AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Citations sur Suite française (109)

LiliGalipette
LiliGalipette21 novembre 2012
« En temps de guerre, aucun de nous n’espère mourir dans un lit. » (p. 359)
Commenter  J’apprécie          360
Jooh
Jooh23 juin 2015
Les bottes... Ce bruit de bottes... Cela passera. L'occupation finira. Ce sera la paix, la paix bénie. La guerre et le désastre de 1940 ne seront plus qu'un souvenir, une page d'histoire, des noms de batailles et de traités que les écoliers ânonneront dans les lycées, mais moi, aussi longtemps que je vivrai, je me rappellerai ce bruit sourd et régulier des bottes martelant le plancher.
Commenter  J’apprécie          330
Jooh
Jooh28 juin 2015
Il y avait toujours en eux une ardente volonté de bonheur; sans doute parce qu'ils s'étaient beaucoup aimés, ils avaient appris à vivre au jour le jour, à oublier volontairement le lendemain.
Commenter  J’apprécie          270
Jooh
Jooh21 juin 2015
Après tout, ces grandes migrations humaines semblaient commandées par des lois naturelles, songeait-il. Sans doute des déplacements périodiques considérables de masse étaient nécessaires aux peuples comme la transhumance l'est aux troupeaux. Il y trouvait un curieux réconfort. Ces gens autour de lui croyaient que le sort s'acharnait particulièrement sur eux, sur leur misérable génération; mais lui, il se souvenait que les exodes avaient eu lieu de tout temps.
Commenter  J’apprécie          250
Jooh
Jooh06 juillet 2015
Elles ne comprenaient donc rien ? La vie était shakespearienne, admirable et tragique, et elles la rabaissaient à plaisir. Un monde s'effondrait, n'était plus que décombres et ruines, mais elles ne changeaient pas. Créatures inférieures, elles n'avaient ni héroïsme ni grandeur, ni foi ni esprit de sacrifice. Elles ne savaient que rapetisser tout ce qu'elles touchaient, à leur mesure.
Commenter  J’apprécie          240
Jooh
Jooh05 juillet 2015
Le soleil traversait certaines d'entre elles [les fleurs] et révélait alors un entrelacs de petites veines délicates, visibles dans la blancheur des pétales et qui à la fragilité, à l'immatérialité de la fleur ajoutaient quelque chose de vivant, de presque humain dans le sens où ce mot humain signifie à la fois faiblesse et résistance; on comprenait comment le vent pouvait secouer ces ravissantes créatures sans les détruire, sans même les fripper;
Commenter  J’apprécie          240
Jooh
Jooh19 juin 2015
Les êtres passionnés sont simples, se dit-elle encore; elle le hait, et tout est dit. Heureux sont ceux qui peuvent aimer et haïr sans feinte, sans détour, sans nuance.
Commenter  J’apprécie          240
Jooh
Jooh04 juillet 2015
Qu'ils aillent où ils veulent; moi, je ferai ce que je voudrai. Je veux être libre. Je demande moins la liberté extérieure, celle de voyager, de quitter cette maison (quoique ce serait un bonheur inimaginable !), que d'être libre intérieurement, choisir ma direction à moi, m'y tenir, ne pas suivre l'essaim. Je hais cet esprit communautaire dont on nous rabat les oreilles. Les Allemands, les Français, les gaullistes s'entendent tous sur un point: il faut vivre, penser, aimer avec les autres, en fonction d'un État, d'un pays, d'un parti. Oh, mon Dieu ! je ne veux pas ! Je suis une pauvre femme inutile; je ne ne sais rien mais je veux être libre ! Des esclaves nous devenons, pensa-t-elle encore; la guerre nous envoie ici ou là, nous prive de bien-être, nous enlève le pain de la bouche; qu'on me laisse au moins le droit de juger mon destin, de me moquer de lui, de le braver, de lui échapper si je peux. Un esclave ? Cela vaut mieux qu'un chien qui se croit libre quand il trotte derrière son maître. Ils ne sont même pas conscients de leur esclavage, (...) et moi je leur ressemblerais si la pitié, la solidarité, "l'esprit de la ruche" me forçaient à repousser le bonheur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
Jooh
Jooh02 juillet 2015
Ils se disaient que la raison, le coeur lui-même pouvaient les faire ennemis, mais qu'il y avait un accord des sens que rien ne pourrait rompre, la muette complicité qui lie d'un commun désir l'homme amoureux et la femme consentante.
Commenter  J’apprécie          220
Jooh
Jooh30 juin 2015
Les bombes étaient tombées sur la gare et un peu plus loin sur la voie de chemin de fer. [...] Des femmes, prises de panique, jetaient leurs enfants comme des paquets encombrants et se sauvaient. D'autres saisissaient les leurs et les pressaient avec tant de force qu'elles paraissaient vouloir les faire rentrer de nouveau dans leurs flancs, comme si ce fût là le seul abri sûr.
Commenter  J’apprécie          220


    Acheter ce livre sur

    AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





    Quiz Voir plus

    Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

    Françoise Sagan : "Le miroir ***"

    brisé
    fendu
    égaré
    perdu

    20 questions
    1191 lecteurs ont répondu
    Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre