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ISBN : 2070459411
Éditeur : Gallimard (2014)


Note moyenne : 4.01/5 (sur 204 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C'est l'année de ses treize ans et, dans un mois, Todd Hewitt va devenir un homme. Il est le dernier garçon de Prentissville. Cette ville de Nouveau Monde est uniquement peuplée d'hommes. Depuis longtemps, toutes les femmes et les enfants ont disparu. A Nouveau Monde, c... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Arlavor, le 18 décembre 2014

    Arlavor
    J'ai reçu ce livre grâce à Masse critique de Babelio et je pensais, vu son nombre de pages (plus de 500) que je mettrais du temps à le lire vu mon rythme de lecture actuel. Mais en fait, en quelques jours ma lecture fut achevée. Et maintenant, j'ai envie de lire les deux autres tome de la trilogie le chaos en marche.
    Dès le début de ma lecture, je me suis dit "Tiens, Todd parle un peu bizarrement." En effet, il emploie quelques mots qui n'existent pas ou plutôt, qui sont dérivés de mots existants mais surtout, la structure de ses phrases est souvent un peu bancale. Et il vaut mieux s'y habituer dès le début car c'est Todd qui raconte l'histoire avec son parler un peu particulier. Mais il apparait assez vite que Todd n'est pas le seul à parler ainsi.
    Et dans ce monde, même les animaux parlent. Pour certains ça ne change pas grand chose comme pour les Moutons qui au lieu de bêler disent "Moutons!". Mais d'autres arrivent à s'exprimer et à se faire comprendre. On a le cas avec Manchee, le chien de Todd. Même si son vocabulaire est très basique.
    J'ai beaucoup aimé la représentation du Bruit sur certaines pages. On se rend compte que ce ne doit pas être quelque chose de facile de vivre constamment dans le Bruit. Tous les habitants de Prentissville entendent les pensées des autres hommes, ce qui fait qu'ils n'ont jamais un moment de calme. A Prentissville, on devient un homme à treize ans et pour Todd, le dernier garçon, il ne reste plus qu'un mois. Et c'est là, en allant vers le marécage voisin de la ville, qu'il découvre un endroit où le Bruit se calme. Et tout déraille à partir de là. Ben et Cillian, en quelque sorte ses parents adoptifs, le forcent à s'enfuir de la ville en lui donnant un couteau, une carte et le journal de sa mère qui contiendrait la vérité. Sauf que comme de nombreux habitants de la ville, Todd ne sait pas bien lire. le couteau aura une place très importante dans l'intrigue.
    En quittant la ville, Todd découvrira la vérité sur Prentissville et sur Nouveau Monde, une vérité terrible qu'il n'aurait jamais soupçonné.

    Ce livre est vraiment passionnant car on découvre certaines vérités en même temps que Todd et on le voit affronter certains de ses ennemis de Prentissville, notamment Aaron, l'homme d'église. On le voit faire des rencontres, faire des choix pour essayer de survivre dans des lieux qui lui sont plutôt hostiles.
    J'ai beaucoup la façon de parler de certains des habitants de Nouveau Monde, notamment Wilf. "E z'viteront une cheurette, dit l'homme, mé à pied, eucune chaince, é vous ecrabeuilleront keum des crêpes." J'ai également beaucoup apprécié Manchee, le chien de Todd et un autre personnage dont je ne parlerais pas dans cette critique.
    Une très jolie découverte. J'ai hâte de pouvoir lire la suite.
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    • Livres 5.00/5
    Par sarah22, le 18 février 2013

    sarah22
    La Voix du Couteau de Patrick Ness vaut largement quelques efforts lors du début, bien trop lent, mais riche en informations.
    Tournez les pages, ne vous arrêtez pas. C'est un moment ennuyeux, certes, mais nécessaire pour la suite. Accrochez-vous, vous allez y arriver. Dans une cinquantaine de pages, tout va se délier, tout va s'accélérer, la lecture sera bien plus aisée.
    La narration choisie, interne, est déstabilisante on peut penser que l'on entend le Bruit de Todd. Et de “rentrer” dans la tête de quelqu'un est déstabilisant. Tout le monde est si différent dans sa façon de penser. Mais je pense que c'est une expérience riche autant pour le lecteur, que pour l'auteur, qui doit rester cohérent tout en expliquant l'ambiance du monde du personnage.
    Todd est le dernier garçon de sa ville, le plus jeune, et, comme tous les autres, frappé par le virus. le virus du Bruit, qui tue les femmes et rend les pensées des hommes bruyantes.
    « Un homme, c'est rien qu'un chaos sur pattes »
    Todd, depuis sa naissance, a été entouré d'un brouhaha incessant d'hommes qui se lamentent dans l'enfer de Prentissville, tristes pour leur femme, leur mère, leur fille, toutes disparues à cause du virus.
    C'est lors d'une balade au marais, que notre narrateur, notre héros avec son chien si attachant, Manchee, trouve au hasard : un trou dans le bruit, un silence. Il va faire part de sa découverte à ses pères adoptifs, Cillian et Ben, qui vont le presser de fuir. C'est là que tout bascule pour Todd : tout ce qu'il savait n'était que mensonges. C'est là que tout commence.
    J'ai été charmée par le style de l'auteur. Un style au rythme entraînant, une musique à la pulsation régulière. Un suspense sans faille, qui essouffle le lecteur. Des personnages attachants :
    - Todd, ce personnage écrasé par une société totalitaire et violente, est quoiqu'il en pense, très courageux. Il est surtout attachant par sa sincérité et par la cohérence de ses réactions. Pendant la lecture, on peut se dire que si on s'était retrouvé dans la même situation que lui, on aurait réagi similairement ;
    - Il y a aussi Viola, une fille, la première fille que Todd ait jamais rencontrée, au caractère fort, et à l'histoire assez mystérieuse. Elle aide beaucoup Todd par son éducation à elle, bien plus complète. Cela va d'ailleurs agacer Todd qui va se sentir jaloux, humilié, agacé, par tant de connaissances ;
    - Manchee, le chien de Todd est doté d'une personnalité qui servira, à insérer une touche d'humour à cette histoire si sérieuse et parfois si émouvante.
    - Et n'oublions pas tout les autres personnages secondaires dotés chacun, d'un patois particulier (comme Wilf) ou d'une histoire touchante dont un bout à été dévoilée (comme Matthew). Ces personnages permettront à Todd d'évoluer, de devenir un homme, de découvrir la vérité sur son passé et d'acquérir des expériences.
    Au contraire, on fait aussi connaissance avec des personnages tout à fait détestables. Je pense :
    - Au fanatique Aaron le fou. Cet homme va prendre une place importante au sein de l'histoire. Aaron est un prêtre très violent et permettra à l'auteur d'apporter un point de vue sur la religion et sur le fanatisme afin d'enrichir son récit.
    - Mais aussi au maire de Prentissville, qui est un homme dangereux et violent.
    - Et à son fils, Mr Prentiss Jr, légèrement benêt mais capable de meurtre, dénué d'innocence.
    Une à une, les informations que nous avaient données Todd au début du livre sont détruites. Remplacées par une vérité bien plus sombre qui aborde la violence avec philosophie. C'est de là que vient ce titre, “La Voix du Couteau”. Todd va-t-il craquer ? Va-t-il céder à la facilité ? Va-t-il succomber à la pression de cette société ?
    La Voix du Couteau dénonce également la barbarie du peuple et le racisme avec la guerre contre les Spackle, ces êtres qui sont trop différents de l'humain, le prix de ce fait : la vie de leur race. Est-ce que l'homme réagirait véritablement comme ça, s'il se trouvait dans une situation similaire ? N'est-ce pas déjà arrivé ? Certains aspects de l'intrigue de ce livre font vraiment réfléchir.
    En conclusion, j'ai adoré ce livre qui m'a fait réfléchir, et qui m'a donné envie de lire les deux autre tomes qui finissent la saga.
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 09 novembre 2014

    LiliGalipette
    Todd est le dernier garçon du Nouveau Monde. Tous les autres sont devenus des hommes et dans un mois, le jour de son treizième anniversaire, il deviendra un homme à son tour. Il a toujours vécu avec le Bruit, cette manifestation incessante des pensées de chacun. « le Bruit n'est pas la vérité : le Bruit, c'est ce que les hommes veulent être vrai. » (p. 37) le Bruit est la faute des Spackles, les ennemis qui ont répandu le virus du parler, donnant la parole à tous les animaux et tuant toutes les femmes de la planète. Todd n'a toujours connu que cela et il n'a aucune raison de remettre en question l'univers dans lequel il vit. Jusqu'au jour où il trouve un endroit où le Bruit se tait et où il rencontre Viola. Une petite fille. Il apprend alors qu'il y a des cités et des humains au-delà de Prentissville, que de nouveaux colons sont en route vers le Nouveau Monde à bord de vaisseaux spatiaux et que les Spackles ne sont pas ce qu'il croit être. Il comprend surtout qu'il se trame quelque chose de louche à Prentissville. N'emportant qu'un sac contenant le journal de sa mère, son couteau et quelques vivres, suivi de son chien Manchee et accompagné de Viola, Todd veut rejoindre Haven, une colonie qui a peut-être un remède contre le Bruit. « J'ai des ampoules et des courbatures et mon cœur me fait mal de tout ce qui me manque et de tout ce qui ne reviendra plus. » (p. 473) Alors qu'une armée d'hommes furieux se lance à ses trousses et est déterminée à prendre le contrôle du Nouveau Monde, Todd doit accepter une nouvelle vérité et une nouvelle Histoire.
    Dystopie postapocalyptique, le premier tome de ce roman raconté du point de vue de Todd est une réussite narrative : les évènements et les révélations s'enchaînent sans temps mort. Todd, petit garçon au début de l'histoire, devient un homme dans la nécessité, armé de la volonté de survivre et de son couteau. « Une chose de puissance, tellement que je dois accepter d'en faire partie, plutôt qu'elle faire partie de moi. » (p. 105) Grandir n'est pas une chose facile et Todd en fait l'apprentissage douloureux.
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    • Livres 4.00/5
    Par Melo, le 07 octobre 2011

    Melo
    Un livre qu'on rencontre souvent sur la blogosphère accompagné de la mention coup de coeur, une quatrième de couv' qui me tente énormément puisqu'on y sent une humanité détruite puis reconstruite, et surtout ce Bruit auquel on ne peut échapper… Il ne m'en fallait pas plus pour succomber joyeusement au premier tome du Chaos en marche et me jeter très vite sur les premières pages. Voici les toutes premières premières lignes :
    La première chose que vous apprenez quand votre chien se met à parler, c'est que les chiens n'ont pas grand-chose à dire. Sur rien.
    – Faire popo, Todd.
    – Ferme-la, Manchee.
    – Popo, popo, Todd.
    – Boucle-la, je te dis.
    Franchement, comment ne pas y résister ?! :D J'ai immédiatement adhéré et c'est avec délice que je me suis retrouvée embarquée dans l'histoire de Todd, ado de 13 ans, et de son chien « tout neuf » qui ne lui sert à rien.
    Le style est clairement déroutant. le narrateur est Todd lui-même et il ne sait ni lire ni écrire. Il n'est jamais allé à l'école et là où il vit, il semble que la langue tombe peu à peu dans l'oubli. du coup, l'écriture est surprenante, les phrases sont malmenées et certains mots sont mal orthographiés. J'avoue que cela m'a décontenancée au départ mais l'auteur m'a très vite attrapée dans ses filets.
    Imaginons un monde rempli d'un brouhaha incessant. Un monde dans lequel nos moindre pensées seraient entendues par les autres. Imaginons les conséquences que ça impliquerait et le capharnaüm permanent dans lequel on évoluerait. Todd baigne là-dedans depuis toujours et trouve des trucs dérisoires pour essayer de calmer la fureur du Bruit :
    Mon Bruit écume et bouillonne tant, comme une cocotte sur le feu, je dois m'arrêter un instant pour le calmer.
    le silence, ça n'existe pas. Pas ici, nulle part. Pas quand tu dors, pas quand t'es seul. Jamais.
    Je ferme les yeux.
    « Je m'appelle Todd Hewitt. J'ai douze ans et douze mois. J'habite à Prentissville, Nouveau monde. Je serai un homme dans un mois exactement. »
    Ce truc, c'est Ben qui me l'a appris pour m'aider calmer mon Bruit. On ferme les yeux, et, bien tranquillement, bien distinctement, on se raconte qui on est, à cause que c'est ça justement qui se perd dans tout ce BRUIT.
    « Je m'appelle Todd Hewitt »
    En écoutant le Bruit des autres, Todd se rend compte que sur Nouveau monde on ment et surtout, on se ment à soi-même :
    Alors la chose à se rappeler, la chose la plus importante de toutes celles que je pourrais dire dans ce racontement des choses, c'est que le Bruit n'est pas la vérité : le Bruit, c'est ce que les hommes veulent être vrais, et il y a une rutain de différence entre ces deux choses, une différence énorme et elle pourrait bien vous tuer si vous ne faites pas très attenssion.
    Et que l'Homme est pétri de doutes et de contradictions :
    le Bruit, c'est du bruit. Ca craque et ça crépite et ça finit généralement par une grande purée de sons et de pensées et d'images, et la moitié du temps, impossible d'y comprendre quelque chose. L'esprit des hommes est rien qu'un fouillis et le Bruit, c'est comme la version active, respirante de ce fouillis. C'est ce qui est vrai, et ce qui est cru et ce qui est imaginé et ce qui est rêvé, et ça dit une chose et son contraire total en même temps, et même si la vérité s'y trouve forcément, comment faire la différence entre ce qui est vrai et ce qui l'est pas quand vous captez tout, absolument tout ?
    le Bruit c'est un homme non filtré et sans filtre, un homme, c'est rien qu'un chaos sur pattes.
    Le Bruit fait naître la fureur, la violence et le mensonge. Todd est un garçon en colère. Il faut dire qu'il est le seul à ne pas être devenu un homme. Il lui reste encore un mois. Mais il n'aura pas le temps de découvrir en quoi consiste le passage à l'âge adulte car il va être contraint de fuir avec son chien sous l'ordre pressant de ses père adoptifs (il n'y a pas de femmes à Nouveau Monde). S'ensuit alors une course à travers « le pays » car le jeune garçon va se retrouver traqué par tout une armée.
    Patrick Ness a complètement su rendre les émotions, sentiments, faiblesses du jeune garçon. Il n'est pas un héros, il est juste un ado de 13 ans qui essaie d'y voir clair et de comprendre le monde qui l'entoure. le récit est très sombre voire apocalyptique mais l'espoir est toujours présent. J'ai particulièrement adoré les liens que Todd créé avec son chien. BIG UP à Manchee !! ♥ (et je suis très en colère contre l'auteur à ce sujet, ceux qui l'ont lu comprendront)
    Lire la suite :

    Lien : http://lesmotsdemelo.com/2011/10/le-chaos-en-marche-tome-1-la-voix-d..
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    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 15 décembre 2014

    kathel
    Je lis fort peu de science-fiction, mais j'aime beaucoup les dystopies ou les romans d'anticipation qui se cachent dans les collections « blanches »… L'écriture compte pour beaucoup dans mon goût, ou non, pour ce genre. Et là, je m'attendais à du bon, me souvenant fort bien que Brize avait été subjuguée par cette série.
    Pari réussi avec le style : il est ce qu'on remarque d'abord, par son originalité. le narrateur, Todd, n'à que douze ans, bientôt treize, il déforme quelques mots, en invente ou en triture d'autres, cela donne une langue assez originale, quoiqu'un peu répétitive à la longue. Ensuite, la situation de départ, formidable et prometteuse, est que, dans ce monde qu'on découvre, les pensées de chacun sont audibles de tous, et forment un Bruit continu et à vrai dire assez insupportable. Même les animaux parlent, ce qui ne manque pas de procurer (pour le lecteur, car pour les protagonistes, ce n'est rien que de très habituel) de petites notes d'humour, assez fugaces, trop sans doute à mon goût. On apprend aussi que ce monde est celui des hommes, les femmes ont toutes été décimées par le virus du Bruit, et Todd est le dernier enfant. Dès le premier chapitre, le jeune héros, Todd Hewitt, trouve un endroit imprécis et inconnu, un endroit sans bruit. Il fera, au cœur de ce silence, une rencontre qui va changer sa perception du monde. Les événements s'enchaînent ensuite, qui obligent Todd à fuir la ville où il a toujours habité, et les deux hommes qui l'ont élevé. (non, ce n'est pas le sujet de la famille homoparentale qui est évoquée, il n'y a plus de femmes…)
    Passé l'enthousiasme du début, je suis globalement un peu mitigée, notamment parce que les personnages n'ont pas réussi à m'intéresser vraiment. Todd n'est pas très attachant, ses réactions pas toujours cohérentes, ce qui peut s'expliquer par son âge. Certaines situations semblent récurrentes, les combats en particulier, dans ce monde sans pitié où Todd doit lutter pour survivre et continuer, ces combats m'ont indifféré quelque peu, leur issue étant souvent prévisible.
    Les thèmes du mensonge, et de la vérité, donnent lieu à des réflexions et des rebondissements intéressants, l'idée des pensées entendues de tous est fort bien exploitée, dans diverses situations.
    J'avoue bien volontiers que ce premier tome est haletant, difficile à lâcher, et qu'il se termine sur un moment crucial qui donne envie de se précipiter sur la suite...

    Lien : http://lettresexpres.wordpress.com/2014/12/15/patrick-ness-la-voix-d..
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 17 février 2012
    Lecture Jeune, n°132 - décembre 2009 - Todd Hewitt habite Prentissville, Nouveau Monde, au bord d'un marais « pourrissant ». Orphelin, élevé par deux hommes qui le considèrent comme leur fils, il n'aime pas ce lieu étrange d'où toutes les femmes ont disparu, victimes d'un virus, et où le Bruit des pensées intérieures « que les hommes répandent hors d'eux-mêmes... même quand ils dorment... », invite chacun au mensonge. L'histoire raconte « qu'il y avait d'autres agglomérations éparpillées à Nouveau Monde, que tous les vaisseaux ont atterri à peu près en même temps, puis que la guerre a éclaté avec les spacks » qui « ont lâché les virus et toutes les autres « agglorémassions » ont été anéanties, complètement ». La ville rescapée rejette la corruption du Vieux Monde et rêve d'un nouvel Eden.
    Dans ce récit où l'on devient homme à 13 ans, à la veille de sa cérémonie d'initiation, Todd « entend » le silence, un trou dans le Bruit. Et tout bascule. Les hommes de Prentissville à ses trousses, il doit fuir, avec pour viatique, le journal de sa mère et un couteau. Il se découvre une compagne inattendue, Viola, venue d'un autre monde pour conquérir le sien, à bord d'un engin spatial qui s'est abîmé dans le marais. Dans leur fuite éperdue, ils découvrent des résistants. Mais des innocents et la jeune Viola meurent. Bien que Todd soit confronté en permanence à la tentation de tuer, une sorte de faiblesse, dont ses assaillants se moquent, l'empêche de passer à l'acte. Il lui reste à tenter de devenir un homme autrement.
    On entre avec effort dans ce livre dont le langage estropie le nôtre avec un malin plaisir jusqu'au moment où l'on comprend que tout est lié à la confusion qui habite Todd. Et l'on se laisse prendre au jeu de découvrir avec le héros, le sens de ce chaos, de reconstituer, en même temps que lui, le puzzle de sa vie. De ce récit, entre sciencefiction et roman d'aventures, le lecteur ressort brisé, étourdi par un monde où rôde le danger de la pensée unique, où le pouvoir dévoie les consciences. Le mépris de la personne humaine éclate dans les rites de passage à l'âge adulte : dans ce monde, on devient un homme en tuant. Une suite en deux tomes est annoncée, on ne peut que l'attendre avec impatience. Nicole Wells

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Citations et extraits

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  • Par Radicale, le 27 septembre 2010

    Le Bruit, c'est du bruit. Ça craque et ça crépite et ça finit généralement par une grande purée de sons et de pensées et d'images, et la moitié du temps, impossible d'y comprendre quelque chose. L'esprit des hommes est rien qu'un fouillis et le Bruit, c'est comme la version active, respirante de ce fouillis. C'est ce qui est vrai et ce qui est cru et ce qui est imaginé et ce qui est rêvé, et ça dit une chose et son contraire total en même temps, et même si la vérité s'y trouve forcément, comment faire la différence entre ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas quand vous captez tout, absolument tout ? Le Bruit, c'est un homme non filtré, et sans filtre, un homme, c'est rien qu'un chaos sur pattes.
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  • Par Radicale, le 27 septembre 2010

    Le Bruit, c'est du bruit. Ça craque et ça crépite et ça finit généralement par une grande purée de sons et de pensées et d'images, et la moitié du temps, impossible d'y comprendre quelque chose. L'esprit des hommes est rien qu'un fouillis et le Bruit, c'est comme la version active, respirante de ce fouillis. C'est ce qui est vrai et ce qui est cru et ce qui est imaginé et ce qui est rêvé, et ça dit une chose et son contraire total en même temps, et même si la vérité s'y trouve forcément, comment faire la différence entre ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas quand vous captez tout, absolument tout ? Le Bruit, c'est un homme non filtré, et sans filtre, un homme, c'est rien qu'un chaos sur pattes.
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  • Par juliem, le 20 décembre 2011

    On arrive au sommet de la colline et une autre plaine se déroule devant nous, la rivière cascadant pour la rejoindre et puis s'écoulant à travers comme une veine d'argent à travers un rocher plat et partout sur la plaine, marchant d'un côté à l'autre de la rivière, il y a des criatures.
    Des criatures comme j'en ai jamais vu des pareilles, de toute ma vie.
    Elles sont énormes, font bien quatre mètres de haut, plus peut-être, sous leur fourrure d'argent mitée, avec une grosse queue touffue, et puis des cornes blanches toutes recourbées et un long cou qui s'abaisse jusqu'à l'herbe de la plaine, l'herbe que leur grosses lèvres tondent pendant qu'elles avancent lourdement, puis boivent l'eau en traversant la rivière, et il y en a des milliers, des milliers qui s'étendent de l'horizon à notre droite jusqu'à l'horizon à notre gauche, et le Bruit de toutes, c'est un seul mot chanté à différents moments sur différentes notes, mais un mot qui les relie toutes ensemble, les unit en un seul groupe pendant qu'elles traversent la plaine.
    - Ici, dit Viola. Elles chantent "ici".
    Elles chantent Ici. Elles s'appellent comme ça, dans leur Bruit.
    Je suis Ici.
    Nous sommes Ici.
    Nous allons Ici.
    Tout ce qui compte est Ici.
    Ici.
    C'est...
    Comment le dire?
    C'est comme le chant d'une famille où tout est toujours bien, c'est un chant d'appartenir qui vous fait appartenir rien qu'en l'entendant, c'est un chant qui prendra toujours soin de vous et qui jamais vous quittera. Si vous avez un cœur, ça le brise, si vous avez le cœur brisé, ça le répare.
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  • Par Melo, le 07 octobre 2011

    Mon Bruit écume et bouillonne tant, comme une cocotte sur le feu, je dois m’arrêter un instant pour le calmer.
    Le silence, ça n’existe pas. Pas ici, nulle part. Pas quand tu dors, pas quand t’es seul. Jamais.
    Je ferme les yeux.
    « Je m’appelle Todd Hewitt. J’ai douze ans et douze mois. J’habite à Prentissville, Nouveau monde. Je serai un homme dans un mois exactement. »
    Ce truc, c’est Ben qui me l’a appris pour m’aider calmer mon Bruit. On ferme les yeux, et, bien tranquillement, bien distinctement, on se raconte qui on est, à cause que c’est ça justement qui se perd dans tout ce BRUIT.
    « Je m’appelle Todd Hewitt »
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  • Par camillette02, le 24 octobre 2010

    Le couteau est vivant. Tant que je le tiens, tant que je l'utilise, le couteau vit, il vit pour prendre la vie , mais il doit être commandé, il doit m'avoir pour lui dire qui tuer, et il le veut, il veut pointer, plonger et pousser, et trancher et vider, mais je dois le vouloir aussi, ma volonté doit se joindre à sa volonté.

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