Oslo. Chaleur accablante. Harry Hole, le plus alcoolique et le plus solitaire des inspecteurs norvégiens, vacillant mais l'esprit bien acéré, part, aidé de Tom Waller, son ennemi de toujours, sur la piste d'un serial killer au modus operandi bien particulier : il coupe un doigt à ses victimes, pose près du corps un diamant rouge et trace aux alentours une croix des mares « pour tenir les mares à l'écart », les esprits malfaisants. Harry travaille sur ce qui doit être sa dernière enquête puis qu'il est viré de la police… et accessoirement de la vie de Rakel, son grand amour.
Le lecteur ou plutôt la lectrice que je suis s'est plongée avec délices dans la prose de
Jo Nesbo et cette atmosphère si particulière qu'il arrive à créer. Une atmosphère faite de suspense, de tensions, de rebondissements, une atmosphère quasi-électrique que la musique d'
Iggy Pop à laquelle l'auteur fait plusieurs allusions dans ce roman illustre parfaitement. Avec
l'étoile du diable, on pénètre le milieu des artistes du showbiz, des chanteurs de comédies musicales, des trafiquants d'armes, des revendeurs de diamants.
Le roman nous tient en haleine, nous surprend parfois, nous effraie aussi (la scène de l'ascenseur en ce qui me concerne). On s'attache à cet inspecteur de 1,95 m, si fragile, si sensible mais si redoutable. Les personnages qui entourent Harry sont attachants et ne sont pas uniquement des faire-valoir, je pense par exemple à Beate, de la scientifique.
Bon, je sais pas vous mais moi je verrais bien un des romans de
Jo Nesbo porté à l'écran avec une bande-son à la
Iggy Pop. En attendant je vais lire
Le sauveur…