> Fabienne Duvigneau (Traducteur)

ISBN : 2743622512
Éditeur : Payot et Rivages (2011)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Signé le 10 avril 1998, l’Accord de Paix pour l’Irlande du Nord a mis un terme à des années de guerre sanglante. En 2007, Belfast est une ville où se presse une foule d’étudiants et de jeunes cadres, et où ont fleuri bars branchés et boutiques de luxe. Pourtant, les anc... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par alaiseblaise, le 24 mai 2012

    alaiseblaise
    "Tu t'es servi de nous. Tu nous racontais qu'on n'avait aucun avenir, qu'on devait se battre pour gagner une vie meilleure. Tu nous fourrais les armes entre les mains et tu nous envoyais à ta place."
    Gerry Fegan vit avec ses fantômes. Hanté par son passé.
    Gerry était l'exécutant des basses oeuvres, le tueur à gages de l'IRA, l'Armée Républicaine Irlandaise.
    En anglais : Irish Republican Army, en irlandais : Óglaigh na hÉireann.
    C'était il y a une vingtaine d'années.
    Le sale boulot, c'était lui. Il avait dix-huit ans, à peine.
    Déposer une bombe, achever un blessé, abréger les souffrances d'un prisonnier torturé.
    C'était lui.
    Gerry le bourreau.
    Il était aux ordres d'une nébuleuse hiérarchie.
    Celle de l'IRA.
    L'IRA c'était une armée comme toutes les armées.
    Avec ses grands chefs, ses sous-chefs et ses petits soldats envoyés au front.
    Les gants blancs et les mains sales.
    Gerry sort de prison. Il a payé.
    Dehors, à sa libération, douze fantômes l'attendent.
    Douze, comme les douzes Apôtres.
    Les douzes personnes qu'il a assassinées.
    L'alcool ne pourra rien y faire. Ils sont bel et bien là à le poursuivre, nuit et jour. Et ils demandent vengeance.
    Ils les appellent ses "suiveurs".
    " Ces ombres, elles lui étaient apparues pendant les dernières semaines de son séjour à la prison de Maze, il y avait un peu plus de sept ans. On venait de lui communiquer sa date de sortie et, ce jour-là, il avait la bouche sèche en ouvrant l'enveloppe cachetée qui contenait l'imprimé. A l'extérieur, les politiciens luttaient pour obtenir la libération de centaines d'hommes et de femmes comme lui qu'ils appelaient ''prisonniers politiques''."
    Gerry a perdu la boule.
    Gerry la victime.
    Il parle à ses fantômes qui lui demandent d'exécuter les commanditaires de ses meurtres.
    Et il va leur obéir.
    Les vrais coupables doivent payer : les grands chefs et les sous-chefs, tous !
    Alors Gerry va commencer sa chasse à l'homme.
    Certains sont maintenant au sommet.
    Des politiques respectables.
    Costume-cravate, belles voitures et belles nanas importées des pays de l'est. Argent louche.
    En façade, les beaux discours indépendantistes sous la bannière irlandaise.
    Le processus de paix est en marche en Irlande du Nord.
    Alors que vont devenir tous ces tueurs, ces soldats de la "bonne" cause ?
    Certains qui s'avèrent à présent gênants seront tout simplement liquidés ou explicitement sommés de disparaître.
    D'autres déposeront les armes et se reconvertiront dans la noble politique ou dans un honorable commerce ou...dans la mafia.
    Beaucoup ne s'en remettront pas : alcool, drogue, suicide, dépression.
    "La lutte pour la réunification avait perdu son sens, le Nord incarnant maintenant le parent pauvre, les enfants bâtards qu'on avait pas le coeur de renvoyer. Mais l'autre Irlande ne voulait plus d'eux."
    Gerry va mettre son grain de sel, son poing sur la table, arme au poing dans cette "nouvelle Irlande" et raviver les plaies encore entrouvertes.
    A vif !
    Les anciennes haines, les batailles de rues dans le quartier de Falls Road, le "bloody sunday" les attentats, les meurtres de sang froid, les braquages, les prises d'otages, les tortures, les trahisons et les agents doubles, les obscures tractations politiques en coulisse.
    Neville porte un regard implacable sur l'IRA qui va faire grincer bien des dents dans les chaumières irlandaises.
    Gerry veut s'en sortir.
    D'abord arrêter de boire. Puis se débarasser de ses fantômes. Enfin refaire sa vie avec Marie.
    La troublante Marie au passé trouble...
    Un espoir, la rédomption, peut-être...
    L'amour, toujours l'amour.
    Mais Gerry est devenu trop dangereux.
    Il faut s'en débarasser. A tout prix !
    La double chasse à l'homme commence...
    Nous sommes dans un thriller (de l'anglais to thrill, frémir).
    "La caractéristique commune des œuvres appartenant au thriller est de chercher à provoquer chez le spectateur ou le lecteur une certaine tension, voire un sentiment de peur (qu'il doit cependant trouver agréable) à l'idée de ce qui pourrait arriver aux personnages dans la suite du récit."
    Merci Wikipédia.
    Et là, dans ce thriller politique, ça marche, ça court même.
    La mort au trousse.
    Dans les rues de Belfast coule le sang. Veines catholiques et veines protestantes : le même sang irlandais.
    Cher lecteur déjà apeuré, déjà intrigué, ce thriller de Stuart Neville (un premier roman) est haletant, suffocant, terrifiant, sanglant, étouffant, opressant, bouleversant, angoissant, passionnant, stressant, excitant, surexcitant, saisissant, puissant, captivant...
    N'ayons pas peur des mots !
    Voilà, j'ai usé mes fonds d'adjectifs sur les bancs de cette lecture.
    Rien que pour vous !
    Faut que j'en garde pour mes prochains livres quand même.
    Bref, vous m'avez compris, c'est un très très bon roman.
    Bu d'une traite en me rongeant les ongles d'une main...l'autre tenant ferme une Guinness...pour me détendre, brrrrrrrrrrr...
    j'en ai encore des frissons...
    A lire avec les yeux derrière la tête et les portes verouillées !
    "Les lieux que ne hantent pas les fantômes du passé sont des déserts." John Hewitt
    Stuart Neville est originaire d'Armagh, en Irlande du Nord. Après des études de musique, il s'est consacré au design multimédia.
    "Le meilleur premier roman que j'ai lu depuis des années... Une folle virée au pays de la terreur." (James Ellroy, oulala, rien que ça?)
    PS : ah, oui, j'oubliais, double tour les portes, double tour !
    A ranger entre le " Retour Killibegs " de Sorj Chalandon et "Les Lieux infidèles" de Tana French.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Eric75019, le 06 décembre 2011

    Eric75019
    Gerry Fegan est un ancien exécuteur des basses œuvres de l'IRA, et il a sur les mains le sang de douze victimes. Sorti de prison, ayant désormais purgé sa peine, il est devenu une sorte de héros républicain intouchable aux yeux des siens car il a « payé pour la cause », sans avoir balancé ses commanditaires. Mais l'époque a changé. Après l'accord de paix signé en avril 1998, l'IRA a déposé les armes et se drape dans sa respectabilité toute neuve, la politique a désormais pris le dessus sur le conflit armé aveugle.
    Fegan aimerait donc se faire oublier et n'aspire d'ailleurs qu'à une petite vie bien tranquille, mais il a un problème. Rongé de culpabilité, il est littéralement hanté par les fantômes de ses douze victimes, les « suiveurs », qui jour et nuit ne cessent de le harceler, tant que chacun d'entre eux n'aura obtenu vengeance et réparation. Comprenant qu'il n'existe qu'un seul moyen d'échapper aux suiveurs, Fegan se range du côté de ses anciennes victimes et décide de reprendre du service. le compte à rebours macabre peut commencer.
    Stuart Neville signe un magnifique et étonnant premier roman, mélange de polar désenchanté et de thriller politique débridé, rehaussé d'une petite pointe de fantastique. Attention, en aucun cas Neville ne verse dans la facilité du surnaturel : seul Fegan perçoit ses suiveurs, qui sont le fruit de son imagination et de sa culpabilité. Les amis de Fegan l'entendent parfois évoquer ses fantômes, mais ils n'y verront tout au plus que le résultat d'un esprit dérangé et embrouillé par l'alcool.
    Dans la narration très visuelle de Neville, les fantômes, même s'ils restent silencieux, sont pourtant bien présents et presque palpables. Si un film devait être réalisé à partir du roman, nul doute que les douze suiveurs seraient interprétés par des acteurs, communiquant par gestes avec Fegan pour lui donner la marche à suivre et lui révéler ses prochaines cibles. Les douze fantômes de Belfast utilisent Fegan pour se venger et interagir avec le monde des vivants, à la manière des morts de « Sixième sens » qui apparaissent au jeune Cole dans le film de Shyamalan. le fantastique s'arrête là, les deux interprétations restent possibles, et le résultat est assez terrifiant.
    Les ingrédients du polar sont parmi les plus efficaces qui soient : un tueur repenti dont on épouse sans y prendre garde la cause (même s'il reste toujours un tueur !), un agent anglais infiltré, un flic ripoux, des politiciens véreux de la pire espèce, un chef clandestin de la lutte armée irlandaise qui sème la terreur sur ses troupes tel le parrain de la mafia, sans oublier la jolie fille de service, laissée pour compte et rejetée de sa famille pour avoir trahi en épousant un flic anglais. Marie fera assez vite cause commune avec Gerry, qui fait de même en lui proposant sa protection (et on le comprend !).
    Impossible ensuite de lâcher ce roman, le scénario implacable nous mène à vive allure vers le règlement de compte final, au cours duquel il restera malgré tout assez de survivants pour nous faire espérer une suite à ce thriller haletant, décidément pas comme les autres !
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 22 novembre 2011

    caro64
    Cela commence au comptoir d'un pub de Belfast, Gerry Fegan enchaîne les verres, whisky et Guinness. C'est une gueule-cassée. Ex-tueur de l'IRA, douze années passées en prison, dépressif, alcoolique...un homme brisé. Un homme hanté.
Car depuis sa libération Gerry est prisonnier, il survit accompagné par les ombres de ses victimes, douze fantômes, autant d'apôtres. Imagination, culpabilité... Fegan décide de s'en libérer en exécutant un à un les commanditaires de ces assassinats. Mais dans l'Irlande contemporaine, les anciens activistes sont des hommes politiques en vue. le tueur devient un chien enragé qu'il faut faire disparaître...la chasse est ouverte.
    L'Irlande abrite depuis quelques années de nombreux très bons auteurs de romans noirs dont la liste ne cesse de croître. Nouvel arrivant dans le monde de la littérature, Stuart Neville a-t-il tout pour ajouter son nom à la liste ? La réponse est assurément oui. Si son premier roman, Les Fantômes de Belfast, n'est pas parfait, il n'en demeure pas moins admirable par son décryptage fin de la société irlandaise et par son intrigue très maîtrisée. le suspense va crescendo jusqu'à un final grandiose. Neville est donc un auteur à suivre !
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ppette007, le 23 janvier 2012

    ppette007
    Belfast, à notre époque. Gerry Fegan est un ancien tueur de l'IRA, libéré depuis peu de la prison de Maze dans laquelle il a été emprisonné pendant douze ans. Depuis sa sortie, les fantômes de ses victimes – qu'il appelle les « Suiveurs » – le hantent sans répit. Seul à les voir, il cherche à leur échapper en négociant avec eux et en buvant plus que de raison. Sa réputation de « héros de la cause » commence à en pâtir, d'autant plus qu'il a révélé à la mère d'une de ses victimes où était enterré le cadavre de son enfant. Mais le fantôme de ce dernier le harcèle encore car il souhaite la mort du commanditaire de son assassinat. En quête de rédemption, Gerry s'engage alors dans une poursuite meurtrière au terme de laquelle il compte éliminer ses anciens chefs et acolytes. La plupart sont devenus des politiciens en vue suite à l'accord de paix signé en 1998. Les actes de Gerry menacent leur situation ainsi que l'équilibre diplomatique fragile de la région. Il est maintenant l'homme à abattre…
    Dans ce thriller captivant, toute l'intrigue s'organise autour de cette double chasse à l'homme dont le lecteur ignore si elle aura une issue positive pour Gerry Fegan. L'intitulé des parties « Douze », « Neuf », « Six », etc. qui reflète le nombre de fantômes escortant notre anti-héros, sonne comme un compte à rebours fatal. Tous les ingrédients du polar politique se trouvent dans son roman: un tueur repenti, un agent double britannique, des diplomates, des « balances », des politiciens cyniques et manipulateurs, un chef de la lutte armée irlandaise soi disant rangé, etc. L'auteur y ajoute une dose de surnaturel avec la présence lancinante des fantômes qui paraissent bien vivants. Sans oublier un brin d'amour avec la relation qui se noue peu à peu entre Gerry et Marie Mc Kenna, la nièce d'un activiste de l'IRA mise au ban de sa communauté pour avoir entretenu une liaison avec un policier.
    Le personnage principal de Gerry Fegan est particulièrement réussi. C'est un homme seul, rongé par les remords et qui ne trouve pas sa place dans la société d'aujourd'hui. Il symbolise l'Irlande à merveille: hanté par son passé violent, il n'aspire plus qu'à retrouver la paix. L'auteur dépeint d'ailleurs un tableau au vitriol de cette Irlande post guerre civile, remplie d'hommes d'affaire et de politiciens. En dépit de ces mutations de façade, les mentalités n'y ont guère évolué comme le montre le personnage de Marie. de même, l'IRA apparait au fil des pages comme une mafia plutôt que comme une organisation au service d'un idéal. Au cours de sa quête, Gerry découvre ainsi que la plupart des crimes qu'il a commis visaient rarement à défendre la cause mais à préserver les intérêts de ses leaders.
    Dans la partie finale du thriller, l'auteur en fait un peu trop (torture, combats de chien, ...) mais globalement, son premier roman est une réussite car il offre du suspense et de la profondeur.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par maevedefrance, le 25 octobre 2011

    maevedefrance
    Le hasard veut que je termine ce livre en période d'Halloween ! Si vous aimez les histoires de fantômes, je ne peux que vous encourager à lire ce thriller nord-irlandais dont l'auteur, Stuart Neville, est pour la première fois traduit en France. Vous ne serez pas déçus pour les émotions fortes !
    Gerry Fegan est un ancien de l'IRA, qui après avoir tué douze personnes et des années de prison à Maze, a rangé les armes et son engagement pour "la cause". Pourtant, ses victimes se mettent à le hanter, elles hurlent leur douleur et ne lui lâchent plus les baskets ni la tête. Douze fantômes lui demandent justice, c'est-à-dire la mort des vrais assassins : ceux qui l'ont manipulé et payé pour effectuer la basse besogne. Gerry se dit qu'en faisant ce qu'ils lui demandent, il retrouvera la paix. Chaque fantôme désigne au fur et à mesure son bourreau. Et quand il ne comprend pas, Gerry les interroge. Les cadavres s'amoncelent parmi les membre de l'IRA encore actifs, des petites frappes, de la pourriture nauséabonde, appâtée par une place au soleil pour ceux qui sont restés dans l'ombre, ou par toujours plus de pouvoir et d'argent pour ceux qui ont intégré la scène politique nord-irlandaise.
    En effet, nous sommes en 2007, 9 ans après les accords de paix de 1998. Tout semble en voie de pacification, c'est du moins la version officielle qu'entretiennent les membres du gouvernement quel que soit leur camp. La paix c'est côté scène, avec strass et paillettes ou presque. Mais côté jardin, c'est moins rutilant...
    Autant vous dire tout de suite, Sutart Neville ne fait pas dans la dentelle. Il signe ici un polar cinglant, violent, dérangeant, qui ne fait pas dans la dentelle (c'est le moins qu'on puisse dire), le tout dans une atomsphère de paranoïaque étouffante. Pourtant, une fois entamé, on ne peut plus lâcher ce roman au rythme effrené et au suspense hâletant.
    Le romancier dresse un portrait de l'IRA qui brise l'image angélique qu'on pourrait en avoir. Ici ce ne sont que racaille et compagnie qui n'hésitent pas à régler leur compte entre eux. A tel point qu'ils ne s'aperçoivent même pas qu'il y a une vraie taupe parmi eux : un vilain Ecossais !
    C'est un portrait inquiétant qui est fait ici de l'Irlande du Nord où la scène politique ressemble à un panier de crabes. Pourtant, à sa manière bien singulière, ce thriller est aussi une hymne à la paix.
    Gerry veut justice et vérité. Tout comme Marie McKenna, nièce du premier type de l'IRA que Gerry abat. Parce que autrefois elle a eu une liaison avec un flic de la RUC * (et un enfant... même si la paternité reste à prouver !), elle a été rejetée par sa famille et sa communauté, qui a estimé que c'était un acte de trahison. Quant à Gerry, sa mère lui a fermé sa porte à tout jamais, pour les gens qu'il a assassinés autrefois. Marie et Gerry se retrouvent pris en chasse.
    Autant dire que ces deux personnages incarnent une nouvelle Irlande du Nord, celle des gens qui aspirent maintenant à la paix et au bonheur après plus de trente ans de conflit. La fin du roman leur laisse cet espoir. D'autant que les "vilains pas beaux" du roman finissent tous par mourir. Ils sont d'un autre âge, celui dont on ne veut plus entendre parler.
    J'ai particulièrement apprécié la forme originale qu'emprunte ce roman qui frôle avec le fantastique, surtout dans la première partie du récit. J'ai moins apprécié la très longue scène sanglante qui se déroule dans la grange du patriarche de l'IRA, O'Kane (on finit par se demander où sont passés les fantômes, d'ailleurs!). Un peu plus courte, elle aurait été aussi efficace !
    Mais en tout état de cause, Stuart Neville signe ici un thriller remarquable qui va certainement me hanter pendant un bon moment !
    Je laisse la dernière phrase à Gerry observant Ellen, cinq ans, la fille de Marie : "Il pensa qu'une fois adulte, elle n'aurait jamais à subir la peur, terrible, incessante, qui avait étouffé cette ville pendant plus de trente ans".


    Lien : http://millelectures.canalblog.com
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

Critiques presse (2)


  • Cyberpresse , le 07 novembre 2011
    Roman d'action au suspense soutenu, thriller politique qui dépeint avec réalisme les horreurs de la guerre civile, Les fantômes de Belfast est aussi une surprenante histoire d'amour. Stuart Neville est une révélation du roman noir irlandais et ce premier récit est un coup de maître.
    Lire la critique sur le site : Cyberpresse
  • Telerama , le 15 septembre 2011
    Le romancier Stuart Neville s'attache à cet homme rongé par la culpabilité et nous entraîne dans cette poursuite impitoyable, où les vengeances ne laissent place à aucune pitié.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par Eric75019, le 06 décembre 2011

    " Pourquoi acceptez-vous de vous promener avec quelqu'un comme moi ? Pourquoi m'avez-vous ramené en voiture hier ?
    - Je ne sais pas exactement ", répondit-elle. Puis, après quelques secondes de réflexion : " Vous avez entendu ce que j'ai dit devant le cercueil d'oncle Michael, mais vous ne m'avez pas jugée. Je suis toujours exposée au jugement des autres. Dans mon travail, on sait de quel milieu je viens, de quelle famille, et on me juge. Mon milieu et ma famille ne me pardonnent pas ce que j'ai fait, comme si tomber amoureuse d'un flic était un acte de trahison, et vous avez vu comment tout le monde me regardait, hier et aujourd'hui. Où que j'aille, on sait qui je suis, d'où je viens, ce que j'ai fait, et on me juge à cause de ça. Alors, voilà pourquoi. Parce que vous ne m'avez pas jugée. (..) "
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  • Par maevedefrance, le 24 octobre 2011

    La lutte pour la réunification avait perdu son sens, le Nord incarnant maintenant le parent pauvre, les enfants bâtards qu'on avait par le coeur de renvoyer.
    Mais l'autre Irlande ne voulait plus d'eux.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par maevedefrance, le 25 octobre 2011

    Tu t'es servi de nous. Tu nous racontais qu'on n'avait aucun avenir, qu'on devait se battre pour gagner une vie meilleure. Tu nous fourrais les armes entre les mains et tu nous envoyais tuer à ta place.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par maevedefrance, le 18 octobre 2011

    Hargreaves ne cesserait jamais de s'étonner : les gens votaient pour des criminels en pleine connaissance de cause. L'électorat d'Irlande du Nord était sûrement l'un des plus cyniques au monde.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par maevedefrance, le 24 octobre 2011


    Il pensa qu'une fois adulte, elle n'aurait jamais à subir la peur, terrible, incessante, qui avait étouffé cette ville pendant plus de trente ans.
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