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« En temps de guerre, aucun de nous n’espère mourir dans un lit. » (p. 359)
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“On sait que l’être humain est complexe, multiple, divisé, à surprises, mais il faut un temps de guerre ou de grands bouleversements pour le voir. C’est le plus passionnant et le plus terrible spectacle [...]; le plus terrible parce que le plus vrai; on ne peut se flatter de connaître la mer sans l’avoir vue dans la tempête comme dans le calme. Celui-là seul connaît les hommes et les femmes qui les a observés en un temps comme celui-ci.”
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Par horline le 01/12/2008
Ceux qui l'entouraient, sa famille, ses amis, éveillaient en lui un sentiment de honte et de fureur. Il les avait vus sur la route ceux-là et leurs pareils, il se rappelait les voitures pleines d'officiers qui fuyaient avec leurs belles malles jaunes et leurs femmes peintes, les fonctionnaires qui abandonnaient leurs postes, les politiciens qui dans la panique semaient sur la route des pièces secrètes, les dossiers, les jeunes filles qui après avoir pleuré comme il convenait le jour de l'Armistice se consolaient à présent avec les allemands. "Et dire que personne ne le saura, qu'il y aura autour de ça une telle conspiration de mensonges que l'on en fera encore une page glorieuse de l'Histoire de France. On se battra sur les flancs pour trouver des actes de dévouement, d'héroïsme. Bon Dieu ! ce que j'ai vu, moi ! Les portes closes où l'on frappait en vain pour obtenir un verre d'eau, et ces réfugiés qui pillaient les maisons ; partout, de haut en bas, le désordre, la lâcheté, la vanité, l'ignorance ! Ah ! Nous sommes beaux !"
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Par horline le 01/12/2008
_ Nous oublions tout très vite, c'est à la fois notre faiblesse et notre force ! Nous avons oublié après 1918 que nous étions vainqueurs, c'est ce qui nos a perdus ; nous oublierons après 1940 que nous avons été battus, ce qui peut-être nous sauvera !
_ Pour nous autres, Allemands, ce qui est à la fois notre défaut national et notre plus grande qualité, c'est le manque de tact, autrement dit défaut d'imagination ; nous sommes incapables de nous mettre à la place d'autrui ; nous le blessons gratuitement ; nous nous faisons haïr, mais cela nous permet d'agir d'une manière inflexible et sans défaillance.
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le village attendait les allemands . Les uns , à l'idée de voir pour la première fois leurs vainqueurs , éprouvaient une honte désespérée, les autres de l'angoisse , mais beaucoup ne ressentaient qu'une curiosité effrayée comme à l'annonce d'un spectacle étonnant et nouveau (p 123)
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Par litolff le 31/10/2011
Les événements graves, heureux ou malheureux ne changent pas l'âme d'un homme mais ils la précisent, comme un coup de vent en balayant les feuilles mortes révèle la forme d'un arbre.
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Par horline le 01/12/2008
Pour soulever un poids si lourd
Sisyphe, il faudrait ton courage.
je ne manque pas de cœur à l'ouvrage
Mais le but est long et le temps est court.
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‘Les événements graves, heureux ou malheureux ne changent pas l’âme d’un homme mais ils la précisent, comme un coup de vent en balayant les feuilles mortes révèle la forme d’un arbre.”
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-mais enfin qu'est-ce qui te console alors??
-la certitude de ma liberté intérieure, dit-il après avoir réfléchi, ce bien précieux inaltérable, et qui ne dépend que de moi de perdre ou de conserver. Que les passions poussées à leur paroxysme comme elles le sont maintenant finissent par s'éteindre. En un mot, que les catastrophes passent et qu'il faut tâcher de ne pas passer avant elles, voilà tout. Donc d'abord vivre: primum vivere. Au jour le jour. Durer, attendre, espérer.
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Par line70 le 24/03/2011
- Mais enfin qu'est-ce qui te console alors ?
- La certitude de ma liberté intérieure, dit-il après avoir réfléchi, ce bien précieux inaltérable, et qu'il ne dépend que de moi de perdre ou de conserver. Que les passions poussées à leur paroxysme comme elles le sont maintenant finissent par s'éteindre. Que ce qui a eu un commencement aura une fin. En un mot, que les catastrophes passent et qu'il faut tâcher de ne pas passer avant elles, voilà tout. Donc d'abord vivre: Primum vivere. Au jour le jour. Durer, attendre, espérer.