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> Olivier Philipponnat (Préfacier, etc.)
> Patrick Lienhardt (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070342514
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.45/5 (sur 49 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Nice, 1920 un jeune médecin affamé, Dario, accepte de pratiquer un avortement clandestin sur une flamboyante aventurière new-yorkaise afin de sauver de la déchéance Clara, sa femme, et leur nourrisson. Une solution qui permet à ce fils de marchand vagabond et métèque de... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 11 mai 2010

    litolff
    Irène Némirovsky porte un regard impitoyable sur la société de son époque avec un style fourni et cette facilité à tracer des portraits d'une grande profondeur. Elle dissèque les doutes et les obsessions de ses personnages ambigus : un médecin juif obsédé par l'argent dont le seul but est de s'enrichir, et de s'élever par tous les moyens dans une société hypocrite et futile qui le rejette comme médecin, mais l'idolâtre, en exotique charlatan capable de soigner les âmes.
    Un roman âpre, sombre et grinçant.
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    • Livres 5.00/5
    Par Atoutlivres30, le 28 janvier 2013

    Atoutlivres30
    Le meilleur des roman d'Iréne Némirovsky que j'ai pu lire. La cadence des phrases aux inflexions rythmées, soulignées par une superbe écriture bien lissée font de cet ouvrage un roman du sang et de l'argent, indispensable pour ne plus avoir faim et subir la misère. L'auteur insiste sur " ceux qui savent se tenir", l'élégance de ceux qui possèdent. Remarquable aussi la cadence et le ruissellement des phrases.
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    • Livres 4.00/5
    Par ramettes, le 10 mai 2012

    ramettes
    Qui est le plus malade le patient ou le médecin ? comment chacun vit avec son passé, ses souffrances, ses vices... voilà ce à quoi ce roman me fait penser...
    Les descriptions des personnages et de la société sont sans ménagement... c'est ce qui rend incisif ce qu'elle dit...
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    • Livres 3.00/5
    Par pasiondelalectura, le 31 mars 2015

    pasiondelalectura
    Ce roman publié avec succès en 1939, avait été déjà publié en 1933 sous le titre "Les échelles du Levant".
    C'est le récit déchirant de l'ascension d'un juif levantin qui part de rien et devient un médecin renommé et riche. C'est l'histoire de sa lutte, de sa cupidité et de sa chute. le ton est très sobre et très dur. le tout est terriblement crédible.
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    • Livres 3.00/5
    Par nathalie_MarketMarcel, le 21 février 2015

    nathalie_MarketMarcel
    Dario est un personnage flirtant avec la mythologie. Juif errant, l'Oriental, le métèque, mais aussi Rastignac ou Dorian Grey, il fuit les dettes et la pauvreté en courant, cynique et malheureux. Cet imaginaire est très riche et nourrit le roman en profondeur, même si j'ai trouvé quelques redondances dans le traitement de cette thématique. Il faut aussi reconnaître que sa fréquentation est loin d'être agréable (d'où mon sentiment de malaise). J'ai trouvé que son ascension demeurait un peu mystérieuse, car si l'on sait que sa médecine plagie les thèses de la psychanalyse, on ne sait pas trop quelle est la clé de son emprise sur ses riches clients. de ce fait, le roman m'a paru quelquefois un peu abstrait.

    Lien : http://chezmarketmarcel.blogspot.fr/2015/02/vous-avez-un-cur-affame-..
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Citations et extraits

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  • Par PiertyM, le 15 août 2015

    Oui, vous tous, qui me méprisez, riches Français, heureux français, ce que je voulais, c'était votre culture, votre morale, vos vertus, tout ce qui est plus haut que moi, différent de la boue où je suis né!

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  • Par litolff, le 26 novembre 2010

    Quand il rentrait chez lui au terme d'une longue journée de travail, avant de retrouver Clara, il lui arrivait d'attendre quelques instants au seuil de sa demeure. C'était la seule minute où il eût l'esprit libre. Chez lui, il trouverait la note du gaz et de l'électricité ; il compterait les vieilles dettes, il verrait les yeux de Clara, rouges et à demi fermés pour avoir trop cousu, la veille sous la lampe ; il se souviendrait que l'enfant avait besoin de souliers et lui-même d'un pardessus neuf. Il s'accordait une seconde de répit dans cette rue bruyante, en face de ce pont de fer ; il ne regardait plus ces pauvres arbres effeuillés, le brouillard de l'automne, les gens maussades et tristes qui se hâtaient ; il cessait d'avoir conscience de cette odeur de maladie et de misère dont il ne pouvait se débarrasser ; elle flottait sans cesse autour de lui et imprégnait ses vêtements. Il ne pensait à rien... Il ramassait ses forces, comme dans une bataille inégale où, si un instant encore la mort vous est épargnée et qu'on ne peut fuir, on serre dans sa main ses armes, on songe à un être chéri, et on se jette en avant, ayant compris enfin dans son coeur que l'on ne ménagerait rien, ayant accepté de perdre son âme s'il faut à ce prix gagner l'existence.
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  • Par litolff, le 26 novembre 2010

    - Comment voulez-vous que je vive ? s'écria-t-il, personne ne me connaît dans votre ville. Voici quatre mois quej'habite Nice.J'ai fait tous les sacrifices pour venir m'installer ici. A Paris, la fortune était à ma porte. Il ne fallait qu'attendre. (Il mentait. Il désirait la convaincre à tout prix .) Ici, je ne soigne que des Russes. Je ne connais que des émigrés affamés. Pas un Français ne m'appelle. Personne n'a confiance en moi. C'est ma figure, mon accent, je ne sais quoi, dit-il, et, en parlant, il passait la main sur ses cheveux de jais, ses maigres joues brunes, ses paupières aux longs cils de femme qui cachaient à demi des yeux durs et fiévreux.
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  • Par nathalie_MarketMarcel, le 21 février 2015

    Le départ avait toujours été pour lui le seul remède souhaitable. Là où d’autres travaillent davantage ou cherchent l’oubli dans le vin ou les femmes, il rêvait de trains rapides et de villes étrangères, sachant bien qu’il n’y trouverait que malheur et misère, mais une autre misère, sans doute. C’était déjà cela de gagné.

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  • Par litolff, le 26 novembre 2010

    Je crois à une fatalité, à une malédiction. Je crois que j'étais destiné à être un vaurien, un charlatan et que je n'y échapperai pas. On n'échappe pas à sa destinée.

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Suite française, bientôt au cinéma, déjà en livre audio
Extrait audio de "Suite française" écrit par Irène Némirovsky, lu par Dominique Reymond. Plus d'infos ici : http://www.audiolib.fr/livre-audio/suite-francaise-de-irene-nemirovsky-lu-par-domin...








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    Paru en 1872, La Curée, deuxième roman de la série des Rougon-Macquart d'Emile Zola se déroule en 1851. Il dépeint les milieux enrichis et spéculateurs à Paris peu après le coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte. Ceci est:

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