Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Alexis Fouillet (Traducteur)

ISBN : 2070786412
Éditeur : Gallimard (2008)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 328 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Oslo, novembre 2004, la première neige tombe sur la ville. Dans le jardin des Becker, un bonhomme de neige fait irruption, comme sorti de nulle part. Le jeune fils remarque qu'il est tourné vers la maison et que ses grands yeux noirs regardent fixement leurs fenêtres. D... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (52)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par andman, le 22 novembre 2014

    andman
    Dans ce septième opus de la série policière commencée en 1997, l’écrivain Jo Nesbø n’y va pas de main morte avec son héros.
    En ce premier mardi de novembre, alors que tourbillonnent dans le ciel de la capitale norvégienne les premiers flocons de neige, Harry Hole se réveille en petite forme.
    Fraîchement séparé de sa compagne Rakel, seul dans un appartement où règne une odeur de moisissure, abstinent malgré une bouteille de Jim Beam cachée sous l’évier, l’inspecteur principal de la Brigade criminelle d’Oslo semble accuser le contrecoup de sa dernière enquête mouvementée.

    Vingt jours plus tard, les aspergillus sont en voie de disparition mais la bouteille de bourbon est vide et la main droite d’Harry compte seulement quatre doigts : “Le bonhomme de neige” est passé par là.
    Le premier tueur en série répertorié en Norvège a sévi par le passé à Bergen et s'en prend maintenant aux jeunes mères de famille d'Oslo. La cruauté de ce psychopathe sanguinaire et machiavélique n’a d’égal que son sens de la mise en scène macabre.
    Point de trolls ni d’elfes dans ce policier scandinave aux rebondissements incessants mais d’horribles bonshommes de neige qui glaceront d’effroi les lecteurs les plus endurcis. Heureusement, l’inspecteur Harry Hole est lui aussi pas mal givré !
    Musicien à ses heures, Jo Nesbø laisse une fois encore résonner sa longue mélodie oppressante, exempte de la moindre fausse note.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          4 75         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Marple, le 29 avril 2013

    Marple
    Bien que tout aussi barré, Le Bonhomme de neige est beaucoup plus séduisant que L'homme chauve-souris ! Si on retrouve bien Harry Hole, son talent d'enquêteur et ses intuitions alcoolisées, l'intrigue est nettement plus rythmée et passionnante, et les personnages plus crédibles (encore que... si, je crois vraiment).
    L'histoire ? des mères de famille apparemment sans histoires disparaissent mystérieusement dans toute la Norvège, le jour de la première neige, le seul témoin de la scène étant à chaque fois un bonhomme de neige. Harry et sa drôle d'équipe de fêlés se retrouvent donc à traquer Le Bonhomme de neige à coup d'analyses scientifiques et d'interrogatoires classiques, mais aussi dans un show télévisé, un hall de curling ou au sein même de la police... Beaucoup de fausses pistes donc, d'autant que notre héros lutte constamment contre son vieil ami Jim Beam et l'ex-femme de sa vie Rakel...
    Les premières pages sont hyper efficaces et nous plongent immédiatement dans le bain (ou la neige, en l'occurrence). Alors on lit aussi vite qu'on peut. Mais, comme Jo Nesbo nous balade dans toutes les directions pendant plus de 500 pages, semant des indices vrais ou trompeurs à tout va comme les cailloux du petit poucet, on a bien le temps d'hésiter entre tous les coupables potentiels... Et ça, c'est vraiment un coup de maître à mes yeux. Bref, je vous recommande ce très bon cru norvégien !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 39         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 22 mai 2012

    Woland
    Snømannen
    Traduction : Alex Fouillet

    Attirée par la quatrième de couverture, j'ai fait avec ce livre ce que je ne fais jamais - ou presque jamais - j'ai entamé une série par l'un de ses derniers opus parus, en l'espèce l'avant-dernier. J'ai donc découvert un univers solidement planté dans la neige norvégienne et aussi singulièrement bien charpenté, à savoir : un inspecteur toujours prêt à jouer au franc-tireur, alcoolique, hanté par le souvenir de trop de morts non résolues (Harry Hole), sa petite amie qui l'a quitté parce que, comme la majeure partie des compagnes de policiers, légitimes ou non, en tous cas dans la fiction, elle ne supportait plus de voir Harry ne jamais "décrocher" de son travail (Rakel), le fils adolescent de Rakel (Oleg), qui voue un véritable culte à Harry, un inspecteur adjoint à la limite de la beaufitude (Magnus Skarre), un technicien des services scientifiques fan de la culture américaine des années cinquante (Bjørn Holm), un supérieur hiérarchique d'une rare ouverture d'esprit (Gunnar Hagen) sans oublier les figures secondaires des services de Police.
    Si l'on s'en tient à la seule intrigue policière, il n'est évidemment pas nécessaire d'avoir lu les livres précédents pour en suivre les méandres - et ils sont nombreux ! Mais pour ceux qui veulent à tous prix de l'action dès le début, ceux qui, comme ils aiment à le clamer haut et fort, n'aiment pas "les longueurs" (enfin, ce qu'ils prennent pour des longueurs parce qu'ils n'analysent pas la démarche de l'auteur) et ceux qui, de façon générale, n'apprécient pas les personnages de flics complexes, mieux vaudrait, à mon avis, commencer par "L'Homme chauve-souris", premier volume des aventures de Harry Hole. Pour voir comment tout s'y installe peu à peu : ambiance, décor, personnages, leurs tics, leurs défauts, leurs qualités, et surtout pour vérifier si ça accroche ou pas. Mais qu'ils passent au large de ce "Bonhomme de Neige" qu'ils risquent de trouver tout ce qu'il n'est pas : lent, poussif et piloté par un héros bizarroïde ayant une tendance certaine aux états d'âme.
    Tous les autres, les dingues de la complexité, les amoureux des flics atypiques, les amateurs de tueurs en série fictifs plus portés sur l'intellect que ne le sont en général leurs homologues américains (dans le style des romans de Richard Montanari, par exemple, vite lus, vite oubliés), il vous faut lire Jo Nesbø. Vous pouvez commencer par son "Bonhomme de Neige" si, comme ce fut le cas pour moi, le thème choisi - la disparition de mères de famille lorsque tombe la première neige à Oslo et l'édification de curieux bonshommes de neige dans leurs jardins respectifs - vous séduit particulièrement. Comme vous pouvez choisir "L'Homme chauve-souris" et respecter l'ordre de sortie des livres. Non, répétons-le, parce que les intrigues sont liées entre elles d'un livre à l'autre mais pour le plaisir et l'intérêt qu'éprouve tout amateur de bons romans - polars ou pas - quand il sait qu'il a découvert un auteur de qualité, capable de créer un univers original autour de thèmes pourtant ressassés, et de le lui faire partager.
    Pour ceux qui tenteront "Le Bonhomme de neige" sans passer par "L'Homme chauve-souris", sachez que vous y retrouverez cette lenteur propre aux polars scandinaves et qui n'est pas, à proprement parler, de la lenteur mais la nécessité de prendre son temps, nécessité plus impérieuse sans doute en un monde où l'hiver est si long et le froid si pesant. Fidèle à la règle du bon écrivain de polars, Nesbø essaime çà et là quelques petits cailloux pour que nous suivions la piste. Mais il est roublard - son Bonhomme de Neige aussi - et il arrive qu'on suive les mauvais cailloux, ceux qui ne débouchent sur rien ou sur un mensonge. Pourtant, dans les trente premières pages du roman, un détail est fourni qui, si le lecteur le relie correctement à la grande scène du début, livre en fait l'identité du criminel ...
    Oui mais voilà : on s'interroge beaucoup sur cette grande scène et, du coup, on n'a pas le raisonnement si aiguisé qu'on le voudrait ...
    En tous cas, lisez "Le Bonhomme de neige" et courez découvrir le reste de l'oeuvre de Jo Nesbø. Je suis sûre et certaine que ça vaut le déplacement. D'ailleurs, j'y vais, moi, de ce pas. ;o)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la critique

    • Livres 1.00/5
    Par manue14, le 05 avril 2015

    manue14
    La première partie de ce livre m’a semblé un vrai défi. Je ne suis pas arrivée à entrer dans l’histoire.
    Jo Nesbø alterne les points de vue, je trouve cette idée bonne mais il y a tout de même une barrière que j’ai ressentie entre les personnages et le lecteur.
    L’auteur met aussi des retours en arrière avec toujours un unique point commun. Il déstabilise complètement le lecteur et quand on se rend compte de ce point commun on ne peut qu’avoir froid dans le dos.
    Les personnages sont parfois un peu froids et je trouve qu’ils manquent de personnalité. Il n’y en a qu’un, le personnage principal, qui ressort un peu plus que les autres, mais il n’a pas une personnalité très marquée.
    J’ai bien aimé le fait que les enquêteurs cherchent un point commun entre les victimes mais j’ai trouvé l’enquête un peu molle pour l’instant, il y a des disparues mais les personnages n'agissent pas et j’ai eu l’impression de vivre une histoire auquel on aurait appuyé sur la touche ralentie. C’est peut-être fort et méchant mais c’est vraiment ce que j’ai ressenti. Je n’avais qu’une envie, celle de dire aux personnages d'agir avant qu’il n’y ait d’autres victimes…
    La fin de cette première partie est intéressante, il y a du suspense et on a envie de savoir ce que Jo Nesbø nous réserve pour la suite.
    La deuxième partie nous fait petit à petit entrer dans l’histoire et cette partie devient plus intéressante.
    Pour autant les personnages me semblent toujours un peu fades et manquent de vie et de caractère…
    Ce qui m’a un peu déstabilisé ce sont les noms des lieux ou certains noms des personnages typiques de la Norvège, on ne sait pas vraiment comment les prononcer, où les rues se trouvent dans la ville et personnellement je me suis parfois mélangée dans les noms des personnages.
    Jo Nesbø nous plonge dans une enquête qui est assez originale je trouve mais qui me semble encore trop plate. J’ai parfois eu envie de secouer les personnages parce qu’ils ne réagissent pas assez ou du moins trop lentement…
    Dans la troisième partie, Jo Nesbø poursuit son histoire et lance les personnages sur de fausses pistes. Ce qui est dommage c’est que les fausses pistes sont assez vite résolues, les personnages ne réfléchissent presque pas et trouvent tout de suite ce qui dérange dans les scènes de crimes… J’ai un peu eu l’impression d’assister à certaines scènes de la série "Les Experts" où les personnages trouvaient directement le petit indice qui résolvait l’enquête et qui menait assez rapidement (peut-être trop vite d’ailleurs) au coupable.
    Certaines descriptions sont assez bonnes mais j’ai trouvé que la plupart n’étaient pas approfondies, du moins pas assez à mon goût.
    Ce qui m’a un peu gênée aussi c’est le fait qu’il y ait un peu trop de personnages et peu de rappels concernant leur rôle ou leur lien avec d’autres personnages. Du coup à moins d’avoir une très bonne mémoire des prénoms à consonance des pays nordiques on peut facilement se tromper d’un personnage par rapport à un autre…
    Ce qui est dommage c’est qu’il n’y a pas vraiment de suspense à la fin de cette partie.
    La quatrième et avant dernière partie est assez intéressante.
    Jo Nesbø continue avec des personnages un peu mous et personnellement avec peu de descriptions mais ce que j’ai beaucoup aimé c’est qu’il nous mène sur de fausses pistes. On croit vraiment que le meurtrier a été arrêté mais non, c’est tout le contraire.
    J’ai beaucoup aimé ce jeu des personnages, cette envie de surprendre. Je me suis alors dit que ce livre n’avait pas que des défauts. En effet jusqu’à cette avant dernière partie à part le sujet des bonhommes de neige je trouve l’histoire un peu fade mais là l’auteur est arrivé à me surprendre.
    Ce qui est dommage c’est que les personnages ne soient pas plus vivants, plus actifs. J’ai l’impression qu’ils avancent au ralenti c’est dommage d’avoir cette sensation quand on lit un livre de polar.
    Ce qui m’a aussi un peu déstabilisé c’est qu’il n’y a pas de rappel pour certains personnages, seuls les noms sont donnés et j’avoue ne pas arriver à me souvenir de tous ces noms parfois bien compliqués…
    La fin de cette partie nous laisse sans voix mais aussi avec beaucoup de mystère c’est donc une dernière partie attendue avec beaucoup d’impatience.
    La dernière partie est pour moi la meilleure, la plus intéressante aussi. Les idées sont bonnes, s’enchaînent bien et surtout il y a de l’action… même si les personnages ont toujours cette apparence calme, que rien ne peut bouleverser…
    Ce que j’ai beaucoup aimé c’est que dans le début de cette dernière partie on revient à la première scène comme un retour en arrière mais aussi une explication de cette situation qui finalement dans cette partie est achevée.
    Jo Nesbø nous explique tout, et l’on comprend ainsi mieux certaines choses. Ce qui est dommage, pour ma part, c’est le manque de détails, de descriptions, on ne sait pas vraiment ce que ressentent les personnages… J’ai trouvé certaines scènes intéressantes au niveau des idées mais plates en ce qui concerne l’écriture et l’action… Et je trouve cela vraiment dommage.
    La fin est bonne mais je la trouve frustrante, au final on ne sait pas ce qui va se passer pour aucun des personnages… J’aurais aimé avoir des détails et des débuts de réponses quant à leur avenir. Là on ne sait rien.
    En résumé, l’auteur arrive à garder le lecteur en haleine tout au long de son histoire avec ses idées si ce n’est pas avec la vivacité de ses personnages…
    Un roman qu’il faut lire pour ses idées assez originales mais qui ne m’a malheureusement pas fait transporter en Norvège…

    Lien : http://fais-moi-peur.blogspot.fr/2015/04/affaire-n038-le-bonhomme-de..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Eskalion, le 15 décembre 2010

    Eskalion
    Personnage récurrent de Jo Nesbo (un auteur norvégien qui à l'ombre des stars nordiques creuse patiemment mais sûrement son sillon dans l'univers du polar et du roman noir scandinave) Harry Hole est un inspecteur baroudeur que nous retrouvons pour sa septième enquête. S'il n'est pas nécessaire d'avoir lu les précédentes aventures de ce personnage si particulier pour bien comprendre ce nouvel opus, on peut cependant en recommander la lecture pour bien en saisir l'évolution psychologique au fil du temps.
    Dans une Norvège qui avec les premiers flocons de neige, s'engourdit lentement de l'hiver, une femme disparait, laissant derrière elle un mari et son jeune fils. Aucune trace, aucun indice. Sauf ce bonhomme de neige, surgit de nulle part, et qui regarde fixement la maison de la disparue.
    L'inspecteur en chef Harry Hole , gentiment raillé par ses collègues pour voir systématiquement un tueur en série derrière chaque affaire qu'il a en charge, et ce depuis qu'il a effectué un stage sur le sujet aux USA, a semble-t-il des raisons d'être inquiet .
    Et lorsque, quelques temps plus tard, une autre mère de famille disparait, le doute n'est plus permis. Pire, cette fois ci la tête décapitée de la victime est retrouvée sur le buste d'un nouveau bonhomme de neige. Hole se voit confirmé dans son appréhension initiale, et il a maintenant la confirmation que la lettre anonyme qu'il avait reçue il y a peu, n'était pas l'œuvre d'un illuminé bluffeur, mais bien celle d'un être malfaisant qui annonçait bien clairement la couleur :
    « La première neige ne tardera pas. Et il ressurgira alors. Le Bonhomme de neige. Et quand la neige aura disparu, il aura de nouveau pris quelqu'un …/… »
    A la tête de son équipe celui-ci va organiser la traque. Il recevra le renfort opportun d'une nouvelle collègue, venue de Bergen à Oslo, Katherine Bratt, une femme à l'esprit vif, déterminée, et efficace, mais aussi une femme qui se livre peu. Celle ci ne tardera pas à devenir la coéquipière de Hole. Grâce à elle, l'équipe d'enquêteurs va découvrir que le nombre de disparitions de femmes mariées et mères de famille, est anormalement élevé depuis une vingtaine d'années en Norvège, et que certaines disparitions sont certainement liées à l'affaire en cours à Oslo.
    A partir de minces éléments de départ, Harry Hole va progressivement remonter les fils d'une trame qui s'esquisse au fur et à mesure, à force de patience et de recoupements méticuleux. Malheureusement pour lui, ce qui semble accessible devient vite insaisissable, et les apparences sont parfois trompeuses, même pour le plus endurcit des flics d'Oslo.
    Difficile pour cet inspecteur fatigué, fin limier mais piètre pilote de sa propre existence, de se maintenir à flot et de résister à ses vieux démons, pour mener à bien son enquête.
    Difficile de démêler les fils de sa vie, encore empêtrés dans une relation avec son ex, qu'il a du mal à classer dans la rubrique « histoires anciennes ».
    Mais finalement, boire l'aide à réfléchir, à garder ou retrouver ses valeurs, et au final à rester vivant. « …Ils avaient peut être eu quelques réponses, mais pas toutes. Jamais toutes. Comme celle visant à déterminer si la folie et la méchanceté sont deux choses distinctes, ou si c'est seulement nous qui avons décidé qu'à partir du moment où nous ne comprenons plus les motifs de la destruction, nous appelons cela de la folie. Nous sommes capables de comprendre que des gens doivent lâcher une bombe atomique sur une ville peuplées d'innocents, mais pas que d'autres doivent éventrer des prostituées qui répandent la maladie et la décadence morale dans les bas quartiers de Londres. En conséquence de quoi nous donnons au premier cas le nom de réalisme et au second celui de folie. »
    Comment rebondir quand ce qui était résolu ne l'est pas, quand la vérité peut fondre comme de la neige et glisser entre les doigts ? Il faudra bien toute la perspicacité d'Harry Hole pour venir à bout de ce palais des glaces dans lequel lui et son équipe déambulent à la recherche de la bonne issue.
    Certains trouveront peut être que ce roman est un peu long à démarrer. Sans doute contient-il quelques longueurs au début. A vrai dire, arrivé à la moitié du roman je me suis surpris à un soupir d'impatience, à cause du rythme , à cause du fait que j'étais sûr de mon coupable (prétentieux que j'étais à vouloir endosser le costume d'enquêteur !). Mal m'en a pris ! Car je suis tombé systématiquement dans les chausse-trappes mis en place par l'auteur.
    Ce roman c'est un peu comme un toboggan. On gravit d'abord lentement les barreaux de l'échelle. C'est le temps où l'histoire se met en place, où le décor est planté et l'atmosphère délivrée. Puis on s'assoit en haut du toboggan, on croit que l'on a fait le plus dur, que l'on tient le coupable. Alors vient la descente, de plus en plus rapide. C'est l'histoire qui s'emballe ! Puis surviennent les virages du toboggan, on file à droite vers un autre coupable, avant de virer brutalement vers un autre possible. On est enfin pris dans l'ivresse de la lecture. On respire à pleins poumons cette histoire et on se réjouit de la sensation d'être baladé par un auteur qui maîtrise parfaitement son art ! Et on glisse, on dévore les pages, on s'impatiente à nouveau, de plaisir cette fois, pour enfin savoir ! L'auteur nous plonge la tête dans la neige et nous empêche de reprendre notre souffle jusqu'à la sortie finale de cette histoire glaçante.
    Jo Nesbo est un artisan de l'écriture. En quelque mot il accouche d'une atmosphère. Il transforme un personnage adoré des enfants et symbole de joie et d'innocence, Le Bonhomme de neige, en un totem maléfique qui donne froid dans le dos, et nous angoisse jusque dans nos pensées.
    La structure narrative est complexe mais la partition est parfaitement jouée. Et Jo Nesbo ne s'attache pas uniquement à l'intrigue, mais également à ses personnages, dont il ciselle les portraits psychologiques avec la précision d'un orfèvre.
    Je ne rajouterai pas ma louche au discours ambiant qui depuis des mois encense les auteurs nordiques (alors qu'il suffit de tourner la tête vers des pays voisins ou plus lointains, voire de regarder chez nous, pour s'apercevoir que la même vigueur et la même richesse d'écriture existe ailleurs qu'en Scandinavie) .Leur talent est indéniable. Mais si j'aime des auteurs comme Larsen, läckberg, Eriksson et plus récemment Kepler, j'avoue que Jo Nasbo a ma préférence.

    Lien : http://passion-polar.over-blog.com/
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

> voir toutes (23)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Marple, le 28 avril 2013

    Il croyait à la chance. Pas celle avec laquelle on naissait, mais la chance systématique que l'on acquérait à force de travail acharné et en tissant un filet si fin que les hasards allaient tôt ou tard dans votre sens.

    Commenter     J’apprécie          0 26         Page de la citation

  • Par Sachenka, le 28 septembre 2013

    - Les bonnes histoires ne traitent jamais du succès commun, mais des pertes spectaculaires, avait déclaré Stop. Même si Roald Amundsen a gagné la course au pôle Sud, c'est Robert Scott dont se souvient le monde hors Norvège. On ne se rappelle aucune des batailles remportées par Napoléon, sauf de Waterloo. La fierté nationaliste serbe s'est construite sur la bataille contre les Trucs, à Kosovo Polje, en 1389, une bataille que les Serbes ont perdue dans les grandes largeurs. Et regardez Jésus! Le symbole de l'homme, dont on prétend qu'il atriomphé de la mort, devrait être l'homme hors du tombeau, les bras en l'air. Au lieu de cela, les chrétiens ont toujours préféré la défaite spectaculaire : au moment où il est sur la croix et menace d'abandonner. Ce sont toujours les histoires de défaites qui nous touchent le plus.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 5         Page de la citation

  • Par toto, le 22 mai 2010

    -Je veux que tu manges de la neige, jusqu'à ce que tu te pisses dessus." La silhouette s'était placée légèrement hors du champ d'action que le câble d'acier accordait à Sylvia. Elle pencha la tête sur le côté et l'observa. "Jusqu'à ce que ton ventre soit si refroidi et plein qu'il ne parvienne plus à faire fondre la neige. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que de la glace en toi. Que tu sois devenue ce que tu es réellement. quelque chose qui ne ressent rien."
    Le cerveau de Sylvia percevait les mots, mais ne réussissait pas à en assimiler la signification. "Jamais!" cria-t-elle.
    Un son lui parvint de la silhouette, un son qui se fondit dans le clapotis du ruisseau.
    "Vas-y, crie, ma chère Sylvia. Parce que plus personne ne t'entendra. Jamais."
    Sylvia vit que ça tenait quelque chose. Qui s'alluma. Le noeud coulant dessinait les contours d'une goutte rougeoyante sur le fond obscur. L'objet cracha et fuma lorsqu'il rentra en contact avec la surface.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par manue14, le 05 avril 2015

    « Qu’as-tu dit ? » demanda-t-elle tout haut ?
    Il répéta, mais elle n’entendait toujours pas. Elle baissa le son de la radio en mettant le cap vers la nationale et le fleuve dont les lignes donnaient au paysage des allures de faire-part de décès. Elle sursauta quand elle vit qu’il s’était penché entre les sièges. Sa voix résonna comme un murmure sec, juste à côté de son oreille. Comme s’il importait que personne d’autre ne les entende :
    « Nous allons mourir. »
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

  • Par Woland, le 22 mai 2012

    [...] ... Hormis les empreintes de pas, nous n'avons pas trouvé de traces du coupable sur ce que nous considérons comme le lieu du crime," conclut Magnus Skarre. "Ce qui est plus dur à comprendre, c'est que nous n'avons pas trouvé trace du cadavre non plus. Il a quand même décapité cette femme, ça aurait dû laisser tout un tas d'indices. Mais il n'y avait rien là-bas. Les clébards ne réagissent même pas ! C'est un mystère.

    - Il l'a tuée et décapitée dans le ruisseau," expliqua Katrine [= une nouvelle inspectrice]. "Sa piste à elle disparaît plus en amont, n'est-ce pas ? Elle a couru dans l'eau pour ne pas laisser de traces, mais il l'a rattrapée.

    - De quoi s'est-il servi ?" voulut savoir Harry.

    - "D'une hache ou d'une scie. Quoi d'autre ?

    - Et les brûlures autour de la zone de coupure ?"

    Katrine regarda Skarre et tous deux haussèrent les épaules.

    - "OK. Holm, vérifie," décida Harry. "Et ensuite ?

    - Ensuite, il l'a sans doute portée dans le ruisseau pour redescendre jusqu'à la route," suggéra Skarre. Il avait dormi deux heures, et mis son pull à l'envers, mais personne n'avait eu le coeur de le lui faire remarquer. "Je dis sans doute ça parce que nous n'avons strictement rien retrouvé là-bas non plus. Et nous aurions dû trouver quelque chose. ... [...]
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
106,81 € (neuf)
7,68 € (occasion)

   

Faire découvrir Le bonhomme de neige par :

  • Mail
  • Blog

Découvrez la collection Folio

> voir plus

Lecteurs (679)

> voir plus

Quiz