> Elisabeth Tangen (Traducteur)
> Alexis Fouillet (Traducteur)

ISBN : 2070304981
Éditeur : Editions Gallimard (2005)


Note moyenne : 3.48/5 (sur 88 notes) Ajouter à mes livres
Parce qu'une jeune Norvégienne a été sauvagement jetée d'une falaise à l'autre bout du monde en Australie, l'inspecteur Harry Hole de la police d'Oslo est envoyé sur place par une hiérarchie soucieuse de l'évincer. Ce qui n'aurait dû être que routine diplomatique va se ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par pile, le 27 août 2011

    pile
    L'homme chauve-souris est le premier roman de Jo Nesbø et le premier de la série des Harry Hole.
    L'enquête ne progresse pas très vite car Jo Nesbø raffole des digressions. le roman est très documenté. On y apprend beaucoup sur la vie urbaine australienne, notamment sur le goût persistant des Australiens pour la culture hippie et sur l'importance de la communauté homosexuelle de Sydney, mais aussi sur la culture aborigène, ses légendes et son histoire récente. le parcours que Jo Nesbø prête au coéquipier australien de Harry est absolument édifiant. On apprend par exemple à travers cette histoire, qu'avant la Seconde guerre mondiale des enfants nés d'une mère aborigène et d'un père blanc ont été arrachés à leur mère pour être placés dans des orphelinats et bénéficier ainsi d'une éducation blanche. Toutes ces parenthèses documentées ne sont pas toujours insérées de manière très habile dans le récit, mais leur lecture est toujours intéressante.
    Pour apprécier ce roman, il ne faut donc pas attendre une histoire policière riche en rebondissements et une enquête menée tambour battant. Il faut plutôt savoir apprécier le temps que Jo Nesbø s'accorde pour mettre en place des personnages ayant une certaine épaisseur et partager avec lui le plaisir qu'il prend à raconter toutes sortes d'histoires. L'enquête policière est assez classique, le personnage de flic tourmenté pas très original, et les considérations sur la colonisation pas dénuées de lieux communs. Mais on s'attache au personnage de Harry Hole. On prend plaisir à lire ses souvenirs, ses pensées, ses rêves ou ses hallucinations, et pénétrer ainsi son imaginaire. Et on s'intéresse à son regard d'étranger posé sur la société australienne. Bref, je comprendrais que ce roman déçoive les amateurs de mécanique policière bien huilée, mais il a quelque chose de plus, cette dimension supplémentaire qu'on trouve dans la littérature blanche plus souvent que dans la noire.
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    • Livres 4.00/5
    Par IzaBzh, le 26 janvier 2011

    IzaBzh
    Ce qui semble avoir rebuté plusieurs lecteurs est justement ce qui m'a attirée dans ce livre : le temps que prend l'auteur pour installer les personnages, leurs histoires, le fait qu'il s'agisse plus d'un roman que d'un roman policier. Harry est attachant, même s'il est loin d'être un petit saint, et les autres personnages aussi.
    Ce qui aurait pu me déplaire, ce sont quelques vérités qui deviennent des poncifs à force d'être rebattues : le SDF avait une vie avant de passer son temps à se saoûler, les méchants colonisateurs contre les gentils aborigènes, le flic alcoolique, etc. Mais bon, Nesbo arrive très bien à faire passer tout ça ! J'ai également aimé l'atmosphère parfois onirique, Harry raconte souvent ses rêves bizarres.
    Bref, un auteur que je découvrais lors de cette lecture et que j'ai envie de continuer à explorer.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Sylla, le 23 janvier 2011

    Sylla
    Inger Holter, une norvégienne plus ou moins connue dans le pays, est retrouvée morte assassinée en Australie. Harry Hole, policier au passé houleux, est dépêché sur place afin de faire la lumière sur cette affaire. Mais il s'avère, après des recherches détaillées, qu'il pourrait s'agir d'un meurtrier en série.
    Le premier suspect est bien évidemment le petit ami introuvable de la victime. C'est d'ailleurs le seul suspect à portée main. Mais Andrew Kensington, son coéquipier, aborigène, pour cette affaire va découvrir un témoin permettant de disculper ce seul et unique suspect...
    Les personnages, bien qu'au passé sombre, (c'est notamment le cas de Harry Hole) sont attachants (on devrait le comparer à un monstre pour ce qu'il a causé, et pourtant on ne peut qu'avoir pitié). L'intrigue quant à elle est rondement menée. Celui qui parvient à découvrir l'identité de l'assassin avant qu'elle ne soit clairement mentionnée... il est très fort... devin même !
    Cependant, j'ai du mal à noter ce livre : j'ai beaucoup aimé, mais si on y regarde de plus près, l'enquête ne commence vraiment qu'à partir de 200 voire même 300 pages. Ça fait un peu beaucoup, avouons-le. Dans ces premières pages, l'enquête est relayée au second plan pour nous présenter l'Australie, sa culture, son histoire, ses légendes... ce qui n'est pas inintéressant, bien au contraire, c'est pour ça que j'ai aimé ce livre entre autres choses... mais ce n'est pas pour ça qu'on achète un thriller. J'aurais tendance à lui mettre un bon 4 mais du point de vue du thriller strict auquel je m'attendais, ce serait un 3 (mais je note le livre, pas le thriller !).

    Lien : http://labulleasylla.blogspot.com/2011/01/lhomme-chauve-souris.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Ikebukuro, le 26 avril 2011

    Ikebukuro
    J'ai lu ce roman policier pratiquement d'une traite car j'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur a construit son livre. Une enquête bien menée entrecoupée de passages sur la culture aborigène et sur l'Australie. Les personnages sont particulièrement intéressants et l'auteur prend le temps de les installer dans l'histoire, même si c'est par moment un peu au détriment de l'enquête. Bizarrement c'est cette lenteur que j'ai particulièrement appréciée. Contrairement à certains romans policiers, au rythme haletant, sans temps mort qui promènent le lecteur de rebondissements en rebondissements et qui souvent me fatigue au bout de 4 chapitres, j'ai aimé prendre mon temps pour rentrer dans l'histoire, découvrir le passé et le côté sombre des personnages au fur et à mesure de l'intrigue. Seul bémol, la fin un peu rapide, voire bâclée, à mon goût par rapport au reste du livre, qui m'a laissée sur une petite déception…
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    • Livres 2.00/5
    Par tulisquoi, le 03 janvier 2010

    tulisquoi
    Pour être honnête, je me suis ennuyée avec ce livre.
    Le début du livre plante le décors sur l'univers australien, l'histoire des Aborigènes, la culture. Intéressant, mais un peu trop long quand même à mon goût.
    Puis on se fait balader avec le héros Harry Hole, d'un restaurant à un autre, d'un point de vue touristique à l'autre, d'une anecdote culturelle à une autre.
    Enfin l'enquête commence tout doucement à se mettre en place. Mais là, encore une fois, j'ai eu l'impression de me faire balader. D'abord, on cherche à tout prix à nous démontrer que le tueur c'est X (ben oui, je vais laisser un peu de suspense quand même pour ceux qui voudraient le lire...). Donc on nous donne tous les arguments, toutes les preuves de sa culpabilité. Mais finalement ce n'est pas lui.
    Maintenant, on est sûr que le coupable est Y. Et ça recommence. Toutes les preuves sont contre lui. Il n'y a aucun doute possible. Mais finalement, c'est toujours pas ça.
    Bref, après plusieurs fausses pistes de ce genre, Harry Hole découvre (on ne sait pas trop comment) qui est le véritable assassin. Mais là j'ai eu l'impression qu'on nous sortait ça d'un chapeau, un peu au hasard. Et là commence la descente aux enfers pour notre héros qui va replonger dans ses vieux vices avant de sortir vainqueur de cette épreuve.
    Bon, vous l'aurez compris, je suis passée totalement à côté de ce thriller. J'ai eu l'impression tout le long du livre que les faits et évènements étaient mis bout à bout sans trop de cohérence, plutôt qu'assemblés harmonieusement.

    Lien : http://tulisquoi.over-blog.com/article-l-homme-chauve-souris-jo-nesb..
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Citations et extraits

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  • Par IzaBzh, le 26 janvier 2011

    Il avait appris par la suite que ce n'était pas une bonne chose de lutter contre tous ses sentiments à la fois. Tout d'abord, il ne savait pas ce qu'il ressentait, en tout cas pas de façon générale, ce qui revenait à défier un monstre qu'il ne voyait même pas. Ensuite, il avait plus de chances de gagner s'il parvenait à fractionner la guerre en plusieurs petites batailles dans lesquelles il avait un meilleur aperçu des ressources de l'ennemi, il pouvait trouver ses points faibles et le battre sur le long terme. C'était comme passer des feuilles au broyeur. Si on en met trop, la machine panique, tousse et meurt dans un bruit sourd. Et à ce moment-là, il faut tout reprendre depuis le début.
    Un ami d'un collègue, que Harry avait vu lors de dîners occasionnels, officiait comme psychologue communal. Il avait regardé Harry curieusement quand celui-ci lui avait présenté sa méthode pour gérer ses sentiments.
    "La guerre ? avait-il demandé. Le broyeur ?"
    Il avait eu l'air de vraiment s'inquiéter.
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  • Par Penelope, le 02 août 2008

    J'ai été policier toute ma vie, Holy, mais ça ne m'empêche pas de continuer à observer mes collègues, et à me demander ce qui pousse les gens à le faire, à combattre dans les guerres des autres. Qu'est-ce qui les anime? Qui accepterait de traverser tant de souffrance juste pour que d'autres puissent accéder à ce qu'ils croient être la justice? Les imbéciles, Holy, nous. Nous sommes dotés d'une bêtise si énorme que nous croyons pouvoir arriver à quelque chose.
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  • Par aventuresheteroclites, le 06 juin 2010

    Je ne déconne pas, Harry, ça donne confiance en soi, de regarder la téloche. Quand tu t'aperçois à quel point les gens peuvent être cons, à la télé, tu te sens intelligent. Et des études scientifiques ont démontré que les gens qui se sentent intelligents sont plus performants que ceux qui se sentent bêtes.
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  • Par joedi, le 13 janvier 2012

    Robertson avait pâli, et il ouvrit la bouche à deux ou trois reprises sans qu'aucun son n'en sortît. Il faisait penser à un poisson, dans un aquarium, qui vient juste de comprendre qu'il ne va pas manger, mais que lui va être mangé.
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  • Par joedi, le 14 janvier 2012

    Ils parlaient du macchab', cadavre, dans leur jargon. On donne tout un tas de petits noms aux bambins, mais c'est bizarre que l'on en donne tant à la mort.
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