédonienne contre la légion romaine. le récit se suit avec beaucoup de plaisir tant on est curieux de savoir quel parti pris prendra l'auteur qui nous dépeint un monde antique très cohérent et dans lequel on s'immerge dès les premières pages.
    Les personnages sont pour leur part plutôt réussi même si J. Negrete semble avoir accordé plus de soin aux Grecs qu'aux Romains. Certains demeurent ainsi un peu trop en retrait comme le fameux médecin qui parvint à guérir Alexandre dont on ne sait au final pas grand chose ou encore Jules César lui-même que j'aurais aimé plus charismatique et plus imposant. le duo Euctémon et Démétrios se révèle en revanche très attachant et permet même d'apporter une petite dose d'humour à l'ensemble. La fin m'a toutefois légèrement déçue car beaucoup trop abrupte. Une bonne découverte donc qui m'a malgré tout laissé un peu sur ma faim.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Tchippy, le 12 novembre 2010

    Tchippy
    Tout le monde a entendu parler d'Alexandre le Grand, fils de Philippe de Macédoine et conquérant des terres d'Orient. Tout le monde a aussi entendu parler de Jules César, le tribun romain qui a conquis l'Europe et défait l'empire Carthaginois.
    Tous deux sont morts assassinés.
    Et s'ils s'étaient rencontrés ?
    Ce à quoi je m'attends en ouvrant ce livre, c'est la confrontation entre le jeune Juluis Caïus Caesar et Alexandre le Grand, empereur de Macédoine. C'est un peu le mythe de Tyson contre Ali, le choc des titans qui aurait pu avoir lieu.
    Je suis donc emballée par la perspective alléchante d'un duel à mort entre ambition et stratégie, entre deux mondes et deux époques si différents et si semblables à la fois. C'est dans cet état d'esprit que j'ouvre le livre pour atterrir directement dans le lit de l'épouse d'Alexandre. Lit qu'elle partage avec son amant. Cette femme, c'est Roxane, qui par dépit a décidé de jouer le rôle de la Parque au ciseau et d'abréger la vie de son mégalomane d'époux. En comptant sur l'aide de son amant, qui n'est autre que le bras droit d'Alexandre…
    Ça commence fort. Et ça ne s'arrête pas : sans temps mort, l'auteur plante le décor de ce qui a été pour les historiens la fin décadente de la vie d' Alexandre le Grand. Sauf qu'un imprévu qui renverse la situation arrive quand on ne s'y attend pas, en la personne d'un médecin qui sauve le roi de l'empoisonnement. Les conséquences de cet acte déroulent un chapitre de l'histoire inconnu de nous, qui n'a pas eu lieu dans notre monde…

    Le style est fluide, les personnages réalistes. Leurs motivations et ambitions diverses, leurs regrets et espérances, donnent plus de corps au roman.
    Au début tout semble un peu décousu : on suit Roxane, puis Alexandre, puis Nestor le médecin, puis César, puis un soldat dont le nom est resté enfoui dans les sables de l'oubli… Un peu brouillon, donc. Puis au final ce « brouillon » se justifie, tout se recoupe, comme si on partait des différentes extrémités d'une toile d'araignée pour arriver au centre par différents chemins… Et on suit l'intrigue de différents points de vue, ce qui enrichit la perception du roman, donnant un éclairage nouveau à une histoire qui autrement aurait pu être banale.
    Et même la couverture impressionne par son réalisme. J'ai du mal à imaginer qu'on aurait pu trouver une meilleure couverture pour ce roman, en rapport avec l'histoire qui y est relatée.

    Un seul regret : la fin. Quitte à transformer la réalité historique, l'auteur aurait pu tricher un peu sur l'âge de Jules César pour faire en sorte qu'au moment de sa confrontation avec Alexandre le Grand, il soit un tacticien reconnu avec plusieurs victoires à son actif, et non un patricien désargenté qui essaye comme il peut de grimper les échelons de l'ascenseur social. le « choc des titans » tel que je l'imaginais n'a finalement pas eu lieu.
    Dommage aussi que la personnalité de César n'ait pas été plus développée en profondeur à l'instar de celle d'Alexandre : le romain apparaît comme un bon stratège, mais pas comme le génie qu'il a été, et son ambition d'être à la tête de Rome est présentée comme pour sa gloire personnelle, alors que selon d'autres documents, tous ses actes étaient dirigés dans l'optique de faire de Rome la première et unique puissance mondiale : il agissait donc plus par patriotisme conquérant que par des mesquins objectifs personnels.

    La fin m'a donc laissée un peu sur ma faim (xD) d'autant que le lecteur est mis sous pression pendant tout le roman par l'annonce de la fin du monde prochaine (scientifiquement prouvée), c'est-à-dire une bombe à retardement qui assure le suspense et ne s'avère être finalement qu'un pétard mouillé…
    Cependant, le livre reste captivant, réaliste, et encore une fois très bien écrit. Les éléments d'époques sont expliqués et décrits pour que le lecteur comprenne quelles que soient ses connaissances en matière d'Antiquité.
    Je le conseille donc à tous ceux qui aiment les romans historiques, d'intrigues politiques et de stratégie. Ou, tout simplement, à tous celles et ceux qui sont curieux de savoir ce que révèle cette réalité alternative à celle des livres d'histoire.
    Je tiens également à remercier Babelio et les éditions de L'Atalante pour m'avoir permis de découvrir Javier Negrete, et d'avoir appris qu'on peut aussi perturber le cours de l'histoire par la force de l'imagination.
    Bonne lecture ;)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kalistina, le 05 décembre 2010

    kalistina
    J'ai un goût certain pour l'uchronie : imaginer ce qui aurait pu se passer si, ça me passionne. En outre, je suis inculte en histoire antique, mais c'est une période que j'aimerais connaître. Ce roman avait donc tout pour me plaire! Et il y a plutôt bien réussi.
    Alexandre n'est pas mort en -323... Qu'a-t-il fait, alors? Il a poursuivi sa politique de conquête, bien sûr! Sans que sa vie se déroule sans accrocs pour autant, car comme tout homme de pouvoir, Alexandre est entouré de personnes qui ne veulent pas toujours son bien. D'autres, en revanche, adulent ce chef qu'ils voient comme un dieu.
    On suit donc les aventures du souverain macédonien, mais aussi de ses généraux, notamment le beau Perdiccas, de ses épouses (Roxane l'intriguante, Cléa la voluptueuse), d'un jeune mercenaire athénien autiste et astronome de génie, de certains tribuns romains, et, surtout, de Nestor, ce mystérieux médecin qui a sauvé Alexandre en -323 et qui ne l'a plus quitté depuis.
    J'ai suivi avec passion le destin de tous ces personnages, bien qu'avec difficulté parfois : difficile quand on n'y connaît rien de saisir toutes les références qu'on doit avoir en lisant "la Bactrienne", "le Tarentin"... ou encore "le grand Praxitèle", "l'inoubliable Epaminondas"... Mmmm, tiens, oui, j'ai déjà lu ces noms quelque part... Mais qu'ont-ils fait, déjà?! Bien qu'histoire purement fictive, puisque racontant une Histoire qui n'a pas eu lieu, ce roman est tout de même solidement documenté (l'auteur est professeur de grec) et m'a permis de me cultiver l'air de rien (de la façon la plus agréable, donc!).
    Par ailleurs, comme tout ce qui est raconté ici ne s'est jamais produit, le suspense est bien présent : on ne sait pas ce qui va arriver, tant pour la destinée de chacun des peuples en présence que pour les petites vies des personnages.
    Le véritable héros, plus qu'Alexandre, c'est pour moi Nestor, ce médecin dont on ne sait rien. Qui est-il, d'où vient-il?
    Un bon gros pavé historique, donc, qui revisite l'histoire de façon originale et bien écrite.

    Lien : http://kalistina.over-blog.com/article-alexandre-le-grand-et-les-aig..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Birhacheim, le 07 juillet 2011

    Birhacheim
    Pour les amateurs d'histoire, il est vraiment exceptionnel: une réelle immersion dans l'Antiquité à la croisée des mondes grec et romain !
    Pour les amateurs de roman, il est tout aussi exceptionnel tant au niveau de l'écriture que de l'intrigue !
    Pour rappel, il s'agit d'une uchronie qui fait démarrer le roman au moment où Alexandre va mourir à Babylone en 323 avant JC. Mais le grand conquérant ne meurt pas et son regard va désormais se tourner vers l'ouest et la puissance romaine grandissante.
    L'histoire réelle va s'emmêler avec ce scénario plausible pour le plus grand plaisir du lecteur. En fait, c'est tout le talent de Javier Negrete d'emmener le lecteur, amateur d'histoire, dans son récit à la fois proche de la réalité historique mais aussi de sa trame romanesque. Un réel talent !
    Du côté roman, on appréciera le chassé-croisé entre les personnages historiques et ceux inventés au sein du récit. le texte est d'ailleurs complété d'un index des personnages, bien apprécié en fin de lecture.
    Pour les amateurs d'histoire militaire, la préparation des armées tant romaine que macédonienne ainsi que la bataille finale constituent le point d'orgue d'un roman réellement exceptionnel. Il y a du Victor Hanson ou du John Keegan dans la narration des combats ! La maîtrise de l'auteur, sur le sujet militaire, est parfaite.
    Vous aurez compris que je vous recommande vivement cet ouvrage, quelque soit votre motivation à la lire.

    Lien : http://www.bir-hacheim.com/alexandre-le-grand-et-les-aigles-de-rome,..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (6)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Tchippy, le 12 novembre 2010

    En parlant d'enseignes : jusqu'à maintenant, ses légions font mouvement sous des étendards ornés de divers animaux tels que le loup, l'ours, le sanglier et même un minotaure. Ayant été humiliés aux Fourches Caudines sous celui de l'ours, ils considèrent qu'il serait de mauvais augure de l'arborer sur la champ de bataille. En revanche, ils ont obtenu leur premier triomphe sur les macédoniens sous l'étendard de l'aigle, celle de la deuxième légion. De plus, les augures affirment qu'ils ont vu huit aigles tournoyer au-dessus du Capitole le jour de la bataille du Circé. Les légions recrutées pour cette campagne étant précisément du nombre de huit, le ciel aurait envoyé là un signe très clair. pour cette raison, le dictateur a ordonné de fire fondre comme enseigne un aigle d'or pour chacune des légions. je corrige don, cher Hanon, ce que j'ai écrit plus haut : nous devons confier notre sort aux aigles de Rome.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Tchippy, le 12 novembre 2010

    Euctémon regarda un instant son frère dans les yeux, apparemment perplexe. Peut-être, songea Démétrios, son frère n'avait-il pas eu l'idée de pousser jusqu'au bout le raisonnement logique suivant : Si une comète aussi grande que la moitié de la Crête heurte la Terre, elle tuera certainement tous les humains, Euctémon est un être humain, donc Euctémon mourra certainement.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Tchippy, le 12 novembre 2010

    J'ai toujours pensé que nous nous exprimons avec trop de liberté devant les esclaves car, même si nous les achetons, les utilisons et les traitons parfois comme des meubles, ils sont pourvus de cinq attributs que nulle armoire ne possède : deux yeux, deux oreilles, et le plus dangereux, une bouche.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Tchippy, le 12 novembre 2010

    - Au fait, Euctémon, que disent tes calculs sur Icare ? demanda Alexandre.
    [...]
    - Qu'elle va s'écraser sur la terre dans cinq mois et six jours. Non, dans cinq mois et cinq jours et demi. Une demie-journée s'est écoulée depuis ma dernière observation.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Tchippy, le 12 novembre 2010

    Je veux dire que nous devons les devancer. Tourner les yeux vers l'Occident ! Avant que ces barbares soient assez nombreux pour s'en prendre à nous, allons porter chez eux la civilisation grecque et l'étoile macédonienne.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Alexandre le Grand et les Aigles de Rome par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (18)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz