
par chartel, le 2008-05-02 18:31:05
"Ainsi parlait Zarathoustra" est une œuvre magistrale, quoique nous inspire la pensée nietzschéenne. Car Friedrich Nietzsche fait partie des rares philosophes capables de transmettre aux autres une...
par fargus52, le 2008-03-14 16:17:28
Le cinquième évangile selon Nietzsche , un grand livre quand on a les clés , car loin d être facile a lire , à aborder, à supporter ...Un livre qui doit nous guider vers la volonté de puissance...
par chartel, le 2008-05-02 18:32:54
Vous devez créer, un mouvement premier, une roue qui d’elle même roule.
par chartel, le 2008-05-02 18:31:49
J’aime tout ce qui regarde limpidement et parle de façon loyale. Mais lui – tu le sais bien, ô vieux prêtre, il y avait en lui [Dieu] quelque chose de la manière, de la manière des prêtres – il...
par chartel, le 2008-04-17 10:07:23
Où cesse la solitude commence la place publique, et où commence la place publique commence aussi le vacarme des grands comédiens, le bourdonnement des mouches venimeuses.
« Il existe plusieurs traductions de Zarathoustra. Mais deux d'entre elles, parmi les plus diffusées, sont déjà très anciennes : celle d'Henri Albert et celle de Geneviève Bianquis. Elles sont, aujourd'hui encore, souvent reprises, moyennant quelques rectifications (Henri Albert est en Bouquins, Geneviève Bianquis en GF et chez Aubier).
Maurice de Gandillac a donné, dans les années 60, une traduction pour Gallimard, toujours diffusée chez Folio. C'est la plus singulière de toutes, car elle se signale par un parti pris d'archaïsme et de préciosité, visant à souligner, dans ce texte, l'originalité du ton de Nietzsche ; mais justement il me semble que cette ambition est manquée, car Zarathoustra est abrupt et fulgurant bien plus qu'archaïsant ou précieux. Gandillac fait de Nietzsche un contemporain de ce qu'il y a de moins bon dans le symbolisme; j'aimerais mieux qu'on se rappelle qu'il fut contemporain de Rimbaud. Je connais peu de gens qui apprécient vraiment cette traduction; je crois qu'elle est au fond assez peu utilisée dans les milieux philosophiques.
On trouve aussi une traduction de Marthe Robert, chez 10/18. Ou plutôt, on la trouve difficilement, bien qu'elle soit encore disponible. Elle a quelque valeur du point de vue littéraire, mais certaines incongruités philosophiques, sans doute, font qu'elle n'est jamais utilisée ou recommandée; c'est pourquoi sa présence dans le commerce est très limitée. La plus récente de toutes ces traductions est celle de Georges-Arthur Goldschmidt au Livre de poche. Elle date de 1972 à ma connaissance. Elle a remplacé une édition plus ancienne, réalisée dans les années 40 par Maurice Betz (traducteur estimé de Thomas Mann), qui n'est plus en vente depuis longtemps.
L'édition de Goldschmidt est, me semble-t-il, considérée comme la mieux réussie. Mais ce qui caractérise toutes ces traductions, y compris celle-ci, c'est, selon moi, un affaiblissement commun du texte original. J'ai voulu me tenir au plus près du texte allemand,