> claude Couffon (Traducteur)

ISBN : 2070317021
Éditeur : Editions Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
En 1928, Pablo Neruda est nommé consul à Colombo, Ceylan, puis à Singapour et Batavia. Accompagné de Kiria, sa fidèle mangouste, le poète chilien découvre les odeurs et les couleurs des rues asiatiques, les plaisirs et cauchemars de l'opium, la chasse à l'éléphant, le s... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par soukee, le 28 avril 2010

    soukee
    Je ne connaissais Pablo Neruda que pour sa poésie. Quelle surprise de découvrir ce texte en prose ! Extrait de ses mémoires - J'avoue que j'ai vécu - publiées de façon posthume, La solitude lumineuse relate les souvenirs de Neruda à l'époque où il était consul. Nommé à Colombo, à Ceylan, à Singapour puis à Batavia, il donne à voir dans ce court texte ses souvenirs.
    Quelle plume ! La prose de Neruda est d'une musicalité rare (et encore, je ne parle que de la traduction française). Ses phrases, imagées et empreintes de poésie, emmènent le lecteur dans ses pérégrinations. La solitude ressentie loin de son pays natal, le Chili, les rencontres qu'il a faites à travers ces pays, les personnes qui l'ont marqué, les événements dont il se souvient... Neruda invite son lecteur dans son voyage. Bien qu'il soit court, ce texte est d'une richesse en évasion vraiment appréciable.
    A ma lecture, je m'arrêtais quasiment à toutes les phrases pour m'imprégner de leur poésie et rêver un peu... Une lecture que je conseille à tous !

    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2010/04/27/17705390.html
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    • Livres 5.00/5
    Par saphoo, le 01 septembre 2010

    saphoo
    Pablo Neruda, j'aime sa poésie, sa plume, et ouvrir ce petit livre fut une fois encore un merveilleux voyage, une agréable lecture. J'ai retrouvé tout son charme chaleureux à nous conter ces passages de sa vie, sa solitude en terre étrangère, une certaine routine lassante à n'être qu'un fonctionnaire présent pour tamponner des caisses de thé en partance vers le Chili (quand on y pense, un si grand poète guinder dans la peau d'un fonctionnaire, il y a de quoi se morfondre dans cette solitude !) . Ce récit permet de soulever le voile sur ce passage de sa vie, on y apprend des faits sur sa poésie, ses amours, il fait partager son émerveillement à se plonger au
    la suite de mon billet étant entrecoupé de citations, je vous invite à le lire en intégralité sur le blog , merci

    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com/archives/2010/09/01/18948558.h..
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    • Livres 4.00/5
    Par steppe, le 11 octobre 2010

    steppe
    Voyage onirique sur les traces de Pablo Neruda... Émouvant
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Citations et extraits

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  • Par saphoo, le 01 septembre 2010

    Je voulus voir dans la phrase musicale le récit magique de Proust et empruntai les ailes de la musique ou fut enlevé par elles. La phrase s’enveloppe dans la gravité de l’ombre t se fait plus rauque pour aggraver et amplifier son agonie. Elle semble construire son angoisse à la manière d’une structure gothique, que les volutes répètent portées par le rythme qui élève sans interruption la même flèche.

    L’élément né de la douleur cherche une issue triomphante qui ne renie pas dans l’essor son origine bouleversée par la tristesse. […] L’intimité obscure du piano provoque de temps à autre l’éclosion serpentine, jusqu’au moment où l’amour et la douleur s’enlacent pour la victoire agonisante.”
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  • Par soukee, le 28 avril 2010

    Un peu plus loin, dans une autre cage, allait et venait une panthère noire, encore pleine de l'odeur de sa forêt natale. C'était un étrange fragment de nuit étoilée, une bande magnétique qui s'agitait sans arrêt, un volcan noir et élastique qui voulait raser le monde, une dynamo de force pure qui ondulait ; et deux yeux jaunes, précis comme des poignards, et qui interrogeaient de tout feu car ils ne comprenaient ni la prison ni le genre humain.
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  • Par soukee, le 28 avril 2010

    Partout les statues de Bouddha, de Lord Bouddha... Les statues sévères, verticales, vermoulues, avec une dorure qui leur communique un éclat animal et un écaillement extérieur qui donne à croire que l'air les détériore.
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  • Par soukee, le 28 avril 2010

    Et il en émane une odeur non de pièce morte, non de sacristie et de toiles d'araignée, mais d'espace végétal, de rafales qui retombent soudain en ouragan de plumes, de feuilles, de pollen de la forêt sans fin...
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  • Par saphoo, le 01 septembre 2010

    “ Je décidais alors que Brampy, mon boy cingalais, m’accompagnerait. C’était une dépense de millionnaire et aussi une folie car nous allions vers des pays _ Malaisie, Indonésie _ dont Brampy ignorait totalement la langue. Mais la mangouste pourrait voyager incognito dans le capharnaüm du pont, dissimulée dans un panier. Brampy la connaissait aussi bien que moi. Restait la douane, mais l’astucieux Brampy se chargerait de l’abuser. Et c’est ainsi, avec tristesse, joie et mangouste, que nous quittâmes l’île de Ceylan pour voyager vers un autre monde inconnu. “
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Poema 5 - Para que tú me oigas... poema de Pablo Neruda musicado por Vicente Monera www.musicaypoemas.com POUR QUE TU M'ENTENDES Pour que tu m'entendes mes mots parfois s'amenuisent comme la trace des mouettes sur la plage. Collier, grelot ivre pour le raisin de tes mains douces. Mes mots je les regarde et je les vois lointains. Ils sont à toi bien plus qu'à moi. Sur ma vieille douleur ils grimpent comme un lierre. Ils grimpent sur les murs humides. Et de ce jeu sanglant tu es seule coupable. Ils sont en train de fuir de mon repaire obscur. Et toi tu emplis tout, par toi tout est empli. C'est eux qui ont peuplé le vide où tu t'installes, ma tristesse est à eux plus qu'à toi familière. Ils diront donc ici ce que je veux te dire, et entends-les comme je veux que tu m'entendes. Habituel, un vent angoissé les traîne encore et parfois l'ouragan des songes les renverse. Tu entends d'autres voix dans ma voix de douleur. Pleurs de lèvres anciennes, sang de vieilles suppliques. Ma compagne, aime-moi. Demeure là. Suis-moi. Ma compagne, suis-moi, sur la vague d'angoisse. Pourtant mes mots prennent couleur de ton amour. Et toi tu emplis tout, par toi tout est empli. Je fais de tous ces mots un collier infini pour ta main blanche et douce ainsi que les raisins;











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