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Citations sur Le maître des âmes (8)

PiertyM
PiertyM15 août 2015
Oui, vous tous, qui me méprisez, riches Français, heureux français, ce que je voulais, c'était votre culture, votre morale, vos vertus, tout ce qui est plus haut que moi, différent de la boue où je suis né!
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litolff
litolff26 novembre 2010
- Comment voulez-vous que je vive ? s'écria-t-il, personne ne me connaît dans votre ville. Voici quatre mois quej'habite Nice.J'ai fait tous les sacrifices pour venir m'installer ici. A Paris, la fortune était à ma porte. Il ne fallait qu'attendre. (Il mentait. Il désirait la convaincre à tout prix .) Ici, je ne soigne que des Russes. Je ne connais que des émigrés affamés. Pas un Français ne m'appelle. Personne n'a confiance en moi. C'est ma figure, mon accent, je ne sais quoi, dit-il, et, en parlant, il passait la main sur ses cheveux de jais, ses maigres joues brunes, ses paupières aux longs cils de femme qui cachaient à demi des yeux durs et fiévreux.
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litolff
litolff26 novembre 2010
Quand il rentrait chez lui au terme d'une longue journée de travail, avant de retrouver Clara, il lui arrivait d'attendre quelques instants au seuil de sa demeure. C'était la seule minute où il eût l'esprit libre. Chez lui, il trouverait la note du gaz et de l'électricité ; il compterait les vieilles dettes, il verrait les yeux de Clara, rouges et à demi fermés pour avoir trop cousu, la veille sous la lampe ; il se souviendrait que l'enfant avait besoin de souliers et lui-même d'un pardessus neuf. Il s'accordait une seconde de répit dans cette rue bruyante, en face de ce pont de fer ; il ne regardait plus ces pauvres arbres effeuillés, le brouillard de l'automne, les gens maussades et tristes qui se hâtaient ; il cessait d'avoir conscience de cette odeur de maladie et de misère dont il ne pouvait se débarrasser ; elle flottait sans cesse autour de lui et imprégnait ses vêtements. Il ne pensait à rien... Il ramassait ses forces, comme dans une bataille inégale où, si un instant encore la mort vous est épargnée et qu'on ne peut fuir, on serre dans sa main ses armes, on songe à un être chéri, et on se jette en avant, ayant compris enfin dans son coeur que l'on ne ménagerait rien, ayant accepté de perdre son âme s'il faut à ce prix gagner l'existence.
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nathalie_MarketMarcel
nathalie_MarketMarcel21 février 2015
Le départ avait toujours été pour lui le seul remède souhaitable. Là où d’autres travaillent davantage ou cherchent l’oubli dans le vin ou les femmes, il rêvait de trains rapides et de villes étrangères, sachant bien qu’il n’y trouverait que malheur et misère, mais une autre misère, sans doute. C’était déjà cela de gagné.
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litolff
litolff26 novembre 2010
Je crois à une fatalité, à une malédiction. Je crois que j'étais destiné à être un vaurien, un charlatan et que je n'y échapperai pas. On n'échappe pas à sa destinée.
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litolff
litolff26 novembre 2010
Oui, vous tous, qui me méprisez, riches Français, heureux français, ce que je voulais, c'était votre culture, votre morale, vos vertus, tout ce qui est plus haut que moi, différent de la boue où je suis né!
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litolff
litolff26 novembre 2010
Sa vie ne l'avait pas préparé à la révolte, mais à l'obstination, à la patience, à l'effort sans cesse déçu, sans cesse renouvelé, à la résignation apparente qui augmente et concentre les forces de l'âme
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nathalie_MarketMarcel
nathalie_MarketMarcel21 février 2015
C’est cela mon malheur. Cela vient de loin, de l’enfance. Croire de tout son cœur que la vie est peuplée de monstres. Et que croire d’autre ? quand on n’a vu que misère, que violence, que rapines et cruautés ? Plus tard, la vie n’arrivera pas à vous détromper. Elle fera de son mieux, souvent. Elle vous comblera des biens de ce monde : richesse, honneurs et même affections véritables. Vous la verrez, jusqu’au dernier jour, avec vos yeux d’enfant : une mêlée horrible.
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