AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Citations sur Le Malentendu (17)

Annette55
Annette5501 juin 2014
"Avec elle pensa-t-il avec une irritation singulière, il faudrait toujours être moralement en smoking.
Ça ne rentre plus dans mes moyens , hélas......."
Commenter  J’apprécie          100
canel
canel11 juin 2012
Sa présence seule lui était indispensable pour le moment ; sa longue chasteté, au lieu de lui peser, lui était précieuse comme une enfance retrouvée ; son désir d'elle lui causait une de ces souffrances exquises que l'on se plaît à faire durer, comme, au coeur de l'été, quand on a soif, on s'amuse à tenir longtemps sous ses lèvres, sans le boire, le verre d'eau glacé, embué de petites perles fraîches. Il avait assez vécu et senti pour reconnaître la valeur de son émoi ; il le cultivait égoïstement, jalousement, comme une fleur rare. (p.60)
Commenter  J’apprécie          80
marcelpois
marcelpois06 janvier 2015
Elle se pencha vers lui, le prit par les épaules.
- Yves, est-ce que vous m’aimez ? demanda-t-elle, et sa voix ne ressemblait pas à celle d’une amoureuse qui murmure : « Tu m’aimes ? », comme une affirmation, divinement sûre d’avance de la réponse ; elle était pleine d’anxiété et de souffrance, au contraire. Tout de même, elle espérait. Il ne répondait rien. Il dit enfin :
- A quoi bon les mots, Denise ? les mots ne signifient rien.
- Dites-le moi quand même, je vous en prie… Je veux le savoir.
- C’est que, justement, je me demande si je peux aimer, aimer comme je voudrais, soupira-t-il. Et, cependant, Denise, je sens que vous m’êtes infiniment chère. Le désir que j’ai de vous est mêlé à une immense tendresse…
- Mais, c’est cela, l’amour, balbutia-t-elle, comme une imploration, le cœur serré, les yeux attachés sur lui.
Il répondit simplement :
- Si vous jugez que c’est l’amour, je vous aime, Denise.
Elle sentit, pour la première fois, une sorte de barrière entre leurs deux cœurs, comme une petite frontière mal définie, mais infranchissable. Mais elle ne dit rien ; elle préféra fermer les yeux, s’oublier, ne pas voir, ne pas être sûre, mais ne pas le perdre, surtout ne pas le perdre. Et, furtivement, tandis qu’il l’embrassait, elle essuya de la main deux grosses larmes qui débordaient de son cœur trop lourd.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
canel
canel11 juin 2012
(...) c'était une torture quotidienne que cette attente près du téléphone, un lent supplice raffiné qu'elle ne pouvait pas expliquer, qu'il aurait dû, pourtant, comprendre. Et cette incompréhension, c'était justement une des preuves les plus terribles qu'elle manquait entre eux, l'étrange fibre sensible qui relie deux êtres, les noue en un seul, les fait mystérieusement jouir des mêmes joies et saigner des mêmes souffrances ; oui, il manquait quelque chose entre eux d'insaisissable, d'inexprimable, tout simplement, peut-être, ce qu'on nomme l'amour réciproque. (p95)
Commenter  J’apprécie          40
Annette55
Annette5501 juin 2014
L'amour qui naît de la peur de la solitude est triste et fort comme la mort.
Commenter  J’apprécie          20
Elisanne
Elisanne17 septembre 2010

Elle ne pleurait pas. Elle ne souffrait même plus. Elle répétait seulement, sans cesse, comme une petite fille fait d'un problème qu'elle ne comprend pas:
"Voilà, voilà, c'est fini...Et je n'ai pas su que c'était le bonheur...
Et à présent, c'est fini..."
Commenter  J’apprécie          20
Annette55
Annette5501 juin 2014
Denise serra les dents.
Elle aurait voulu arracher d'elle tous ces cailloux, les jeter à Yves, lui dire:"Prends les, souris seulement......" Mais est ce qu'on peut acheter le bonheur?"
Commenter  J’apprécie          10
Annette55
Annette5501 juin 2014
Le bonheur laisse un goût amer, bienheureux, l'humble mâle du peuple, qui simplement, associe la femme à ses tristesses comme à ses joies.
Commenter  J’apprécie          10
Atoutlivres30
Atoutlivres3028 janvier 2013
L'auteur insiste sur la disponibilité, le côté solaire des vacances opposé à la grisaille de la ville et la réalité de la vie quotidienne.
La femme voudrait que son amant soit admiré, tandis que lui ne peut suivre ce train de vie.
Commenter  J’apprécie          10
canel
canel11 juin 2012
Toujours las, fatigué, préoccupé, ennuyé, il avait, cependant, pour elle, de la tendresse et de l'attrait phyique, elle le sentait. Mais tout le temps, elle avait l'impression que c'était elle seule qui se cramponnait, de toutes ses forces, à leur amour ; si elle le quittait, elle savait qu'il ne ferait pas un geste pour la retenir, par paresse, par découragement inné et, de cela, elle éprouvait comme une immense fatigue morale, comme si elle eût porté en tremblant, entre ses mains faibles, un précieux fardeau trop lourd. (p.94).
Commenter  J’apprécie          10


    Acheter ce livre sur

    AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





    Quiz Voir plus

    Quelle guerre ?

    Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

    la guerre hispano américaine
    la guerre d'indépendance américaine
    la guerre de sécession
    la guerre des pâtissiers

    12 questions
    600 lecteurs ont répondu
    Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre