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ISBN : 2226259848
Éditeur : Albin Michel (2014)


Note moyenne : 3.41/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Qu’est-ce qui peut attirer la belle et sage Thérèse vers Bernard, ce rebelle un peu voyou, qui s’engage à dix-huit ans dès que la guerre éclate ? A son retour, en 1918, avide de vivre cette jeunesse qui lui a échappé, il prend goût à l’argent facile. De cette passion ne... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 4.00/5
    Par ChezLo, le 17 mai 2011

    ChezLo
    Thérèse est une jeune fille sage, qui, dans le Paris de la petite bourgeoisie des années 1910, se marie à son cousin Martial, jeune homme amoureux, sensible, et futur médecin. Mais dès le lendemain, l'heure de la guerre a sonné, les jeunes mariés n'ont pas le temps de s'installer que Martial est appelé dans les tranchées, d'où il ne reviendra jamais... Veuve inconsolable, Thérèse poursuit sa vie de femme seule, avant de prendre conscience du gâchis que la guerre a fait de sa vie. N'a-t-elle pas droit au bonheur elle aussi ? Alors que l'entre-deux-guerres voit les hommes faire avidement fortune et les femmes s'amuser follement, Thérèse est attirée par Bernard, ce jeune engagé, homme cynique et volage, qui a pris goût à l'argent facile. Et si un second mariage devait suivre, Bernard l'aimera-t-il ? Comment croire que ses déceptions ne seront pas immenses ?

    Irène Némirovsky nous plonge rapidement dans son époque, romançant ainsi l'histoire de Thérèse et de son entourage familial depuis la guerre de 14 à celle de 39-45. Autant dans les faits, qui nous font revivre nos cours d'histoire, que dans la forme, par ce style classique d'avant, dont on peut être nostalgique parfois, tout contribue à créer cette ambiance du passé. Ensuite, il ressort de cettre fresque romanesque une critique acerbe de la bourgeoisie de l'époque : des gens hypocrites, protocolaires, égoïstes, matérialistes. Leurs choix de vie doivent se faire en considérant les intérêts potentiels. Et la condition des femmes comme Thérèse, elle n'est pas bien glorieuse. Contrairement à celles qui ont peu de scrupules, Thérèse subit, elle subit l'absence puis la perte de Martial son premier mari, elle subit le veuvage qui inquiète les autres, elle subit les frasques de Bernard, ses adultères répétés, elle élève leurs enfants, bien seule, elle subit la mort de son fils, elle attend des années sa libération alors qu'il est fait prisonnier pendant la Seconde Guerre Mondiale, prête à tout lui pardonner. Plus elle s'évertue à être irréprochable, plus le mauvais sort semble s'abattre sur elle. Irène Némirovsky en ferait presque un contre-exemple à ne pas suivre, une vie maladroitement gâchée.
    [la suite sur le blog]

    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2011/05/les-feux-de-lautomne.html
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    • Livres 3.00/5
    Par PetiteMarie, le 05 mars 2009

    PetiteMarie
    Je l'ai lu assez facilement et pourtant j'ai été déçue… Sûrement qu'à me faire trop d'idée sur le contenu du livre, je ne peux être que déçue quand il ne correspond pas à ce que j'espérais ! En fait, je croyais que le livre parlerait surtout de Thérèse… Puis vu comment ça commençait, je me suis dit que ça décrirait la guerre du côté des femmes : celles qui attendent leur mari, leur fils, la débrouille pour se nourrir, survivre…
    Mais non, en fin de compte, c'est un mélange d'un peu de tout, pas vraiment de personnage principal, pas vraiment de point de vue précis….
    Mais un livre agréable à lire tout de même !

    Lien : http://fr.blog.360.yahoo.com/blog-zuFKL90zcqSVg15KKAdN.4dC.w--?cq=1&..
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Citations et extraits

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  • Par ChezLo, le 15 mai 2011

    On descendait plus bas encore, jusqu’au terre-plein de l’Arc de Triomphe, jusqu’à l’avenue du Bois de Boulogne, jusqu’à l’hôtel de Boni de Castellane, dont les rideaux de soie lilas flottaient aux balcons dans la brise légère. Enfin, enfin, dans une poussière glorieuse les équipages apparaissaient, revenant des courses.

    Les familles étaient assises sur leur petite chaise de fer. Elles contemplaient les princes étrangers, les millionnaires, les grandes courtisanes. Mme Humbert croquait fébrilement des chapeaux sur un carnet qu’elle sortait de son sac. Les enfants regardaient, admiraient. Les grandes personnes se sentaient placides, satisfaites, sans envie, mais pleines de fierté : « Pour les deux sous de nos chaises et le prix du métro, nous voyons tout ça, pensaient les Parisiens, nous en jouissons. Nous sommes non seulement spectateurs de la pièce, mais aussi acteurs (de la plus humble figuration), avec nos filles joliment parées, leurs frais chapeaux, notre bagout notre gaîté légendaire. Nous aurions pu naître ailleurs, après tout, songeaient les Parisiens, dans ces pays où de voir seulement les Champs-Elysées sur carte postale tous les cœurs bien nés battent plus forts ! »

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  • Par ChezLo, le 17 mai 2011

    Les unions heureuses sont celles où les époux savent tout l'un de l'autre, ou bien celles où ils ignorent tout. Les mariages médiocres sont fondés sur une demi-confiance : on laisse échapper un aveu, un soupir ; on livre une parcelle de désir ou de rêve, puis on prend peur ; on se rétracte ; on s'écrie : "Mais, non, tu n'as pas compris..."; on murmure lâchement : "Tu sais, il ne fallait pas prendre à la lettre ce que j'ai dit" ; on se hâte de renouer les cordons du masque, mais, déjà, l'autre a vu ces larmes, ce sourire, ce regard inoubliable... S'il est sage, il ferme les yeux. Sinon, il insiste, s'acharne : "Mais tu as dit... Ecoute, je ne te comprends pas, tu m'as avoué toi-même..." Puis "Jure-moi que tu ne regrettes pas cette femme... Jure-moi que tu ne regrettes pas cette vie..."


    Thérèse, dans l'ombre du lit conjugal, répétait à voix basse :


    - Jure-moi que tu ne penses plus à Renée... Jure-moi que tu es heureux...
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