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Olivier Philipponnat (Préfacier, etc.)Patrick Lienhardt (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070342514
Éditeur : Gallimard (2007)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Nice, 1920 un jeune médecin affamé, Dario, accepte de pratiquer un avortement clandestin sur une flamboyante aventurière new-yorkaise afin de sauver de la déchéance Clara, sa femme, et leur nourrisson. Une solution qui permet à ce fils de marchand vagabond et métèque de sang grec et italien de survivre, malgré l'indifférence de la clientèle chic de la ville. Multipliant les expédients durant quelques années passées à Nice, Dario a brusquement l'idée de génie qui l'a... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
litolff
litolff11 mai 2010
  • Livres 4.00/5
Irène Némirovsky porte un regard impitoyable sur la société de son époque avec un style fourni et cette facilité à tracer des portraits d'une grande profondeur. Elle dissèque les doutes et les obsessions de ses personnages ambigus : un médecin juif obsédé par l'argent dont le seul but est de s'enrichir, et de s'élever par tous les moyens dans une société hypocrite et futile qui le rejette comme médecin, mais l'idolâtre, en exotique charlatan capable de soigner les âmes.
Un roman âpre, sombre et grinçant.
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Bel-Ami
Bel-Ami21 octobre 2015
  • Livres 4.00/5
Une plume fine bien qu'acerbe à certains égards, un flair indéniable pour peindre l'Homme dans toutes ces bassesses, sont autant de choses qui me font une fois encore saluer la mémoire de cette auteur, partie trop tôt ! Combien de romans, nouvelles ou simplement écrits aurait-elle pu nous laisser ? Pour ma part, ce roman possède pour plus grande richesse la palette de ses personnages, un amour inconditionnel, et une fatalité qui pourrait toucher tous les parents de ce monde !
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Lybertaire
Lybertaire10 juillet 2016
  • Livres 5.00/5

Dans ce conte cruel, Némirovsky, l'une de mes auteures préférées, raconte l'ascension sociale de Dario Asfar, un médecin originaire du Moyen Orient assoiffé de réussite, à n'importe quel prix. Avec des phrases courtes, dures et rageuses, elle dépeint la haute bourgeoisie de Nice des années 1920 et convoque une nouvelle fois les thèmes du pouvoir, de l'argent et de la cupidité. Un roman puissant, poignant et cynique que j'ai dévoré.
[...] Grande Irène Némirovsky ! Il n'y a pas une page sur laquelle je n'ai pas souligné une phrase ! Tout y est excellent, cruel, cynique : cette auteure m'éblouit à chaque roman.
Une fois encore, on assiste à l'ascension sociale, mais aussi à la compromission systématique des idéaux de la jeunesse, sujets qui semblent torturer Némirovsky. La relation entre Dario et ses parents miséreux, dont il a profondément honte, et celle avec son fils qui a lui aussi honte d'une réussite acquise par les compromissions, est passionnante. Avoir honte de ses parents qui n'ont pas su faire fortune ; avoir honte de ses parents qui ont transgressé des valeurs fondamentales pour pouvoir faire fortune... J'ai aimé l'amour indéfectible entre Dario et son épouse, Clara, leur complicité envers et contre tout.
[...] Chez Némirovsky, cette urgence et cette angoisse se traduisent dans les personnages aux âmes torturées, mais dans l'écriture aussi, faite de phrases courtes, dures, rageuses, qui vont droit au but (j'adore ça). Némirovsky, l'une de mes auteures préférées, a laissé beaucoup d'oeuvres compte-tenu du peu de temps qui lui a été donné de vivre. Je ne peux que vous recommander de foncer !
L'article entier sur Bibliolingus.fr :
http://www.bibliolingus.fr/le-maitre-des-ames-irene-nemirovsky-a126359588
Lien : http://www.bibliolingus.fr/l..
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Atoutlivres30
Atoutlivres3028 janvier 2013
  • Livres 5.00/5
Le meilleur des roman d'Iréne Némirovsky que j'ai pu lire. La cadence des phrases aux inflexions rythmées, soulignées par une superbe écriture bien lissée font de cet ouvrage un roman du sang et de l'argent, indispensable pour ne plus avoir faim et subir la misère. L'auteur insiste sur " ceux qui savent se tenir", l'élégance de ceux qui possèdent. Remarquable aussi la cadence et le ruissellement des phrases.
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pasiondelalectura
pasiondelalectura31 mars 2015
  • Livres 3.00/5
Ce roman publié avec succès en 1939, avait été déjà publié en 1933 sous le titre "Les échelles du Levant".
C'est le récit déchirant de l'ascension d'un juif levantin qui part de rien et devient un médecin renommé et riche. C'est l'histoire de sa lutte, de sa cupidité et de sa chute. le ton est très sobre et très dur. le tout est terriblement crédible.
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Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff26 novembre 2010
Quand il rentrait chez lui au terme d'une longue journée de travail, avant de retrouver Clara, il lui arrivait d'attendre quelques instants au seuil de sa demeure. C'était la seule minute où il eût l'esprit libre. Chez lui, il trouverait la note du gaz et de l'électricité ; il compterait les vieilles dettes, il verrait les yeux de Clara, rouges et à demi fermés pour avoir trop cousu, la veille sous la lampe ; il se souviendrait que l'enfant avait besoin de souliers et lui-même d'un pardessus neuf. Il s'accordait une seconde de répit dans cette rue bruyante, en face de ce pont de fer ; il ne regardait plus ces pauvres arbres effeuillés, le brouillard de l'automne, les gens maussades et tristes qui se hâtaient ; il cessait d'avoir conscience de cette odeur de maladie et de misère dont il ne pouvait se débarrasser ; elle flottait sans cesse autour de lui et imprégnait ses vêtements. Il ne pensait à rien... Il ramassait ses forces, comme dans une bataille inégale où, si un instant encore la mort vous est épargnée et qu'on ne peut fuir, on serre dans sa main ses armes, on songe à un être chéri, et on se jette en avant, ayant compris enfin dans son coeur que l'on ne ménagerait rien, ayant accepté de perdre son âme s'il faut à ce prix gagner l'existence.
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PiertyMPiertyM15 août 2015
Oui, vous tous, qui me méprisez, riches Français, heureux français, ce que je voulais, c'était votre culture, votre morale, vos vertus, tout ce qui est plus haut que moi, différent de la boue où je suis né!
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litolfflitolff26 novembre 2010
- Comment voulez-vous que je vive ? s'écria-t-il, personne ne me connaît dans votre ville. Voici quatre mois quej'habite Nice.J'ai fait tous les sacrifices pour venir m'installer ici. A Paris, la fortune était à ma porte. Il ne fallait qu'attendre. (Il mentait. Il désirait la convaincre à tout prix .) Ici, je ne soigne que des Russes. Je ne connais que des émigrés affamés. Pas un Français ne m'appelle. Personne n'a confiance en moi. C'est ma figure, mon accent, je ne sais quoi, dit-il, et, en parlant, il passait la main sur ses cheveux de jais, ses maigres joues brunes, ses paupières aux longs cils de femme qui cachaient à demi des yeux durs et fiévreux.
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel21 février 2015
Le départ avait toujours été pour lui le seul remède souhaitable. Là où d’autres travaillent davantage ou cherchent l’oubli dans le vin ou les femmes, il rêvait de trains rapides et de villes étrangères, sachant bien qu’il n’y trouverait que malheur et misère, mais une autre misère, sans doute. C’était déjà cela de gagné.
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LybertaireLybertaire10 juillet 2016
Mais même si je savais n’avoir que six mois à vivre, pendant ces six mois, du moins, je voudrais avoir de l’argent, même au prix d’un crime. Pardonne-moi, Clara. Je te parle comme à Dieu. Je crains la pauvreté par-dessus tout. Ce n’est pas seulement parce que je la connais, mais parce que des générations de malheureux avant moi l’ont connue. Il y a en moi toute une lignée d’affamés ; ils ne sont pas encore, ils ne seront jamais rassasiés ! Jamais je n’aurai assez chaud ! Jamais je ne me sentirai assez en sécurité, assez respecté, assez aimé, Clara ! Rien n’est plus terrible que de n’avoir pas d’argent ! Rien n’est plus odieux, plus honteux, plus irréparable que la pauvreté !
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Videos de Irène Némirovsky (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Irène Némirovsky
Suite française, un film franco-britannico-belge coécrit et réalisé par Saul Dibb, sorti en 2015. Il s'agit de l'adaptation du roman homonyme écrit par Irène Némirovsky en 1942.
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