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ISBN : 2070458652
Éditeur : Gallimard (2014)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 271 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Oslo, novembre 2004, la première neige tombe sur la ville. Dans le jardin des Becker, un bonhomme de neige fait irruption, comme sorti de nulle part. Le jeune fils remarque qu'il est tourné vers la maison et que ses grands yeux noirs regardent fixement leurs fenêtres. D... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Marple, le 29 avril 2013

    Marple
    Bien que tout aussi barré, Le Bonhomme de neige est beaucoup plus séduisant que L'homme chauve-souris ! Si on retrouve bien Harry Hole, son talent d'enquêteur et ses intuitions alcoolisées, l'intrigue est nettement plus rythmée et passionnante, et les personnages plus crédibles (encore que... si, je crois vraiment).
    L'histoire ? des mères de famille apparemment sans histoires disparaissent mystérieusement dans toute la Norvège, le jour de la première neige, le seul témoin de la scène étant à chaque fois un bonhomme de neige. Harry et sa drôle d'équipe de fêlés se retrouvent donc à traquer Le Bonhomme de neige à coup d'analyses scientifiques et d'interrogatoires classiques, mais aussi dans un show télévisé, un hall de curling ou au sein même de la police... Beaucoup de fausses pistes donc, d'autant que notre héros lutte constamment contre son vieil ami Jim Beam et l'ex-femme de sa vie Rakel...
    Les premières pages sont hyper efficaces et nous plongent immédiatement dans le bain (ou la neige, en l'occurrence). Alors on lit aussi vite qu'on peut. Mais, comme Jo Nesbo nous balade dans toutes les directions pendant plus de 500 pages, semant des indices vrais ou trompeurs à tout va comme les cailloux du petit poucet, on a bien le temps d'hésiter entre tous les coupables potentiels... Et ça, c'est vraiment un coup de maître à mes yeux. Bref, je vous recommande ce très bon cru norvégien !
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 22 mai 2012

    Woland
    Snømannen
    Traduction : Alex Fouillet

    Attirée par la quatrième de couverture, j'ai fait avec ce livre ce que je ne fais jamais - ou presque jamais - j'ai entamé une série par l'un de ses derniers opus parus, en l'espèce l'avant-dernier. J'ai donc découvert un univers solidement planté dans la neige norvégienne et aussi singulièrement bien charpenté, à savoir : un inspecteur toujours prêt à jouer au franc-tireur, alcoolique, hanté par le souvenir de trop de morts non résolues (Harry Hole), sa petite amie qui l'a quitté parce que, comme la majeure partie des compagnes de policiers, légitimes ou non, en tous cas dans la fiction, elle ne supportait plus de voir Harry ne jamais "décrocher" de son travail (Rakel), le fils adolescent de Rakel (Oleg), qui voue un véritable culte à Harry, un inspecteur adjoint à la limite de la beaufitude (Magnus Skarre), un technicien des services scientifiques fan de la culture américaine des années cinquante (Bjørn Holm), un supérieur hiérarchique d'une rare ouverture d'esprit (Gunnar Hagen) sans oublier les figures secondaires des services de Police.
    Si l'on s'en tient à la seule intrigue policière, il n'est évidemment pas nécessaire d'avoir lu les livres précédents pour en suivre les méandres - et ils sont nombreux ! Mais pour ceux qui veulent à tous prix de l'action dès le début, ceux qui, comme ils aiment à le clamer haut et fort, n'aiment pas "les longueurs" (enfin, ce qu'ils prennent pour des longueurs parce qu'ils n'analysent pas la démarche de l'auteur) et ceux qui, de façon générale, n'apprécient pas les personnages de flics complexes, mieux vaudrait, à mon avis, commencer par "L'Homme chauve-souris", premier volume des aventures de Harry Hole. Pour voir comment tout s'y installe peu à peu : ambiance, décor, personnages, leurs tics, leurs défauts, leurs qualités, et surtout pour vérifier si ça accroche ou pas. Mais qu'ils passent au large de ce "Bonhomme de Neige" qu'ils risquent de trouver tout ce qu'il n'est pas : lent, poussif et piloté par un héros bizarroïde ayant une tendance certaine aux états d'âme.
    Tous les autres, les dingues de la complexité, les amoureux des flics atypiques, les amateurs de tueurs en série fictifs plus portés sur l'intellect que ne le sont en général leurs homologues américains (dans le style des romans de Richard Montanari, par exemple, vite lus, vite oubliés), il vous faut lire Jo Nesbø. Vous pouvez commencer par son "Bonhomme de Neige" si, comme ce fut le cas pour moi, le thème choisi - la disparition de mères de famille lorsque tombe la première neige à Oslo et l'édification de curieux bonshommes de neige dans leurs jardins respectifs - vous séduit particulièrement. Comme vous pouvez choisir "L'Homme chauve-souris" et respecter l'ordre de sortie des livres. Non, répétons-le, parce que les intrigues sont liées entre elles d'un livre à l'autre mais pour le plaisir et l'intérêt qu'éprouve tout amateur de bons romans - polars ou pas - quand il sait qu'il a découvert un auteur de qualité, capable de créer un univers original autour de thèmes pourtant ressassés, et de le lui faire partager.
    Pour ceux qui tenteront "Le Bonhomme de neige" sans passer par "L'Homme chauve-souris", sachez que vous y retrouverez cette lenteur propre aux polars scandinaves et qui n'est pas, à proprement parler, de la lenteur mais la nécessité de prendre son temps, nécessité plus impérieuse sans doute en un monde où l'hiver est si long et le froid si pesant. Fidèle à la règle du bon écrivain de polars, Nesbø essaime çà et là quelques petits cailloux pour que nous suivions la piste. Mais il est roublard - son Bonhomme de Neige aussi - et il arrive qu'on suive les mauvais cailloux, ceux qui ne débouchent sur rien ou sur un mensonge. Pourtant, dans les trente premières pages du roman, un détail est fourni qui, si le lecteur le relie correctement à la grande scène du début, livre en fait l'identité du criminel ...
    Oui mais voilà : on s'interroge beaucoup sur cette grande scène et, du coup, on n'a pas le raisonnement si aiguisé qu'on le voudrait ...
    En tous cas, lisez "Le Bonhomme de neige" et courez découvrir le reste de l'oeuvre de Jo Nesbø. Je suis sûre et certaine que ça vaut le déplacement. D'ailleurs, j'y vais, moi, de ce pas. ;o)
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    • Livres 3.00/5
    Par Eskalion, le 15 décembre 2010

    Eskalion
    Personnage récurrent de Jo Nesbo (un auteur norvégien qui à l'ombre des stars nordiques creuse patiemment mais sûrement son sillon dans l'univers du polar et du roman noir scandinave) Harry Hole est un inspecteur baroudeur que nous retrouvons pour sa septième enquête. S'il n'est pas nécessaire d'avoir lu les précédentes aventures de ce personnage si particulier pour bien comprendre ce nouvel opus, on peut cependant en recommander la lecture pour bien en saisir l'évolution psychologique au fil du temps.
    Dans une Norvège qui avec les premiers flocons de neige, s'engourdit lentement de l'hiver, une femme disparait, laissant derrière elle un mari et son jeune fils. Aucune trace, aucun indice. Sauf ce bonhomme de neige, surgit de nulle part, et qui regarde fixement la maison de la disparue.
    L'inspecteur en chef Harry Hole , gentiment raillé par ses collègues pour voir systématiquement un tueur en série derrière chaque affaire qu'il a en charge, et ce depuis qu'il a effectué un stage sur le sujet aux USA, a semble-t-il des raisons d'être inquiet .
    Et lorsque, quelques temps plus tard, une autre mère de famille disparait, le doute n'est plus permis. Pire, cette fois ci la tête décapitée de la victime est retrouvée sur le buste d'un nouveau bonhomme de neige. Hole se voit confirmé dans son appréhension initiale, et il a maintenant la confirmation que la lettre anonyme qu'il avait reçue il y a peu, n'était pas l'œuvre d'un illuminé bluffeur, mais bien celle d'un être malfaisant qui annonçait bien clairement la couleur :
    « La première neige ne tardera pas. Et il ressurgira alors. Le Bonhomme de neige. Et quand la neige aura disparu, il aura de nouveau pris quelqu'un …/… »
    A la tête de son équipe celui-ci va organiser la traque. Il recevra le renfort opportun d'une nouvelle collègue, venue de Bergen à Oslo, Katherine Bratt, une femme à l'esprit vif, déterminée, et efficace, mais aussi une femme qui se livre peu. Celle ci ne tardera pas à devenir la coéquipière de Hole. Grâce à elle, l'équipe d'enquêteurs va découvrir que le nombre de disparitions de femmes mariées et mères de famille, est anormalement élevé depuis une vingtaine d'années en Norvège, et que certaines disparitions sont certainement liées à l'affaire en cours à Oslo.
    A partir de minces éléments de départ, Harry Hole va progressivement remonter les fils d'une trame qui s'esquisse au fur et à mesure, à force de patience et de recoupements méticuleux. Malheureusement pour lui, ce qui semble accessible devient vite insaisissable, et les apparences sont parfois trompeuses, même pour le plus endurcit des flics d'Oslo.
    Difficile pour cet inspecteur fatigué, fin limier mais piètre pilote de sa propre existence, de se maintenir à flot et de résister à ses vieux démons, pour mener à bien son enquête.
    Difficile de démêler les fils de sa vie, encore empêtrés dans une relation avec son ex, qu'il a du mal à classer dans la rubrique « histoires anciennes ».
    Mais finalement, boire l'aide à réfléchir, à garder ou retrouver ses valeurs, et au final à rester vivant. « …Ils avaient peut être eu quelques réponses, mais pas toutes. Jamais toutes. Comme celle visant à déterminer si la folie et la méchanceté sont deux choses distinctes, ou si c'est seulement nous qui avons décidé qu'à partir du moment où nous ne comprenons plus les motifs de la destruction, nous appelons cela de la folie. Nous sommes capables de comprendre que des gens doivent lâcher une bombe atomique sur une ville peuplées d'innocents, mais pas que d'autres doivent éventrer des prostituées qui répandent la maladie et la décadence morale dans les bas quartiers de Londres. En conséquence de quoi nous donnons au premier cas le nom de réalisme et au second celui de folie. »
    Comment rebondir quand ce qui était résolu ne l'est pas, quand la vérité peut fondre comme de la neige et glisser entre les doigts ? Il faudra bien toute la perspicacité d'Harry Hole pour venir à bout de ce palais des glaces dans lequel lui et son équipe déambulent à la recherche de la bonne issue.
    Certains trouveront peut être que ce roman est un peu long à démarrer. Sans doute contient-il quelques longueurs au début. A vrai dire, arrivé à la moitié du roman je me suis surpris à un soupir d'impatience, à cause du rythme , à cause du fait que j'étais sûr de mon coupable (prétentieux que j'étais à vouloir endosser le costume d'enquêteur !). Mal m'en a pris ! Car je suis tombé systématiquement dans les chausse-trappes mis en place par l'auteur.
    Ce roman c'est un peu comme un toboggan. On gravit d'abord lentement les barreaux de l'échelle. C'est le temps où l'histoire se met en place, où le décor est planté et l'atmosphère délivrée. Puis on s'assoit en haut du toboggan, on croit que l'on a fait le plus dur, que l'on tient le coupable. Alors vient la descente, de plus en plus rapide. C'est l'histoire qui s'emballe ! Puis surviennent les virages du toboggan, on file à droite vers un autre coupable, avant de virer brutalement vers un autre possible. On est enfin pris dans l'ivresse de la lecture. On respire à pleins poumons cette histoire et on se réjouit de la sensation d'être baladé par un auteur qui maîtrise parfaitement son art ! Et on glisse, on dévore les pages, on s'impatiente à nouveau, de plaisir cette fois, pour enfin savoir ! L'auteur nous plonge la tête dans la neige et nous empêche de reprendre notre souffle jusqu'à la sortie finale de cette histoire glaçante.
    Jo Nesbo est un artisan de l'écriture. En quelque mot il accouche d'une atmosphère. Il transforme un personnage adoré des enfants et symbole de joie et d'innocence, Le Bonhomme de neige, en un totem maléfique qui donne froid dans le dos, et nous angoisse jusque dans nos pensées.
    La structure narrative est complexe mais la partition est parfaitement jouée. Et Jo Nesbo ne s'attache pas uniquement à l'intrigue, mais également à ses personnages, dont il ciselle les portraits psychologiques avec la précision d'un orfèvre.
    Je ne rajouterai pas ma louche au discours ambiant qui depuis des mois encense les auteurs nordiques (alors qu'il suffit de tourner la tête vers des pays voisins ou plus lointains, voire de regarder chez nous, pour s'apercevoir que la même vigueur et la même richesse d'écriture existe ailleurs qu'en Scandinavie) .Leur talent est indéniable. Mais si j'aime des auteurs comme Larsen, läckberg, Eriksson et plus récemment Kepler, j'avoue que Jo Nasbo a ma préférence.

    Lien : http://passion-polar.over-blog.com/
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  • Par Thyuig, le 15 septembre 2013

    Thyuig
    Oui, et ?
    Je ne comprends pas ce livre par lequel j'aborde pour la première fois Nesbo. Qu'est-ce que l'auteur cherche à nous dire ? Quel est son propos ?
    Harry Hole suit les traces d'un prétendu serial killer, le premier du genre en Norvège qui jusqu'à là n'en a jamais connu.
    Qu'est-ce qu'on s'ennuie... le style est lourd et ampoulé, l'action ne progresse qu'à condition de larges tartines d'élucubrations soporifiques qui n'aident même pas à compléter un profil psychologique de flic déjà éprouvé trois cent quatre vingt dix neuf fois. Horripilant et usant.
    C'est rare quand je l'exprime mais ce livre n'apporte rien. Il ne me renseigne pas sur la Norvège, ne me donne pas envie d'y voyager, Nesbo se sert de son pays comme d'une coquille vide dans laquelle il espère faire tenir tous les clichés possibles du thriller contemporain.
    C'est affligeant et même pas maîtrisé, ou alors simplement dans les grandes lignes d'un scénario dont le but ultime ne semble être que l'égarement du lecteur en phrases inconnues, en non-sens, en élucubrations et clichés de la taille des éléphants d'Afrique. or l'éléphant norvégien se repère assez facilement, qu'il neige ou pas.
    Je pensais trouver en Nesbo un Indridason norvégien, ben tiens, le grand islandais peut régner encore un moment, la relève a coulé avant même d'avoir mis les drakkars à l'eau. le polar nordique est sauf, bien au sec sur son île islandaise.
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    • Livres 4.00/5
    Par Athouni, le 22 juillet 2013

    Athouni
    Première rencontre avec Harry Hole et, coup de bol, il n'est plus alcoolique ! C'est que ça me fatigue un peu, cette image du flic alcoolique revenu de tout, résolvant les affaires les plus compliquées tout en se noyant dans une vie dissolue. Dans "Le Bonhomme de neige", la vie de l'inspecteur est certes en vrac mais au moins le cliché n'est pas parfait.
    Ce polar m'a semblé très bien mené. Un peu transparent par endroit mais dans l'ensemble l'intrigue se tient bien et le suspens est au rendez-vous. Comme c'est mon attente principale quand je lis un polar, je suis satisfait. le petit plus qui va bien tient à la construction non linéaire du récit et à l'orchestration astucieuse et bien sentie entre flashback et la révélation de l'identité du bonhomme de neige.
    Un bonne lecture récréative en somme. Efficace.
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Citations et extraits

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  • Par Marple, le 28 avril 2013

    Il croyait à la chance. Pas celle avec laquelle on naissait, mais la chance systématique que l'on acquérait à force de travail acharné et en tissant un filet si fin que les hasards allaient tôt ou tard dans votre sens.

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  • Par Sachenka, le 28 septembre 2013

    - Les bonnes histoires ne traitent jamais du succès commun, mais des pertes spectaculaires, avait déclaré Stop. Même si Roald Amundsen a gagné la course au pôle Sud, c'est Robert Scott dont se souvient le monde hors Norvège. On ne se rappelle aucune des batailles remportées par Napoléon, sauf de Waterloo. La fierté nationaliste serbe s'est construite sur la bataille contre les Trucs, à Kosovo Polje, en 1389, une bataille que les Serbes ont perdue dans les grandes largeurs. Et regardez Jésus! Le symbole de l'homme, dont on prétend qu'il atriomphé de la mort, devrait être l'homme hors du tombeau, les bras en l'air. Au lieu de cela, les chrétiens ont toujours préféré la défaite spectaculaire : au moment où il est sur la croix et menace d'abandonner. Ce sont toujours les histoires de défaites qui nous touchent le plus.
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  • Par toto, le 22 mai 2010

    -Je veux que tu manges de la neige, jusqu'à ce que tu te pisses dessus." La silhouette s'était placée légèrement hors du champ d'action que le câble d'acier accordait à Sylvia. Elle pencha la tête sur le côté et l'observa. "Jusqu'à ce que ton ventre soit si refroidi et plein qu'il ne parvienne plus à faire fondre la neige. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que de la glace en toi. Que tu sois devenue ce que tu es réellement. quelque chose qui ne ressent rien."
    Le cerveau de Sylvia percevait les mots, mais ne réussissait pas à en assimiler la signification. "Jamais!" cria-t-elle.
    Un son lui parvint de la silhouette, un son qui se fondit dans le clapotis du ruisseau.
    "Vas-y, crie, ma chère Sylvia. Parce que plus personne ne t'entendra. Jamais."
    Sylvia vit que ça tenait quelque chose. Qui s'alluma. Le noeud coulant dessinait les contours d'une goutte rougeoyante sur le fond obscur. L'objet cracha et fuma lorsqu'il rentra en contact avec la surface.
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  • Par Woland, le 22 mai 2012

    [...] ... Hormis les empreintes de pas, nous n'avons pas trouvé de traces du coupable sur ce que nous considérons comme le lieu du crime," conclut Magnus Skarre. "Ce qui est plus dur à comprendre, c'est que nous n'avons pas trouvé trace du cadavre non plus. Il a quand même décapité cette femme, ça aurait dû laisser tout un tas d'indices. Mais il n'y avait rien là-bas. Les clébards ne réagissent même pas ! C'est un mystère.

    - Il l'a tuée et décapitée dans le ruisseau," expliqua Katrine [= une nouvelle inspectrice]. "Sa piste à elle disparaît plus en amont, n'est-ce pas ? Elle a couru dans l'eau pour ne pas laisser de traces, mais il l'a rattrapée.

    - De quoi s'est-il servi ?" voulut savoir Harry.

    - "D'une hache ou d'une scie. Quoi d'autre ?

    - Et les brûlures autour de la zone de coupure ?"

    Katrine regarda Skarre et tous deux haussèrent les épaules.

    - "OK. Holm, vérifie," décida Harry. "Et ensuite ?

    - Ensuite, il l'a sans doute portée dans le ruisseau pour redescendre jusqu'à la route," suggéra Skarre. Il avait dormi deux heures, et mis son pull à l'envers, mais personne n'avait eu le coeur de le lui faire remarquer. "Je dis sans doute ça parce que nous n'avons strictement rien retrouvé là-bas non plus. Et nous aurions dû trouver quelque chose. ... [...]
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  • Par Woland, le 22 mai 2012

    [...] ... Arrivé dans le tambour [= du vestibule], il glissa les pieds dans une paire de chaussures de papa, enfila une doudoune par-dessus son pyjama et sortit. Maman avait dit que la neige disparaîtrait demain, mais il faisait encore froid et un vent léger chuchotait et murmurait dans le chêne près du portail. Il n'y avait guère que cent mètres pour arriver chez les Bendiksen et heureusement, deux réverbères jalonnaient le trajet. Elle devait être là-bas. Il jeta un coup d'oeil à droite et à gauche pour s'assurer qu'il n'y avait personne pour l'intercepter. C'est alors qu'il aperçut le bonhomme de neige. Il était toujours immobile, tourné vers la maison, baignant dans la froide clarté lunaire. Pourtant, il y avait quelque chose de différent chez lui, de presque humain, de familier. Jonas regarda la maison des Bendiksen. Il prit la décision de courir. Mais ne le fit pas. Il resta sur place, en sentant le vent prudent et glacial le transpercer. Il se tourna de nouveau lentement vers le bonhomme de neige. Car il venait de comprendre ce que c'était, ce qui avait rendu le bonhomme de neige si familier. On lui avait mis une écharpe. Une écharpe rose. Celle que Jonas avait offerte à maman pour Noël. ... [...]
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