> Joseph Antoine (Traducteur)

ISBN : 225312642X
Éditeur : Le Livre de Poche (2009)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 37 notes) Ajouter à mes livres
Lorsque, par un soir brumeux de 1898, le jeune peintre Samuel Godwin pousse les grilles de la propriété de Fourwinds, il est immédiatement envoûté. Engagé pour enseigner l'art aux deux filles de Mr Farrow, il ignore encore que cette luxueuse demeure sera pour lui le déc... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (20)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par patachinha, le 28 octobre 2009

    patachinha
    J' ai commencé ce livre avec une agréable sensation. le titre est énigmatique, la couverture belle. La première page nous parle de faste et mondanités, de luxe et reconnaissance, et surtout d' ascension sociale; tout de suite je me suis souvenue de mon beau Georges Duroy dans Bel- Ami.
    Puis c' est la découverte de contrées lointaines. La description de Fourwinds et ses environs est somptueuse, les personnages sont charmants, beaux, dans la vitalité de l' âge et respirant les bonnes manières de la bonne société anglaise de la fin du XIXème siècle.
    A l' image de Samuel, jeune peintre qui croque la vie avec ses croquis, l' auteur peint un tableau magnifique, à tel point que je me suis sentie bien en ces lieux, enchantée, j' avais l' impression d' être dans un petit paradis. Et tout de suite j' ai accroché à l' histoire.
    Il m' a fallu un certain temps pour comprendre de quelle région on parlait, puis quand la ville de Chichester est apparue pour la première fois, je me suis sentie hébétée. Mon oncle y a émigré depuis quelques années, et l' image que je garde de cette région n' est pas du tout la même. Je n' ai pas eu le temps de voir grand chose, mais le peu que j' ai vu... Je me suis peut- être sentie duppée. Psychologiquement celà m' a peut- être raidit, qui sait?
    Mon tableau s' effritait, mon intérêt se consumait, mon rêve s' évanouissait. Plus l' histoire avançait, moins je me suis sentie en harmonie avec elle. L' écriture est très agréable certes, quelques répétitions agaçantes sont tout de même à noter : " complexion ", on aura pris soin de noter sa définition précise pour la prochaine fois!
    J' ai trouvé que l' histoire s' essouflait, elle prenait un air de mélodrame un peu pathétique, avec des répliques que je n' arrivais pas à mettre dans la bouche de certains personnages comme Marianne, qui d' une Vénus délurée, peu consciente des questions matérielles, arrive après la mort de son père à être si objective et pragmatique et réclamer sa part de l' héritage avec une telle hargne!
    Justement ce changement de comportement est tout à fait compréhensible eu égard aux circonstances, mais je rajouterai juste que celà m' a semblé un peu maladroit.
    Ici et là quelques considérations artistiques ont relevé le tout, faisaient revivre une petite étincelle d' espoir, mais c ' était pour mieux s' éteindre sans doute...
    Les 100 dernières pages ont à mon sens filé trop rapidement, de sorte que la fin m' a semblée bâclée. Néanmoins elle a eu le don de me surprendre tout de même, je m' étais imaginé un scénario tout à fait différent...
    En conclusion je dirai que c' est un livre qui se lit facilement, est agréable, plante des décors absolument somptueux, qui laissent rêveurs. L' histoire est intéressante même si elle aurait pût être plus creusée sur certains aspects.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 18 mai 2010

    Ellcrys
    Passionnant, émouvant sont les premiers mots qui me viennent en tête, suite à la lecture de ce chef d'oeuvre.
    Linda Newbery a beaucoup de talent et a construit une oeuvre magnifique. Mené par deux voix (celles de Charlotte Agnew et de Samuel Godwin), le roman nous transporte dans une Angleterre de fin du XIXème, début du XXème siècle. C'est avec poésie, douceur et passion qu'elles nous décrivent les paysages entourants Fourwinds, le caractère des personnages ou la vie dans ce domaine. Devant mes yeux se dessinait le lac, la propriété, les écuries, le cottage de l'If, sans oublier les Vents. L'art est très présent dans ce livre, ce qui lui confère une richesse en plus. J'ai admiré les passages concernant la peinture, la sculpture (d'ailleurs j'ai très envie d'aller dans un musée, chose que je n'ai pas faite depuis quelques mois). Les quatre personnages principaux (Samuel, Charlotte, Marianne et Juliana) sont parfaitement menés ; au point d'en devenir palpable. Chaque protagoniste semble si réel, que je les ai vu devant moi, j'ai sentie leur odeur, j'ai entendu leur voix, mon coeur battait sur le même rythme que le leur... Je me suis prise de passion pour nos quatre héros, et plus particulièrement pour Charlotte, personnage dans lequel je me suis reconnu sur bien des points.
    La plume de Linda Newbery est si douce, si colorée, si magnifique que je n'avais plus l'impression de lire, mais tout simplement de vivre cette histoire. La construction de l'intrigue permet au lecteur d'être constamment emporté et ainsi, pas une seconde je n'ai ressenti de l'ennui ou de l'agacement. Ces 380 pages (édition le Livre de Poche) m'ont ravie au plus haut point. En conclusion, ce roman passionnant est sans conteste un chef d'oeuvre, comme ceux des auteurs classiques anglais du XIXème siècle. Tout dans ce livre est essentiel, rien n'est superflue. Linda Newbery m'a offert un moment littéraire parfait. Un roman à lire absolument.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 21 décembre 2011

    canel
    Dans un manoir anglais à la veille du XIXe siècle, trois jeunes femmes, deux hommes. Les deux filles de la maison, leur préceptrice Charlotte, le père de famille veuf depuis peu, et Samuel, un jeune artiste censé donner des cours de dessin - plus une poignée de domestiques pour la déco. On entrevoit vite des mystères autour de sculptures, de leur auteur, de la défunte mère, on subodore des drames récents... Nouvellement arrivés dans la demeure, Charlotte et Samuel sont intrigués, chacun enquête de son côté. Leurs voix alternent dans le récit pour éclairer peu à peu le lecteur sur le passé familial.

    D'abord une ambiance très austenienne, en plus léger, donc plus fluide, quelque chose de du bout des doigts, le Diable danse à Bleeding Heart Square, Par un matin d'automne. Et puis un ton de plus en plus personnel à mesure que les énigmes se résolvent, suscitant d'autres questions, des réflexions, l'intrigue partant dans des directions inattendues. Nonobstant la 'so british touch', une véritable pépite - grâce à l'intérêt socio-historique, au suspense croissant (digne d'un excellent thriller), aux thématiques variées et subtilement abordées.
    PS : on me souffe dans l'oreillette que ce style de roman est dit 'gothique victorien'... amateurs du genre, foncez !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Chaplum, le 11 décembre 2011

    Chaplum
    Samuel Godwin, jeune peintre étudiant à la Slade School de Londres, se voit contraint de pourvoir aux besoins de sa famille après le décès de son père. Il réussit à se faire engager par Mr Farrow, un riche veuf à la recherche d'un précepteur pour ses deux filles. Samuel se rend donc à Fourwinds, demeure située dans la campagne anglaise. Rapidement, il sent que quelque chose d'étrange règne dans l'atmosphère de cet imposant manoir de pierre à la construction si particulière. Juliana, l'ainée, se remet d'une longue maladie et semble souffrir de mélancolie alors que Marianne, la cadette, dont la beauté le fascine, est parfois prise de crises et de troubles psychiques. Perturbée par l'absence de la quatrième statue qui représente le vent d'ouest, elle affirme que tout ira mal tant qu'il ne sera pas revenu et qu'elle doit le retrouver.
    Samuel s'inquiète pour les deux jeunes filles, d'autant plus que Charlotte Agnew, la gouvernante, a également l'air de cacher des secrets.
    De pierre et de cendre est un roman très plaisant, dans la pure tradition du roman gothique et victorien et qui ravira les amateurs du genre. Linda Newberry a voulu rendre hommage aux auteurs qu'elle affectionne, tels que Wilkie Collins ou Charlotte Brontë. Mais rendre hommage ou imiter, on peut se poser la question tant j'ai eu l'impression de lire La dame en blanc, car si l'intrigue n'est pas la même, on s'en rapproche fortement au début, ainsi qu'au niveau des décors et du genre de personnages. Mais n'est pas Wilkie Collins qui veut et ce roman n'est finalement qu'une gentille inspiration. L'écriture reste correcte mais fait pâle figure à côté des grands auteurs du XIXème siècle dont Linda Newberry s'inspire. C'est évidemment toujours le risque lorsqu'on choisit d'écrire ce genre de récit.
    Malgré tout, De pierre et de cendre est un bon récit, qui permet de passer un agréable moment de lecture. L'écriture plus actuelle et plus fluide que celles des auteurs classiques apporte une touche de modernité, renforcée par une certaine audace dont la romancière fait preuve en intégrant des thèmes plus osés que ne l'auraient fait un Wilkie Collins ou une sœur Brontë. Le secret qui plane sur le manoir Farrow revêt un côté scandaleux et pervers, qui était peu abordé dans la littérature de l'époque, je pense. le reste de l'intrigue reste plus classique.
    Les personnages se démarquent également de la trame habituelle. Les femmes de ce roman sont des femmes de caractères. Charlotte, la gouvernante, est une femme de tête et d'action que l'on peut sans doute apparenter à la Jane Eyre de Charlotte Brontë, avec son aspect austère et guindé, sous lesquels elle dissimule ses sentiments. Par contre, si Juliana se rapproche des héroïnes victoriennes, effacées et naïves, il en est tout autre de Marianne, dont la sensibilité d'artiste en fait un être volubile et fantasque.
    J'ai apprécié De pierre et de cendre dont la lecture a été vraiment plaisante. Je l'ai même pratiquement dévoré. Mais force est quand même de constater qu'il tient difficilement la comparaison avec les classiques dont il s'inspire.

    Lien : http://www.chaplum.com/de-pierre-et-de-cendre-de-linda-newbery-5769
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Ellcrys, le 29 mars 2010

    Ellcrys
    Passionnant, émouvant sont les premiers mots qui me viennent en tête, suite à la lecture de ce chef d'oeuvre.
    Linda Newbery a beaucoup de talent et a construit une oeuvre magnifique. Mené par deux voix (celles de Charlotte Agnew et de Samuel Godwin), le roman nous transporte dans une Angleterre de fin du XIXème, début du XXème siècle. C'est avec poésie, douceur et passion qu'elles nous décrivent les paysages entourants Fourwinds, le caractère des personnages ou la vie dans ce domaine.
    Devant mes yeux se dessinait le lac, la propriété, les écuries, le cottage de l'If, sans oublier les Vents. L'art est très présent dans ce livre, ce qui lui confère une richesse en plus. J'ai admiré les passages concernant la peinture, la sculpture (d'ailleurs j'ai très envie d'aller dans un musée, chose que je n'ai pas faite depuis quelques mois).
    Les quatre personnages principaux (Samuel, Charlotte, Marianne et Juliana) sont parfaitement menés ; au point d'en devenir palpable. Chaque protagoniste semble si réel, que je les ai vu devant moi, j'ai sentie leur odeur, j'ai entendu leur voix, mon coeur battait sur le même rythme que le leur... Je me suis prise de passion pour nos quatre héros, et plus particulièrement pour Charlotte, personnage dans lequel je me suis reconnu sur bien des points.
    La plume de Linda Newbery est si douce, si colorée, si magnifique que je n'avais plus l'impression de lire, mais tout simplement de vivre cette histoire. La construction de l'intrigue permet au lecteur d'être constamment emporté et ainsi, pas une seconde je n'ai ressenti de l'ennui ou de l'agacement. Ces 380 pages (édition le Livre de Poche) m'ont ravie au plus haut point.
    En conclusion, ce roman passionnant est sans conteste un chef d'oeuvre, comme ceux des auteurs classiques anglais du XIXème siècle. Tout dans ce livre est essentiel, rien n'est superflue. Linda Newbery m'a offert un moment littéraire parfait.
    Un roman à lire absolument.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (9)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par caro64, le 29 janvier 2010

    Si je ne l'avais vue approcher, elle n'aurait poussé contre le mur sans doute. Dans la confusion
    qui suivit, l'idée me traversa qu'il pouvait s'agir d'une présence surnaturel- ce décor, cette clarté
    sinistre, ces brumes émanées de la terre, cet être qui semblait se déplacer sans toucher le sol : tout
    contribuait à déchaîner l'imagination.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par lapublivore, le 13 février 2011

    Un temps, j'ai voulu la reconnaissance. Je pensais que mon travail ne valait rien s'il n'était recherché, exposé, admiré. J'enviais mes rivaux. J'étais jaloux de la moindre louange adressée à d'autres que moi. Et c'est un état d'esprit qu'il faut absolument éviter, Samuel.
    Quand le succès remporté est toujours insuffisant. Quand la réussite d'autrui est ressentie comme un affront personnel. Quand ce qui compte vraiment, à savoir l'intégrité du travail, passe au second plan. Le regard de la société est changeant. Trompeur. Il papillonne d'un sujet à l'autre. C'est à peine s'il prend le temps de s'arrêter - tout de suite il s'envole dans une nouvelle direction.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par lapublivore, le 11 février 2011

    Soudain égaré, j'avais essayé de me faire à l'idée que je ne l'entendrais plus me souhaiter le bonjour de sa voix bourrue, que je ne respirerais plus le parfum pénétrant qu'il répendait autour de lui, une senteur masculine, réconfortante, où se mêmaient des effluves de pipe, de tweed et de savon au phénol. Il était parti pour toujours, et je n'arrivais pas à m'y habituer.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par caro64, le 29 janvier 2010

    C'est en voyant la lune frissonner au-dessus des Downs, que j'avais cédé à l'impulsion de finir mon voyage à pied. Quelle nuit superbe ! m'étais-je dit, arrêté devant la gare, sous une lumière qui semblait un ruissellement argenté. Comment rester assis derrière une portière fermer par un rideau ? Je voulais profiter de cette bénédiction, pleinement et de tous mes sens - je voulais la vivre, la respirer, m'en imprégner.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par lapublivore, le 11 février 2011

    Mais vous devez savoir que tant de beauté vous fera souffrir, car vous ne pourrez jamais la capturer ni la retenir.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir De pierre et de cendre par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (72)

> voir plus

Quiz